dimanche 21 avril 2019

UNE LISTE UNITAIRE DES INDEPENDANTISTES DANS LE SUD !!!!



Le mouvement indépendantiste kanak , présentera une seule liste unitaire dans la province Sud du pays , où se trouve la capitale : Nouméa . Une liste tirée par les deux chefs de groupe actuels des indépendantistes au congrès du Pays . 

A  3 semaines des élections provinciales du 12 mai 2019 , et enfin les indépendantistes du FLNKS avec juste une ouverture à la DUS  (Dynamik unitaire Sud) comme autre composante de la mouvance nationaliste,  ont annoncé la confirmation d’une seule liste unitaire dans le Sud comme décidé précédemment dans les réunions plénières du Front .

Il y aurait beaucoup  à dire en regardant la composition finale de la liste, mais on retiendra que les deux plus grands partis indépendantistes sont bien présents . Une réalité qui peut être discutée du fait que les résultats du référendum du 04 novembre semble confirmer l’ouverture de la voie vers la pleine souveraineté , et qu’il est temps de penser pays , dans toutes ses dimensions . Mais les réflexions ont finalement donné la primeur aux logiques d’appareil , une posture qui pourrait trouver son explication dans le fait qu’il s’agit là des élections de gestion , et pour cela  la logique partisane doit être légitimée pour consolider les orientations portées par le mouvement indépendantiste dans la gestion des institutions du pays.  Lors de la présentation de la liste à la presse ce vendredi 19 avril à Bourail, les têtes de liste ont surtout insisté sur la présence de la jeunesse montante dans la liste ,justifiant par là même  un tuilage inter générationnel. Une moyenne d’âge de 47 ans , ou encore 3 décennies entre les 60 et plus et les moins de 40 ans , ce sont les arguments pour célébrer la composition de la liste , du moins en attendant la présentation du programme , qui devrait se faire dans le courant de la semaine.

La présence de petites listes , océaniennes ou encore celle du MNIS portée par une jeunesse kanake taxée d’ailleurs d’opportunistes par certains ténors du Front,  témoignent malgré tout  d’un début de débat sur la manière de poser la problématique de l’indépendance. Outre les questions sociales , qui constituent le marché classique de tous les partis  en course , ces petites listes font le focus sur certains détails qui finalement viennent interroger les grands courants , sur la prise en charge de certains fondamentaux.

Mais quoiqu’on dise, les indépendantistes ont réussi à faire une liste unitaire dans le Sud, et c’est une réalité que le monde politique local , notamment les forces de droite devront désormais prendre en considération.  Au Nord et aux Iles les indépendantistes ont considéré que ce sont des territoires acquis à la cause, et donc ils peuvent se permettre de jouer la  démocratie, et aller sur plusieurs listes. Malgré les efforts , la droite n’a pas réussi l’unité ni dans le nord , ni dans les Iles ….

Attendons le 12 mai , pour vérifier si les résultats du 4 novembre , du moins la tendance , se confirme ou pas , ce malgré le fait qu’il s’agit là d’un autre corps électoral. Les indépendantistes ont parlé de tremplin pour le référendum de 2020 et c’est tout l’espoir que chacun met sur la liste unitaire FLNKS SUD, car l’indépendance se gagne dans le sud  ( c'était le titre de la Une du journal  "Le KANAK" , il y a de cela plus de 10 ans ). Des vérités qui traversent le temps.


ENRACINONS NOTRE SOUVERAINETE , CHANGEONS LE PAYS !!!!
Votez la liste unitaire : FLNKS SUD !!!!

mardi 19 mars 2019

LA DIGNITE D UN PEUPLE NE S ACHETE PAS !!!

 Naku press , vous propose ici quelques rappels sur les fondamentaux , pour éviter de tomber dans le piège des vieilles idées recyclées !!! A l'aube de l'indépendance , confirmons nos pas vers la pleine souveraineté de Kanaky ....


Quand un pays aspire à sa pleine souveraineté , tous ses potentiels sont invités à la table de discussion. Kanaky est en plein dans cette dynamique : de la citoyenneté pour intégrer la diversité culturelle, l’identité kanak pour rappeler qu’ici il y a un peuple colonisé, de la démocratie pour relativiser l’impact des « blocs » d’opinion, et enfin la convergence des courants d’idées.

