vendredi 20 avril 2018

KANAKY : commémoration des 30 ans des évènements d'Iaii..

Naku press vous propose à la lecture un article paru dans Tahiti Info , sur la commémoration des évènements d'Iaii. La presse locale fait écho régulièrement des préparatifs sur l'Ile pour cette grande commémoration , un moment intense pour le mouvement nationaliste kanak, mais qui fait couler beaucoup d'encre. L'annonce de la venue d'Emmanuel MACRON sur l'Ile fait débat entre les populations locales. A entendre les propos , outre cette accusation contre le gouvernement français, quelques phrases laissent comprendre que cette contestation vise aussi des leaders indépendantistes. Affaire à suivre ....

Pour l'instant , bonne lecture ....

https://www.tahiti-infos.com/Nelle-Caledonie-memoire-commune-et-animations-pour-les-30-ans-du-drame-d-Ouvea_a171002.html

Publication du 21 avril 2018

mardi 20 février 2018

KANAKY : COMMENT CONTRIBUER A ORGANISER LA DERNIERE LIGNE DROITE AVANT LE REFERENDUM ……


C’est le fil qui a conduit les réflexions de la DUS lors de sa première Coordination Générale de l’année 2018, réunie ce samedi 17 février au Sénat coutumier. Le bilan des actions unitaires menées sur le terrain dans le cadre du RIN (Rassemblement des Indépendantistes et nationalistes) , l’action unitaire au niveau institutionnel ( Congres , Province et Gouvernement) autant de niveau d’action où les militants continuent à porter le discours selon lequel : seule la démarche unitaire  permettra au mouvement nationaliste kanak d’arriver dans de bonnes conditions pour aborder le référendum et de recueillir un score honorable . Pendant que certains annoncent déjà la défaite du camp indépendantiste, la DUS reste convaincue, qu’une bonne communication sur les raisons et l’objectif d’un référendum, pourrait faire participer le maximum de kanaks, les premiers concernés par cette consultation. Parce que le référendum est d’abord la première étape du processus de décolonisation engagé par l’Accord de Nouméa.

Afin de bien définir les contours de sa participation aux différentes initiatives qui seront engagées sur le terrain, la DUS a consacré du temps à comprendre les positions avancées par les uns et les autres entre la pleine souveraineté avec partenariat, et l’organisation des bilatérales au lendemain du référendum quelque soit le résultat. D’une analyse critique du dispositif déployé par l’Etat pour accompagner le processus, la DUS retiendra toute l’ambiguité qui prédomine quant à la finalité de ces différentes espaces, comme  pour faire croire à une « sorte » de démocratie participative pour la recherche de la bonne solution, celle qui aura trouvé l’adhésion de tous.  Par ailleurs, la DUS bien impliquée dans le travail sur le suivi des listes électorales , est bien placée pour constater qu’à quelques mois du référendum , l’Etat comme  la droite coloniale, persistent dans  lecture de la seule légitimité électorale , occultant la dimension historique de ce rendez vous . Parfois même dans les commissions techniques on entend encore des propos  frôlant le racisme vis à vis des Kanaks, à la limite une communauté que l’on côtoie sans le connaître réellement.

A cette coordination générale, l’écho du terrain apporté par certains militants présents confirme encore des situations d’inégalités, c’est aussi l’écho d’une situation précaire, pour qui la solution c’est l’indépendance, pour un changement  réel du système en place. Notre ennemi n’est pas le FLNKS, ni le Palika, ni l’UC, l’urgence c’est de bien définir notre projet de société pour faire l’information auprès de nos populations. C’est 2018 qui est l’étape importante à préparer.

Des points de vigilance sont à noter afin de bien agencer la stratégie de communication : la réalité calédonienne est  celle d’un pays où  les politiques d’aides sociales sous prétexte de combattre la précarité, entretiennent  plutôt les populations dans une situation de dépendance, et c’est ainsi que certains mouvement politiques au pouvoir dans le pays, gagnent la confiance d’une bonne frange de la population kanak (précarité oblige on devient consommateur de ces aides).  Sans suivi ni contrôle, la politique d’aide sociale constitue un des meilleurs moyens pour avoir toute la population à ses bottes. Seule une communication claire pour dénoncer cette politique d’assistanat, ou de proposer d’autres alternatives aux populations pour que de nouveau la population redevienne maitre de sa vie, être responsable de ces faits et gestes.

