samedi 22 février 2020

A TOUS CEUX QUI ONT REPRIS LE CHEMIN DE L ECOLE   !!

Depuis la semaine dernière , les enfants du pays ont repris le chemin de l'école après deux mois de vacances. " UESI ", cette fameuse qui s'est baladée dans la région est venue quelque peu perturbée le train train normal des pré rentrées , mais rien de trop grave, le pays avait aussi besoin d'un peu de pluie.

Naku press dédie juste cette célèbre citation de Nelson MANDELA  à tout ce beau monde reparti pour une nouvelle année de découverte .

" L'EDUCATION EST L ARME LA PLUS PUISSANTE QU'ON PUISSE UTILISER POUR CHANGER LE MONDE "   ( Nelson MANDELA).


Naku press : publication du 22 février 2020


mardi 3 décembre 2019

LA TRANSITION ....... UN ECHO, un murmure , un son , une anecdote ... Il n'est jamais trop tard ....

Une petite introduction , pour reprendre le clavier .....

"Si nous voulons assurer la pérennité et l'épanouissement de l'espèce humaine sur la planète, nous sommes appelés à construire de nouveaux modèles de société qui placent l'être humain et la nature au coeur des priorités.  En tout premier lieu , cette société pérenne se doit de nourrir sainement sa population, de préserver et régénérer le milieu naturel et de recréer du lien entre les humains et la nature, avec le souci qu'impose à notre conscience, de la manière la plus rigoureuse, le sort des générations futures.  " - De Pierre RHABI




L'extrait d'une émission radio en date du 02/12/2019 ...................................

➤  QUELLE LECTURE DE L ACTU POUR LES MOIS A VENIR  EN KANAKY !!!!



Nous sommes  en début décembre, donc pratiquement à la fin de l’année 2019, et suffisamment de temps se sont écoulés pour nous donner la possibilité de  rappeler quelques faits marquants qui continuent et qui continueront  à faire la toile de fond des discours ambiants jusqu’au prochain référendum.  

Les dernières élections provinciales ont donné une autre configuration de la classe politique, à savoir pas de majorité absolue, comme pour donner sens  aux résultats du dernier référendum.

 Mais malgré cela, la surenchère médiatique aime bien faire mousser des mots pour dire  que les résultats du dernier référendum ont affiché une donnée figée dans le marbre, que désormais , les 57 , 43 , ne bougeront plus , que désormais l’option pour une Calédonie dans la France serait le choix définitif des calédoniens  , et qu’il est  déjà grand temps de discuter de la sortie de l’accord de Nouméa . 

D’autres arguments  accuseront même l’organisation des référendums comme étant des occasions données à  une radicalité dans le discours politique ambiant, avec bien évidemment le spectre du retour possible d’une situation tendue dans le pays.  Et quand on regarde l’origine de ces propos , il n’en reste pas moins que l’on retrouve les adeptes du statut quo  , à croire que certains d’entre eux se sont fait embarqués par les lumières économiques et juridiques de l’accord de Nouméa sans essayer un  moment donné de comprendre la logique des mots qui ont guidé la signature de  cet accord politique. 

Mais de nos temps, l’expert en politique c’est celui qui sait manipuler les mots, pour avoir l’opinion  publique. 

Alors que le discours qui a traversé plusieurs décennies pour parler d’un pays grandi et responsable, un pays  souverain  et oser avoir une place dans le concert des nations, ce discours lui va  continuer son bout de chemin. Le premier référendum lui aura prouvé qu’il ne s’est pas trompé, alors que certains mêmes hésitent encore sur la pertinence du dispositif arguant les insuffisances des indépendantistes dans les dernières négociations, s’agissant du dossier brûlant des  listes électorales.   Mais la politique calédonienne ne fait pas exception : il y a les extrêmes  , et les centristes, mais la complexité du dossier  fait que l’occasion est donnée à chacun d’y aller à la bonne formulation des phrases  ou encore de donner le mot qui ouvre une petite fenêtre sur ce qu’il faut entendre par exemple : par indépendance avec partenariat avec la France ou  encore la nation dans la grande nation,  d’ailleurs certains , pour qualifier cet exercice parleront  de la nécessité  d’éclairer le choix des calédoniens.

