samedi 26 novembre 2016

Ces 638 fois où la CIA a voulu se débarrasser de Fidel Castro

Pour toujours suivre cet évènement qui a marqué le monde politique ce week end, nous vous proposons un article du Monde , en date du 26 Novembre 2016 , pour donner quelques moments  de la carrière politique du leader cubain , avec évidemment  comme pour chaque dirigeant qui gêne , des moments où tout est mis en oeuvre pour en finir avec la personne.
C'est dans notre page : l'Actu de Naku press.

Naku press : Mise en ligne le 27 novembre 2016

Cuba : Fidel CASTRO le père de la révolution cubaine , décédé à 90 ans ce samedi 26 novembre 2016...

Naku press rend homage à ce grand homme qui a su marqué son temps avec sa profonde conviction aux valeurs du communisme. Comme tout grand homme politique de ce monde , des réussites , des échecs, mais reconnaissons ici simplement sa persévérance et la croyance jusqu'au bout à l'idée d'indépendance de son pays .
Le 2 décembre 1961, alors qu'il s'était défini comme un «marxiste-léniniste», il a annoncé que Cuba adoptait le communisme.
Connu pour avoir tenu son île d’une main de fer et s’être opposé aux États-Unis, il a longtemps bénéficié du soutien de plusieurs personnalités politiques comme Hugo Chavez, Evo Morales ou encore Nelson Mandela.
Bonne lecture sur notre page : l'Actu de Naku press , pour l'écho d'une édition de RFI sur le sujet .
Naku press : miss en ligne le 26 Novembre 2016

jeudi 13 octobre 2016

Aujourd’hui, les kanak ne demandent que JUSTICE et RECONNAISANCE avec l’inscription de tous les kanak sans condition à la liste référendaire !


Vu l'actualité sur le problème de l'inscription des kanak sur la liste référendaire Naku press publie ci-après le point de vue d'un militant , élu à la province Sud . Un point de vue qui rappelle que certains fondamentaux ne sont pas pour autant réglés , sur la question du contentieux colonial. Quand il y a encore des inégalités qui persistent, la démocratie a parfois du mal à être respectée dans toute sa dimension.  C'est un point de vue à lire pour un autre décryptage de la réalité.  Bonne lecture !!!



Face à la revendication d’inscrire tous les kanak sur la liste référendaire sans condition, il est opposé la démarche volontaire et individuelle pour ce faire ! Et, s’ils veulent s’émanciper, ils n’ont qu’à se « bouger »… en insinuant que les kanak veulent être servis sur un plateau. Des vrais assistés, quoi !

Encore une fois, c’est méconnaître l’histoire de ce pays et méconnaître, c’est occulter le COMBAT, les sacrifices que les kanak ont dû consentir pour que les citoyens, sans exception, vivent dans une relative paix sociale dans un contexte de développement économique et social tant enviée.

Prise de possession unilatérale du pays en 1853, vol légalisé des terres et cantonnement des clans kanak dans des réserves, répressions et massacres de tribus qui ont oser se soulever face aux exactions des colons, déportations de chefs kanak, présentation de kanak comme des animaux dans un zoo à l’exposition universelle à Paris de 1931, impôt de capitation et travaux forcés, notamment pendant la période du régime de l’indigénat, envois de kanak en France pour délivrer les français du nazisme, Pendant ce temps, les kanak disparaissent progressivement dû aux maladies importées, etc.
Tout est programmé pour que les kanak disparaissent de la carte ! Heureusement, quelques humanistes religieux et autres ont pu mettre en échec à la mission civilisatrice de l’Occident !

Dans une société très marquée par le racisme le plus abject, où ils sont considérés comme des sauvages, les kanak n’avaient ni droit à l’instruction ni à la scolarité jusqu’aux années 50, le premier bachelier kanak date de 1962,…
Malgré cela, les kanak se sont toujours battus pour la reconnaissance des droits civiques, économiques et sociaux les plus élémentaires…
Dans les années 50, dans le contexte de la loi Cadre, la Nouvelle Calédonie pouvait déjà basculer dans l’indépendance mais, les responsables politiques kanak de cette époque ont choisi une transition progressive vers une émancipation totale. C’était pour l’Autonomie évolutive.

