dimanche 18 janvier 2026

ECHO DE LA REGION : l hebdo de Naku press

( cartographie de la région : sources  Internet)

 Naku press vous propose un petit tour d’horizon dans les pays de la région , quelques faits marquants de la semaine.

Aux TONGA  avec deux dossiers :  le problème des visas pour les tongiens américains qui se retrouvent sous le coup des nouvelles mesures prises par Trump concernant l’immigration.  Beaucoup de Tongiens vivent aux états unis pour différentes raisons  et se trouvent donc en difficulté par l’application de ces nouvelles mesures prises par le gouvernement américain. En effet Tonga fait partie des 38 pays concernées par les mesures prises par le gouvernement américain pour le contrôle de l’immigration. 

Au TONGA  toujours un petit rétrospectif sur les suites de  l’irruption du volcan HUNGA HAPAI en 2022 qui avait provoqué un énorme tsumani balayant l’archipel des Tonga. Abc Radio Australia  a fait  l’éloge d’un des rescapés de ce tsunami Liesala FOLAU  , emporté par les vagues et est resté 27 heures en mer.  Il est depuis , avec d’autres rescapés , relogé  avec l’aide du gouvernent local , avec un petit lopin de terres pour y cultiver.  Mais comme tout expatrié , ces rescapés vivent les difficultés de leur nouveau contexte de vie , avec les nouvelles contraintes  du quotidien. 

Cela donne un avant goût de l'arrière pays de ces mouvements de populations à venir , pour raison  de catastrophe climatique. On sait par ailleurs que le statut de réfugié climatique fait partie des sujets toujours en cours au niveau de la législation internationale . Les états accueillant les populations déplacées pour raison d'ordre climatique  n'ont pas obligation de leur accorder un statut de protection.  Récemment il y a eu le Traité de de Falepili ( Australie Tuvalu) signé en Novembre 2023 , ce traité autorise les tuvaluans menacés par la montée des eaux de venir vivre et travailler et accéder à des services en Australie , mais ils n'ont pas le statut de réfugié.

Nous passons au SAMOA : avec le problème récurrent de  l’électricité domestique . La défaillance des installations , obligent la population et notamment les commerçants à recourir aux groupes électrogènes . Une situation précaire qui a valu au gouvernement local de décréter l’état d’urgence . La situation normale devrait revenir soit en 2027 ou 2028 selon les déclarations du premier ministre.  Mais comme dans toutes les iles du Pacifique , un problème aura toujours une version politique , en l’occurrence au SAMOA , le problème d’électricité va obliger les gens à revoir leur mode de vie .

Pour le petit complément sur cette information : le fournisseur principale d'électricité aux Samoa américaines  c'est le service public via Américan Samoa Power Authority ( ASPA) dirigé par un conseil nommé par le gouvernement local. Pas de connexion à un réseau régional , chaque ile produit son électricité . Des efforts sont actuellement en cours pour augmenter l'intégration des énergies renouvelables.

Un dossier  qui traversent actuellement la grande préoccupation de certaines iles du pacifique , notamment ceux qui sont annexés par  les Etats UNI S/ : il s’agit de ces concessions minières que Donald TRUMP compte accorder à des société pour l’exploitation des mines en eaux profondes , sans vraiment demander l’avis des pays , et des populations locales .  Actuellement les pays concernés : tel les iles Mariannes du nord et  les Samoa Américaines , engagent  une action concertée pour demander plus de transparence  sur ces projets , et notamment leur impact sur l’environnement . Déjà bien préoccupés au premier rang par le réchauffement climatique  et la montée des eaux , ces pays voient d’un mauvais œil l’attitude du gouvernement américain à leur égard.  Selon le leader de cette coordination entre les pays concernés : Neil WARE estime que cette question d’exploitation minière en eau profonde  se situe aux carrefours des enjeux environnementaux et des enjeux de démocratie et d’auto détermination.  En effet ces fonds marins regorgent de minéraux essentiels comme le nickel , le cuivre , le cobalt  et le manganèse. 

Et enfin nous terminons ce périple en Australie toujours sur le suivi du programme PALM , ce programme d’aide aux pays du Pacifique via l’octroi de travail temporaire aux ressortissants des iles du Pacifique.  Pacific review fait état des situations révélant les limites de l’organisation et de suivi de ce programme par le gouvernement local . Cela commence  par les difficultés pour obtenir un visa , et  dans cette édition il est question d’une salomonaise qui après la fin de son contrat a du attendre longtemps pour avoir ses indemnités , simplement parce que celles-ci ont été prélevées par les impôts . Son employeur a du refaire des démarches pour qu’elle les percevoir , alors qu’elle est déjà retourné dans son pays.

Pour le petit complément sur ces différentes nouvelles : la Politique trumpiste montre son bout du nez dans la région notamment dans les pays  dont il a le contrôle puisque annexé pour les Iles Mariannes du nord, et incorporé pour les Samoa américaines.  Le souci ici : les populations comme à l’accoutumé ne sont pas concernées par les gros projet telles les exploitations minières en eaux profondes , alors que de fait , plus aucun doute sur leur impact sur l’environnement marin … Et quand on sait que la plupart de ces iles vivent de la pêche , on va dire que ce sont des dossiers qui continueront  à faire l’actualité dans la presse régionale.

L’Australie avec son programme PALM , à plusieurs reprises , la presse et notamment ABC radio , pointe du doigt la mauvaise gestion et particulièrement le suivi de ce programme par les collectivités locales . Ainsi plusieurs bénéficiaires de ce programme venant des iles du Pacifique se retrouvent dans des difficultés,  à la fin de leur contrat . A noter que récemment le gouvernement calédonien a signé une convention avec l’Australie pour l’envoi de jeunes   découvrir le monde du travail . Espérons que les jeunes calédoniens ne subiront pas le même sort que ces travailleurs venant des autres iles du pacifique . Allez qui ne tente rien n’a rien , restons positif . 

C’était le tour d’horizon du pacifique de Naku press.

(sources : abc radio)

Publication du 18 janvier 2026