A moins d’un an  du prochain référendum : chacun des deux camps travaille déjà sur la préparation de la campagne avec sans oublier, les élections municipales en mars 2020. Un rendez vous électoral  pour solliciter  de nouveau l’opinion calédonienne, les indépendantistes eux parlent de tremplin en vue du prochain référendum. Ce sont des élections de proximité avec un autre corps électoral  avec la participation de ceux qui auront attesté de 6 mois de résidence dans la commune.  

Toutefois la mobilisation est plus que nécessaire, simplement parce que la commune  constitue en soi,  le premier pallier de l’organisation institutionnelle et politique de notre pays.  Ce sont les communes qui  par la gestion du quotidien de la population, vont permettre  d’apprécier l’efficacité des politiques publiques décidées par les plus hautes instances du pays. Aucun discours sur l’avenir institutionnel du pays ne parlent de supprimer les communes. 

Un petit mot sur l’actualité économique que nous aborderons ici sous l’angle d’un concept qui traverse les grandes préoccupations du  moment : la productivité   : produire plus avec peu de moyens  ou encore dit autrement comment optimiser les moyens existants pour plus de productivité.  Derrière ce mot on comprend plus de gens formés, plus d’outillage moderne, l’utilisation du numérique etc…on expérimente déjà des méthodes de management relevant des dernières trouvailles mixant le développement personnel, la compétence et la volonté .  Productivité en effet sonne plutôt entreprise privée, alors que l’actualité budgétaire de la Nouvelle Calédonie interpelle sur des choix budgétaires,  avec la  grande préoccupation de la maitrise de la dépense publique.

Il y a quelques années de cela, un des directeurs de l’IEOM prédisait la situation dans laquelle la Calédonie se trouve actuellement avec des finances publiques de plus en plus insuffisantes pour répondre aux besoins des secteurs clés telle la protection sociale.  C’est la politique du colmatage qui répond actuellement aux urgences.  A l’exemple de ces quelques milliards qui ont pu être affectés au financement de la CAFAT. 
Le modèle de société est à revoir, diront certains, mais qui osera prendre les réformes nécessaires à cela. Pour le moment ce ne sont que des propos,  vu l’approche des élections,  tout le monde va essayer d’éviter les mesures impopulaires.  Plusieurs analyses  proposent des pistes, car telle situation n’est pas exceptionnelle à la Calédonie, mais c’est la volonté politique qui doit engager les choses.

D’ailleurs lors des dernières élections provinciales nous avons entendu les petites listes proposer des perspectives pour une véritable politique économique du pays, tout ceci pour dire que les solutions sont identifiées. 

Les interpellations techniques entendues dans les débats budgétaires, relèvent comme  un  manque de cadrage, et c’est aussi  toute la problématique d’un pays qui a toujours eu l’habitude de bénéficier des transferts publics de l’Etat.  150 Milliards  qui comptent pour à peu près 15% du PIB calédonien et représentent au moins 25% des recettes calédoniennes.  En effet la question c’est bien comment augmenter les recettes pour pouvoir financer les dépenses.. Et pour sortir de la théorie, quels sont les chantiers possibles ???

Outre les colmatages opérés ces derniers jours pour répondre aux urgences, et les mesures de relance économiques qui feront l’objet d’une loi prochainement dont la planification fiscale    -   le changement de modèle économique pourrait être une solution  pour éviter de laisser toute la primeur du débat,  à la technocratie financière.

En France pour citer ce pays puisque c’est encore la référence : cette question de la maitrise des dépenses publiques,  est étudiée sous l’angle de l’évaluation  de la performance de la dépense publique.  La Calédonie aurait beaucoup à apprendre des systèmes d’évaluation des politiques publiques afin de gérer au mieux ses finances.
 Mais nous terminerons cette rubrique économique par des  extraits des propos de Manuel Triard : je cite : La maitrise des dépenses publiques ne constitue pas une fin en soi, il appartient aux citoyens et  à leur représentants de déterminer le niveau d’intervention publique qui peut être différent d’un pays à un autre…. Et plus loin il dira ceci   , je cite : les choix de société sont encore présents, démontrant que le droit public financier n’est pas seulement une matière technique : il est au cœur des choix démocratiques et du droit public"

"Pas à pas , le pays chemine vers des nouveaux rendez vous électoraux, et  pour beaucoup , on a déjà les yeux rivés sur le prochain référendum d'autodétermination ... Ce sera le 6 septembre 2020 "   Soyons au rendez vous !!! Le 31 décembre 2019 , date limite pour aller s'inscrire sur la liste générale , cela se passe  à la mairie .

