jeudi 23 juillet 2020

OUPS !!! IL Y A COMME UN COURANT D AIR !!!!

Ce jeudi 23 juillet 2020 ,le seul hebdomadaire du pays mettra à la une :  Congrès : le SEISME, le gouvernement risque de tomber !!! C'est la catastrophe, ... parce que ce sont d'autres forces politiques qui risquent de prendre la majorité dans la plus haute instance du pays . OUi effectivement il y a un an de cela , au même évènement à savoir le renouvellement du bureau du congrès , on a parlé d'une majorité océanienne  pour signifier le vote de l'Eveil Océanien pour la candidature indépendantiste de Rock WAMYTAN à la présidence du congrès.

Il n'empêche , que cela va faire la deuxième fois , avec cette fois  un nouveau pas de l'Eveil Océanien , celui de constituer un inter groupe avec le groupe UC FLNKS et Nationalistes au congrès , qui va donc donner la majorité à la représentativité indépendantiste dans cet hémicycle du Boulevard Vauban.

Bien évidemment que les commentaires ont fusé sur les réseaux sociaux,  comme à l'accoutumé pour traiter l'Eveil Océanien de tous les qualificatifs , du simple fait que ce groupe politique a usé de sa liberté pour faire le choix du camp indépendantiste. Et pourtant , son leader a maintes fois , répété dans ses déclarations, que leur priorité c'est avant tout l'amélioration des conditions de vie de la population , la question de l'avenir institutionnel du pays n'est pas leur leitmotiv , l'Eveil Océanien ne donnera pas de consigne de vote à ses adhérents pour le prochain référendum. Par contre l'Eveil Océanien  , dans ses toutes premières déclarations au congrès , s'est donné le qualificatif  de faiseur de la démocratie.  Un concept qui n'a pas de frontière en politique,  la preuve c'est que l'Eveil Océanien peut être avec la Droite comme avec les indépendantistes . Au dernier comité des signataires , ce parti avait des représentants dans les deux délégations  : indépendantiste et non indépendantiste. 

Toujours est il qu' à  2 mois et quelques jours du deuxième référendum , se retrouver avec des indépendantistes aux commandes de la plus haute instance de décision du pays , c'est malgré tout un évènement  avec un grand E.  C'est un peu comme pour dire  à  certains  : " vous avez voulu à tout prix gagner l'opinion avec le bleu blanc rouge , l'emblème national français, officiel donc dans ce pays depuis des lustres,  eh bien pour équilibrer , dans la réalité des choses, ce sera plutôt à d'autres d'être aux commandes des affaires .  Vous avez dit rééquilibrage , un mot qui peut raisonner au delà de la simple rationalité des choses, comme la dimension océanienne d'un choix . Incompréhension et désarroi pourra-t-on accorder à certains , mais il fallait penser à d'autres fréquences dans cette partie du monde où la solidarité entre les peuples est encore une réalité.

Mais dans cette histoire , chacun répondra aux échos de sa propre perception des choses. 
Au lendemain d'un grand rassemblement sous les couleurs de l'emblème français, effectivement comment peut on comprendre que l'on vient à perdre la majorité dans cette haute instance du pays ?

Juste un renseignement à retenir , à force de ne juger les situations que par  la seule ornière des postes  ou du portefeuille, on finit par oublier des dimensions qui peuvent animer le choix des autres, car effectivement les autres ne sont pas moi ( au sens ne pensent pas forcément comme moi) - c'est l'essence même de la démocratie. Même la TV national du pays ,lors d'un ITV qu'elle a accordé à une porte parole du Front indépendantiste a voulu faire mousser une divergence entre les partis du Front, la réponse a été  celle ci : c'est cela la démocratie, et du coup la divergence qui devait faire le buzz , s'est diluée d'elle même.

En tous les cas , pour le monde indépendantiste, c'est une victoire qu'il faut apprécier , comme quoi qu'au fil du temps , un discours peut drainer au delà  des frontières des organisations partisanes. C'est toute la dialectique justement d'une idée dont l'expression a su s'adapter aux nouvelles conditions  imposées par sa propre évolution.  Par contre ceux qui ignorent les lois de la dialectique et qui croient à la constance d'un discours , c'est se planter littéralement dans un monde qui ne cesse d'évoluer au sens de faire vivre de nouvelles réalités , avec des opinions qui aspirent à de nouvelles orientations ou tout simplement au changement.

