mercredi 23 septembre 2026

KANAKY : un 24 septembre aux milles facettes !!!



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cp / NP - sud de la grande terre !!!
( un coucher du soleit , c'est la fin d'une journée , comme il pourrait aussi fermer la page d'une histoire , ou encore dire qu'avec les dernières lueurs  on verra la suite  demain !!!) 
 
Un 24 septembre  , il y a de cela 173 ans ce bout de caillou  quelque part presque dans l'hémisphère sud de la planète terre , basculait dans le giron de la France coloniale.  Le peuple originel , le peuple kanak qui s'est levé pour revendiquer sa dignité se souvient encore , que depuis cette date , son histoire , s'est arrêté   et il devait se soumettre à celle d'une autre civilisation venu d'ailleurs.
Malgré les volontés classiques d'une politique de domination , le peuple kanak est encore là malgré les politiques menées  pour le rendre minoritaire , dans son propre pays .  Il a réussi à savoir jauger  le pour et le contre de ce qu'il a reçu de l'occident , pour accepter un moment donné , que dans sa nouvelle histoire il y a aussi ceux là qui sont venus d'ailleurs.
Mais comme le dit un auteur qui s'est inscrit parmi ceux qui ont écrit sur les relations du colonisateur au colonisé ,  - un colonisé restera un colonisé qu'il soit médecin , ingénieur ou autre  aux yeux du colonisateur devenu dominant , il restera un colonisé.  Le colonisé qui s'aventurera à vouloir épouser totalement les valeurs du colonisateur sera juste considéré comme un singe par le colonisateur parce qu'il voudra prendre un habit qui n'est pas le sien et par moment il sera maladroit . Mais dans l'évolution de Kanaky , le peuple kanak a choisi le dialogue et  fait tout pour  faciliter le contact , et d'ailleurs à parler de citoyenneté avant la nationalité .  Cette notion de citoyenneté mentionnée très clairement dans l'un des accords politiques avec la puissance coloniale , est désormais captée par la société calédonienne avec cette multitude de culture et de civilisations qui se sont installés dans le pays , attirés par les lumières du développement économique.  
Le peuple kanak restera malgré tout le moteur de cet élan de recherche de valeurs pouvant sceller un référentiel commun , mais  le chemin est semé d'embûches à un tel point que le kanak est encore bien ancré dans ce que Albert Memmi, appelle  les valeurs refuges .  Ce sont ces points de rassemblement culturel , religieux ou coutumières , où il va se retrouver avec  les siens , afin de se réapproprier ses valeurs , comme pour continuer à revendiquer son existence dans le paysage. 
Ce 24 septembre 2026 illustre bien cette évolution du débat  avec un espace dédiée à l'optimisation du débat sur la citoyenneté avec la volonté d'ébaucher une première méthode d'écriture de la politique culturelle , un espace qui lui restera ancrée dans la vision kanak de l'évolution de ce pays : c'est cette continuité des activités sur la place Mwaka , - autre rassemblement à caractère cette fois ci religieux avec ce festival spirituel organisé par les mormans, au Parc Fayard - avec la promotion de la dimension spirituelle de la vie , aussi comme levier pour instaurer la citoyenneté  - et enfin d'autres évènements coutumiers qui se saisissent de cette opportunité pour  marquer des moments précis dans  la dynamique d'une organisation  coutumière .   
C'est donc plusieurs voix qui s'élève dans le pays pour marquer cette date historique , qui rappelons le a bousculé une histoire , pour installer une  autre étrangère aux gens du pays.
Mais avec la mondialisation et du tout numérique , une question se pose , que fait on des identités nationales , qui malgré tout continuent à être portée par une frange de la population ?  Quelle valeur le peuple kanak souhaiterait porter dans sa lutte vers l'indépendance ou la pleine souveraineté du pays ?
Naku press , termine cette édition par un questionnement , vu qu'à l'heure qu'il est les frontières intellectuelles, et physiques sont mis à terre par les contraintes liées à la mondialisation et le monde du tout numérique avec l'arrivée des robots dans la vie des citoyens. 
 
 Naku press : le  23 septembre 2026
 
 
 
 
 
  

samedi 16 mai 2026

ACTU POLITIQUE / IL Y A 17 ANS EN ARRIERE A PAITA !!!


Naku press diffuse ici un extrait des articles des Nouvelles Calédoniennes en date du 29 juin 2009 , c'était la cérémonie coutumière précédant les débats de clarifications  au sein du Parti , qui ont duré 3 jours au Dock socio culturel de Paita. 