Certes que beaucoup de gens déplore la « division » du camp indépendantiste comme pour dire c’est comme cela que vous dirigerez le pays demain … Mais cette division est moins grave que ce que certains font dans ce pays, et surtout ce qu’ils font d’une partie de la population. La prise en compte de l’identité kanak date de 20 ans seulement (un dossier toujours en chantier) sur en tout et pour tout plus de 160 ans de colonisation. Cette division tant décriée par certains, a le mérite de s’exprimer ouvertement, mais il y a des discours ici qui viennent étouffer cette aspiration d’un peuple colonisé, à retrouver sa dignité dans son pays, en médecine on parle de tueur silencieux  pour qualifier certaines maladies, ce discours qui traverse régulièrement les médias y ressemble énormément…

En conclusion de ce petit billet, Naku press relève juste que le camp indépendantiste continue à construire sa parole. La pleine souveraineté du pays, ou l’indépendance reste le mot clé de l’ensemble des partis, ce sont les discussions sur les modalités qui sont perçues par certains comme des divisions. Les indépendantistes sont déjà en train de débattre du lendemain du référendum, et les propos de la mission Vals, actuellement sur le territoire semblent aussi aller dans le même sens, pour attirer l’attention sur le fait que les choses vont bouger qu’il faut désormais penser au lendemain, comment se retrouver autour d’une table pour discuter de l’intérêt général.

Publication du 21 février 2018 







lundi 15 janvier 2018

KANAKY : Nakéty de 1985 à 2018 – 33 ans déjà , les militants s’en souviennent !!!


( cp -np/ nakety janvier 2018)


A ce 12 janvier 2018 , les militants indépendantistes n’ont pas failli à ce devoir de mémoire. Après une coutume de bonjour suivi d’une collation à la mairie de Canala, la délégation composée des membres du Bureau politique du Front,  la DUS , et le Sénat coutumier a cheminé vers Nakéty sur la tombe de Eloi Machoro et après à Mia sur la tombe de Marcel NORARO.
cp -np  Mia janvier 2018
Sous un soleil de plomb , les quelques dizaines de militants ont écouté sereinement les paroles , celles qui vont rappeler l’importance de ce rendez vous historique pour le peuple kanak. Ce rendez vous qualifié par certains orateurs comme la fin d’un cycle , et l’avènement d’un jour nouveau.  Mais certains ne vont pas hésiter à pointer la faible mobilisation pour cette cérémonie alors que c’est la dernière avant le référendum. N’oublions pas que Eloi avait fracassé l’urne aussi pour contester un corps électoral , le même sujet encore d’actualité .

Se retrouver dans les commémorations , c’est de nouveau se donner un rendez vous avec l’histoire , et chaque année, il nous accule à trouver le mot pour dire que le chemin est encore long parce que l’objectif n’est pas encore atteint .Certains orateurs, profiteront de l’occasion pour saluer l’engagement de ces combattants , et de se dire , que nous n’avons pas le droit de baisser les « bras » maintenant.  Mais il faut regarder devant pour travailler ce qu’il faudra proposer demain , dira un des responsables présents , comme pour dire qu’il ne faut pas vivre avec le passé, il doit juste  nous servir pour avancer.

Une discussion  entre les participants , sur les sujets d’actualité politique devait ponctuer la journée, mais faute de temps , elle a tout simplement été annulée.
cp-np   les couleurs au vent !!!!

