En effet , même si les
communes relèvent encore de la compétence de l’Etat , on ne peut pas imaginer
un orateur zappant la question de l’avenir institutionnel du pays , car les
communes se trouvent dans un pays dont l’avenir statutaire , et donc sa
relation avec l’Etat , est toujours en suspens . D’ailleurs certaines formations politiques on
enregistre des départs inattendus , , comme des échos venant de certaines communes
où des logiques défendues par des ténors , sont presque modifiées ou lues
autrement dans les discussions pour la
constitution des listes .
La logique même du calendrier proposé par l’Etat pour l’adoption de l’accord de Bougival et Elysée -Oudinot , comme par hasard, semble intégrer cette première étape des élections municipales comme un baromètre qui va donner le tendance de la courbe de l’opinion calédonienne. En politique tout est stratégie , et en l’occurrence il y a une donnée dont l’Etat a besoin d’avoir un écho :c’est la voix du peuple calédonien , qui ne cesse de dénoncer l’illégitimité des élus dans les hautes instances du pays ( congrés et provinces). Et en Calédonie , la couleur politique des communes est très représentative de l’opinion locale suivant si nous sommes en zone urbaine ou rurale.
Deux hypothèses peuvent donc se présenter : soit l’électorat ne bouge pas , et on aura les mêmes configurations des conseils municipaux avec des majorités qui ne changeront pas , ou alors l’impact des évènements de 2024 et tout le brouhaha sans issue ( pour le moment ) sur l’avenir institutionnel du pays, vont bouger les lignes , et l’on aura des surprises !!! Comme dirait l’autre , l’électorat est un marché qui reste malgré tout ,conditionné par des discours , des convictions , des lectures du monde ; et en Calédonie on a l’habitude de parler d’un monde binaire bien départagée entre deux grands courants d’idée, mais depuis 2024 ( des évènements qui sont venus enfoncer une situation déjà bien mal en point) on peut s’attendre à tout . Bien évidemment qu’il y a des formations politiques , qui ont saisi le créneau du centrisme pour faire leur marché , mais il y a aussi les opportunistes qui savent bien profiter des malheurs du peuple pour rogner dans les rangs des autres à coups d’aides sociales accompagnées de beaux discours relevant de la politique spectacle .
Mais le contexte dans lequel le pays se trouve actuellement , a fini par former le grand public à la politique , via les réseaux sociaux et là aussi , c’est un paramètre qui va jouer sur l’opinion pour ces élections qui vont se succéder dans le pays .
C’était juste notre essai sur les préoccupations du moment , au deuxième mois de l’année et à l’aube du premier rendez vous électoral .⧫
Naku press : publication du 10 février 2026