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jeudi 25 juillet 2013
Le drapeau du Groupe Mélanésien Fer de Lance flottera dans les ambassades fidjiennes
Le drapeau du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL, qui regroupe Fidji, Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon et le mouvement indépendantiste néo-calédonien FLNKS) devrait être le premier à flotter dans les ambassades fidjiennes à travers le monde, a confirmé le ministère fidjien des affaires étrangères.
Cette décision avait été annoncée dans le communiqué final du dernier sommet des dirigeants du GMFL, qui s’est tenu mi-juin 2013 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).
À cette occasion, la Présidence de ce groupement subrégional est passée de Fidji au FLNKS.
Les autres membres du GMFL qui disposent d’un réseau diplomatique devraient, après Fidji, emboîter le pas.
L’objectif affiché de cette mesure est de s’appuyer sur les réseaux des États membres pour renforcer la visibilité internationale du GMFL.
Dans le communiqué final du 19ème sommet des dirigeants de ce groupement, les 19 et 20 juin 2013, il avait été convenu que « le drapeau du GFLM serait hissé à la gauche de drapeaux nationaux dans les capitales des pays membres du GFLM et dans leurs missions à l’étranger. »
Sources : SUVA, mercredi 24 juillet 2013 (Flash d’Océanie)
Naku press : mise en ligne le 25 juillet 2013
samedi 13 juillet 2013
LE DOSSIER DE LA KANAKY CONTINUE A FAIRE ECHO DANS LES INSTANCES INTERNATIONALES !!
Comité spécial
chargé d’étudier la situation
en ce qui concerne
l’application
de la Déclaration sur
l’octroi
de l’indépendance
aux pays
et aux peuples
coloniaux
Projet de résolution : Question de la Nouvelle-Calédonie
L’Assemblée générale,
Ayant examiné la question de la Nouvelle-Calédonie,
Ayant également examiné le chapitre du rapport du Comité spécial chargé
d’étudier la situation en
ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi
de l’indépendance aux pays
et aux peuples coloniaux sur ses travaux de 2013 relatif
à la Nouvelle-Calédonie1,
Réaffirmant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tel qu’il
est consacré
par la Charte des Nations Unies,
Rappelant ses résolutions 1514 (XV) du 14 décembre 1960 et 1541
(XV) du
15 décembre 1960,
Notant l’importance de l’action constructive menée par les
autorités françaises
en Nouvelle-Calédonie en
coopération avec tous les secteurs de la société néocalédonienne pour favoriser le
développement politique, économique et social du
territoire, notamment dans
les domaines de la protection de l’environnement et de la
lutte contre la toxicomanie
et le trafic de drogues, afin de créer un environnement
propice à son évolution
pacifique vers l’autodétermination,
Notant également, dans ce contexte, qu’il importe de parvenir à un
développement économique et
social équitable et de poursuivre le dialogue entre les
parties qui participent, en
Nouvelle-Calédonie, à l’élaboration de l’acte
d’autodétermination du
territoire,
Rappelant le rapport sur la situation du peuple kanak de
Nouvelle-Calédonie
que le Rapporteur spécial
sur les droits des peuples autochtones a présenté au
Conseil des droits de
l’homme à sa dix-huitième session, qui s’est tenue du 12 au
30 septembre et le 21
octobre 2012, à la suite de sa visite dans le territoire en
février 2011,
Notant avec satisfaction
que les relations entre la Nouvelle-Calédonie
et les
pays voisins du Pacifique
Sud s’intensifient,
Rappelant, à cet égard, les conclusions du dix-huitième Sommet
des dirigeants
du Groupe du fer de lance
mélanésien, tenu à Suva le 31 mars 2011, en particulier
les recommandations sur la
mise en place du suivi et de l’évaluation annuels de
l’application de l’Accord
de Nouméa3,
Se félicitant de l’échange de lettres entre le Département des
affaires politiques
du Secrétariat et le
secrétariat du Groupe du fer de lance mélanésien concernant le
partage d’informations sur la Nouvelle-Calédonie,
1. Invite toutes les
parties concernées à continuer de promouvoir un
environnement propice à
l’évolution pacifique du territoire vers un acte
d’autodétermination qui
n’exclurait aucune option et qui garantirait les droits de
tous les secteurs de la
population, conformément à la lettre et à l’esprit de l’Accord
de Nouméa3, qui part du
principe que c’est aux populations de Nouvelle-Calédonie
qu’il appartient de décider
comment elles entendent prendre en main leur destin;
2. Engage vivement toutes
les parties concernées, dans l’intérêt de tous les
Néo-Calédoniens, à
poursuivre leur dialogue, dans le cadre de l’Accord de Nouméa,
dans un esprit d’harmonie
et, dans ce contexte, se félicite de nouveau qu’un accord
unanime ait été conclu à
Paris le 8 décembre 2008 sur le transfert de compétences à
la Nouvelle-Calédonie en 2009;
3. Note que lors de
sa dixième réunion, tenue le 6 décembre 2012, le
Comité des signataires de
l’Accord de Nouméa a approuvé le programme de travail
pour 2013 du Comité de
pilotage sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-
Calédonie, portant sur les
compétences régaliennes et le cadre juridique de la phase
finale de l’Accord de
Nouméa, et a demandé à la mission de réflexion sur l’avenir
institutionnel de la Nouvelle-Calédonie
de modéliser par simulations les différentes
hypothèses majeures
d’évolution institutionnelle et d’établir une cartographie
d’exercice des compétences
régaliennes selon les grandes options envisageables, en
fonction du résultat de la
consultation prévue par l’Accord de Nouméa;
4. Note également que
lors de la dixième réunion du Comité des signataires
de l’Accord de Nouméa, les
participants ont exprimé leur attente d’un
accompagnement renforcé de la Puissance administrante,
spécialement dans les
domaines à la fois
fondamentaux et à forte technicité, et qu’une structure
interministérielle d’appui
pérenne a été établie à cette fin;
5. Note en outre que
lors de sa dixième réunion, le Comité des signataires
de l’Accord de Nouméa a,
notamment :
a) Décidé de créer un
groupe de travail au sein du comité de pilotage,
chargé d’évaluer les
progrès accomplis dans le cadre de l’Accord de Nouméa afin de
concilier rééquilibrage
entre provinces, développement d’activités économiques,
niveau d’équipements
structurels et répartition géographique de la population, dont
les résultats des
délibérations seront présentés en septembre 2013;
b) Salué la conclusion des
travaux d’analyse et de réflexion en vue de
l’élaboration d’un schéma
stratégique industriel du nickel, intervenue lors de la
réunion du Comité
stratégique industriel, tenue le 21 novembre 2012;
c) Relevé les
préoccupations suscitées par les problèmes liés à la sécurité
dans le territoire, et pris
note de l’engagement de la
Puissance administrante à
apporter une vigilance
accrue au maintien d’une présence suffisante des forces de
sécurité publique, à la