33 ans c’est plus qu’une génération, mais à Canala , ce 12 janvier 2018 , les couleurs de Kanaky  étaient hissé tout le long de la route menant à la commune,  comme les jeunes de Nakéty qui ont organisé leur tournoi sportif, invitant en passant les membres de la délégation à prendre une collation , avant de continuer sur Mia . Contre les murs des abris , des tableaux que certains d’entre eux ont peint en hommage à  leur grand père, cousin ou papa , avec à l’entournure des tableaux, des paroles toujours d’actualité.  Une jeunesse qui est venue aussi sur la tombe de Eloi  bien après les discours , pour y déposer discrètement  une fleur. 
CP-NP / Discrètement après les discours officiels …...
Sur la coutume d'aurevoir le bureau politique du front a juste donné l'information des prochains rendez vous dont le congrès du Front ( prévu normalement en février ) , et la rencontre prévue cette semaine avec le sénat coutumier pour la présentation du projet politique.  Les tribus de Canala ont ponctué cette cérémonie coutumière en entonnant un chant en hommage au 18 novembre 1984 , il était un peu plus  de  16h00.  Les mangues, les ananas et les pastèques ont fourni la dose de sucre nécessaire pour reprendre le chemin du retour

Mise en ligne le 15 janvier 2018


dimanche 14 janvier 2018

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2018 !!!


 ( CP : NP - au lever du jour) 

Naku Press remercie ceux qui ont pris l'habitude de parcourir ses publications durant l'année 2017.  En 2018 cela fera 8 ans que nous avons   choisi ,  avec nos  faibles moyens d'être aussi sur l'auto route de l'information. Avec l'évènement politique majeur de cette année : le référendum d'auto détermination , nous espérons tout simplement pouvoir trouver la simplicité , et la pertinence pour exprimer ce qui doit être l'essentiel pour permettre à l'opinion publique de saisir l'importance de l'engagement et de la responsabilité de chacun , par rapport à l'avenir de ce pays. L'information permet à chacun d'avoir une boussole pour traverser le temps.  Naku Press apportera sa contribution aux efforts qui seront déployés pour faire en sorte que  l'engagement d'aller voter au référendum relève  d'abord d'une logique d'adhésion. 
( cp -NP )

Bonne et heureuse année 2018 , et à très bientôt sur nos prochaines publications !!!

"Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ou droit à l'autodétermination, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d'un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère."

L'administration du Blog.



dimanche 10 décembre 2017

Le PEUPLE PALESTIEN DE NOUVEAU SOUS LES FEUX DE L ACTUALITE



Résultat de recherche d'images pour "drapeau palestinien"En écho de l'actualité du moment, Naku press vous propose à la lecture l'extrait d'un bulletin d'info de la l'Association Solidarité Palestinienne. Il y a parfois des combats pour la dignité humaine, qui ne comptent pas pour certains puissants de ce monde, qui ne pensent  d'abord qu'à leurs propres intérêts nationaux. L'Amérique , l'état qui se veut être le gendarme du monde, se donne le droit de proclamer  Jérusalem , la capitale d'Israel occultant la revendication palestinienne.  Bonne lecture ....


"Le président américain pourrait reconnaître la Ville sainte comme capitale d’Israël. Son but : mettre sur pied un nouvel environnement régional pour affronter l’Iran. À charge pour les Saoudiens de contraindre les Palestiniens à l’accepter.
En mai 2016, alors qu’il n’était encore que candidat à la présidence, Donald Trump annonçait lors de la conférence annuelle du Comité des affaires publiques américano-israéliennes (Aipac), organisation pro-israélienne, qu’en cas d’élection, il transférerait l’ambassade des États-Unis « dans la capitale éternelle du peuple juif, Jérusalem ». Ce qu’il pourrait faire maintenant. contrairement à ce qui est dit, cette décision en soi n’est pas nouvelle. En 1995, déjà, Bill Clinton avait signé une ordonnance déclarant : « Depuis 1950, Jérusalem est la capitale de l’État d’Israël. » Cette loi, pour être appliquée, nécessite le transfert de l’ambassade, qui se trouve, comme celles de pratiquement toutes les chancelleries du monde qui reconnaissent Israël, à Tel-Aviv. Tous les six mois, le président en place doit signer une clause dérogatoire. Depuis hier, Trump est censé signer ou transférer.