Sentant le danger potentiel, la France coloniale, sous la pression des partis colonialistes locaux,  mena une politique de recolonisation en reprenant des pouvoirs déjà accordés au pays ; c’était les lois Billots et Jacquinot …. La France a ainsi déshabillé l’Autonomie…!
Ensuite, dès les années 70, elle a mis en place une politique de peuplement pour rendre minoritaire les kanak chez eux. C’était la circulaire Messmer de 1972… Depuis, elle s’est toujours assurée que les non-kanak demeurent très majoritaires, notamment en vue des échéances électorales…

Néanmoins, les kanak ne se sont jamais ressentis résignés. A partir des 70, les partis politiques kanak se radicalisent et revendiquent l’indépendance.
Pour contenir cette revendication nationaliste, la France a proposé des réformes et des cadres politico-institutionnels. Stirn, Dijou en 1978, Lemoine en 1983, Fabius-Pisani en 1985, Pons en 1987, Accords de Matignon en 1988,… et aujourd’hui, Accord de Nouméa depuis 1998… Des compromis traduisant des rapports de force à un moment donné, à chaque fois, les kanak poussèrent les négociations pour aboutir à un cadre institutionnel la plus émancipé possible. C’est l’Accord de Nouméa de 1998.

A chaque fois, les forces politiques les plus conservatrices étaient les porte-paroles des populations opposées à la revendication légitime des kanak ; ce sont des populations « importées » qui ne se contentent que d’un statut quo qui comportent des avantages et des privilèges les mettant dans une situation de supériorité aux kanak…
Sans remettre en cause le droit des victimes de l’histoire à voter, un droit consenti mais abusé depuis, aujourd’hui, les kanak ne demandent que JUSTICE et RECONNAISANCE avec l’inscription de tous les kanak sans condition à la liste référendaire !

Uué  Sylvain ( province Sud)
Naku press : Mise en ligne le 14 octobre 2016 



dimanche 25 septembre 2016

KANAKY : le 24 septembre 2016 fait écho du Nord au SUD !!!

Naku press vous propose quelques lignes sur les deux évènements qui ont animé ce week end du 24 septembre 2016. "Nous avec les  autres " et "d'abord nous tous  et après avec les autres". Bonne lecture sur notre page : l'ACTU de Naku press.  Avec ou sans préalable , combien sommes nous prêts à laisser sur le bord de la route , c'est la question que l'on se pose à l'écoute de certains discours !!! A chacun son idée...

Naku press : Mise en ligne le 25 septembre 2016

QUAND UNE VERITE DERANGE , tous les moyens sont bons pour la minimiser !!!

Il y a deux semaines de cela , "l'Avenir" le bulletin interne de l'Union Calédonienne a sorti un numéro spécial consacré aux finances   de la Nouvelle Calédonie. Surtout que l'objectif de ce numéro spécial c'est de démontrer que chiffres à l'appui, le pays a les moyens de son indépendance. C'est ce fil qui dérange et qui fait aboyer certains dans la classe politique locale. Certains diront que ce ne sont que des chiffres, et les chiffres on peut les tourner dans le sens que l'on veut, cela n'est pas significatif pour autant , du moins , pour la conclusion de l'Avenir : "Notre indépendance sera viable". D'autres diront que c'est un mélange de torchons et de serviettes, alors que dès l'instant où la Calédonie se détachera des transferts public de la France, le niveau de vie va baisser par rapport à ce que nous vivons actuellement ( avec un PIB par habitant  pour le moins plus élevé par rapport aux pays de la région). Et ces mêmes orateurs vont illustrer leur propos en donnant des statistiques sur les biens de consommation du type : frigidaire, machine à laver , non mais comme dirait les jeunes "Allo quoi ...". 
L'Avenir Calédonien  Edition Spéciale 08/2016 ( cp : NP)

L'Avenir n'a pas mâché ses mots , d'ailleurs son titre en dit long: " Notre indépendance sera  viable" et il enfonce les clous en affirmant que le pays finance déjà ses compétences à 80% et avec ses recettes propres. Ce sont des mots qui fâchent car il faut toujours affirmer le contraire pour faire comprendre que sans la France ce sera le chaos.

 L'hebdomadaire : l'ACTU .NC a repris les mots indépendance et viable pour en faire le titre de la une de son édition du Jeudi 15 septembre. Comme quoi que finalement certains étaient peut être surpris que les indépendantistes sortent de telles analyses. La roue de l'histoire  continue à tourner , et malheureusement ceux qui estiment détenir seuls la vérité sur les choses, se voient parfois dépasser. Dans le cas présent, il est normal que les indépendantistes,  après la doctrine nickel portés par certains pour la gestion de la ressource Nickel , il est enfin temps de dire aux calédoniens que le pays  dispose suffisamment de moyens pour garantir sa pleine souveraineté. Mais l'histoire nous a aussi enseigné que quand on est à court d'arguments , la peur restera la seule alliée, pour sauver sa crédibilité auprès de l'opinion publique. 
ACTU .NC : EDITION DU 15 SEPT 2016 ( CP : NP)

En longueur de journée, les langues délirent  que ce soit dans le milieu économique ou scientifiques pour affirmer que le pays est riche. Et à côté de cela on va dire que sans la France, le pays va sombrer dans la pauvreté . Il y a parfois des logiques comme celle là , difficiles  à comprendre ...  L'Avenir a surpris peut être ceux qui discutent sur l'avenir institutionnel du pays , sans trop y croire, on fait les choses pour la forme ....   Naku press salue le choix du sujet de ce numéro spécial, et espère que ce contenu ne restera pas là mais qu'il vienne irriguer les réflexions ou éclairer ceux qui continuent à croire aux discours de la peur. Comme par hasard ,cela pourrait faire écho aux propos de certains qui aiment bien utliser le mot "éclairer les calédoniens sur ce que ce sera demain au lendemain du référendum". 