promotion du recrutement de Néo-Calédoniens et à l’appui
aux initiatives prises par
les institutions territoriales en ce qui concerne la
prévention du crime et la
cohésion sociale;
d) Engagé vivement toutes
les parties prenantes à mettre en oeuvre les
recommandations formulées
dans le rapport d’évaluation du programme « Cadres
avenir », afin de remédier
au déséquilibre géographique et d’opérer un virage
stratégique visant à
dispenser des formations grâce auxquelles il sera possible de
pourvoir les postes créés
du fait du transfert des compétences, ainsi que les postes à
responsabilité dans le
secteur privé;
6. Prend note de la
décision de présenter et de mettre en oeuvre, en 2013,
des mesures concrètes afin
que des progrès significatifs soient accomplis en ce qui
concerne la représentation
des Néo-Calédoniens, particulièrement les Kanaks, dans
l’exercice des fonctions
régaliennes du service public;
7. Prend également note de
l’information présentée au séminaire régional
pour les Caraïbes, tenu à
Quito du 28 au 30 mai, selon laquelle les préparatifs du
référendum sur
l’autodétermination, qui doit se tenir entre 2014 et 2018, à savoir la
clôture et l’examen des
listes électorales constituant des corps électoraux spéciaux,
sont en cours;
8. Note, à cet
égard, les préoccupations exprimées par les membres du
Comité spécial chargé
d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la
Déclaration sur l’octroi de
l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, qui
ont participé au séminaire
régional pour les Caraïbes, à propos des problèmes
rencontrés récemment dans
le processus d’examen électoral;
9. Réaffirme sa
résolution 67/125 du 18 décembre 2012 dans laquelle elle a
notamment réaffirmé qu’« en
l’absence d’une décision de l’Assemblée générale
elle-même établissant qu’un
territoire non autonome s’administre complètement luimême
au sens du Chapitre XI de la Charte des Nations Unies, la Puissance
administrante concernée
devait continuer de communiquer des renseignements au
sujet de ce territoire en
vertu de l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte »;
10. Rappelle les
préoccupations que continue d’exprimer le peuple kanak au
sujet de sa
sous-représentation dans les structures gouvernementales et sociales, des
flux migratoires incessants
et des effets des activités d’extraction minière sur
l’environnement;
11. Rappelle également les
observations et les recommandations que le
Rapporteur spécial sur les
droits des peuples autochtones a faites dans son rapport2
sur la situation du peuple
kanak de Nouvelle-Calédonie à la lumière des normes
internationales pertinentes,
afin de soutenir les efforts engagés pour promouvoir les
droits du peuple kanak dans
le cadre de l’application de l’Accord de Nouméa et du
processus de décolonisation
appuyé par l’Organisation des Nations Unies;
12. Prend note de
l’aide financière apportée au territoire par le
Gouvernement français dans
les domaines de la santé, de l’éducation, du paiement
des traitements des
fonctionnaires et du financement de programmes de
développement;
13. Prend note également
des initiatives constructives prises pour protéger le
milieu naturel de la Nouvelle-Calédonie,
notamment l’opération « Zonéco », dont
l’objet est de dresser la
carte des ressources marines dans la zone économique de la
Nouvelle-Calédonie et de
les évaluer;
14. Se félicite de
la coopération entre l’Australie, la
France et la
Nouvelle-
Zélande dans le domaine de
la surveillance des zones de pêche, conformément au
souhait exprimé par la France lors des différents
sommets France-Océanie;
15. Rappelle les
dispositions de l’Accord de Nouméa qui prévoient que la
Nouvelle-Calédonie pourra
devenir membre ou membre associé de certaines
organisations
internationales, et note que les liens continuent de se resserrer entre la
Nouvelle-Calédonie et
l’Union européenne et le Fonds européen de développement;
16. Prend note de la
deuxième visite que la mission ministérielle de haut
niveau du Groupe du fer de
lance mélanésien a effectuée en Nouvelle-Calédonie du
13 au 18 août 2012;
17. Accueille avec
satisfaction la décision du Groupe du fer de lance
mélanésien de nommer le
Front de libération nationale kanak socialiste à sa
présidence, et la création,
en février 2013, du Groupe du Front de libération
nationale kanak socialiste
au siège du secrétariat du Groupe à Port Vila;
18. Salue la
contribution apportée par le Centre culturel Jean-Marie Tjibaou
à la protection de la
culture autochtone kanake de Nouvelle-Calédonie;
19. Se félicite de
l’attitude coopérative des autres États et territoires de la
région à l’égard de la Nouvelle-Calédonie,
de ses aspirations économiques et
politiques et de sa
participation accrue aux affaires régionales et internationales;
20. Se félicite
également de la nomination, en avril 2012, du premier délégué
de Nouvelle-Calédonie à
l’ambassade de France en Nouvelle-Zélande,
conformément à la convention
relative à l’accueil de délégués néo-calédoniens dans
les missions diplomatiques
et consulaires françaises de la région du Pacifique,
signée le 26 janvier 2012;
21. Se félicite en outre
des mesures prises par la
Puissance administrante
pour continuer à
communiquer au Secrétaire général les renseignements prévus à
l’alinéa e de
l’Article 73 de la Charte
des Nations Unies;
22. Prend note de
l’accord conclu entre les signataires de l’Accord de
Nouméa, selon lequel les
progrès réalisés sur la voie de l’émancipation seront portés
à la connaissance de
l’Organisation des Nations Unies;
23. Décide de
maintenir constamment à l’étude le processus se déroulant en
Nouvelle-Calédonie depuis
la signature de l’Accord de Nouméa;
24. Prie le Comité spécial de poursuivre
l’examen de la question du territoire
non autonome de Nouvelle-Calédonie et de lui rendre
compte à ce sujet à sa
soixante-neuvième session.
Sources
Assemblée générale
Original : anglais
13-36677 (F) 200613 200613
*1336677*
Naku
press :Mise en ligne le 13 juillet 2013
vendredi 28 juin 2013
NAKU PRESS ………………………………FLASH INFO ………….FLASH INFO
A la veille du 5è colloque
international du nickel qui rassemblera les industriels les plus en vue et les
meilleurs analystes, Naku press publie ici quelques chiffres sur le secteur,
question de rappeler la position stratégique du nickel dans l’économie du pays.
| L'usine de Doniambo plus de 40 ans d'âge ( Crédit Ph. NP) |
Autre question : la
Chine avec sa fonte de nickel ou « pig iron » est
au premier rang on seulement sur le plan de la consommation, mais aussi de la
production.
| Site minier - site touristique ( crédit Ph.NP) |
Quelques chiffres : 12% c’est en pourcentage la part du
secteur nickel dans la valeur ajoutée totale du territoire en 2006 contre 3% en
1998. Les autres productions primaires , essentiellement l’agriculture et la
sylviculture sont restés stables à 2%,
ainsi que le BTP à 9%, et l’industrie hors nickel à 8%.