L’étape du référendum du 4 novembre a affirmé une chose : la voix d’un peuple colonisé ou encore de ceux qui aspirent au changement , ne peut pas s’éteindre à coup de réformettes , car en effet les limites d’un système qui ne vit que pour des intérêts d’un petit groupe d’individus finissent toujours par afficher au grand jour.  Si les voix des plus démunis ou de ceux qui manquent simplement de reconnaissance sont ignorés , le pouvoir en place ne fera qu’organiser sa propre défaite. 

Comme il est aussi de tendance d’user des subtilités juridiques et réglementaires pour
 maintenir , et entretenir des inégalités sociales, parfois dans l’unique but d’alimenter le contenu des prochains programmes électoraux. C’est « le marché social » de la politique  En effet  si tout allait bien dans le pays ,  quelles contradictions va-t-on pouvoir exploiter pour remplir les professions de foi.  Par les temps qui courent, avec un esprit critique ravivé en permanence  par l’usage  des moyens modernes de la communication ; les vieux refrains semblent avoir de la peine à prendre.  Les billets de banque ou les sacs de riz ont servi une époque, mais très vite les populations ont compris que c’est de l’éphémère . On va dire que c’est la géographie intellectuelle de ceux qui font des réalités quotidiennes ( pour ne pas dire de l’alimentaire),  la consistance de leur discours. 

Or ce pays s’est inscrit dans un processus, qui aspire à des engagements de plus long terme. Et pour preuve les 43.3 % du « Oui » au dernier référendum , qui ont surpris beaucoup de monde , car au-delà du quotidien il y a l’avenir. Et l’avenir ; pour un peuple qui continue à se battre contre un système qui ne reconnaît pas ses référentiels ou qui subtilement va faire de la poudre aux yeux ;  c’est une opportunité , un espoir qui va  donner l’occasion à chacun de  se réaliser  librement chez lui.

C’est enfoncer des portes ouvertes que de rappeler tout cela , mais dans le « brouhaha » de la politique spectacle très prisé dans ce pays, il  est parfois utile de le faire , car comme partout dans le monde, les discoureurs trouvent plaisir à remplir la place publique avec le « bla  bla bla « ou encore « du plat réchauffé » . Mais la force d’un peuple qui se bat pour la vie, dépasse l’expression des appétits de certains. 

La période électorale qui s’ouvre , va faire le lit des belles méthodes , des belles phrases pour proposer un nouveau modèle économique  et social, basé sur de nouvelles approches des besoins les plus essentiels de la vie . Mais pour avoir eu la  chance de décider de l’avenir de son pays , c’est chose rare qu’un peuple revienne sur sa décision.

Aux craintes de certains, et aux certitudes d’autres , le peuple répondra par la spontanéité de sa conviction qui est tout simplement celle d’un individu :  celui de vivre libre et d’être maître de ses décisions. Oui la dignité d’un peuple ne s’achète pas !!!.

Faisons du référendum 2020 l’étape finale vers Kanaky , pour cela allons tous voter aux prochaines provinciales pour les listes indépendantistes !!!!

vendredi 11 janvier 2019

12 janvier 1985 a 12 janvier 2019 ; 39 ans déjà !!!

Eloi Machoro et Pierre Declerq deux anciens secrétaires
généraux de l'Union Calédonienne . Deux combattants
assassinés sur le chemin de la lutte …. ( cp- divers)
HOMMAGE A CEUX QUI ONT OSÉ  UN MOMENT DONNE ….. POUR QUE NOUS SOYONS AUJOURD'HUI  AUX PORTES DE L'INDÉPENDANCE  !!!

Les militants nationalistes kanak qui débarqueront sur le titre de cet article sauront de quelle référence Naku press fait allusion ce samedi 12 janvier 2019. Oui il y a 39 ans de cela , on ne cessera jamais de le rappeler , deux militants indépendantistes kanaks sont tombés sous les balles du GIGN dans la région de Dogny , non loin de la commune de Lafoa.  C'est la suite de la position radicale du boycott des  élections en novembre 1984 prônées par les indépendantistes, et toujours pour des raisons de corps électoral et de ces statuts réformistes que le gouvernement français de l'époque proposait aux indépendantistes pour répondre à leurs revendications. Cela suffit , d'ailleurs après l'assassinat de ces deux militants nationalistes kanak : Eloi Machoro , et Marcel Nonaro , Edgar Pisani  alors haut commissaire de l'époque avait tout de suite envisagé la solution de l'Indépendance Association. Chose rejetée en masse par la droite locale, des manifestations ont d'ailleurs eu lieu dans les rues de Nouméa pour dire 
non à cette proposition.  Comme par hasard, cette notion d'indépendance association revient au goût du jour, et toujours la même réaction en face … OUPS  à se demander mais où sont passées la trentenaire d'années qui nous séparent maintenant de ces évènements ????

