mardi 10 février 2026

DU BRUIT DANS LES CHAUMIERES !!!– LA CAMPAGNE POUR LES ELECTIONS MUNICIPALES EST LANCEE DANS LE PAYS …..

   Finies les fêtes de fin d’année, l’ombre de la rentrée scolaire se profile déjà à l’horizon. Mais avant que les cahiers et les cartables reviennent nous agresser à l’entrée des magasins, déjà des voix,  dans les médias, nous parlent plutôt d’autres choses :  les élections municipales , prévues pour les 15 et 22 mars.   Chacun essaie de trouver les bons mots pour appâter les habitants des quartiers populaires sur les sujets qui touchent leur quotidien.  Et les municipales de cette année vont surtout être une tribune aussi pour ceux qui convoitent déjà une place sur les listes des prochaines élections provinciales . Et l’épée Damoclès qui plane toujours au- dessus de la tête des calédoniens : l’avenir institutionnel du pays , va s’inviter automatiquement dans cette première campagne , qui par principe devrait concerner uniquement les dossiers de proximité : eau , électricité , infrastructures routières ,  les questions d’aménagement etc….

En effet , même si les communes relèvent encore de la compétence de l’Etat , on ne peut pas imaginer un orateur zappant la question de l’avenir institutionnel du pays , car les communes se trouvent dans un pays dont l’avenir statutaire , et donc sa relation avec l’Etat , est toujours en suspens .  D’ailleurs certaines formations politiques on enregistre des départs inattendus , , comme des échos venant de certaines communes où des logiques défendues par des ténors , sont presque modifiées ou lues autrement  dans les discussions pour la constitution des listes . 

La logique même du calendrier proposé par l’Etat pour l’adoption de l’accord de Bougival et Elysée -Oudinot , comme par hasard, semble intégrer cette première étape  des élections municipales comme un baromètre qui va donner le tendance  de la courbe de l’opinion calédonienne.  En politique tout est stratégie , et en l’occurrence il y a une donnée dont l’Etat a besoin d’avoir un écho :c’est la voix du peuple calédonien ,  qui ne cesse de dénoncer l’illégitimité des élus dans les hautes instances du pays ( congrés et provinces).  Et en Calédonie , la couleur politique des communes est très représentative de l’opinion locale suivant si nous sommes en zone urbaine ou rurale. 

Deux hypothèses peuvent donc se présenter : soit  l’électorat ne bouge pas , et on aura les mêmes configurations des conseils municipaux avec des majorités qui ne changeront pas , ou alors  l’impact des évènements de 2024 et  tout le brouhaha sans issue ( pour le moment ) sur l’avenir institutionnel du pays, vont bouger les lignes , et l’on aura des surprises !!!  Comme dirait l’autre , l’électorat est un marché qui reste malgré tout ,conditionné par des discours , des convictions , des lectures du monde ; et en Calédonie on a l’habitude de parler d’un monde binaire bien départagée entre deux grands courants d’idée, mais depuis 2024 ( des évènements qui sont venus enfoncer une situation déjà bien mal en point) on peut s’attendre à tout . Bien évidemment qu’il y a des formations politiques , qui ont saisi le créneau du centrisme pour faire leur marché , mais il y a aussi les opportunistes qui savent bien profiter des malheurs du peuple pour rogner dans les rangs des autres à coups d’aides sociales  accompagnées de beaux discours relevant de la politique spectacle .

Mais le contexte dans lequel le pays se trouve actuellement , a fini par former le grand  public à la politique , via les réseaux sociaux et là aussi , c’est un paramètre qui va jouer sur l’opinion  pour ces élections qui vont se succéder dans le pays .

C’était juste notre essai  sur  les préoccupations du moment  , au deuxième mois de l’année et à l’aube du premier rendez vous électoral .⧫

Naku press : publication du 10 février 2026