40 Millions de
tonnes de minerai silicaté ont été extraites des mines de Thio depuis 1880,
soit selon ERAMET 900 000 tonnes de nickel en provenance de Thio.
60 000 tonnes
de nickel contenu , la production visée par Koniambo Nickel dans le nord avec
son procédé pyrométallurgique tout comme la SLN à Nouméa, et Valé Nouvelle Calédonie à terme.
6 c’est le nombre
de pays qui comptent dans la production du nickel : L’indonésie, les
Philipines, la Russie,
le Canada , la Chine,
et la Nouvelle Calédonie.
Des chiffres sur les 3 opérateurs :
KNS / Usine du nord en 2012
les retombées économiques dans tout le pays , sont de l’ordre de 153
Milliards. Le coût de construction de l’usine initialement prévu à 3.8
Milliards , a été réévalué en 2011 à 5.8 Milliards. La première coulée est
intervenu le mercredi 10 avril 2013 à 20h35. Cette année le cap de 15000 à
17000 tonnes avant une production à
pleine capacité ( fin 2014 – début 2015) de 60 000 tonnes. La ressource
minière du Koniambo représente 7.6 Millions de tonnes de nickel contenu.
VALE NC / Le coût de l’usine : 4.5 milliards de
dollars US pourrait franchir aujourd’hui
6 Milliards selon les observateurs. Pour dégager du chiffre d’affaire, Valé
produit du NHC ( Nickel hydroxyde cake) un produit intermédiaire. L’objectif
5000 tonnes a été atteint en avril de cette année, l’intention est d’atteindre
26000 tonnes pour l’ensemble de l’année, avant un bon de 45000 tonnes en 2014
et une pleine capacité de 57000 tonnes en 2016.
| Les sites miniers de Thio présents aussi au salon du tourisme |
La SMSP collabore également avec le chinois JINCHUAN en
faveur d’une unité hydrométallurgique pour une capacité annuelle de 30 000
tonnes d’hydroxyde de nickel et de 3000 tonnes de cobalt. ( entrée en
production prévue pour 2017).
Et
enfin sur un plan plus général : après plus d’un siècle d’exploitation
c’est la première fois que la Nouvelle
Calédonie dispose d’une évaluation globale
de son potentiel en nickel : a une teneur de 2% pour les garniérites et 1.4% pour les
latérites, le calcul des ressources donne un potentiel de 13 millions de
tonnes de nickel métal contenu dans les
garniérites et 20 millions de tonnes de nickel métal contenu dans les
latérites. Ces données sont primordiales, car comment bâtir une stratégie
nickel sur le long terme , aménager son territoire et organiser son économie si
on ne connaît pas le potentiel ni la
répartition géographique ?
L’analyse de ces tendances permet d’apprécier les contraintes de demain
et d’imaginer d’ores et déjà les voies de développement les plus appropriées
afin d’optimiser la valorisation de ces
ressources.
Il
faut rappeler que ce sont les conditions du marché et la technologie qui
permettent de faire d’une ressource , une réserve. La durée de vie d’une usine
ou d’une mine dépend de ces deux paramètres.
Par
ailleurs l’évolution technologique permettra d’accéder à des gisements ou des
parties de gisement non rentable à l’heure actuelle. L’exemple connu de tous
est celui de l’hydrométallurgie mise en œuvre par Valé NC.
Avec l’espoir que ces quelques chiffres
et orientations données par les services de la DIMENC et des grands
analystes du secteur, vous auront permis d’avoir quelques éclairages sur les
enjeux de l’économie nickel sur l’avenir de ce pays Naku press vous laisse le
soin de compléter ce flash info….
Sources : « Votre économie » Juin 2013
Naku press : Mise en ligne le 29 juin 2013
mardi 25 juin 2013
UN REFERENDUM ECLAIRE, pour simplement dire autrement les choses !!!
L’intervention
du leader de Calédonie Ensemble, a sorti ce nouveau concept du chapeau comme
dirait l’autre. Du réchauffé mais avec d’autres termes, la subtilité très fine
en matière de communication s’est bien affichée avec cette dernière
intervention à la Télé. Mais enfin, quand on écoute
une deuxième fois, on se rend compte de beaucoup d’ambiguités ou du moins un espèce de zig zag,
bref pour ne pas dire que c’est typique de quelqu’un qui cherche à confirmer sa
voie.
On
parle de référendum éclairé, pour dire autrement, une petite nation dans la grande
nation. Oui préparons ensemble les choix, parce que l’on ne veut pas
d’indépendance association, qui selon Philippe GOMES serait logiquement le
choix des indépendantistes. Et pour justifier cela il reparle du passé récent
du drapeau kanak, de la nomination d’un indépendantiste à la présidence du
Congrès, serait-on à court d’arguments pour donner un peu plus d’épaisseur au
projet que Calédonie Ensemble souhaiterait pour l’avenir de ce pays ?
Ressasser le passé sans aucune réelle perspective d’avenir, n’est ce pas une
limite. Le contour de ce projet :
une Calédonie émancipée dans la
France, car il faut avoir la protection de la mère patrie
contre les prédateurs extérieurs.
Choisissons ensemble mais surtout ne sortons pas de la France. C’est cela le projet de
Calédonie Ensemble.
Depuis
un certain temps, les partis de droite se livrent à une petite guerre terminologique pour
essayer de convaincre l’opinion publique calédonienne sur leur capacité de
discuter avec les indépendantistes.
Cette dernière intervention témoigne de cette recherche de subtilité
dans le langage, je ne dis pas démarche consensuelle, mais ce que je décris de
ma stratégie est tout comme, puisqu’il faut travailler ensemble pour s’entendre
sur ce pays qui doit rester sous la coupe de la France.
Quand on connaît l’engouement de Calédonie Ensemble
dans tout ce qui est sociale, on peut bien se demander en fait l’objectif visé.
Le social est à toutes les sauces, comme d’habitude à la veille des élections,
mais il y a ceux qui inscrivent le social dans un réel projet de société pour
l’avenir de ce pays, et il y a ceux qui utilisent ce levier comme portefeuille
électorale. C’est du classique.
Et
RNC 1ère fidèle à cette politique de tout traiter au premier degré,
il a été cherché la réaction des partis politiques locaux, et comme d’habitude les partis de droite ont
réagi pour dire à leur copain de Calédonie Ensemble qu’il n’y avait rien de
nouveau sous les tropiques … Les indépendantistes n’ont pas réagi, et c’est
logique, car les agissements de Calédonie Ensemble témoignent de cette réelle
perturbation qui traverse la droite locale depuis un bon moment déjà.
C’était
l’avis de Naku Press sur cette nouvelle terminologie, pour s’inquiéter de la
sortie de l’Accord de Nouméa. ( référendum aveugle!!!)