PARFOIS LES OUTILS DE LA DEMOCRATIE ONT DES LIMITES  !!!

La leçon à retenir de ces évènements , est  celle de se dire que ce fut le début de la radicalisation des positions du mouvement kanak . Et pour poursuivre l' analyse développée dans l'une de nos dernières publications; si radicalisation il y a eu , c'est que quelque part il y a eu incompréhension. 1984 c'est tout juste un an après Nainville Les Roches où les Kanaks ont fait le pas vers les victimes de l'histoire, pas non considéré par la droite locale.  Il fallait aller jusqu'à fracasser une urne pour que les choses puissent s'enclencher d'une manière plus franche dans le positionnement de la France ici  et d'autre part que ceux qui n'ont pas signé Nainville Les Roches comprennent aussi que le Peuple kanak existe "réellement " et que nous ne sommes pas des choses ou des éléments de la nature.  Les accords, qui ont suivi cette période très mouvementée de l'histoire de la lutte politique du peuple kanak, vont marquer un tournant dans la vie institutionnelle du pays,  avec le partage du pouvoir politique ( création des régions - Nord , Sud , Iles) et l'accès des Kanaks au secteur  clé de l'économie calédonienne  tel la mine  avec l'acquisition de la SMSP . 

LE CORPS ELECTORAL : UNE SORTE DE CARTOGRAPHIE QUI PRÉDISPOSE LA "COULEUR" DU FUTUR POUVOIR 

Manifestation dans les rues de Nouméa - pour les listes
 électorales avec le drapeau kanak  !!! ( CP -divers)
Le corps électoral reste toujours ce point conflictuel qui traverse l'évolution des discussions sur l'avenir institutionnel du pays, et c'est normal , au vu de tout ce que la France a pu décider pour asseoir non seulement la colonie avec tout ce qu'elle peut avoir comme intérêts économiques et militaires, mais aussi en sourdine , une volonté claire et nette de rendre le peuple kanak minoritaire dans son pays ( lettre de Messmer) .  Mais Kanaky ne fait pas tâche , car dans tous les pays du monde , le "qui décide" a toujours posé problème , les corps électoraux retenu pour décider  de l'avenir d'un pays pré définissent en quelque sorte,  à qui doit on donner l'accès possible au pouvoir  ? Qu'il s'agisse d'une personne ou d'une orientation idéologique , c'est ainsi que  les discussions ou les problématiques du "corps électoral concerné ",  sont bien d'actualités. 

Nous terminerons ce petit texte que nous dédions à ces deux camarades tombés sur le chemin de la lutte il y a 39 ans de cela , en rappelant que nous sommes encore en chemin vers l'objectif final .Nous venons de passer une étape importante car nous avons pu affirmer non seulement dans le pays ,mais aussi aux yeux du monde que nous restons dans la droite ligne de ce qui a été engagé depuis , l'option d'indépendance n'est plus un rêve mais incontournable dans les discussions avec l'Etat Français. !!! 

Publication du 12 janvier 2019

jeudi 10 janvier 2019

DES PROPOS QUI FACHENT !!!! LA MINISTRE DES OUTRE MERS A FAIT UN LOUPE UN PEU TROP PRO INDEPENDANTISTE !!