La reformulation permanente, reste malgré tout , un principe qui sollicite chacun au quotidien afin d'éviter l'illusion , et d'être toujours au fait de la réalité.

Ceci étant , Naku press , fait simplement un constat :  pour l'heure , les indépendantistes ont le vent en poupe. A eux de capter cette nouvelle dynamique pour gagner le prochain référendum.

Quand les dynamiques qui ont toujours animé la vie dans le pays, se mettent aussi  sur la table de décision , il se pourrait fort bien que ce soit les cris du peuple qui feront vibrer demain les murs du pouvoir dans ce pays.


Maadra  : publication du 23 juillet 2020



vendredi 17 juillet 2020

LE 14 JUILLET 2020 , UN INCIDENT POUR UNE TRIBUNE - LE 17 JUILLET : 10 ANS DEJA QUE LE DRAPEAU KANAK FLOTTE AUX COTES DU BBR ( Bleu Blanc Rouge)

LE 14 JUILLET 2020 , UN INCIDENT POUR UNE TRIBUNE - LE 17 JUILLET : 10 ANS DEJA QUE LE DRAPEAU KANAK FLOTTE AUX COTES DU BBR ( Bleu Blanc Rouge)

᭺ Nous sommes désormais à  J-79 du 4 octobre 2020 ,  chacun commence à aiguiser les belles phrases ou les belles affiches, ou user des belles opportunités pour faire passer son message : le OUI pour la Kanaky indépendante , et le NON  pour une  Calédonie maintenue dans le giron de la France.

Nous sommes le 17 Juillet , soit 3 jours après le 14 Juillet , la fête nationale française. Dans le Pays , commémoration oblige , défilés militaires,  la nuit des flambeaux ,  et la "space " de cette année : c'est  cette grande bâche déployée sur une des façades du bâtiment de la province sud avec les couleurs du drapeau français, ce pour honorer la fête nationale . Bref.   L'avant veille du 14 Juillet , la bâche de la province sud a été brûlée , fort heureusement les choses ont été maitrisée avant que cela ne fasse plus de dégâts sur le bâtiment.  Bien évidemment , s'agissant des couleurs françaises , certains ténors de la droite local se sont empressés à pointer les  indépendantistes, et de surcroit des jeunes kanaks.  Ils iront même jusqu'à menacer d'organiser une manifestation devant le sénat coutumier , exigeant une prise de position de cette institution sur l'incident .  A l'heure qu'il est , la presse locale a bien évidemment relayé l'incident  en mettant bien l'accent sur le fait que  l'auteur de cet acte serait un pro indépendantiste. Ce soir au JT de NC 1ère ,  lors du reportage sur le jugement de l'affaire, les caméras sont allés chercher un écusson aux couleurs du drapeau kanak cousu sur un linge mais on n'a pas pu voir la couleur de la peau de l'auteur, et la cerise sur le gâteau , les personnalités de la province Sud présents à l'audience ont refusé de répondre aux questions du journaliste.  Bref.  Il y a comme un vent de scénario monté , car en final l'opinion a été arrosée de  suite par  l'idée que les indépendantistes s'en prennent déjà  l'effigie de la France.  Les commentaires sont allés loin , bien au delà d'une simple dénonciation d'un acte de vandalisme.  Pourquoi cet empressement ???  Il y a peut être bien intention de propagande derrière cette  grande bâche aux couleurs du drapeau français ….  L'histoire nous le dira …

Le camp indépendantiste n'est pas dupe, et ne tombe pas dans le piège de la réplique par rapport à ces propos qui finalement sont passés comme un courant d'air. Les médias locaux ont feront " une sauce " à leur manière, quand ils ne peuvent pas faire taire leur  tendance  dans le débat calédonien. 

Comme dirait un dicton kanak : "laissons leur la dimension de leur acte" . Comme par hasard, nous sommes dans les derniers jours des inscriptions dans les BVD ( Bureau de vote décentralisé) , et les appels du camp indépendantiste étaient plutôt orientés sur les démarches à faire pour pouvoir voter sur Nouméa . Des foules devant les bureaux du haussariat, remarqués par les agents administratifs, mais comme par hasard, cela ne fera pas la une des médias. Un peu gênant quand les kanaks se mobilisent … Par contre ils seront à la une des médias , dès lors qu'ils ont volé une voiture ou des clés dans une villa des quartiers sud  de Nouméa .  Bref, c'est vieux comme le temps dans ce pays,  "l'autre" n'aura jamais de place dans les colonnes du "positif" dans les médias. 