Naku press : Mise en
ligne le 25 Juin 2013.
lundi 24 juin 2013
LE 19è sommet du GFLM s'est terminé en Kanaky !!
Une semaine au rythme de la
mélanésie, chaque jour les médias ont toujours eu quelque chose à dire sur cet
évènement. Kanaky était au rythme de sa région, malgré le fait que le FLNKS a
voulu garder à lui seul le privilège d’accueillir les frères venus des autres
îles de la Mlélanésie,
notamment des chefs d’Etat, les médias ont pu amener cet évènement aux portes
de tout le peuple vivant dans le pays.
| Le nouveau président du GFLM V.T ( crédit PH : NP) |
Que retenir ? le FLNKS
affiche ici une autre dimension de son travail malgré des distensions internes
aux 4 groupes, les choses se sont faites. Toutes nos reconnaissances à
ceux qui ont porté de près l’organisation. L’exclusion des autres mouvements
nationalistes kanaks n’a pas laissé
place uniquement à du silence , certaines voix se sont élevées , car peut être
que le FLNKS aurait pu prendre une autre posture , et passer en priorité
l’aspect régional : la Mélanésie. Cela
pouvait être logique, compte tenu du fait que lui seul bénéficie du statut de
membre de cette organisation sub régionale
Le jour de la passation de pouvoir entre Fidji qui occupait
jusque là la fonction de présidence et le FLNKS en la personne de Victor
TUTUGORO , les autorités du territoire étaient bien présents : le
président du gouvernement, la présidente de la Province Sud, le président du
Sénat coutumier. Absents à l’appel : le président du congrès, pour cause de position politique
- en effet en tant que grand défenseur de la démocratie, il ne
pouvait pas venir partager un espace avec un dictateur comme Bainimarama le
premier ministre de Fidji. La position est quelque peu « ridicule »
quand on sait que quelques temps avant de venir en Kanaky, Bainimarama a foulé
le sol français pour l’acquisition d’aéronefs- certes raison économique, mais
il a été en France. Allez on va plutôt dire que la France est un grand pays
donc moins de risque , alors qu’ici une île de 500 km de long sur 50Km de
large, la présence d’un dictateur risque de donner des idées à
certains !!!!
Les communiqués de presse ainsi que la déclaration finale
diront plus sur les résolutions, Naku press avec le recul estime que cet
évènement pose une autre étape dans l’évolution de la lutte du peuple kanak pour
son émancipation. Et secondo, le FLNKS
organisation de lutte, à la tête d’une organisation subrégionale , c’est toute
la dimension de la pensée mélanésienne qui est ici mise en exergue.. La
dynamique politique , économique est d’abord portée par des hommes, la coquille
institutionnelle est une question de forme , certe importante, mais si on est
convaincu que l’humain reste la source de tout , sachons ramener les choses à
cette humble dimension. A celui qui portera la responsabilité de faire ses
preuves et de savoir entretenir la confiance qu’on lui a donné. Des petites choses qui pour des gens qui ont
l’habitude de donner de l’épaisseur à la forme, font redescendre sur l’essentiel, dans toute société.
| Oscar TEMARU était aussi présent ( crédit PH . NP) |
Joies, indifférence, colère.. ont été partagé par l’opinion
publique durant toute cette semaine, mais nous retiendrons le pas qui a été
fait. Rappelons le : le GFLM c’est quelque part la résonance régionale de
tout le travail qui a été développé
depuis, par le mouvement nationaliste kanak. Solidarité parce que nous ne sommes
pas encore indépendants, même si certains se targuent à dire que, nous le
sommes déjà, et là effectivement on
vient chercher des débats en interne. Là aussi laissons faire les choses, le
président du gouvernement local, aurait chanté dans les médias son espoir de
voir la NC membre
du GFLM ….
Un autre aspect dont Naku press ne peut passer sous
silence : la question de West papua.
Ces frères qui luttent encore contre une forme de domination violente
dans leur pays, sont venus demander leur intégration dans le GFLM. Sachez que l'Indonésie à un statut d'observateur au sein du GFLM, pourquoi pas autant pour les frères de West Papua. Le FLNKS à la présidence de l'organisation devra trouver la voie la plus diplomatique possible pour faire instaurer le dialogue et aller vers une issue où chacun devra trouver son compte.
Naku press terminera cette petite chronique en adressant
toutes ses félicitations au nouveau président du GFLM et que Kanaky ainsi que la
dynamique régionale et mélanésienne puissent l’accompagner dans ses nouvelles
fonctions.
Naku press :
Mise en ligne le 24 Juin 2013,
lundi 17 juin 2013
LE 19è sommet du GFLM : l’écho de l’environnement proche de certaines questions délicates à l’ordre du jour : la question du soutien aux forces indépendantistes de West Papua.
Naku press publie ci-après un extrait de la
selection hebdomadaire de Flash d’Océanie. A chacun de faire sa propre analyse
sur la question -…. Bonne lecture.
À quelques jours du
sommet du Fer de Lance, le PM papou se rend en Indonésie
Le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Peter O’Neill, a annoncé en fin de semaine son départ dimanche pour l’Indonésie, où il doit rencontrer le Président Susilo Bambang Yudhoyono, le tout quelques jours avant la tenue, du 19 au 21 juin 2013, du sommet des dirigeants du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL).
« L’Indonésie est notre plus proche voisin, il est donc important pour nous de poursuivre un dialogue constructif », a précisé M. O’Neill vendredi.
Il doit mener à Djakarta une importante délégation forte de plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles pas moins de dix de ses ministres (Rimbink Pato -affaires étrangères-, Patrick Pruaitch -sylviculture et changements climatiques-, William Duma -pétrole et énergie-, Kerenga Kua -justice-, Ben Micah -entreprises publiques-, Richard Maru -commerce et industrie-, Justin Tkatchenko -sports et Jeux du Pacifique 2015-, Fabian Pok -défense-, Mao Zeming -pêcheries et ressources marines- et Byron Chan -industries minières-, rapporte vendredi le quotidien The National.
Les discussions devraient couvrir un large éventail de dossiers, dont la teneur est reflétée par les domaines de compétences des ministres faisant partie du voyage.
Au pouvoir depuis août 2011, M. O’Neill, concernant le dossier sensible de la souveraineté indonésienne sur la partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée, depuis l’annexion en 1963, s’est plutôt positionné en mode neutre.
Cette question hante aussi les relations entre Port-Moresby et Djakarta, en raison des fréquentes et nombreuses incursions de l’armée indonésienne en territoire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans la partie orientale de la Nouvelle-Guinée.
Ces intrusions ont souvent été qualifiées par Djakarta d’involontaires, les soldats indonésiens étant à la poursuite d’individus soupçonnés d’appartenir au mouvement sécessionniste mélanésien OPM.
Depuis plusieurs années, ce dossier très sensible fait l’objet de rencontres régulières entre autorités des deux pays, afin de mieux gérer cette zone frontalière.