La dernière en date  la ministre des outres mers lors d’un ITV a prononcé le mot : « la calédonie associée à la France «  .qui va là , les gardiens du temple français ont levé les boucliers comme pour se protéger contre cette agression ou on va plutôt dire que les réactions ne se sont pas fait attendre , attention on veille aux grains !!!!
( congres de la NC : l'endroit des discussions politiques
pour retrouver le dialogue !!!! -Cp/NP)
On va dire que cela devient un peu monnaie courante de faire rectifier les discours quand il y a un mot qui fâche, cela prouve que les mots ont tout leur sens, surtout qu’après un résultat inattendu au référendum, l’Etat français n’a pas intérêt à s’hasarder dans une terminologie jugée trop partisane.  Dure, dure la tâche de trouver les mots pour faire évoluer le débat.  Dans toute situation il y a la carte des mots, et celle du bulletin de vote, l’expression du peuple. Dans le cas présent, c’est vrai que la carte du vote a donné un résultat où à la limite il n’y a pas eu de gagnant d’autant plus que les 57% en deça des prévisions, n’ont pas fait allégresse dans le camp loyaliste.. Eux mêmes déclarent, qu’il ne faut pas voler leur victoire du 4 novembre ,  mais autant  le soir même des résultats, c’était plutôt des profils bas que l’on a vu dans les médias. Bref   c’était l’étape du 4 Novembre.

L’ACTUALITÉ DU DISCOURS AU LENDEMAIN DU REFERENDUM ET AUX PREMIERES LUEURS  DE L’ANNÉE 2019

Dans les colonnes des médias écrits de ce premier mois de l’année, on se dépêche de savoir ce qu’attendent les politiques de  l’année 2019   Et voici les mots clés que l’on peut relever : dans le camp loyaliste : paix, confiance, valeurs, réinventer la sortie de l’accord de Nouméa, et dans le camp indépendantiste : gagner les provinciales de 2019  , poursuivre le travail de réforme. Les tons sont donnés,  mais dommage que l’on perçoit toujours ce sentiment de faire du surplace, ou alors d’une marche à 5km  heure , du côté de ceux qui partagent l’idée de revoir le modèle de société mais tout en gardant le lien avec la France.  160 années de vie commune c’est beaucoup on peut comprendre peut être une part de nostalgie, on va parler de nostalgie car d’un point de vue fondamental  l’approbation de l’accord de Nouméa, c’est approuver le processus d’émancipation qui est actuellement en cours.

( place du mwaka ….. CP/NP)

LE FIL DE LA REFLEXION DE FOND SUR LE CHEMINEMENT DE LA NOUVELLE CALÉDONIE

cp /divers 
Un peu dure de trouver un terrain de dialogue quand on voit une telle divergence dans la compréhension d’une feuille de route approuvée par tous. Mais en politique chacun doit trouver les termes ou les arguments pour continuer à exister. Du problème de la colonisation qui a été la contradiction principale portée par les indépendantistes kanak depuis des lustres dans le pays, l’évolution de la réflexion avec  la droite locale  (par principe relais de l’Etat français) et le gouvernement français a suscité une nouvelle  approche de la problématique, c’est ce qui a permis la signature d’abord de l’accord de Nainville les Roches. Une partie des participants au débat n’a pas signé cet accord. On peut dire que ce premier pas  du fameux « faire chemin ensemble »,  n’a pas été compris. Le débat continue et on arrive aux évènements qui ont fait la période des évènements , jusqu’à la signature de l’accord de Matignon, cet accord qui peut être interprété comme une suite de la démarche que les indépendantistes ont engagée à Nainville les Roches.  L’accord de Matignon a permis un premier partage des leviers de commande des affaires du pays, (sur le plan politique et sur le plan économique). . C’était donc une expérimentation de l’équilibre nécessaire pour enrayer les  déséquilibres d’un système colonial.  Après cette première étape, l’expérience a démontré que l’on pouvait aller plus loin dans la gestion du pays, pour être une entité à part , libre de ses actes. C’est donc la négociation de  l’accord de Nouméa .  Ce nouveau cadre a obligé l’Etat à reconnaître les erreurs du passé, et de projeter l’avenir de la  Nouvelle Calédonie dans un processus d’émancipation,  qui se traduira par des transferts progressifs des compétences, ou encore un retour de souveraineté  à la Nouvelle Calédonie. De tout cet élan qui a demandé à chacun des acteurs de la politique de se transcender pour toujours tenir compte de l’autre,  c’était la coopération qui devait  scléroser les bases de la nouvelle nation  bâtie avec tout le monde.  Mais le cours normal du traitement de la problématique coloniale a été simplement dépassé par une démarche politique politicienne trop exigente et surtout trop présente , de la part de ceux qui ont toujours évolué  dans le « mouv » tout en regardant la boussole de leurs petits privilèges  Et c’est cette fâcheuse approche de  la sphère publique qui retarde un processus  scientifique, et éthique pour instaurer définitivement une société équitable où tout le monde pourrait vivre en harmonie avec son environnement et être même acteur du développement du pays .