Le statut de la ville est l’un des plus contestés au monde

Cet acte, pour grave qu’il soit d’un point de vue symbolique, prend place en réalité dans une séquence géopolitique beaucoup plus large et ne touche pas seulement la symbolique de Jérusalem. Le statut de la ville est en effet l’un des plus contestés au monde. Israéliens et Palestiniens la désignent comme capitale (Israël occupant depuis 1967 et ayant annexé la partie orientale, l’Autorité palestinienne parlant plutôt de Jérusalem-Est). Elle est un lieu saint pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. Tout changement de statut aura des répercussions dramatiques pour la région. « Rien ne justifie cette décision (…). Cela ne servira pas la paix et la stabilité, au contraire cela nourrira le fanatisme et la violence », a mis en garde le chef de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit dont on se demande quel est le pouvoir.

Devant un sujet aussi sensible, même un Donald Trump comprend qu’il faut agir avec intelligence et finesse car il s’agit d’un des éléments du nouveau plan américain pour la résolution de ce qu’on appelle le « conflit israélo-palestinien ». Non pas pour le résoudre en soi, mais pour ouvrir la voie au but ultime des États-Unis, mais aussi d’Israël et de nombres pays arabes, Arabie saoudite en tête : affronter l’Iran. Dimanche, son gendre et conseiller pour le Proche-Orient, Jared Kushner, expliquait lors d’un forum à Washington : « De nombreux pays au Moyen-Orient veulent la même chose : le progrès économique, la paix pour leurs peuples. Ils regardent les menaces régionales et je pense qu’ils voient qu’Israël, leur ennemi traditionnel, est en fait devenu un allié naturel pour eux à cause de l’Iran, à cause de l’“État islamique” (Daech) en Irak et au Levant. Beaucoup de gens veulent maintenant faire la jonction entre ces deux paramètres. » Les grandes lignes de ce plan américain n’ont pas été dévoilées mais ont fuité, comme il se doit. Un État serait octroyé aux Palestiniens sur une partie de la Cisjordanie et sur Gaza mais sans continuité territoriale entre les deux entités, une aide de 10 milliards de dollars serait allouée pour l’établissement de cet État. Quant aux discussions sur le statut de Jérusalem et du droit au retour des réfugiés, elles seraient renvoyées aux calendes grecques. Aux Américains le soin de discuter avec les Israéliens. D’où l’idée de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et une déclaration – encore – de Kushner pour rassurer leur partenaire : il compare la poursuite de l’occupation des territoires palestiniens à « un problème immobilier » (Real Estate Issue).

De son côté, le tout-puissant prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane (MBS) – pour qui l’affrontement avec l’Iran prime sur le fait palestinien comme il l’a déjà laissé entendre –, a reçu le président palestinien, Mahmoud Abbas, pour lui présenter le plan de Trump. Le successeur d’Arafat aurait refusé. MBS aurait menacé Abbas de pressions pour le contraindre à démissionner et mettre un homme plus docile à sa place. Ce qui éclaire les manœuvres en cours depuis des mois, les pays du Golfe tentant d’imposer à la présidence de l’OLP comme de l’Autorité palestinienne, Mohammed Dahlan, proche des Émirats arabes unis, ancien homme fort du Fatah dans la bande de Gaza. Mahmoud Abbas a tenté, dimanche, de mobiliser la communauté internationale (qui n’a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël) pour peser sur la décision américaine. Sans grand effet pour l’heure"
Sources : Site Solidarité Palestinienne

Publication du 10/12/2017 .

lundi 13 novembre 2017

Au fil de l’eau, à un an du référendum d’auto détermination !!!


Kanaky cap 2018, titre La Voix de Kanaky ce bimensuel assuré par
une dynamique militante qui croit à la mobilisation populaire pour organiser l’adhésion de la population à ce projet d’indépendance porté par les nationalistes kanak !!! Mais le cap de 2018 c'est avant tout l’actualité des débats et réflexions politiques non seulement dans le pays mais aussi dans les couloirs de l’Elysée.