17 Juillet 2010 à 17 Juillet 2020 cela fait 10 ans déjà que le drapeau kanak a été levé aux côtés du BBR sur les mâts devant le bâtiment du Haussariat, lors de la venue du premier ministre français : François Fillon. Les indépendantistes saluent cette date  , aussi en mémoire de Charly Pidjot , alors président de l'Union Calédonienne , à l'initiative de qui , ce jour du 10 Juillet 2010 a été possible. 

Inscrivons nous  sur les listes pour pouvoir voter sur Nouméa, saluons cette date  qui marquera dans l'histoire de Kanaky , le jour où notre drapeau a flotté pour la première fois aux côtés du BBR devant la résidence du représentant de l'Etat français  en Kanaky . 

Lors du dernier référendum en 2018 , les indépendantistes avons mené une campagne digne par ce que nous posons  nous  , le débat pour l'avenir d'un pays, alors que d'autres nuanceront leur discours sur des enjeux qui n'ont rien à voir avec les intérêts du pays . Une propagande très mal amenée par la droite , qui a permis de mettre en exergue toute la dignité de la campagne des indépendantistes. 
Cela a même été souligné par les médias locaux. En 2020 les indépendantistes procèderont de la même manière avec l'élément nouveau : toute la mouvance indépendantiste est unie pour voter la pleine souveraineté de Kanaky !!!!!


Publication de Naku press : le 17 juillet 2020







samedi 16 mai 2020

Que faut il retenir à 4 mois du référendum ? La DUS apporte sa contribution


"le message "Dus CG Tina  mai 2020 ( CP /NP)
A 4 mois du prochain référendum, la Dynamik Unitaire Sud a tenu ce samedi 16 Mai, sa deuxième coordination générale de l’année, à la maison commune du Squat de Tina. Une occasion pour les militants et sympathisants du mouvement de faire le point sur l’impact de la toute récente actualité du covid 19, sur l’évolution de la société calédonienne.  Une préoccupation tenant sa légitimité au fait qu’avant le confinement, le débat était déjà bien lancé en vue du   prochain référendum.  

Ainsi comme tous les pays du monde, la Kanaky compte déjà le nombre de secteurs qui ont été impactés et se presse à trouver des moyens pouvant aider à relancer la vie dans le pays. En effet 3 semaines de confinement se compte en perte de Chiffre d’affaires pour le monde économique avec les conséquences sociales qui vont avec. Baisse d’activités voudra dire baisse des recettes fiscales, un taux de chômage qui risque de grimper dans les prochains jours, quelles sont les capacités de nos organismes sociaux pour amortir les effets de cette crise.
" un temps de réflexion " Dus CG Squat Tina  16 mai 2020  ( CP : NP)




Autant de questions qui mettent au grand jour les inégalités sociales du pays , car les premières mesures qui seront prises toucheront comme d’habitude en premier lieu les couches sociales les plus vulnérables , ainsi que certains secteurs tels le tourisme, conditionné principalement par les flux migratoires venant de l’extérieur .
Les participants ont témoigné des différentes réalités vécues lors du confinement et la seule diversité des situations démontre que cette crise sanitaire rappelle à chacun  comme à un niveau national , la nécessité de se prendre en charge avec nos propres ressources . Les limites des organisations mises en place pour gérer cette situation inédite ont été évoquées,  mais une fois les constats faits, quelles sont les solutions à prévoir ?

" le temps d'une discussion " Dus CG mai 2020 ( CP/NP)
Exposé ainsi, le covid 19 interroge la société calédonienne dans son organisation sociale, politique et institutionnelle. Un état de fait qui arrive à point dans une période où les débats continuent à fuser autour de la question de l’avenir institutionnel du pays.  Comme si le hasard fait bien les choses :   les nouvelles réalités  liées à la gestion du covid 19, affichent des problématiques dont les solutions trouvent  écho dans les grandes orientations  portées par le projet de société défendu par la mouvance indépendantiste kanak.  La principale , est celle de compter sur ses propres ressources naturelles et humaines pour relancer l’économie du pays , une appréciation critique de l’aide de l’administration de tutelle , la France ( qui par obligation va imaginer une caution à un éventuel prêt que l’AFD pourrait consentir à la NC). – ou encore l’exploitation de l’environnement régional (peu impacté par le covid 19) pour initier une nouvelle dynamique commerciale (ce qui politiquement répondrait à la nécessaire intégration régionale du pays). 