Naku préss : Mise en ligne le 25 septembre 2016

dimanche 28 août 2016

AU FIL DE L EAU !!!

A deux ans de 2018, le mouvement nationaliste kanak continue à occuper l’actualité du pays. Le long combat sur les listes électorales continue à être le sujet politique du moment, ou encore comme le dit un des experts de l’ONU : c’est le chantier du moment. Les militants qui ont pris ce dossier en main n’arrêtent plus les va et vient avec les réunions au Haussariat, car quelque part c’est bien l’Etat français en final qui a les clés en main pour donner une perspective à ces revendications portées par le peuple Kanak. Certes qu’après les comités de signataires qui se sont tenus à Paris, tout le monde a compris, que les choses ont glissé et notamment dans la manière de gérer les prises de décisions : oui Paris très clairement est revenu sur la loi de la majorité pour faire passer le « Politiquement clos », le consensus qui a toujours animé les comités de signataires depuis est bien parti avec le vent ce jour là. Bref.
Cette semaine l’actualité sur le sujet des listes électorales est revenu au devant des médias avec la restitution officielle du rapport des experts de l’ONU, et le communiqué de presse du Groupe FLNKS et Nationalistes du congrès saluant le travail fourni, mais regrettant que tout a été fait pour que l’expertise ne porte que sur des aspects techniques. Le point positif retenu par le groupe, c’est que ce rapport permettra aux gens des Nations Unies de connaître la nature des difficultés de ce chantier de la constitution des listes pour le prochain référendum d’auto détermination.
Sur le terrain outre l’action des partis indépendantistes respectant leur planning d’activité, le FLNKS a finalement commencé ses tournées dernièrement une réunion à Lifou , avec le message phare : il faut aller voter en 2018 !! Lifou a décompté à peu près 3000 abstentionnistes lors des dernières élections provinciales.

Comme exprimé les experts de l’ONU, le combat pour l’inscription sur les listes électorales est un engagement permanent et à tous les niveaux : collectif pour parler de l’action des organisations politiques, mais aussi individuel  pour aller faire les démarches. Certes que des régulations sont à prévoir dans le mécanisme administratif, mais voter c’est d’abord un engagement individuel, de vouloir participer à la vie politique du pays, de vouloir exprimer une position.
Les comités de pilotage continuent le travail sur les différents thèmes  en prévision du prochain comité des signataires, prochainement ce sera une réunion sur la question de la citoyenneté. Des fiches de synthèse portant sur les thèmes abordés depuis, par le comité de pilotage, sont déjà plus ou moins validées, mais encore une fois, ces discussions ne sont pas des négociations. En tous les cas, la configuration de ces comités de pilotage pourraient laisser croire à cela, mais selon les propos du représentant de l’ETAT , ces discussions sont organisées dans l’objectif de relever les points de convergence et divergences entre les partis  , de manière à les soumettre au prochain comité des signataires.

Certaines composantes de la classe politique locale ont quitté ces réunions voyant cela comme la préparation d’un accord, alors que parmi eux hier avaient parlé ou du moins laisser entendre leur adhésion à un 3ème accord. Faire de la politique, c’est aussi savoir user de certaine opportunité pour conforter son public. Dans le cas présent on sait que nous sommes déjà en période de propagande pour les élections nationales : présidentielles et législatives, donc oui pour continuer à bénéficier d’une bonne écoute à Paris, il faudrait envoyer des messages forts aux candidats favoris. On se doute bien que participer à des réunions proposées par le gouvernement socialiste peut être considéré comme jouer la carte d’une expédition organisée par le parti socialiste en vue des prochaines élections. Réussir la décolonisation de la Calédonie ne peut être qu’un bon point pour les « socialos ». Politique politicienne oblige par les temps qui courent. Les indépendantistes eux suivent les réunions, avec ou sans des positions confirmées sur les thèmes, l’UC qui a déclaré ouvertement qu’elle ne signera avant son congrès, une réalité qui traduit une volonté d’aller jusqu’au bout de ce qui est proposé dans le cadre de la gestion politique de l’accord de Nouméa.

