lundi 10 novembre 2014

PAPEETE : FESTIVAL DE TAPA sur 4 jours un temps fort pour la rencontre des peuples de l'océanie

 Papeete , Pirae, et Puunauia , 3 centres qui vont vivre au rythme de cet évènement durant cette semaine du 11 Novembre 2014 pour l'ouverture de ce festival du Tapa, la toute première pour cet objet d'art bien connu dans le Pacifique
                                                                      
(crédit photo : Naku press)
Un espace à l’initiative de la Delégation de Wallis en Polynésie française. Beaucoup de pays sont présents  a Tahiti pour cet événement , les acteurs ( fabricants de Tapa) , les commerçants intéressés eux par la diversité des produits qui seront présentés, les chercheurs , certains venus d’Europe et des Etats Unis et bien évidemment tous les pays de l’Océanie. Le Tapa, un contenant et un véhicule comme dirait une anthropologue, c’est un objet d’art, qui sert dans le quotidien encore de nos jours, c’est le cas des Iles Wallis et Futuna, les Tonga, les Iles Samoa, et dans d’autres pays, le Tapa commence à se perdre pour n’être qu’un objet de musée. Mais son ancienneté, sa marque dans l’histoire de certains peuples font que les études contemporaines le prennent comme témoin de certains empires coloniaux  à l’exemple de la Hollande qui a dans son histoire, a colonisé une partie de la Nouvelle Guinée.

Tapa de kanaky  : fabricant : Yvon KONA ( Xaracu)   - crédit Photo : Naku press)


Le Tapa est donc un objet qui interroge sur son avenir, mais qui reste témoin de cet adage : la culture traverse le temps. En effet à l’exemple de Kanaky où jusqu’à un passé récent, personne n’a parlé de Tapa, on a parlé de nattes pour envelopper les morts, mais jamais de tapa. A cet événement de 2014, un kanak va faire la démonstration de la fabrication du Tapa à partir des racines de Banian, et surtout que de ce que l’on sait du pays, les tapas dans le temps ne comportent aucun motif. Mais on peut ouvrir une nouvelle page de l’histoire en inventant des motifs pour en faire la spécificité du tapa de Kanaky.
Crédit photo ( Naku press ) - Arue Novembre 2014
La première pièce, bien évidemment retransmets déjà les couleurs du drapeau national kanak. Retrouver le Tapa parmi les pièces qui ont jalonné l’histoire de la société traditionnelle kanak, c’est aussi découvrir que nous les peuples du pacifique avions à une certaine époque les mêmes approches des vertus des éléments de la nature.  En Kanaky le Tapa fait partie des découvertes de  ce groupe de travail du Centre Culturel Jean Marie Tjibaou chargé de la collecte du patrimoine kanak. Après le Quai Branly où des œuvres de  la société kanak datant de plusieurs dizaines d’années en arrière voir plus de 50 ans , cette découverte du Tapa relèvera ici l’apport réel du Centre Culturel dans l’idée défendue par tous : mieux connaître son histoire, pour mieux se projeter dans l’avenir. Une société qui n’a pas d’histoire est une société qui se meurt à petit feu.

Naku press : Mise en ligne le 10 Novembre 2014