La petite conclusion que l’on pourrait tirer à ce stade de l’analyse des conséquences du covid  19, c’est que les indépendantistes ont  déjà des éléments pour caler une pré propagande en vue du prochain référendum.  C’est comme si le  Covid 19, ce messager venu des pays d’Europe, venait dire : Kanaky  lève toi, porte ton drapeau et marche vers ta pleine souveraineté.
" Un temps d'écoute " Dus CG mai 2020  ( CP/NP)

La jeunesse, cet électorat qui s’est mobilisé pour le drapeau au dernier référendum en 2018 est en  ordre de marche mais en attente  d’un mot d’ordre pour aller au delà de la mobilisation mensuelle organisée tous les 6 du mois avec le drapeau.  Le contenu de la période de transition ne saurait trop tarder dans les réflexions à terminer, car pour convaincre les indécis, il faut donner de la perspective à nos mots d’ordre, avec un projet concret, définissant les nouveaux contours de cette période  obligatoire avant l’institution de la nouvelle nation en devenir.
" un temps de pause " Dus CG mai 2020 (CP/NP)
Les jours et semaines défilent , et il est déjà temps de partir ,  les lignes se sont éclaircies  pour guider la parole un peu de stratégie, de tactique, de la réflexion, et de la détermination  et nous pouvons commencer à marcher dans les quartiers, les tribus  pour annoncer l'aube du prochain référendum.



Publication : Naku press le 16 mai 2020




dimanche 10 mai 2020

Un messager venu d'ailleurs .... l'ere du COVID 19 , le coronavirus !!!!


Kanaky n'es pas épargnée , elle est aussi concernée par cette panique mondiale liée à la pandémie du covid 19, ce nouveau virus qui semble être mystérieux pour preuve , aucune étude pour le moment n'a pu confirmer des bases pour un éventuel vaccin. On s'interroge encore sur son origine : en Chine dans la ville de Wuhan mais proviendrait il d'un marché  d'animaux sauvages, ou d'un laboratoire  ? Les thèses continuent à tomber dans les revues de presse , mais pour le moment l'accusation portée contre la Chine a pris une telle ampleur que l'on finit par simple logique ,  a se poser la question  : n'y a t il pas anguille sous roche ?  En France des recherches effectuées sur le cheminement de la première personne déclarée positif,  semblent confirmer qu'elle viendrait de la Belgique . Ce laboratoire de Wuhan a été montée en partenariat avec la France qui elle était chargée de fournir une partie de l'équipement . A ce moment précis de l'évolution du virus dans le monde entier , certaines presses nous apprennent que les Etats Unis et la Chine ont eu des contacts récents pour finaliser les modalités de leur accord commercial signé en début d'année . 
Au niveau de la science c'est aussi autant d'interrogations, mais nous y reviendrons dans une prochaine édition .

Pour revenir en Kanaky,  le sénat coutumier a pondu un premier communiqué en fin janvier déjà pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur le danger imminent de ce virus , sachant que via les relations internationales , Kanaky pouvait être concerné un moment ou un autre.  Finalement les pouvoirs publics ont agi seulement dès lors qu'il y a eu les premiers cas révélés positifs  . C'était en mi mars, avec le cas de ces deux touristes français qui ont débarqué dans le pays , par un vol arrivant d'Australie . Les contrôles sanitaires  à l'entrée du pays ont de suite été consolidées, et quelques temps après le confinement a été acté par le gouvernement. C'était le 23 mars dans la nuit que désormais , plus personne ne pouvait circuler sauf pour les déplacements utiles et encore il fallait une attestation.  

Le temps s'est arrêté dans le pays , mais l'aéroport international de Tontouta continue à recevoir les vols arrivant de la métropole et de la région . Il aurait fallu une grogne des coutumiers de Paita pour que l'on décide de structurer les arrivées avec à la base un travail de recensement des ressortissants du pays bloqués à l'extérieur. C'est un peu plus tard, que le gouvernement a pris la décision de bloquer les vols durant 15 jours , afin de réguler le nombre de confinés dans les hotels de Nouméa avec un plafond de 600 personnes . Un seuil exigé par les autorités sanitaires du pays. 