Publication : Naku press 031219  (23.32)    ⏩





dimanche 21 avril 2019

UNE LISTE UNITAIRE DES INDEPENDANTISTES DANS LE SUD !!!!



Le mouvement indépendantiste kanak , présentera une seule liste unitaire dans la province Sud du pays , où se trouve la capitale : Nouméa . Une liste tirée par les deux chefs de groupe actuels des indépendantistes au congrès du Pays . 

A  3 semaines des élections provinciales du 12 mai 2019 , et enfin les indépendantistes du FLNKS avec juste une ouverture à la DUS  (Dynamik unitaire Sud) comme autre composante de la mouvance nationaliste,  ont annoncé la confirmation d’une seule liste unitaire dans le Sud comme décidé précédemment dans les réunions plénières du Front .

Il y aurait beaucoup  à dire en regardant la composition finale de la liste, mais on retiendra que les deux plus grands partis indépendantistes sont bien présents . Une réalité qui peut être discutée du fait que les résultats du référendum du 04 novembre semble confirmer l’ouverture de la voie vers la pleine souveraineté , et qu’il est temps de penser pays , dans toutes ses dimensions . Mais les réflexions ont finalement donné la primeur aux logiques d’appareil , une posture qui pourrait trouver son explication dans le fait qu’il s’agit là des élections de gestion , et pour cela  la logique partisane doit être légitimée pour consolider les orientations portées par le mouvement indépendantiste dans la gestion des institutions du pays.  Lors de la présentation de la liste à la presse ce vendredi 19 avril à Bourail, les têtes de liste ont surtout insisté sur la présence de la jeunesse montante dans la liste ,justifiant par là même  un tuilage inter générationnel. Une moyenne d’âge de 47 ans , ou encore 3 décennies entre les 60 et plus et les moins de 40 ans , ce sont les arguments pour célébrer la composition de la liste , du moins en attendant la présentation du programme , qui devrait se faire dans le courant de la semaine.

La présence de petites listes , océaniennes ou encore celle du MNIS portée par une jeunesse kanake taxée d’ailleurs d’opportunistes par certains ténors du Front,  témoignent malgré tout  d’un début de débat sur la manière de poser la problématique de l’indépendance. Outre les questions sociales , qui constituent le marché classique de tous les partis  en course , ces petites listes font le focus sur certains détails qui finalement viennent interroger les grands courants , sur la prise en charge de certains fondamentaux.

Mais quoiqu’on dise, les indépendantistes ont réussi à faire une liste unitaire dans le Sud, et c’est une réalité que le monde politique local , notamment les forces de droite devront désormais prendre en considération.  Au Nord et aux Iles les indépendantistes ont considéré que ce sont des territoires acquis à la cause, et donc ils peuvent se permettre de jouer la  démocratie, et aller sur plusieurs listes. Malgré les efforts , la droite n’a pas réussi l’unité ni dans le nord , ni dans les Iles ….

Attendons le 12 mai , pour vérifier si les résultats du 4 novembre , du moins la tendance , se confirme ou pas , ce malgré le fait qu’il s’agit là d’un autre corps électoral. Les indépendantistes ont parlé de tremplin pour le référendum de 2020 et c’est tout l’espoir que chacun met sur la liste unitaire FLNKS SUD, car l’indépendance se gagne dans le sud  ( c'était le titre de la Une du journal  "Le KANAK" , il y a de cela plus de 10 ans ). Des vérités qui traversent le temps.


ENRACINONS NOTRE SOUVERAINETE , CHANGEONS LE PAYS !!!!
Votez la liste unitaire : FLNKS SUD !!!!

mardi 19 mars 2019

LA DIGNITE D UN PEUPLE NE S ACHETE PAS !!!

 Naku press , vous propose ici quelques rappels sur les fondamentaux , pour éviter de tomber dans le piège des vieilles idées recyclées !!! A l'aube de l'indépendance , confirmons nos pas vers la pleine souveraineté de Kanaky ....


Quand un pays aspire à sa pleine souveraineté , tous ses potentiels sont invités à la table de discussion. Kanaky est en plein dans cette dynamique : de la citoyenneté pour intégrer la diversité culturelle, l’identité kanak pour rappeler qu’ici il y a un peuple colonisé, de la démocratie pour relativiser l’impact des « blocs » d’opinion, et enfin la convergence des courants d’idées.