Le Premier ministre papou n’est pas le seul à être plus que tiède concernant un soutien frontal au mouvement indépendantiste papou d’Irian Jaya : Fidji aussi, dont l’homme fort, le Contre-amiral Franck Bainimarama, qui dirige depuis fin 2006 un exécutif issu de son putsch, a amorcé ces derniers mois une coopération avec l’Indonésie.
Sur la question de la Papouasie occidentale, Suva est aussi peu prolixe sur le soutien du GMFL au mouvement indépendantiste.
Mardi 4 juin 2013, M. Bainimarama recevait à Nadi (Fidji) le ministre indonésien des affaires de sécurité, Djoko Suyante, en marge d’une réunion internationale consacrée à l’industrie sucrière, a annoncé le ministère fidjien de l’information dans un communiqué.
Objectif annoncé : renforcer les relations entre Suva et Djakarta, notamment en matière de coopération policière et de lutte contre les incendies.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée et Fidji, aussi bien au plan économique que politique, sont les deux membres les plus influents au sein du GMFL.
Ce groupement, fondé à l’origine en 1988 en soutien au mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, fête cette année ses 25 ans.
Au cours de ces 25 années, le GMFL a élargi le champ de ses domaines d’intervention, pour toucher des thématiques d’échanges commerciaux, de mobilité du travail pour, de manière générale, tendre vers un concept de marché commun et de libre-échange entre pays membres, sous l’impulsion de ses États les plus avancés, comme Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui font figure de locomotives de cette union subrégionale.
Démarche de bons offices ?
Début juin, à l’approche du sommet du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL, qui rassemble la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Fidji, les îles Salomon, Vanuatu et le Front de Libération Nationale Kanak Socialiste -FLNKS, front indépendantiste multipartite de Nouvelle-Calédonie) et qui doit se tenir cette année en Nouvelle-Calédonie, le FLNKS a d’ores et déjà annoncé son intention d’inviter des représentants du mouvement de libération de la Papouasie occidentale.
Objectif affiché : jouer la carte « bons offices » en réunissant autour de la même table pour favoriser un début de médiation entre ce mouvement revendicatif d’autodétermination et le pouvoir indonésien (qui est déjà observateur au sein du GMFL).
S’exprimant début juin 2013 à l’occasion de la présentation du programme du sommet des dirigeants du GMFL, Victor Tutugoro, désigné par le FLNKS comme le représentant à ce sommet, et la personne qui assumera la Présidence de ce groupe subrégional à partir de cette année, a précisé que dans un souci de conciliation, le consulat indonésien en Nouvelle-Calédonie avait aussi été contacté.
Dans la proche région, la question de la Papouasie occidentale est soutenue notamment par Vanuatu, où cette perspective d’invitation est qualifiée d’ « historique ».
Au sein du GMFL, outre Vanuatu, les îles Salomon et le FLNKS se sont positionnés en soutien au mouvement indigène papou de la province également appelée Irian Jaya.
Les dirigeants des îles Salomon et de Vanuatu (dont le nouveau Premier ministre, le francophone Moana Carcasses, s’affiche en faveur de la cause papoue) en particulier ont exprimé ces dernières semaines leur soutien à cette cause, sous forme de solidarité régionale.
Vanuatu, sous un précédent gouvernement, avait aussi amorcé une coopération militaire avec l’Indonésie.
Fin mai 2013, une délégation indonésienne de dix représentants du ministère des travaux publics se trouvait à Fidji pour lancer une coopération en matière d’aménagement urbain.
Le nouveau chef de l’exécutif vanuatuan a promis de mettre fin à ces arrangements.
Les plus avancés dans la défense de la cause de la Papouasie occidentales demandent à ce que le statut d’observateur (voire de membre plein) au GMFL soit accordé à cette province, selon une formule restant à déterminer.
À l’occasion des nombreuses cérémonies marquant le 25ème anniversaire de la création du GMFL, depuis le début 2013, les dirigeants régionaux ont à plusieurs reprises insisté sur la nécessité pour ce groupe de revenir à ses fondamentaux, comme par exemple la défense de la cause indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, mais aussi la lutte du peuple mélanésien de Papouasie occidentale (province annexée par l’Indonésie en 1963), province également connue sous le nom d’Irian Jaya.
Ces derniers mois, plusieurs épisodes de violents affrontements entre militants présumés du front de libération OPM et les forces de sécurité indonésiennes ont été signalés, et les bilans non confirmés de plusieurs dizaines de victimes.
Les autorités indonésiennes ont depuis formellement démenti ces allégations.
Le 1er mai 2013, lors d’une manifestation dans cette province, la police a arrêté une vingtaine de personnes, suscitant les protestations du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme.
Le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Peter O’Neill, a annoncé en fin de semaine son départ dimanche pour l’Indonésie, où il doit rencontrer le Président Susilo Bambang Yudhoyono, le tout quelques jours avant la tenue, du 19 au 21 juin 2013, du sommet des dirigeants du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL).
« L’Indonésie est notre plus proche voisin, il est donc important pour nous de poursuivre un dialogue constructif », a précisé M. O’Neill vendredi.
Il doit mener à Djakarta une importante délégation forte de plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles pas moins de dix de ses ministres (Rimbink Pato -affaires étrangères-, Patrick Pruaitch -sylviculture et changements climatiques-, William Duma -pétrole et énergie-, Kerenga Kua -justice-, Ben Micah -entreprises publiques-, Richard Maru -commerce et industrie-, Justin Tkatchenko -sports et Jeux du Pacifique 2015-, Fabian Pok -défense-, Mao Zeming -pêcheries et ressources marines- et Byron Chan -industries minières-, rapporte vendredi le quotidien The National.
Les discussions devraient couvrir un large éventail de dossiers, dont la teneur est reflétée par les domaines de compétences des ministres faisant partie du voyage.
Au pouvoir depuis août 2011, M. O’Neill, concernant le dossier sensible de la souveraineté indonésienne sur la partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée, depuis l’annexion en 1963, s’est plutôt positionné en mode neutre.
Cette question hante aussi les relations entre Port-Moresby et Djakarta, en raison des fréquentes et nombreuses incursions de l’armée indonésienne en territoire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans la partie orientale de la Nouvelle-Guinée.
Ces intrusions ont souvent été qualifiées par Djakarta d’involontaires, les soldats indonésiens étant à la poursuite d’individus soupçonnés d’appartenir au mouvement sécessionniste mélanésien OPM.
Depuis plusieurs années, ce dossier très sensible fait l’objet de rencontres régulières entre autorités des deux pays, afin de mieux gérer cette zone frontalière.
Le Premier ministre papou n’est pas le seul à être plus que tiède concernant un soutien frontal au mouvement indépendantiste papou d’Irian Jaya : Fidji aussi, dont l’homme fort, le Contre-amiral Franck Bainimarama, qui dirige depuis fin 2006 un exécutif issu de son putsch, a amorcé ces derniers mois une coopération avec l’Indonésie.