La vie dans le pays tourne donc au ralenti , et cela a été l'occasion de se rendre compte d'un certain nombre de choses. Avec les gestes barrières et notamment celle de la distanciation : le petit commerce du coin , est contraint de restreindre le nombre de clients en fonction de sa superficie, et donc les gens préfèreront aller au supermarché , les petits gens qui bénéficiait d'un soutien régulier de la famille vivant aux iles ou au nord , pour arrondir les fins de mois avec des produits vivriers,  n'avaient plus rien dans le frigidaire pour nourrir la famille , puisque les moyens de transports ont été arrêtés.  Face au covid 19 , les plus vulnérables sont les diabétiques, les hypertendus , un discours qui met encore plus la pression sur la frange de la population du pays vivant pour la plupart dans la précarité .... Bref, Un discours qui a finalement plutôt inquiété le monde médical, constatant une réduction drastique des visites de soin , ce qui a valu certaines décisions de suivi à domicile prise par les autorités sanitaires . 

Pendant les 3 semaines de confinement , on a pu lire deux réactions de la population calédonienne : ceux qui donnent d'abord la priorité  à la vie , et ceux qui pensent à leur porte monnaie . Deux conceptions du monde que le covid 19 a bien mis en exergue , même sur le plan mondial . D"ailleurs lorsque l'on jette un coup d'oeil sur les essais bibliographiques de certains auteurs, il va sans dire que pour la plupart,  ce virus donne un grand coup d'éclairage sur les inégalités sociales , pour d'autres , ce virus ne fera  que confirmer la pertinence de certains courants d'idées  qui jusque là, étaient refoulées en marge des grandes thèses de la mondialisation.  Du coup le covid 19 a suivi tous les réseaux mis en place par la mondialisation , ainsi il fait plusieurs milliers de morts dans le monde entier , on se croirait assister à une nouvelle  guerre mondiale.

En Kanaky , évidemment , comme l'économie était déjà à marée basse pour reprendre les termes de certains organismes de la place observateurs des tendances économiques du pays,  il fallait immédiatement aller chercher du secours . Logique , on se tourne vers la France , la puissance de tutelle . Mais pour certains ici , la politique semble être une science qui agit dans la strato , et donc de suite on va se précipiter pour faire l'éloge de cette main tendue de la France pour  reprendre le refrain habituel :" Sans la France la Calédonie ne pourra pas faire face aux conséquences de la crise."  Certes que face à une crise, la question de l'aide est presque inévitable , c'est le cas des différents pays actuellement touchés par le Covid 19. Mais  dans un contexte pré référendaire , un tel discours est "vachement tendancieux" .  Les indépendantistes n'auront pas manqué de bien préciser les choses  lors du débat concernant la répartition de cette enveloppe de 28 Milliards , un prêt octroyé par la France.  C'est un prêt , donc à rembourser , donc des dépenses à prévoir dans les prochains budgets du pays . 

Autre aspect intéressant à évoquer au lendemain du dé confinement progressif  : c'est le discours partagé  pour la relance de l'économie du pays . Les efforts déployés par le gouvernement depuis l'année dernière pour faire voter des mesures de relance ,  sont désormais optimisés ( si l'on peut parler ainsi ) par l'idée d'un nouveau modèle de société . Ce concept était porté jusque là , sans aucune gêne par les indépendantistes , mais les nouvelles réalités dues à la crise sanitaire ( l'évolution inconnue pour le moment de la maladie) font que ce discours est devenu le slogan pour sortir le pays de l'impasse.  De développement local , on affiche des directives qui vont plutôt solliciter des efforts d'un développement endogène, parce que le Covid 19 nous parle aussi de responsabilité. 

Ainsi à l'heure qu'il est ,  certains sont déjà en train de réfléchir sur comment engager la propagande pour le prochain référendum. Chacun réussira à trouver les mots ou les formulations mais il n'empêche que ces nouvelles réalités marquent malgré tout un tournant .  Il reviendra donc à chacun  de savoir  saisir certaines opportunités de part les exigences du Covid 19 , pour donner du sens aux concepts ou orientations jusque là inscrits dans les projets de société  à défendre pour la nation de demain. 