L’étape du référendum du 4 novembre a affirmé une chose : la voix d’un peuple colonisé ou encore de ceux qui aspirent au changement , ne peut pas s’éteindre à coup de réformettes , car en effet les limites d’un système qui ne vit que pour des intérêts d’un petit groupe d’individus finissent toujours par afficher au grand jour.  Si les voix des plus démunis ou de ceux qui manquent simplement de reconnaissance sont ignorés , le pouvoir en place ne fera qu’organiser sa propre défaite. 

Comme il est aussi de tendance d’user des subtilités juridiques et réglementaires pour
 maintenir , et entretenir des inégalités sociales, parfois dans l’unique but d’alimenter le contenu des prochains programmes électoraux. C’est « le marché social » de la politique  En effet  si tout allait bien dans le pays ,  quelles contradictions va-t-on pouvoir exploiter pour remplir les professions de foi.  Par les temps qui courent, avec un esprit critique ravivé en permanence  par l’usage  des moyens modernes de la communication ; les vieux refrains semblent avoir de la peine à prendre.  Les billets de banque ou les sacs de riz ont servi une époque, mais très vite les populations ont compris que c’est de l’éphémère . On va dire que c’est la géographie intellectuelle de ceux qui font des réalités quotidiennes ( pour ne pas dire de l’alimentaire),  la consistance de leur discours. 

Or ce pays s’est inscrit dans un processus, qui aspire à des engagements de plus long terme. Et pour preuve les 43.3 % du « Oui » au dernier référendum , qui ont surpris beaucoup de monde , car au-delà du quotidien il y a l’avenir. Et l’avenir ; pour un peuple qui continue à se battre contre un système qui ne reconnaît pas ses référentiels ou qui subtilement va faire de la poudre aux yeux ;  c’est une opportunité , un espoir qui va  donner l’occasion à chacun de  se réaliser  librement chez lui.

C’est enfoncer des portes ouvertes que de rappeler tout cela , mais dans le « brouhaha » de la politique spectacle très prisé dans ce pays, il  est parfois utile de le faire , car comme partout dans le monde, les discoureurs trouvent plaisir à remplir la place publique avec le « bla  bla bla « ou encore « du plat réchauffé » . Mais la force d’un peuple qui se bat pour la vie, dépasse l’expression des appétits de certains. 

La période électorale qui s’ouvre , va faire le lit des belles méthodes , des belles phrases pour proposer un nouveau modèle économique  et social, basé sur de nouvelles approches des besoins les plus essentiels de la vie . Mais pour avoir eu la  chance de décider de l’avenir de son pays , c’est chose rare qu’un peuple revienne sur sa décision.

Aux craintes de certains, et aux certitudes d’autres , le peuple répondra par la spontanéité de sa conviction qui est tout simplement celle d’un individu :  celui de vivre libre et d’être maître de ses décisions. Oui la dignité d’un peuple ne s’achète pas !!!.

Faisons du référendum 2020 l’étape finale vers Kanaky , pour cela allons tous voter aux prochaines provinciales pour les listes indépendantistes !!!!

vendredi 11 janvier 2019

12 janvier 1985 a 12 janvier 2019 ; 39 ans déjà !!!

Eloi Machoro et Pierre Declerq deux anciens secrétaires
généraux de l'Union Calédonienne . Deux combattants
assassinés sur le chemin de la lutte …. ( cp- divers)
HOMMAGE A CEUX QUI ONT OSÉ  UN MOMENT DONNE ….. POUR QUE NOUS SOYONS AUJOURD'HUI  AUX PORTES DE L'INDÉPENDANCE  !!!

Les militants nationalistes kanak qui débarqueront sur le titre de cet article sauront de quelle référence Naku press fait allusion ce samedi 12 janvier 2019. Oui il y a 39 ans de cela , on ne cessera jamais de le rappeler , deux militants indépendantistes kanaks sont tombés sous les balles du GIGN dans la région de Dogny , non loin de la commune de Lafoa.  C'est la suite de la position radicale du boycott des  élections en novembre 1984 prônées par les indépendantistes, et toujours pour des raisons de corps électoral et de ces statuts réformistes que le gouvernement français de l'époque proposait aux indépendantistes pour répondre à leurs revendications. Cela suffit , d'ailleurs après l'assassinat de ces deux militants nationalistes kanak : Eloi Machoro , et Marcel Nonaro , Edgar Pisani  alors haut commissaire de l'époque avait tout de suite envisagé la solution de l'Indépendance Association. Chose rejetée en masse par la droite locale, des manifestations ont d'ailleurs eu lieu dans les rues de Nouméa pour dire 
non à cette proposition.  Comme par hasard, cette notion d'indépendance association revient au goût du jour, et toujours la même réaction en face … OUPS  à se demander mais où sont passées la trentenaire d'années qui nous séparent maintenant de ces évènements ????