24 sept. 2014 les 30 ans du Flnks  ( cp : NP)
Oui le compte à rebours a commencé, dans un an Kanaky sera la « star » des caméras du monde, pour son premier rendez vous avec son histoire, du moins l’ouverture d’une nouvelle page. La page que certains veulent l’écrire sous l’angle d’une indépendance avec partenariat, d’autres se battent pour que tous les kanak au moins puissent aller voter pour participer au choix de l’avenir institutionnel du pays, alors que ceux qui continuent à croire qu’on ne peut rien sans la France, eux parlent de grande déclaration politique commune avec les indépendantistes, voire même d’un grand palabre à l’océanien.

A voir comment les positions sur le sujet s’expriment, on a l’impression qu’au delà de la reconnaissance du peuple colonisé et de son droit à l’auto détermination, il y a une peur de l’exclusion, ou encore de ranger une partie de la population qui aurait aussi contribué à la construction du pays, dans les archives de l’histoire.

Naku press salue  la persévérance du mouvement indépendantiste qui malgré les difficultés, les divisions, a su garder le même langage pour confirmer l’objectif final celui de l’accession du pays à sa pleine souveraineté. Quand une partie de la mouvance s’attarde sur la question des listes, d’autres organisent la communication sur le projet de société – la force et la teneur des propos des uns et des autres font croire à des divisions, alors que sur le fond, il y a une certaine complémentarité. Mais comme dans tout domaine, la politique a aussi ses propres aléas, et ses contraintes qui font que l’essentiel est souvent brouillé par les bruits de façade. Mais le peuple kanak a au moins compris une chose c’est que désormais, le débat sur l’indépendance du pays est maintenant sur la table, et est en train d’exiger de chacun de la clairvoyance, de la pertinence, de l’objectivité, du respect, un certain nombre de concept difficile à pratiquer ou aborder car c’est du hors politique politicienne. La forme ou le superficiel sont  trop limite pour l’heure, et d’ailleurs, on perçoit cela au travers des difficultés à conclure les  réflexions, ou encore de l’expression de certaines postures révélatrices des véritables ambitions de certains. Tant que l’on peut profiter tranquille sur les améliorations apportées par la lutte du peuple kanak pour son auto détermination, tout se passe bien, mais quant le temps nous invite au règlement de la contradiction principale, celle de la colonisation, certains se rendent bien compte qu’il faut aller au delà des belle phrases. Comme dirait un adage : « la vérité n’est pas ce qui est dit, mais ce qui est fait ».A quand la rencontre de ces deux boulevards qui ont construits plusieurs générations dans le pays, sans jamais se rencontrer ou seulement quand la violence a parlé un moment.  

Le compte à rebours pour les partis indépendantistes marque le retour vers le terrain pour les explications, et dire l’enjeu important de ce rendez vous historique. C’est un axe d’ailleurs repris dans la plupart des préoccupations exprimées dans les congrès qui se déroulés ce week end. En face, ce sont  d’autres moyens qui  seront utilisés pour battre aussi le fer, d’ailleurs les petits sondages d’opinion ont commencé : à l’exemple de l’hebdo Actu.nc qui va consacrer une page de chaque parution au témoignage d’une personnalité sur la consultation de 2018, et sa vision sur le futur pays. La guerre des consciences va se renforcer. Comme disait le président GOA de l’Union calédonienne, au sortir de sa réélection  à la direction du mouvement : «  les gens étaient venus poser des questions, ils s’interrogent à la veille  du référendum » . Des évènements  qui ont animé le pays, ces derniers temps interrogent aussi comme ces grandes manœuvres militaires dans le pays, mis sur le compte de l’anti terrorisme.  Oui c’est la question de la sécurité du pays, comme on peut croire aussi que c’est de l’intimidation ou plutôt des opérations de repérages, et oui  la technique moderne seule, ne fait pas tout.