Pour le moment croisons les doigts, le Covid 19 ne circule pas dans le pays . Mais tant qu'il n'y pas de vaccin, le danger reste imminent , on essaie de faire comprendre à la population qu'il faut apprendre à vivre avec . Pas de vaccin, ce virus fait des dégâts, donc vigilance, mais en même temps le gouvernement se doit de faire preuve de beaucoup de vigilance afin de prendre les bonnes décisions au bon moment.

Naku press termine ce premier article sur le Covid 19 , en rappelant le respect des gestes barrières , savoir aller à l'essentiel, le surplus à tous les niveaux  nous expose plus facilement au danger du covid 19.  Outre le vaccin, mais tout simplement une nourriture saine permet de renforcer le système immunitaire, la seule arme naturelle que chacun peut disposer pour refouler le Covid 19.  

Publication du 10 mai 2020 ( Naku press)


samedi 22 février 2020

A TOUS CEUX QUI ONT REPRIS LE CHEMIN DE L ECOLE   !!

Depuis la semaine dernière , les enfants du pays ont repris le chemin de l'école après deux mois de vacances. " UESI ", cette fameuse qui s'est baladée dans la région est venue quelque peu perturbée le train train normal des pré rentrées , mais rien de trop grave, le pays avait aussi besoin d'un peu de pluie.

Naku press dédie juste cette célèbre citation de Nelson MANDELA  à tout ce beau monde reparti pour une nouvelle année de découverte .

" L'EDUCATION EST L ARME LA PLUS PUISSANTE QU'ON PUISSE UTILISER POUR CHANGER LE MONDE "   ( Nelson MANDELA).


Naku press : publication du 22 février 2020


mardi 3 décembre 2019

LA TRANSITION ....... UN ECHO, un murmure , un son , une anecdote ... Il n'est jamais trop tard ....

Une petite introduction , pour reprendre le clavier .....

"Si nous voulons assurer la pérennité et l'épanouissement de l'espèce humaine sur la planète, nous sommes appelés à construire de nouveaux modèles de société qui placent l'être humain et la nature au coeur des priorités.  En tout premier lieu , cette société pérenne se doit de nourrir sainement sa population, de préserver et régénérer le milieu naturel et de recréer du lien entre les humains et la nature, avec le souci qu'impose à notre conscience, de la manière la plus rigoureuse, le sort des générations futures.  " - De Pierre RHABI




L'extrait d'une émission radio en date du 02/12/2019 ...................................

➤  QUELLE LECTURE DE L ACTU POUR LES MOIS A VENIR  EN KANAKY !!!!



Nous sommes  en début décembre, donc pratiquement à la fin de l’année 2019, et suffisamment de temps se sont écoulés pour nous donner la possibilité de  rappeler quelques faits marquants qui continuent et qui continueront  à faire la toile de fond des discours ambiants jusqu’au prochain référendum.  

Les dernières élections provinciales ont donné une autre configuration de la classe politique, à savoir pas de majorité absolue, comme pour donner sens  aux résultats du dernier référendum.

 Mais malgré cela, la surenchère médiatique aime bien faire mousser des mots pour dire  que les résultats du dernier référendum ont affiché une donnée figée dans le marbre, que désormais , les 57 , 43 , ne bougeront plus , que désormais l’option pour une Calédonie dans la France serait le choix définitif des calédoniens  , et qu’il est  déjà grand temps de discuter de la sortie de l’accord de Nouméa . 

D’autres arguments  accuseront même l’organisation des référendums comme étant des occasions données à  une radicalité dans le discours politique ambiant, avec bien évidemment le spectre du retour possible d’une situation tendue dans le pays.  Et quand on regarde l’origine de ces propos , il n’en reste pas moins que l’on retrouve les adeptes du statut quo  , à croire que certains d’entre eux se sont fait embarqués par les lumières économiques et juridiques de l’accord de Nouméa sans essayer un  moment donné de comprendre la logique des mots qui ont guidé la signature de  cet accord politique. 

Mais de nos temps, l’expert en politique c’est celui qui sait manipuler les mots, pour avoir l’opinion  publique. 