Il était question de clarifier les orientations du Parti après la prise de position des militants de la SB de Nouméa , d’intégrer la liste tirée par le FLNKS  dans la province Sud . Alors que d’autres camarades du même parti , amené par Loulou Mapou , eux avaient fait le choix de tirer une liste d’ouverture sous le sigle de Ouverture Citoyenne .  En final cette liste n’a obtenu aucun siège alors que la liste du FLNKS   a pour la première fois après quelques années d’absence dans le sud , a pu obtenir 4 sièges dont Sylvain Pabouty , le candidat porté par la Section de base de Nouméa.

Accord de Nouméa , nouveau contrat social , nouvelle formation sociale , un certain nombre de termes qui faisaient dire à cette époque , qu'il fallait aller avec l'évolution  amenée par l'Accord de Nouméa  , avec le travail sur le destin commun . La lutte anti colonialiste , était quelque peu dépassée , du fait des nouvelles réalités sociales amenées par cet accord de décolonisation . Le FLNKS était accusée d'avoir une démarche pour le coup , trop kanako -kanak . Ainsi la démarche adoptée par les militants de la section de Base de Nouméa était donc hors cadre par rapport aux positions et orientations du Palika .

De la suite de ces clarifications qui  ont fait l'objet de plusieurs débats durant d'autres instances du parti, est né le mouvement DUS , ( Dynamik Unitaire Sud) menée par les militants de Nouméa , avec Sylvain Pabouty comme élu à la province sud  , sur la liste FLNKS tiré par Rock Wamytan.

C'était un petit clin d'oeil de Naku press , sur une séquence de l'histoire  politique récente du mouvement Palika .

 Naku press : publication du 14 mai 2026 

 

 

lundi 11 mai 2026

AVENIR INSTITUTIONNEL / LE BAL A DU MAL A SE TERMINER !!!!

Une de nos dernières éditions , affirmait le retour du Front dans les discussions. C'est chose faite.  Passées les élections municipales les cartes ont été quelque peu rebattues au niveau local . Avec cette nouvelle cartographie politique , en particulier l'influence des grandes agglomérations de la province Sud , la droite locale pensait pouvoir surfer pour déjouer certains verrous juridiques  dans la gestion du dossier Avenir institutionnel du pays . Malheureusement les contraintes calendaires , avec le respect de délais entre les instances concernées à Paris , ne semblent pas offrir de brèches possibles pour élargir le corps électoral au delà des natifs .  Et ces derniers jours nous apprenons que le sénateur Naturel ( de leur camp politique) a déposé un projet de  loi organique pour l'intégration des natifs dans le corps électoral provincial.  Alors on entend parler d'une possibilité d''amendement en ajoutant les conjoints ( le point d'achoppement avec les indépendantistes) .   

Résultat des courses  : finalement la proposition faite par le Premier Ministre français : LECORNU , ne satisfait personne  . La droite mécontente , car elle prend bien la mesure , que sa demande d'élargissement du corps électorale , ne pourra pas passer vu les délais  à respecter , et d'autant plus que pour ajouter les conjoints , cela demanderait le vote d'une loi constitutionnelle .  Et les indépendantistes , partagé puisque la position du Front arrêté en congrès : ne pas toucher au corps électoral actuel ( celui validé par les contours de l'accord de Nouméa ) .   Mi fique , mi raison , la proposition faite par le sénateur Naturel portée par la voie du milieu  semble réunir tous les paramètres pour être accepté et validé pour les prochaines provinciales.

Le décret  de convocation des électeurs pour les prochaines provinciales , est prévu pour être engagé dans la procédure de validation au plus tard  à mi mai .  Une date  à surveiller , bien que la date des provinciales semble être confirmée pour fin juin 2026 . 

Dans le pays , tout le monde politique , voire même associatif, se met déjà en ordre de marche pour ces prochaines élections. Mais il est encore trop tôt , bien que le délai qui nous sépare du 28 juin est très court. A  l'heure qu'il est , beaucoup de cacophonie dans l'interprétation des propositions faites par les uns et les autres sur la question du corps électoral et de ce qui pourrait être programmé à la suite des élections. 

La suite de l'actu sur ce sujet dans nos prochaines éditions.