Sur la question de la Papouasie occidentale, Suva est aussi peu prolixe sur le soutien du GMFL au mouvement indépendantiste.
Mardi 4 juin 2013, M. Bainimarama recevait à Nadi (Fidji) le ministre indonésien des affaires de sécurité, Djoko Suyante, en marge d’une réunion internationale consacrée à l’industrie sucrière, a annoncé le ministère fidjien de l’information dans un communiqué.
Objectif annoncé : renforcer les relations entre Suva et Djakarta, notamment en matière de coopération policière et de lutte contre les incendies.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée et Fidji, aussi bien au plan économique que politique, sont les deux membres les plus influents au sein du GMFL.
Ce groupement, fondé à l’origine en 1988 en soutien au mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, fête cette année ses 25 ans.
Au cours de ces 25 années, le GMFL a élargi le champ de ses domaines d’intervention, pour toucher des thématiques d’échanges commerciaux, de mobilité du travail pour, de manière générale, tendre vers un concept de marché commun et de libre-échange entre pays membres, sous l’impulsion de ses États les plus avancés, comme Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui font figure de locomotives de cette union subrégionale.
Démarche de bons offices ?
Début juin, à l’approche du sommet du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL, qui rassemble la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Fidji, les îles Salomon, Vanuatu et le Front de Libération Nationale Kanak Socialiste -FLNKS, front indépendantiste multipartite de Nouvelle-Calédonie) et qui doit se tenir cette année en Nouvelle-Calédonie, le FLNKS a d’ores et déjà annoncé son intention d’inviter des représentants du mouvement de libération de la Papouasie occidentale.
Objectif affiché : jouer la carte « bons offices » en réunissant autour de la même table pour favoriser un début de médiation entre ce mouvement revendicatif d’autodétermination et le pouvoir indonésien (qui est déjà observateur au sein du GMFL).
S’exprimant début juin 2013 à l’occasion de la présentation du programme du sommet des dirigeants du GMFL, Victor Tutugoro, désigné par le FLNKS comme le représentant à ce sommet, et la personne qui assumera la Présidence de ce groupe subrégional à partir de cette année, a précisé que dans un souci de conciliation, le consulat indonésien en Nouvelle-Calédonie avait aussi été contacté.
Dans la proche région, la question de la Papouasie occidentale est soutenue notamment par Vanuatu, où cette perspective d’invitation est qualifiée d’ « historique ».
Au sein du GMFL, outre Vanuatu, les îles Salomon et le FLNKS se sont positionnés en soutien au mouvement indigène papou de la province également appelée Irian Jaya.
Les dirigeants des îles Salomon et de Vanuatu (dont le nouveau Premier ministre, le francophone Moana Carcasses, s’affiche en faveur de la cause papoue) en particulier ont exprimé ces dernières semaines leur soutien à cette cause, sous forme de solidarité régionale.
Vanuatu, sous un précédent gouvernement, avait aussi amorcé une coopération militaire avec l’Indonésie.
Fin mai 2013, une délégation indonésienne de dix représentants du ministère des travaux publics se trouvait à Fidji pour lancer une coopération en matière d’aménagement urbain.
Le nouveau chef de l’exécutif vanuatuan a promis de mettre fin à ces arrangements.
Les plus avancés dans la défense de la cause de la Papouasie occidentales demandent à ce que le statut d’observateur (voire de membre plein) au GMFL soit accordé à cette province, selon une formule restant à déterminer.
À l’occasion des nombreuses cérémonies marquant le 25ème anniversaire de la création du GMFL, depuis le début 2013, les dirigeants régionaux ont à plusieurs reprises insisté sur la nécessité pour ce groupe de revenir à ses fondamentaux, comme par exemple la défense de la cause indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, mais aussi la lutte du peuple mélanésien de Papouasie occidentale (province annexée par l’Indonésie en 1963), province également connue sous le nom d’Irian Jaya.
Ces derniers mois, plusieurs épisodes de violents affrontements entre militants présumés du front de libération OPM et les forces de sécurité indonésiennes ont été signalés, et les bilans non confirmés de plusieurs dizaines de victimes.
Les autorités indonésiennes ont depuis formellement démenti ces allégations.
Le 1er mai 2013, lors d’une manifestation dans cette province, la police a arrêté une vingtaine de personnes, suscitant les protestations du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme.
Au sein même du
GMFL, ces dernières années, un autre débat a ressurgi par épisodes : le souhait
émis par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de se substituer au FLNKS en
tant que membre du GMFL.
Jusqu’ici, cette idée n’a pas abouti, mais à l’occasion de la tenue de cette série de réunion Fer de Lance, les institutions de la Nouvelle-Calédonie (provinces, Congrès) et, au plan logistique et diplomatique la représentation de l’État français, via des diplomates, se sont fortement impliqués.
Toute cette semaine, en mode sherpa, ce sont les hauts-fonctionnaires, puis les ministres des affaires étrangères du GMFL qui se sont réunis en mode décentralisé, hors de la capitale Nouméa, pour des sessions préparatoires qui ont eu lieu respectivement au Tiéti Hôtel (Poindimié) et à l’hôtel de la Province des Iles Loyautés.
Parmi les temps forts du 19ème sommet (et des réunions associées) du Groupe Mélanésien Fer de Lance en Nouvelle-Calédonie du 13 au 21 juin 2013 autour du thème « Consolidons notre identité Mélanésienne pour un Pacifique libre et solidaire » : le sommet des dirigeants et chefs de gouvernements, du 19 au 21 juin 2013.
Sur le modèle du sommet annuel des dirigeants du Forum des Îles du Pacifique (FIP, qui regroupe 16 États de la zone, y compris l’Australie et la Nouvelle-Zélande), le lendemain, les dirigeants mélanésiens devraient se retrouver en mode « retraite », terme employé pour désigner un mode de réunions et d’entretiens plus détendus, mais non moins importants.
Le vendredi 21 juin 2013 devrait avoir lieu au siège du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS) la session plénière, qui devrait se conclure par l’adoption et la publication d’un communiqué final de la part des dirigeants.
Le jeudi 20 juin 2013, un autre temps fort aura lieu au centre culturel Jean-Marie Tjibaou (près de Nouméa) avec les cérémonies y compris culturelles marquant le Jubilé d’Argent du GMFL.
Ce sommet sera précédé d’une cérémonie d’ouverture le mercredi 19 juin 2013, avec la passation de pouvoirs de la Présidence (assurée ces deux dernières années par Fidji) au FLNKS.
Passation de pouvoirs : le Contre-amiral sera présent
Vendredi, le gouvernement fidjien confirmait depuis Suva que le Premier ministre Contre-amiral Franck Bainimarama effectuerait le déplacement en Nouvelle-Calédonie pour passer officiellement la Présidence du GMFL au FLNKS, en la personne de Victor Tutugoro.