D’UNE PETITE CONCLUSION

( place du Mwaka - la place de la parole - 2010 ( cp -NP)
D’une prise de conscience collective d’une situation inégalitaire et injuste, est née l’expérience de gestion institutionnelle partagée du pays, avec un temps d’apprentissage  et la dernière étape celle de la confirmation d’une coopération pour l’émergence d’une nouvelle nation : le débat s’est quelque peu brouillée car comme dirait un haut fonctionnaire : d e la Nouvelle Calédonie à Kanaky  au cœur d’une décolonisation inachevée ».  Beaucoup ont surfé sur les avantages de ce partenariat dans la gestion du pouvoir, mais n’ont pas intégré le véritable sens de la démarche de fond. Car une situation telle celle de la Nouvelle Calédonie demande à chaque instant une hauteur de vue pour ne pas laisser les contradictions du quotidien prendre le dessus. Car nous sommes bien  engagé dans une étape de transition.

Publication du 10 janvier 2019












samedi 5 janvier 2019

2019 UNE ETAPE DE PLUS DANS NOTRE MARCHE VERS LA PLEINE SOUVERAINETE DE KANAKY !!! BONNE ANNEE A TOUS !!!


cp/NP

2010 à 2018 voilà 8 ans que Naku press essaie tant que mal d’être présent sur la toile. 8 ans d’accompagnement d’un discours qui vient de loin, de nos anciens, un discours qui a connu des périodes noires, d’incompréhension , mais 8 ans après , une lueur d’espoir pour dire que tout est possible !!!  L’indépendance  n’est plus un rêve  mais une possibilité !!!
Naku press dédie ce message de bonne année d’abord à ce drapeau « rouge vert jaune » comme disent certains pour faire court. Ce drapeau qui a connu ses premiers moments dans la poussière des barrages routiers, ou encore des fumées de bombes lacrymogènes . Il a réussi à être hissé aux côtés de celui des trois couleurs « de liberté, égalité et fraternité ». Il est désormais hissé sur les mâts officiels des bâtiments publics du pays. Comme dans toute chose il y  a bien sûr encore des récalcitrants , ceux qui n’ont pas encore pris le pas réel du dialogue ne serait ce qu’au niveau des symboles . Bref !! Il y a un adage qui dit ceci : « il faut de tout pour faire un monde ».

Derrière ce « rouge bleu  vert jaune » il y a bien évidemment tout un peuple , que Naku press salue pour sa sincérité ,  sa  détermination , son respect pour cette parole qui vient de loin.

Saluons cette nouvelle année avec un grand espoir que l’élan qui a fait l’évènement du 4 novembre 2018 puisse lever le "V" de la victoire  pour la pleine souveraineté de Kanaky en 2020. Cette date du 4 novembre 2018 restera sur tous nos agendas personnels , un jour où notre peuple pour la première fois est allé mettre le bulletin de vote dans l’urne pour mettre fin à plus de 160 ans de domination coloniale . A ceux qui ont pensé qu’il s’agissait d’un rendez vous raté d’avance , peut être mais le peuple s’est exprimé , il a dit son mot,  c’est désormais une réalité qui s’impose à tous . Le train est en marche pour 2020, sachant le prendre au bon moment pour arriver fort et uni en 2020.  C’est l’espoir de notre jeunesse mais aussi d’un engagement qui a porté  plusieurs générations. Nous ne fermerons pas ce paragraphe sans une pensée à ceux qui ont mis le bulletin pour la souveraineté de Kanaky le 4 novembre dernier !! Au delà de la dignité d'un peuple colonisé c'est simplement aussi la volonté de surfer sur la vague d'un espoir de changement !!!
CP/NP


Naku press continuera à accompagner le discours pour instaurer l’émergence de la nouvelle nation tout en préparant le prochain rendez vous celui du référendum de 2020. La compréhension mutuelle, la collaboration, la complémentarité, la sincérité , la pertinence ,la
clairvoyance , c’est l’ensemble des concepts que Naku press continuera à véhiculer dans ses publications pour porter une idée , celle de la pleine souveraineté de Kanaky !!!!

Naku press vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2019, un grand merci à ceux qui ont pris l’habitude de venir de temps en temps parcourir nos publications.