Naku press : publication du 11 mai 2026 

 

 

 

 

 

 

dimanche 12 avril 2026

PARIS DE NOUVEAU INTERROGE SUR LA SUITE A DONNER APRES LE REJET DE BOUGIVAL

(cp : sources Internet)

Les élections municipales sont passées , les calédoniens se sont exprimés, et les communes ont nommé et installé les équipes au sein des mairies. Un tour d’horizon , de la couleur ou de l’étiquette politique des listes arrivées majoritaire a l’issue du deuxième tour nous donnerait la cartographie suivante :  un donnée à intégrer au départ c’est le taux de participation qui  n’est que de 55 % ( en donnée tendancielle) , les maires ont finalement été élus par une moyenne de 32%  - et enfin concernant les communes : on dénote en final : sur les 33 que compte le territoire de la Nouvelle Calédonie , 17  d’entre elles sont aux mains des indépendantistes ( pratiquement toutes rurales) , dont 4 détenues par des maires identifiés UNI ( Union nationale pour l’indépendance) , et 13 aux mains de maires identifiés FLNKS ( Front de libération Kanak et socialiste)  - 5 communes jusque là  indépendantistes ont basculé entre les mains de listes identifiées comme citoyennes , ( Poum , Gomen , Koohné , Thio , Canala) et enfin les 11 restant sont entre les mains du camps loyalistes , dont les 4 grosses agglomérations du sud :  Dumbéa , Nouméa, Paita, Mont Dore.

Après le deuxième tour , le constat est le suivant : les reports des voix modifient les grilles de lecture trop binaire , ( même à l’intérieur des deux camps indépendantistes et non indépendantistes) du fait que des alliances ont été concoctées  afin d’évincer l’équipe en place  - on va dire que c’est l’expression optimale de cette guerre politique politicienne qui était bien audible dans certains discours lors du premier tour.

Mais en même temps , la classe politique était préoccupée par le passage du projet de loi constitutionnel pour la validation de l’accord Bougival Elysee Oudinot  à l’Assemblée nationale .  Ce fut donc dans la nuit du 1 er au 2 avril que le texte a été rejeté par 190 voix à l’Assemblée nationale .  Ce qui renvoit donc le gouvernement central à ré envisager une suite à donner à ce dossier épineux qu’est l’avenir institutionnel de la Calédonie.  Alors qu’en parallèle de cette procédure réglementaire , il faut simplement noter que Paris déploie tout un dispositif technique avec l’appui de très haut fonctionnaire , pour continuer à affiner  les pistes possibles pour la relance de l’économie Calédonnienne . Sur le terrain on a des institutions qui continuent à prendre des décisions concernant la gestion du pays alors que la légitimité des élus est vivement contestée dans les coulisses. L’économie d’une manière générale semble reprendre progressivement d’après les études de l’ISEE  ( mais très timide pour le moment , et donc largement suffisant pour continuer à alimenter le discours culpabilisant les évènements de  2024 d’avoir été à l’origine de cette situation) .

En conclusion : les municipales donne un baromètre sur l’état de l’opinion publique Calédonienne , ( très peu mobilisée pour ces consultations électorales ) , une reprise timide pour le moment de l’économie , un travail de fond mené en parallèle par l’Etat pour affiner la politique de financement de l’économie , et un projet d’accord ( bien qu’approuvé par la majorité de la classe politique calédonienne) rejeté par l’Assemblée nationale .  Le pays continue donc à vivoter , avec une situation stationnaire , mais qui pour certains secteurs , devient plus qu’urgente .

Et les dernières informations : confirment que Paris va organiser les prochaines élections provinciales , avec le  point d’achoppement de toujours   :l e corps électoral ( autrement dit : qui décident des gens à mettre sur le perchoir pour la gestion du pays ) . Un point qui aura animé les débats depuis d’antan dans l’organisation de la lutte pour l’indépendance et la dignité du peuple kanak.  Question existentielle , question de pouvoir , qui saura tracer la frontière entre ces deux notions pour avancer ? Quand la question de gestion économique et financière prend le dessus dans le débat politique , la discussion va durer encore longtemps , et pendant ce temps là , la roue de l’histoire continue à tourner et forge l’opinion sur d’autres conceptions de la vie , risquant à terme d’étouffer les contradictions d’hier . La standardisation amenée par la mondialisation est un risque énorme pour les spécificités qui continuent à être brandies  par des courants de pensée.  A méditer pour la suite .

 

Naku press : publication du 12 avril 2026


lundi 9 mars 2026

KANAKY / LA DERNIERE LIGNE DROITE POUR LE PREMIER TOUR DES ELECTIONS MUNICIPALES

Finies les tractations entre les organisations politiques , les associations , ou simplement le citoyen lambda qui s’intéresse un peu à la vie de sa commune ; 141 listes ont été déposées dans les délais. Le pays ne compte que 33 communes , mais la multiplicité des listes dans les communes, témoigne d’une volonté forte des citoyens de participer à la gestion de leur commune. Nous sommes en politique , et toutes les opportunités sont retenues pour se frayer une place aux prochaines élections , et en l’occurrence ici il s’agit des  élections provinciales , donc chacun essaie de jauger  son poids électoral :  la donne indispensable dans les futures négociations pour les listes provinciales . Au-delà de ces calculs politiques politiciennes , la multiplicité des listes parfois portant la même étiquette, ou des têtes de listes issus d’une même tendance se retrouvant à tirer des listes différentes ( exemple de certaines communes dirigées par les indépendantistes ) peut être lue comme la conséquence d’une difficulté à faire taire les  points de vue divergents au sein des organisations politiques.  On va dire aussi que c’est le jeu de la petite démocratie locale  « localisée » , ou le fait de  se dire : on est entre nous . Mais dès qu’il s’agira de décider de l’avenir institutionnel du pays , les troupes se rabattront chacune derrière leurs couleurs !!! BBR pour la France et BRVJN pour Kanaky !!! et les  voix du milieu seront là pour faire l’équilibre et peut être aider enfin à trouver un consensus.