Alors que le discours qui a traversé plusieurs décennies pour parler d’un pays grandi et responsable, un pays  souverain  et oser avoir une place dans le concert des nations, ce discours lui va  continuer son bout de chemin. Le premier référendum lui aura prouvé qu’il ne s’est pas trompé, alors que certains mêmes hésitent encore sur la pertinence du dispositif arguant les insuffisances des indépendantistes dans les dernières négociations, s’agissant du dossier brûlant des  listes électorales.   Mais la politique calédonienne ne fait pas exception : il y a les extrêmes  , et les centristes, mais la complexité du dossier  fait que l’occasion est donnée à chacun d’y aller à la bonne formulation des phrases  ou encore de donner le mot qui ouvre une petite fenêtre sur ce qu’il faut entendre par exemple : par indépendance avec partenariat avec la France ou  encore la nation dans la grande nation,  d’ailleurs certains , pour qualifier cet exercice parleront  de la nécessité  d’éclairer le choix des calédoniens.

A moins d’un an  du prochain référendum : chacun des deux camps travaille déjà sur la préparation de la campagne avec sans oublier, les élections municipales en mars 2020. Un rendez vous électoral  pour solliciter  de nouveau l’opinion calédonienne, les indépendantistes eux parlent de tremplin en vue du prochain référendum. Ce sont des élections de proximité avec un autre corps électoral  avec la participation de ceux qui auront attesté de 6 mois de résidence dans la commune.  

Toutefois la mobilisation est plus que nécessaire, simplement parce que la commune  constitue en soi,  le premier pallier de l’organisation institutionnelle et politique de notre pays.  Ce sont les communes qui  par la gestion du quotidien de la population, vont permettre  d’apprécier l’efficacité des politiques publiques décidées par les plus hautes instances du pays. Aucun discours sur l’avenir institutionnel du pays ne parlent de supprimer les communes. 

Un petit mot sur l’actualité économique que nous aborderons ici sous l’angle d’un concept qui traverse les grandes préoccupations du  moment : la productivité   : produire plus avec peu de moyens  ou encore dit autrement comment optimiser les moyens existants pour plus de productivité.  Derrière ce mot on comprend plus de gens formés, plus d’outillage moderne, l’utilisation du numérique etc…on expérimente déjà des méthodes de management relevant des dernières trouvailles mixant le développement personnel, la compétence et la volonté .  Productivité en effet sonne plutôt entreprise privée, alors que l’actualité budgétaire de la Nouvelle Calédonie interpelle sur des choix budgétaires,  avec la  grande préoccupation de la maitrise de la dépense publique.

Il y a quelques années de cela, un des directeurs de l’IEOM prédisait la situation dans laquelle la Calédonie se trouve actuellement avec des finances publiques de plus en plus insuffisantes pour répondre aux besoins des secteurs clés telle la protection sociale.  C’est la politique du colmatage qui répond actuellement aux urgences.  A l’exemple de ces quelques milliards qui ont pu être affectés au financement de la CAFAT. 
Le modèle de société est à revoir, diront certains, mais qui osera prendre les réformes nécessaires à cela. Pour le moment ce ne sont que des propos,  vu l’approche des élections,  tout le monde va essayer d’éviter les mesures impopulaires.  Plusieurs analyses  proposent des pistes, car telle situation n’est pas exceptionnelle à la Calédonie, mais c’est la volonté politique qui doit engager les choses.

D’ailleurs lors des dernières élections provinciales nous avons entendu les petites listes proposer des perspectives pour une véritable politique économique du pays, tout ceci pour dire que les solutions sont identifiées. 

Les interpellations techniques entendues dans les débats budgétaires, relèvent comme  un  manque de cadrage, et c’est aussi  toute la problématique d’un pays qui a toujours eu l’habitude de bénéficier des transferts publics de l’Etat.  150 Milliards  qui comptent pour à peu près 15% du PIB calédonien et représentent au moins 25% des recettes calédoniennes.  En effet la question c’est bien comment augmenter les recettes pour pouvoir financer les dépenses.. Et pour sortir de la théorie, quels sont les chantiers possibles ???

Outre les colmatages opérés ces derniers jours pour répondre aux urgences, et les mesures de relance économiques qui feront l’objet d’une loi prochainement dont la planification fiscale    -   le changement de modèle économique pourrait être une solution  pour éviter de laisser toute la primeur du débat,  à la technocratie financière.