Publication du 5 janvier 2019

mardi 25 décembre 2018

POUR UN PETIT TEMPS DE PAUSE !!!

C'est un petit temps de pause que Naku press vous propose pour accompagner ces derniers jours de l'année 2018. Une année pleine d'histoire, nous y reviendrons dans les prochains jours.
Une belle journée à ceux qui auront pris le temps d'apprécier ces quelques panoramas , juste pour un temps d'évasion.

Publication du 26 décembre 2018




Un petit bout de Kanaky , à 45 mn de traversée en bateau depuis Nouméa .( cp/np : 12/2018)




Un petit album photo sur un levé du soleil en temps nuageux.  C'est à quelques heures d'avion de Kanaky . Un paysage à admirer et simplement savourer la beauté et le reflet des premiers rayons du soleil !!!
(CP/NP décembre 2018)

Quand les volcans des alentours se mettent à gronder, parfois c'est la pluie qui prend place dans l'environnement proche !!!  De ce point de vue au loin on peut apercevoir l'Île d'Ambrym  qui a fait l'actualité de ces derniers jours avec  ces grosses fissures dans le sol.
(CP/NP décembre 2018)


Des fleurs du jardin , malgré les dernières chaleurs, les orchidées eux ont respecté leur calendrier de floraison !!!
(CP/NP décembre 2018)










Un coucher du soleil sur un endroit dans le sud de Kanaky !!!!    (CP/NP décembre 2018)

vendredi 7 décembre 2018

IL Y A UN MOIS DE CELA LES INDEPENDANTISTES FËTAIENT LA « DEFAITE GLORIEUSE , LES 43 % POUR LE OUI A L INDEPENDANCE !!!!


43% pour le oui à l'indépendance , c'est le pourcentage de l'année , oui un taux inattendu . Il étonne, il oblige à réviser certaines analyses , mais en fait il n'est que l'expression d'une revendication trop longtemps restée sur la périphérie. Elle a été retraduite dans un langage juridique, pour être comprise par les normes institutionnelles, mais le peuple qui lui vit le quotidien va simplement confirmer son avis , et sa volonté de passer à autre chose.

Cette houle de fond qui a bougé brutalement les aiguilles déjà affichées sur les écrans de télévision le soir du 4 novembre  2018 , a fait tomber les masques , comme elle a vite rayé les disques de certains orateurs de la place.

Oui le peuple kanak a voté pour l'indépendance de son pays, sans pour autant nier le sens des décisions prises par les anciens telle la reconnaissance des victimes de l'histoire.  Par contre ceux qui ont parié sur le bien être matériel  pour basculer le taux sur un non massif à l'indépendance se sont « littéralement plantés » pour reprendre les termes d'un observateur bien connu de la politique calédonienne.

Mais comme la nature fait bien les choses , 43 et 57%  c'est peu d'écart , et cela permet à tous de se contenter du taux obtenu sauf que ceux qui ont toujours juré que par la majorité, ont bien du mal à trouver de quoi reformuler leur vision de l'avenir du pays quand la balance des résultats ne veut pas trop pencher d'un seul côté .

Sans bavure, certains vont simplement exprimer leur vœux de revenir sur certains dispositifs gravés dans l'accord de Nouméa ( signé par tous il y a de cela 20 ans) arguant justement que le référendum marquait la fin de  la  durée  de l'ADN. – On entendra justement parler du dégel du corps électoral, avec même une association crée pour porter la revendication : 'un cœur , une voix » avec le slogan : « jamais sans ma voix ».  Les voix de la droite locale semblent converger vers le souhait de faire différer les deux prochains référendums , en insistant sur le fait que le droit à l'auto détermination  ne sera pas pour autant rangé . Au-delà d'une logique purement verbale, peut être voir qu'il y a une réalité objective celle du processus de décolonisation engagé par l'ADN . Le danger des logiques définies ou initiées dans les « bulles » , occultant toute la réalité et ses « vibrations » comme diraient les jeunes.

Alors qu'il y a de l'agitation du côté de ceux qui ont oublié qu'ici il y a un peuple  , le mouvement indépendantiste kanak fait le bilan de sa mobilisation et définit les contours de son plan d'action pour la prochaine campagne des provinciales , sachant qu'à l'unanimité , les indépendantistes entendent bien utiliser ces rendez vous électoraux comme des tremplins pour affiner stratégie de communication,  forme de mobilisation, et contenu du discours pour continuer à convaincre sur le bien fondé du projet indépendantiste  , ce dans l'optique de gagner le référendum de 2020.