PARFOIS LES OUTILS DE LA DEMOCRATIE ONT DES LIMITES  !!!

La leçon à retenir de ces évènements , est  celle de se dire que ce fut le début de la radicalisation des positions du mouvement kanak . Et pour poursuivre l' analyse développée dans l'une de nos dernières publications; si radicalisation il y a eu , c'est que quelque part il y a eu incompréhension. 1984 c'est tout juste un an après Nainville Les Roches où les Kanaks ont fait le pas vers les victimes de l'histoire, pas non considéré par la droite locale.  Il fallait aller jusqu'à fracasser une urne pour que les choses puissent s'enclencher d'une manière plus franche dans le positionnement de la France ici  et d'autre part que ceux qui n'ont pas signé Nainville Les Roches comprennent aussi que le Peuple kanak existe "réellement " et que nous ne sommes pas des choses ou des éléments de la nature.  Les accords, qui ont suivi cette période très mouvementée de l'histoire de la lutte politique du peuple kanak, vont marquer un tournant dans la vie institutionnelle du pays,  avec le partage du pouvoir politique ( création des régions - Nord , Sud , Iles) et l'accès des Kanaks au secteur  clé de l'économie calédonienne  tel la mine  avec l'acquisition de la SMSP . 

LE CORPS ELECTORAL : UNE SORTE DE CARTOGRAPHIE QUI PRÉDISPOSE LA "COULEUR" DU FUTUR POUVOIR 

Manifestation dans les rues de Nouméa - pour les listes
 électorales avec le drapeau kanak  !!! ( CP -divers)
Le corps électoral reste toujours ce point conflictuel qui traverse l'évolution des discussions sur l'avenir institutionnel du pays, et c'est normal , au vu de tout ce que la France a pu décider pour asseoir non seulement la colonie avec tout ce qu'elle peut avoir comme intérêts économiques et militaires, mais aussi en sourdine , une volonté claire et nette de rendre le peuple kanak minoritaire dans son pays ( lettre de Messmer) .  Mais Kanaky ne fait pas tâche , car dans tous les pays du monde , le "qui décide" a toujours posé problème , les corps électoraux retenu pour décider  de l'avenir d'un pays pré définissent en quelque sorte,  à qui doit on donner l'accès possible au pouvoir  ? Qu'il s'agisse d'une personne ou d'une orientation idéologique , c'est ainsi que  les discussions ou les problématiques du "corps électoral concerné ",  sont bien d'actualités. 

Nous terminerons ce petit texte que nous dédions à ces deux camarades tombés sur le chemin de la lutte il y a 39 ans de cela , en rappelant que nous sommes encore en chemin vers l'objectif final .Nous venons de passer une étape importante car nous avons pu affirmer non seulement dans le pays ,mais aussi aux yeux du monde que nous restons dans la droite ligne de ce qui a été engagé depuis , l'option d'indépendance n'est plus un rêve mais incontournable dans les discussions avec l'Etat Français. !!! 

Publication du 12 janvier 2019

jeudi 10 janvier 2019

DES PROPOS QUI FACHENT !!!! LA MINISTRE DES OUTRE MERS A FAIT UN LOUPE UN PEU TROP PRO INDEPENDANTISTE !!