Dans le pays, les forces vives par le biais des syndicats relèvent les dossiers restés en suspens depuis : la question de l’emploi avec ses disparités dont les kanaks restent finalement les premiers victimes, et notamment ceux qui ont des formations de cadres. Oui effectivement c’est la partie la plus haute des catégories socio professionnelles où apparemment il y a encore des réticences, bien camouflées par le discours arguant l’étroitesse du marché de l’emploi.  Sur un plan purement social : la question du logement où là aussi les kanaks viennent remplir en gros pourcentage la liste de ceux qui ne remplissent pas les conditions pour pouvoir accéder à des logements. Oui on parle de crise dans le pays, il est peut être normal que les kanaks soient les premiers à être touchés !!!  Au niveau de l’école, le projet éducatif a été voté par le congrès mais l’UGPE relèvera quelques problèmes notamment sur la question de l’enseignement des langues kanak. On pourra dire que le projet éducatif propose un cadre , et au fil du temps des choses pourraient être améliorées, mais encore une fois, comme par hasard c’est sur un aspect qui touche les kanaks, que cela pose problème.

C’est peut être la logique des choses qui veut cela : à deux ans de 2018 tout doit être mis sur la table, car l’accord de Nouméa parle d’un nouveau contrat social, on est en droit de comprendre au moins que cela soit fait d’une manière équitable, or la réalité est tout autre. Des améliorations certes, mais le dur reste à faire. En effet ce n’est pas avec un avocat, et quelques 1500 cadres formés par le programme Cadre avenir que  les choses aient été  réglées pour autant.

Ce qu’il faut relever : le mouvement indépendantiste à deux ans de 2018 continue à faire entendre sa voix , en face les subtilités techniques et méthodologiques sont bien affinées, mais il y va de la capacité de chacun d’être à la hauteur des enjeux. Plus le temps passe, plus les contradictions élémentaires : dominant, dominés vont émerger de nouveau, certes sous différentes formes, mais dès lors que l’on parle de souveraineté c’est faire allusion malgré tout à une rupture.  On sait par ailleurs que la France a aussi des intérêts à défendre dans cette partie du monde, donc ce sont aussi des préoccupations qui transparaissent aux détours d’une méthode, ou d’une phrase … Le peuple kanak qui se bat pour sa dignité, continuera à sa façon d’affirmer sa volonté d’être reconnu comme il se doit dans son pays.

Pour terminer ce petit tour d’horizon, Naku press vous propose la lecture du dernier numéro spécial de l’Avenir, le journal d’information de l’ Union Calédonienne avec en titre : « NOTRE INDEPENDANCE SERA VIABLE », un décryptage des chiffres, qui vient franchement contredire certains propos utilisés dans le pays pour dénigrer le projet d’indépendance.  Une autre lecture des réalités financières de la relation entre Paris et la   calédonie !!!

 (retrouvez le numéro complet sur le site : http://www.fichier-pdf.fr/2016/08/23/avenir-spécial/

Naku press : Mise en ligne le 28 Août 2016

samedi 16 juillet 2016

FLASH INFO / le GFLM en réunion à Honiara n'a pas pu trancher sur la question de l'intégration du MLPO au sein du mouvement



Ni oui ni non , pour l'intégration des Papous au sein du groupe mélanésien...

Pas simple quand on a adopté comme principe de décision le consensus. En effet malgré le fait que 3 membres sont favorables à l'intégration du mouvement papou au sein du GFLM , la décision n'a pas pu être acté pour la simple raison que deux des membres : Fidji et PNG se sont prononcés contre cette intégration.  Le prétexte de modalités ou de critère a justifié le report de la décision à septembre prochain. 

Les discussions ont été houleuses, Fidji et PNG ont même menacé de quitter le GFLM.  Bendy WENDA un des portes paroles du MLPO ( Mouvement de libération de la Papouasie Occidentale , qui a assisté aux discussions a minimisé la teneur des discussions , accordant cela à des dissensions internes au sein du groupe, et que cela devrait pouvoir  s'éclaircir d'ici septembre prochain.

Bien évidemment que telle situation ne peut que satisfaire l'Indonésie qui perçoit là , l'effet de son influence au sein du GFLM, et annonce même qu'elle demandera le statut de membre de plein droit , et de ce fait , elle pourra participer au vote au sein du groupe mélanésien.  

Du classique , l'Indonésie affirme que le MLPO , n'est qu'un groupe minoritaire de séparatistes , qui n'a aucune légitimité. A elle seule de représenter les 11 Millions de mélanésiens vivant en Indonésie , dont 4 millions de Papous.

Les séparatistes Papou , eux demandent la révision du référendum de 1969 , qui a décidé du rattachement de la Papouasie à l'Indonésie, une  consultation qu'ils estiment avoir été truquée.

Naku press : Mise en ligne le 16 Juillet 2016  ( Sources : Radio Australie )