Alors qu'ici les non indépendantistes continuent à crier la Calédonie dans la France, tous les médias nationaux diffusent des scènes qui ressemblent aux évènements de mai 68 à Paris . Le mécontentement populaire ne peut plus se contenir dans les seules contraintes des leviers classiques du contre pouvoir tels les syndicats ou partis d'opposition. Le peuple est dans la rue pour dire non à la vie chère, alors qu'à 16000 km de là , avec les transferts publics de la France , certaines catégories sociales sont chèrement payées. Avec juste un peu de bon sens , on va comprendre qu'il serait temps que la Calédonie se prenne en charge elle-même et arrêter tout simplement de dépendre des impôts des ouvriers français.  Une honte quand on connaît par ailleurs, qu'ici les calédoniens sont taxés  à peine à 30 % alors qu'en France le taux d'imposition est plutôt de l'ordre de 45%.. Des réalités qui invitent à de véritables réflexions. Loin de s'apitoyer sur le sort du peuple français qui est digne chez lui, mais simplement  faire preuve  de bon sens ,   et d'un peu de dignité . A moins que ces valeurs ne, demeurent que de vains mots pour certains.

A peine un mois passé depuis le 4 novembre 2018, que les médias restituent déjà les résultats de certaines simulations faites sur les données démographiques pour prédire en quelque sorte les tendances pour le  prochain référendum.  Effectivement , les 43% du 4 novembre font dire à certains qu'il s'agit d'un vote ethnique  - peut être mais comment expliquer le vote des non kanaks pour le oui à l'indépendance ?  Evoquer ce vote des non kanaks  , c'est apporter du crédit au projet indépendantiste, du simple fait que ce vote qu'être motivé  par la pertinence du projet porté par les nationalistes kanaks.

Plus on y va plus on perçoit au grand jour la limite des raisonnements de ceux qui ne voient l'avenir de ce pays que par le niveau de leur portefeuille, bien sur en usant bien de la démagogie pour amadouer leur électorat ( très classique en politique politicienne). Ce qui est dommage car la logique de l'ADN ( signé par tous) invite tout le monde à aller vers le haut. Bien évidemment que tout le monde se précipite pour presque reprocher aux kanaks de voter massivement pour le oui, mais enfin , les premières revendications pour la pleine souveraineté du pays ou son indépendance étaient à l'initiative des mouvements kanaks. Et le projet de société porté par les indépendantistes est loin d'être un projet exclusivement réservé aux kanaks, loin de là . Dans ses grandes lignes le projet de société des indépendantistes proposent des perspectives pour aller vers une transformation progressive de l'existant encore trop imprégné par la dominance  financière et institutionnelle française à un tel point que beaucoup de monde impliqué dans l'économie du pays, dénonce l'aberration de certains textes règlementaires qui n'ont rien à voir avec les réalités du pays.

La roue de l'histoire continue à tourner , seuls  ceux qui sauront saisir les opportunités pour toujours réajuster leur vision du monde, auront   le privilège de participer réellement à l'évolution  des choses et d'en apprécier objectivement les bienfaits.

En fait la conclusion de notre propos consiste à dire , que la paix dans ce pays ne va dépendre que de la capacité de chacun  de savoir comment se débarrasser d'un peu de passé pour continuer à écrire ensemble l'avenir . Mais quand on voit un haut fonctionnaire intitulé ainsi son ouvrage  : « De la nouvelle Calédonie  à  Kanaky nous sommes au cœur d'une décolonisation inachevée » cela veut tout dire de la manière de gérer les affaires publiques du pays.
Donc nous avons encore du chemin à faire pour réaliser certains propos  que nous tenons facilement sur les ondes.  Tout le monde parle de dialogue , d'ailleurs il doit être difficile à le réaliser . Son omniprésence dans les discours peut signifier que ceux qui le disent , ont besoin d'abord de se convaincre qu'il faut dialoguer . Simplement , et ce sera notre conclusion , se rappeler que pour qu'il y ait dialogue il faut que l'on soit au même niveau de lecture de la réalité dans laquelle nous évoluons. Et pour ce faire, il y a encore beaucoup de choses à faire en amont !!! A bon entendeur ….

Publication du 7 décembre 2018.

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