Cette passation mettra un terme à deux années de Présidence de ce groupement assurées par Fidji.
Ces deux ans ont été marqué par un effort manifeste de la part de Suva d’élargir le champ d’influence du GMFL, le posant souvent comme force potentiellement capable de rivaliser avec le Forum des Îles du Pacifique (FIP), dont Fidji est suspendu depuis mai 2009 pour cause de non retour rapide à la démocratie.
« Sous la présidence fidjienne, de nombreux dossiers concernant les Mélanésiens ont progressé au sein des conférences internationales », souligne vendredi un communiqué gouvernemental, qui estime par ailleurs que même après avoir passé la Présidence au FLNKS, Fidji continuera à jouer un rôle de premier plan « en vue de faire progresser les intérêts de la Mélanésie ».
Lors de ce déplacement, M. Bainimarama sera accompagné de son ministre des affaires étrangères, Ratu Inoke Kubuabola, précisent les mêmes sources.
Une fois de plus, cette visite annoncée du Contre-amiral Bainimarama, à partir du 17 juin 2013, à l’occasion du sommet des dirigeants du Groupe Mélanésien Fer de Lance, a suscité ces derniers jours une nouvelle indignation de la part du député de cette collectivité d’outremer, Philippe Gomès.
Dans un communiqué, ce dernier indiquait avoir, tout comme en 2012, saisi le ministre français des affaires étrangères afin de lui demander de faire en sorte que M. Bainimarama, qui a mené un putsch en décembre 2006 et dirige depuis le gouvernement, n’obtienne pas de visa français d’entrée en Nouvelle-Calédonie.
« Je souhaite, par la présente, vous faire part de ma totale désapprobation en ce qui concerne cette visite. J’avais déjà alerté votre prédécesseur, en mars et en avril 2012 (…) Or, le processus démocratique, qui devait conduire à la rédaction d’une nouvelle Constitution en 2013 et à l’organisation d’élections générales en 2014, est en panne », affirme l’élu de Nouvelle-Calédonie, dans une lettre en date du 6 juin 2013 et qui cite notamment en exemple le processus actuel d’élaboration de la Constitution et de consultations publique concernant ce document, ainsi que les libertés syndicales et de la presse.
« C’est pourquoi, je vous demande de bien vouloir rejeter toute demande de visa d’entrée émanant de M. Bainimarama », conclut M. Gomès, adversaire politique de longue date de l’actuel Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Harold Martin, qui dirige une autre composante de la droite locale et anti-indépendantiste locale.
Le gouvernement fidjien et le Contre-amiral, qui le dirige, annoncent depuis juillet 2009 la tenue d’élections censées marquer le retour à la démocratie au cours du dernier trimestre 2014.
Auparavant, l’intention annoncée est de doter cet État d’une nouvelle Constitution (la précédente ayant été abrogée en avril 2009), tout en poursuivant en parallèle un processus d’enregistrement électronique des électeurs et de nouvelles règles d’inscription pour les partis politiques.
Jusqu’ici, quatre partis ont satisfait à ces nouvelles conditions en vue de présenter des listes aux législatives.
Le Contre-amiral a déjà obtenu, ces dernières semaines, un visa pour la France, à l’occasion de déplacements pour prendre livraison des deux premiers Airbus A-330 de la compagnie aérienne internationale Air Pacific, appelée dans les prochains jours à prendre le nom de Fiji Airways.
À Toulouse, outre les rencontres avec la direction d’Airbus, il avait aussi tenu des entretiens avec la compagnie ATR, dans la perspective d’acheter, pour la desserte aérienne locale et régionale, trois nouveaux appareils turbopropulseurs.
Lors de ces déplacements en France, toutefois, le Contre-amiral n’a pas eu de contacts officiels avec le gouvernement français.
Le point de vue de Paris, récemment exprimé par l’Ambassadeur de France à Suva, est de considérer que les élections législatives annoncées parle Contre-amiral auront bel et bien lieu en temps voulu.
Le diplomate estimait mi-avril 2013 que a promesse de retour de Fidji à la démocratie est « crédible ».
« Après, il faudra voir de quelle démocratie il s’agit. Avec l’Union européenne, on est très vigilant et on le fait savoir aux autorités fidjiennes. Tout le monde pense aujourd’hui qu’il y aura bien des élections en 2014, surtout maintenant que le Commodore a annoncé sa candidature », confiait-il dans une entrevue accordée au quotidien Les Nouvelles Calédoniennes.
Quant à savoir sur quel type de démocratie ce scrutin pourrait déboucher, il a ajouté que « Disons qu’elle sera très certainement assez encadrée… ».
Par ailleurs, la perspective d’une visite de M. Bainimarama en Nouvelle-Calédonie, dans le cadre d’une réunion « multilatérale » dans laquelle la France n’est pas partie prenante, ne semblait pas, en début de semaine, constituer un motif d’opposition ou de rejet de visa, apprenait-on de source diplomatique en début de semaine.
Depuis, le visa a été délivré.
Précédent projet « reporté »
Un précédent projet de visite de la part de M. Bainimarama en Nouvelle-Calédonie, annoncé par le Groupe Fer de Lance en juin 2012, avait été « reporté ».
Cette mission, dans sa configuration initiale, prévoyait que cette délégation mélanésienne soit conduite par le Contre-amiral.
Dans sa configuration définitive, mi-août 2012, la mission du GMFL a certes eu lieu sous présidence de Fidji (qui assure actuellement la Présidence du GMFL), mais de son chef de la diplomatie, Ratu Inoke Kubuabola.
Officiellement, le Contre-amiral « n’était pas disponible » pour mener la délégation en Nouvelle-Calédonie, affirmait alors Suva.
Le premier projet de visite, sous la houlette du Contre-amiral, avait été annoncé pour fin juin 2012.
Mais la visite avait ensuite été « reportée », Fidji et le siège du GMFL à Port-Vila citant comme principale cause le fait que des « évolutions politiques » étaient entre-temps intervenues dans le paysage néo-calédonien.
Parmi ces évolutions : le fait qu’un ancien Président de gouvernement de Nouvelle-Calédonie et chef de file du parti Calédonie Ensemble, Philippe Gomès, ainsi que Mme Sonia Lagarde, du même parti, ont tous deux été élus députés à l’Assemblée Nationale française à l’issue des législatives de juin 2012.
Dès les premières annonces concernant ce projet de visite du GMFL, en mars 2012 (après le sommet des dirigeants de ce groupement subrégional, à Suva), M. Gomès, s’était positionné en fer de lance d’une opposition locale au fait que le dirigeant fidjien conduise ce groupe mélanésien dans le cadre de cette mission en Nouvelle-Calédonie.