Dans les discours des uns et des autres ,  on notera  que certains restent très « proximité » et d’autres sans bavure, affichent les enjeux nationaux en confirmant leur position  sur l’accord de Bougival Elysée Oudinot ( BEO). Même si certaines listes n’affichent ou n’abordent pas directement le sujet , il va sans dire que certains points de leur programme  ouvre le débat sur les conséquences des émeutes de 2024  et ; bien évidemment  les arguments donnent automatiquement gain de cause au projet d’accord BEO .  Plus subtile comme méthode , mais lisible malgré tout .  En effet il y a juste  un fait à admettre  :   les évènements de 2024 ont marqué une grosse , grosse virgule , si ce n’est pas un point dans la vie du pays ( et ce à tous les niveaux) . Aucun discours sur l’avenir du pays , ne pourra occulter  cette date de «  mai 2024 » . Ce qui est désolant , c’est que les discours s’arrêteront toujours sur les  faits et leurs conséquences, mais il ya un adage  qui dit ceci : « il n’y a pas de fumée sans feu » . Qui a allumé le feu ?? Bref.

Il y a donc de très fortes chances que  ces municipales  constituent une sorte de référendum par rapport à l’accord BEO , en tous les cas elles vont donner une tendance de l’opinion ,sur le sujet , car cela reste malgré tout la   toile de fond de l’ensemble des discours .

Le FLNKS sera la seule organisation à afficher clairement son discours anti BEO , certes qu’il y a les problématiques de proximité , mais pour le Front tant que l’avenir du pays n’est pas réglé , on ne peut parler uniquement des problèmes de cours d’eau et de caniveaux ou de bus de quartier . 

L’UNI  l’autre organisation indépendantiste  affiche  clairement sa volonté de construire le pays avec tous les citoyens , cela reflète bien sa  position dans les négociations sur l’accord BEO . Un des ténors de la mouvance a soufflé un vent contraire, un peu tardivement alors que la pirogue de l’UNI a avancé avec sa signature sur le document .   Il serait donc intéressant de veiller à l’impact de cette prise de position dans les résultats des listes tirées par UNI . 

Le FLNKS lui affiche aussi des divergences internes, puisque dans certaines communes, on dénote plusieurs listes avec l’étiquette FLNKS. Quid des positions prises lors des congrès , mais l’humain parfois à du mal à se dépasser ,  et quand le curseur  vient chercher le niveau de la base , les contradictions liées aux quotidien des gens prennent le dessus au détriment de l’enjeux national . Ce qui peut aussi paraître logique dans le cadre de ces élections qualifiées de « élections de proximité ».

Du coup c’est la voix du peuple via le bulletin de vote, qui tranchera !!!

Quand on voit que de l’autre côté Paris continue à piloter , sans bavure , la procédure pour la validation de l’accord BEO , on peut se poser la question mais a-t-on vraiment le droit , de privilégier nos petites divergences ,  à la dimension de nos communes ?   Alors que ces élections à deux tours risquent fort d’amener de l’eau au moulin à l’Etat pour une interprétation objective de l’expression de l’opinion locale. On sera fixé d’ici déjà à l’issue de ce premier tour et au deuxième tour pour la cartographie définitive du pays .

Naku press retiendra le fait que les indépendantistes sont présents dans toutes les communes du pays . Cela dénote une certaine maturité politique , celle de dire qu’il faut maintenant  s’intéresser à ces centres de décision chargés de gérer le quotidien des populations.  Ce faisant , c’est marquer sa volonté de contribuer à l’élaboration et la progression des dossiers stratégiques pour le pays , et dont la commune constitue un partenaire  incontournable , justement du fait de sa proximité avec les populations locales.

Il n’y a rien de plus pertinent et subtil que la maitrise des données du terrain pour alimenter les réflexions menées au niveau national. Donc participer aux élections municipales , c’est participer à la construction de son pays .

ALORS LES 15 ET 22 MARS ALLONS TOUS VOTER !!!

 

 Naku press : publication du 09 mars 2026