En France pour citer ce pays puisque c’est encore la référence : cette question de la maitrise des dépenses publiques,  est étudiée sous l’angle de l’évaluation  de la performance de la dépense publique.  La Calédonie aurait beaucoup à apprendre des systèmes d’évaluation des politiques publiques afin de gérer au mieux ses finances.
 Mais nous terminerons cette rubrique économique par des  extraits des propos de Manuel Triard : je cite : La maitrise des dépenses publiques ne constitue pas une fin en soi, il appartient aux citoyens et  à leur représentants de déterminer le niveau d’intervention publique qui peut être différent d’un pays à un autre…. Et plus loin il dira ceci   , je cite : les choix de société sont encore présents, démontrant que le droit public financier n’est pas seulement une matière technique : il est au cœur des choix démocratiques et du droit public"

"Pas à pas , le pays chemine vers des nouveaux rendez vous électoraux, et  pour beaucoup , on a déjà les yeux rivés sur le prochain référendum d'autodétermination ... Ce sera le 6 septembre 2020 "   Soyons au rendez vous !!! Le 31 décembre 2019 , date limite pour aller s'inscrire sur la liste générale , cela se passe  à la mairie .

Publication : Naku press 031219  (23.32)    ⏩





dimanche 21 avril 2019

UNE LISTE UNITAIRE DES INDEPENDANTISTES DANS LE SUD !!!!



Le mouvement indépendantiste kanak , présentera une seule liste unitaire dans la province Sud du pays , où se trouve la capitale : Nouméa . Une liste tirée par les deux chefs de groupe actuels des indépendantistes au congrès du Pays . 

A  3 semaines des élections provinciales du 12 mai 2019 , et enfin les indépendantistes du FLNKS avec juste une ouverture à la DUS  (Dynamik unitaire Sud) comme autre composante de la mouvance nationaliste,  ont annoncé la confirmation d’une seule liste unitaire dans le Sud comme décidé précédemment dans les réunions plénières du Front .

Il y aurait beaucoup  à dire en regardant la composition finale de la liste, mais on retiendra que les deux plus grands partis indépendantistes sont bien présents . Une réalité qui peut être discutée du fait que les résultats du référendum du 04 novembre semble confirmer l’ouverture de la voie vers la pleine souveraineté , et qu’il est temps de penser pays , dans toutes ses dimensions . Mais les réflexions ont finalement donné la primeur aux logiques d’appareil , une posture qui pourrait trouver son explication dans le fait qu’il s’agit là des élections de gestion , et pour cela  la logique partisane doit être légitimée pour consolider les orientations portées par le mouvement indépendantiste dans la gestion des institutions du pays.  Lors de la présentation de la liste à la presse ce vendredi 19 avril à Bourail, les têtes de liste ont surtout insisté sur la présence de la jeunesse montante dans la liste ,justifiant par là même  un tuilage inter générationnel. Une moyenne d’âge de 47 ans , ou encore 3 décennies entre les 60 et plus et les moins de 40 ans , ce sont les arguments pour célébrer la composition de la liste , du moins en attendant la présentation du programme , qui devrait se faire dans le courant de la semaine.

La présence de petites listes , océaniennes ou encore celle du MNIS portée par une jeunesse kanake taxée d’ailleurs d’opportunistes par certains ténors du Front,  témoignent malgré tout  d’un début de débat sur la manière de poser la problématique de l’indépendance. Outre les questions sociales , qui constituent le marché classique de tous les partis  en course , ces petites listes font le focus sur certains détails qui finalement viennent interroger les grands courants , sur la prise en charge de certains fondamentaux.

Mais quoiqu’on dise, les indépendantistes ont réussi à faire une liste unitaire dans le Sud, et c’est une réalité que le monde politique local , notamment les forces de droite devront désormais prendre en considération.  Au Nord et aux Iles les indépendantistes ont considéré que ce sont des territoires acquis à la cause, et donc ils peuvent se permettre de jouer la  démocratie, et aller sur plusieurs listes. Malgré les efforts , la droite n’a pas réussi l’unité ni dans le nord , ni dans les Iles ….

Attendons le 12 mai , pour vérifier si les résultats du 4 novembre , du moins la tendance , se confirme ou pas , ce malgré le fait qu’il s’agit là d’un autre corps électoral. Les indépendantistes ont parlé de tremplin pour le référendum de 2020 et c’est tout l’espoir que chacun met sur la liste unitaire FLNKS SUD, car l’indépendance se gagne dans le sud  ( c'était le titre de la Une du journal  "Le KANAK" , il y a de cela plus de 10 ans ). Des vérités qui traversent le temps.


ENRACINONS NOTRE SOUVERAINETE , CHANGEONS LE PAYS !!!!
Votez la liste unitaire : FLNKS SUD !!!!