vendredi 11 mai 2012

CINQ MOIS DE MOBILISATION ....

DES SURVEILLANTES DE CANTINES se battent pour plus d'heures de travail , et avoir un salaire décent !!!

Le piquet de grève des surveillantes de cantine ( sur une place en face de la Mairie de Nouméa)



Cela fait 5 mois que deux syndicats ( le SLUA et la CNTP) se battent pour demander plus d'heures de travail aux surveillantes de cantine afin qu'elles puissent bénéficier d'une retraite décente, et aussi un droit au chômage. Un petit métier qui a toute son importance dans le bon fonctionnement d'une école, comme tous les autres métiers chargés de l'encadrement de l'enfant dans son temps d'apprentissage. 3h de travail  par jour , on peut comprendre que c'est le temps du repas, mais aux yeux de la réglementation sociale en vigueur , ce quota horaire ne donne pas droit à grand chose, et c'est une réalité connue de tous. On a été embauché pour 3h00 donc on fait ses 3h et on ne se pose pas de questions. C'est ainsi que l'on a des gens qui ont travaillé 15 ans voire 20 ans dans ces conditions. Un salaire de 33 000 cfp , tout juste de quoi se payer un minimum mais comment faire si on a toute une famille à nourrir. Bref. Ce sont des réalités du travailleur, qui n'inquiètent pas pour autant l'employeur qui n'est autre que la Mairie de Nouméa.La revendication des deux syndicats tient aussi du fait qu'en 1999 un accord a été signé avec la Marie et la Caisse des écoles pour permettre à ce personnel la possibilité de compléter leurs heures en faisant des heures de garderies ou de service. Depuis l'année dernière , les contraintes de gestion ont certainement pris le dessus , au sein de l'équipe actuelle, pour décider de l'externalisation des heures de service. Même si cette décision est planifiée  dans le temps, les surveillantes de cantine ainsi que les femmes de services voient leur poste menacé , voire même disparaître. La mairie a certes le droit de décider ce que bon lui semble, mais dès lors où on a des partenaires sociaux , la moindre des choses c'est de les associer à la gestion des conséquences de certaines décision. Chose qui n'a pas été faite dans ce dossier, doù la raison de la grogne syndicale.  A l'heure où le Pays envoie des délégations partout dans le monde pour participer à des grands colloques sur le dialogue social, nous avons ce dossier qui brille par des manquements sur ce plan là. Ainsi va le monde , les travailleurs doivent se défendre pour avoir une situation correcte au sein de l'entreprise. Dans le cas présent, vu l'organisation du planning uniquement organisé autour du seul moment du repas, on peut se demander si ce ne sont pas des petits salaires servant de portefeuilles électorales pour certains prétendants à des postes à la mairie de Nouméa !!!

Et la presse locale qui se fait le relais de certains discours mensongers , pour afficher l'affirmation suivante : les surveillantes de cantine qui veulent toucher 150 000 cfp pour 3h de travail, c'est du dénigrement  sans bavure. Mais la presse locale, doit  répondre à des orientations précises de sa ligne éditoriale, et on s'en étonne pas !!!

 Mais Naku press retiendra ceci : . L'employeur a sa liberté de décision, certes, et ce dossier démontre que la gestion fait le choix de passer outre  la situation sociale de certains employés. Et l'on retombe dans la logique : l'argent avant l'homme, ou l'homme au service de l'argent et de la gestion. .... à méditer

Les discussions sont actuellement en cours, Naku Press va respecter le silence radio pour laisser de la sérénité aux négociations.

6 d'entre elles ont été licenciées . Les négociations à venir, nous diront la suite à donner à cette affaire, qui aura démontré aussi la capacité des femmes à tenir aussi longtemps un piquet de grève. Une force tranquille !!!

Naku press : mise en ligne le 12/05/2012 à 7h42.