La dernière en date  la ministre des outres mers lors d’un ITV a prononcé le mot : « la calédonie associée à la France «  .qui va là , les gardiens du temple français ont levé les boucliers comme pour se protéger contre cette agression ou on va plutôt dire que les réactions ne se sont pas fait attendre , attention on veille aux grains !!!!
( congres de la NC : l'endroit des discussions politiques
pour retrouver le dialogue !!!! -Cp/NP)
On va dire que cela devient un peu monnaie courante de faire rectifier les discours quand il y a un mot qui fâche, cela prouve que les mots ont tout leur sens, surtout qu’après un résultat inattendu au référendum, l’Etat français n’a pas intérêt à s’hasarder dans une terminologie jugée trop partisane.  Dure, dure la tâche de trouver les mots pour faire évoluer le débat.  Dans toute situation il y a la carte des mots, et celle du bulletin de vote, l’expression du peuple. Dans le cas présent, c’est vrai que la carte du vote a donné un résultat où à la limite il n’y a pas eu de gagnant d’autant plus que les 57% en deça des prévisions, n’ont pas fait allégresse dans le camp loyaliste.. Eux mêmes déclarent, qu’il ne faut pas voler leur victoire du 4 novembre ,  mais autant  le soir même des résultats, c’était plutôt des profils bas que l’on a vu dans les médias. Bref   c’était l’étape du 4 Novembre.

L’ACTUALITÉ DU DISCOURS AU LENDEMAIN DU REFERENDUM ET AUX PREMIERES LUEURS  DE L’ANNÉE 2019

Dans les colonnes des médias écrits de ce premier mois de l’année, on se dépêche de savoir ce qu’attendent les politiques de  l’année 2019   Et voici les mots clés que l’on peut relever : dans le camp loyaliste : paix, confiance, valeurs, réinventer la sortie de l’accord de Nouméa, et dans le camp indépendantiste : gagner les provinciales de 2019  , poursuivre le travail de réforme. Les tons sont donnés,  mais dommage que l’on perçoit toujours ce sentiment de faire du surplace, ou alors d’une marche à 5km  heure , du côté de ceux qui partagent l’idée de revoir le modèle de société mais tout en gardant le lien avec la France.  160 années de vie commune c’est beaucoup on peut comprendre peut être une part de nostalgie, on va parler de nostalgie car d’un point de vue fondamental  l’approbation de l’accord de Nouméa, c’est approuver le processus d’émancipation qui est actuellement en cours.

( place du mwaka ….. CP/NP)

LE FIL DE LA REFLEXION DE FOND SUR LE CHEMINEMENT DE LA NOUVELLE CALÉDONIE

cp /divers 
Un peu dure de trouver un terrain de dialogue quand on voit une telle divergence dans la compréhension d’une feuille de route approuvée par tous. Mais en politique chacun doit trouver les termes ou les arguments pour continuer à exister. Du problème de la colonisation qui a été la contradiction principale portée par les indépendantistes kanak depuis des lustres dans le pays, l’évolution de la réflexion avec  la droite locale  (par principe relais de l’Etat français) et le gouvernement français a suscité une nouvelle  approche de la problématique, c’est ce qui a permis la signature d’abord de l’accord de Nainville les Roches. Une partie des participants au débat n’a pas signé cet accord. On peut dire que ce premier pas  du fameux « faire chemin ensemble »,  n’a pas été compris. Le débat continue et on arrive aux évènements qui ont fait la période des évènements , jusqu’à la signature de l’accord de Matignon, cet accord qui peut être interprété comme une suite de la démarche que les indépendantistes ont engagée à Nainville les Roches.  L’accord de Matignon a permis un premier partage des leviers de commande des affaires du pays, (sur le plan politique et sur le plan économique). . C’était donc une expérimentation de l’équilibre nécessaire pour enrayer les  déséquilibres d’un système colonial.  Après cette première étape, l’expérience a démontré que l’on pouvait aller plus loin dans la gestion du pays, pour être une entité à part , libre de ses actes. C’est donc la négociation de  l’accord de Nouméa .  Ce nouveau cadre a obligé l’Etat à reconnaître les erreurs du passé, et de projeter l’avenir de la  Nouvelle Calédonie dans un processus d’émancipation,  qui se traduira par des transferts progressifs des compétences, ou encore un retour de souveraineté  à la Nouvelle Calédonie. De tout cet élan qui a demandé à chacun des acteurs de la politique de se transcender pour toujours tenir compte de l’autre,  c’était la coopération qui devait  scléroser les bases de la nouvelle nation  bâtie avec tout le monde.  Mais le cours normal du traitement de la problématique coloniale a été simplement dépassé par une démarche politique politicienne trop exigente et surtout trop présente , de la part de ceux qui ont toujours évolué  dans le « mouv » tout en regardant la boussole de leurs petits privilèges  Et c’est cette fâcheuse approche de  la sphère publique qui retarde un processus  scientifique, et éthique pour instaurer définitivement une société équitable où tout le monde pourrait vivre en harmonie avec son environnement et être même acteur du développement du pays .