L’Etat français a qui l’on a reproché à plusieurs reprises son laxisme dans la gestion du dossier calédonien, n’a pas fini d’envoyer des missions, prochainement ce sera celle menée par Manuel Vals. C’est une mission informative qui va passer plus de temps avec, aussi, la société civile, le milieu religieux disons la population calédonienne puisque c’est elle qui se prononcera en 2018. Le dossier calédonien, constitue aussi un enjeu de taille pour le nouveau gouvernement  Macron : réussite ou échec  le fil est tendu, mais l’Etat semble bien engagé à trouver un juste équilibre. Manuel Vals connaît assez bien le dossier, mais pour autant, il a mesuré ses mots dans l’émission  « Politique en direct » de ce dimanche 12 novembre sur NC 1ère. C’est lui même en tant que premier ministre sous le président Hollande qui était venu donner la méthodologie pour le travail des comités techniques qui se réunissaient sous la responsabilité du Haussariat, pour sonder les positions des groupes politiques sur la gestion des compétences régaliennes. Ecouter, pour ensuite en faire une synthèse et  tenter une discussion sur les points divergents. On y croit c’est en dialoguant que  l’on arrive à bouger les lignes , mais encore faut-il être capable  d’écouter l’autre , et faire preuve d’une  compréhension mutuelle , cela reste pour le moment , au niveau de la répétition du mot : il faut discuter , dialoguer.

( photo : Naku press)
C’était notre petite chronique, proposant une grille de lecture de l’actualité politique de ces derniers jours. Nous reviendrons dans une prochaine publication  sur les différents congrès de ce week end. Effectivement il y a des options qui se sont confirmées tel l’indépendance avec partenariat, du Palika, ainsi que  des propositions  pour sortir le gouvernement de la crise actuelle.

Publication du 13 novembre 2017





mardi 17 octobre 2017

DE LA SCIERIE BARBOU DANS LA REGION DE KOINDE A LA MINE DE PANGUNA A BOUGAINVILLE

Dans le cadre du festival Anuruu aboro , ce soir au Centre culturel il y a eu la projection de deux court métrage dont celui réalisé par Medhi Lalawi sur les évènements de Ouipoint -Koindé. Le court métrage a débuté par l'interview de Maitre Tehio en charge du dossier , et dès ces premiers propos , on a de suite compris que dans ce dossier ce sont les crevettes , les anguilles, contre les mobiles et les caterpillars.  Un problème de communication dira -t-il : l'Etat n'a pas pris le temps de comprendre les raisons du barrage hérigé par les gens de la tribu de Koindé , à savoir la pollution de la rivière avec des impacts sanitaires sur la vie des enfants et de la population d'une manière générale, avec la destruction d'un garde manger .  L'Etat a pris partie pour la sécurité du matériel de la scierie responsable de cette pollution, et envoyé sur place un convoi de mobile pour ouvrir l'accès à la scierie. Et c'est ainsi que le conflit a pris une certaine ampleur avec mort d'hommes du côté des forces de l'ordre. 
Ce court métrage ramène toute la réflexion sur la relation entre la vie d'une tribu intégrée dans le cycle de la nature, et la scierie qui ne voit que le bois à couper , avec sa valeur en argent , tout ce qui est sur le chemin n'existe pas. Sauf qu'il y a de la vie. Suite à cette intervention de force des mobiles, plusieurs kanaks des deux tribus  ont été emprisonnés. Nous étions dans les années 1982/1983. Les frais de justice pour la défense de ce dossier ont été pris en charge par des fonds provenant du réseau de solidarité internationale à la lutte du peuple kanak.

Quand la ressource naturelle finit par convoiter les gros de ce monde toujours à la recherche du profit , les populations locales avec leurs richesses, leurs civilisations , n'ont plus aucune valeur , et sont considérées comme des feuilles que l'on peut arracher facilement de la branche d'un arbre. C'est toute la réalité décrite par un court métrage de 52 minutes, portant sur le combat des populations de Bougainville contre une société minière australienne exploitant la plus grosse  mine de cuivre à ciel ouvert  sur leurs terres : la mine de Panguna. Des chiffres publiés en 2016 , cette mine contiendrait encore 19.3 Millions d'onces d'or et 5.3 millions de tonnes de cuivre. Outre ce combat économique pour une meilleure répartition des richesses provenant de ces ressources naturelles, la région autonome de Bougainville attend un référendum sur l'indépendance pour le 15 juin 2019.  Ce référendum découle de l'accord de paix de 2001 qui a mis fin au conflit armé sur ce territoire.

Naku press : publication du 17 octobre 2017