D’UNE PETITE CONCLUSION

( place du Mwaka - la place de la parole - 2010 ( cp -NP)
D’une prise de conscience collective d’une situation inégalitaire et injuste, est née l’expérience de gestion institutionnelle partagée du pays, avec un temps d’apprentissage  et la dernière étape celle de la confirmation d’une coopération pour l’émergence d’une nouvelle nation : le débat s’est quelque peu brouillée car comme dirait un haut fonctionnaire : d e la Nouvelle Calédonie à Kanaky  au cœur d’une décolonisation inachevée ».  Beaucoup ont surfé sur les avantages de ce partenariat dans la gestion du pouvoir, mais n’ont pas intégré le véritable sens de la démarche de fond. Car une situation telle celle de la Nouvelle Calédonie demande à chaque instant une hauteur de vue pour ne pas laisser les contradictions du quotidien prendre le dessus. Car nous sommes bien  engagé dans une étape de transition.

Publication du 10 janvier 2019












samedi 5 janvier 2019

2019 UNE ETAPE DE PLUS DANS NOTRE MARCHE VERS LA PLEINE SOUVERAINETE DE KANAKY !!! BONNE ANNEE A TOUS !!!


cp/NP

2010 à 2018 voilà 8 ans que Naku press essaie tant que mal d’être présent sur la toile. 8 ans d’accompagnement d’un discours qui vient de loin, de nos anciens, un discours qui a connu des périodes noires, d’incompréhension , mais 8 ans après , une lueur d’espoir pour dire que tout est possible !!!  L’indépendance  n’est plus un rêve  mais une possibilité !!!
Naku press dédie ce message de bonne année d’abord à ce drapeau « rouge vert jaune » comme disent certains pour faire court. Ce drapeau qui a connu ses premiers moments dans la poussière des barrages routiers, ou encore des fumées de bombes lacrymogènes . Il a réussi à être hissé aux côtés de celui des trois couleurs « de liberté, égalité et fraternité ». Il est désormais hissé sur les mâts officiels des bâtiments publics du pays. Comme dans toute chose il y  a bien sûr encore des récalcitrants , ceux qui n’ont pas encore pris le pas réel du dialogue ne serait ce qu’au niveau des symboles . Bref !! Il y a un adage qui dit ceci : « il faut de tout pour faire un monde ».

Derrière ce « rouge bleu  vert jaune » il y a bien évidemment tout un peuple , que Naku press salue pour sa sincérité ,  sa  détermination , son respect pour cette parole qui vient de loin.

Saluons cette nouvelle année avec un grand espoir que l’élan qui a fait l’évènement du 4 novembre 2018 puisse lever le "V" de la victoire  pour la pleine souveraineté de Kanaky en 2020. Cette date du 4 novembre 2018 restera sur tous nos agendas personnels , un jour où notre peuple pour la première fois est allé mettre le bulletin de vote dans l’urne pour mettre fin à plus de 160 ans de domination coloniale . A ceux qui ont pensé qu’il s’agissait d’un rendez vous raté d’avance , peut être mais le peuple s’est exprimé , il a dit son mot,  c’est désormais une réalité qui s’impose à tous . Le train est en marche pour 2020, sachant le prendre au bon moment pour arriver fort et uni en 2020.  C’est l’espoir de notre jeunesse mais aussi d’un engagement qui a porté  plusieurs générations. Nous ne fermerons pas ce paragraphe sans une pensée à ceux qui ont mis le bulletin pour la souveraineté de Kanaky le 4 novembre dernier !! Au delà de la dignité d'un peuple colonisé c'est simplement aussi la volonté de surfer sur la vague d'un espoir de changement !!!
CP/NP


Naku press continuera à accompagner le discours pour instaurer l’émergence de la nouvelle nation tout en préparant le prochain rendez vous celui du référendum de 2020. La compréhension mutuelle, la collaboration, la complémentarité, la sincérité , la pertinence ,la
clairvoyance , c’est l’ensemble des concepts que Naku press continuera à véhiculer dans ses publications pour porter une idée , celle de la pleine souveraineté de Kanaky !!!!

Naku press vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2019, un grand merci à ceux qui ont pris l’habitude de venir de temps en temps parcourir nos publications.

Publication du 5 janvier 2019