M. Gomès avait alors saisi le ministère français des affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé.
Lors d’une visite à Paris, début juillet 2012, dans le cadre de leur nouveau mandat électif, les deux nouveaux députés avaient par ailleurs rencontré des responsables du nouveau gouvernement français pour réitérer, entre autres sujets, leur opposition à ce projet de mission GMFL menée par le Contre-amiral fidjien.
M. Gomès avait toutefois souligné que ce n’était pas la mission GMFL en elle-même qui faisait problème, mais le fait qu’elle soit conduite par « quelqu’un qui a conquis le pouvoir par la force des armes en dehors de tout respect des échéances démocratiques ».
M. Gomès, lors de la visite de la mission GMFL en Nouvelle-Calédonie, avait dans un premier temps déclaré son intention de rencontrer ce groupe.
Mais ce projet de rencontre avait finalement tourné court, l’intéressé évoquant des motifs « logistiques ».
En visite à Paris lui aussi début juillet 2012, Roch Wamytan Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et membre du FLNKS, lors d’un passage au Quai d’Orsay (ministère français des affaires étrangères) recevait lui aussi confirmation que la notion d’une mission en Nouvelle-Calédonie du GMFL, si elle était conduite par le Contre-amiral fidjien, ne se situait pas dans le domaine de l’acceptable.
Le « report » de la mission du GMFL en Nouvelle-Calédonie, annoncé fin juin 2012, avait suscité une visite à Port-Vila (Vanuatu, siège de cette organisation), puis à Suva, de la part de Victor Tutugoro, membre du bureau politique du FLNKS.
Lors de son passage à Suva, M. Tutugoro avait alors reçu des « assurances » de la part du Contre-amiral concernant l’engagement du GMFL sur le dossier de la Nouvelle-Calédonie.
Le sujet s’était aussi invité lors des célébrations de la fête nationale française du 14 juillet 2012, à Suva.
Lors de la réception donnée à cette occasion par l’ambassadeur de France, Gilles Montagnier, ce dernier avait consacré une « parenthèse » dans son discours officiel à un rappel du principe de non-ingérence.
« La France, grâce à ses trois collectivités territoriales, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie Française et Wallis et Futuna est un pays du Pacifique Sud », avait-il alors rappelé.
« À ce sujet, j’ouvre une parenthèse et je dis solennellement ceci. Dans ces trois collectivités existe un débat politique, comme dans toute démocratie. Ce débat est un débat de politique intérieure française et doit être considéré comme tel par nos amis. Si, un jour, ces collectivités devaient revoir leurs relations avec la France, ce serait sur la base d’un vote majoritaire des populations concernées, sur le principe que reconnaissent toutes les démocraties, ‘un homme, une voix’ et non sous la pression de tel ou tel pays ou de tel ou de tel groupe de pays », avait-il ajouté.
Jusqu’ici, cette idée n’a pas abouti, mais à l’occasion de la tenue de cette série de réunion Fer de Lance, les institutions de la Nouvelle-Calédonie (provinces, Congrès) et, au plan logistique et diplomatique la représentation de l’État français, via des diplomates, se sont fortement impliqués.
Toute cette semaine, en mode sherpa, ce sont les hauts-fonctionnaires, puis les ministres des affaires étrangères du GMFL qui se sont réunis en mode décentralisé, hors de la capitale Nouméa, pour des sessions préparatoires qui ont eu lieu respectivement au Tiéti Hôtel (Poindimié) et à l’hôtel de la Province des Iles Loyautés.
Parmi les temps forts du 19ème sommet (et des réunions associées) du Groupe Mélanésien Fer de Lance en Nouvelle-Calédonie du 13 au 21 juin 2013 autour du thème « Consolidons notre identité Mélanésienne pour un Pacifique libre et solidaire » : le sommet des dirigeants et chefs de gouvernements, du 19 au 21 juin 2013.
Sur le modèle du sommet annuel des dirigeants du Forum des Îles du Pacifique (FIP, qui regroupe 16 États de la zone, y compris l’Australie et la Nouvelle-Zélande), le lendemain, les dirigeants mélanésiens devraient se retrouver en mode « retraite », terme employé pour désigner un mode de réunions et d’entretiens plus détendus, mais non moins importants.
Le vendredi 21 juin 2013 devrait avoir lieu au siège du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS) la session plénière, qui devrait se conclure par l’adoption et la publication d’un communiqué final de la part des dirigeants.
Le jeudi 20 juin 2013, un autre temps fort aura lieu au centre culturel Jean-Marie Tjibaou (près de Nouméa) avec les cérémonies y compris culturelles marquant le Jubilé d’Argent du GMFL.
Ce sommet sera précédé d’une cérémonie d’ouverture le mercredi 19 juin 2013, avec la passation de pouvoirs de la Présidence (assurée ces deux dernières années par Fidji) au FLNKS.
Passation de pouvoirs : le Contre-amiral sera présent
Vendredi, le gouvernement fidjien confirmait depuis Suva que le Premier ministre Contre-amiral Franck Bainimarama effectuerait le déplacement en Nouvelle-Calédonie pour passer officiellement la Présidence du GMFL au FLNKS, en la personne de Victor Tutugoro.
Cette passation mettra un terme à deux années de Présidence de ce groupement assurées par Fidji.
Ces deux ans ont été marqué par un effort manifeste de la part de Suva d’élargir le champ d’influence du GMFL, le posant souvent comme force potentiellement capable de rivaliser avec le Forum des Îles du Pacifique (FIP), dont Fidji est suspendu depuis mai 2009 pour cause de non retour rapide à la démocratie.
« Sous la présidence fidjienne, de nombreux dossiers concernant les Mélanésiens ont progressé au sein des conférences internationales », souligne vendredi un communiqué gouvernemental, qui estime par ailleurs que même après avoir passé la Présidence au FLNKS, Fidji continuera à jouer un rôle de premier plan « en vue de faire progresser les intérêts de la Mélanésie ».
Lors de ce déplacement, M. Bainimarama sera accompagné de son ministre des affaires étrangères, Ratu Inoke Kubuabola, précisent les mêmes sources.
Une fois de plus, cette visite annoncée du Contre-amiral Bainimarama, à partir du 17 juin 2013, à l’occasion du sommet des dirigeants du Groupe Mélanésien Fer de Lance, a suscité ces derniers jours une nouvelle indignation de la part du député de cette collectivité d’outremer, Philippe Gomès.
Dans un communiqué, ce dernier indiquait avoir, tout comme en 2012, saisi le ministre français des affaires étrangères afin de lui demander de faire en sorte que M. Bainimarama, qui a mené un putsch en décembre 2006 et dirige depuis le gouvernement, n’obtienne pas de visa français d’entrée en Nouvelle-Calédonie.
« Je souhaite, par la présente, vous faire part de ma totale désapprobation en ce qui concerne cette visite. J’avais déjà alerté votre prédécesseur, en mars et en avril 2012 (…) Or, le processus démocratique, qui devait conduire à la rédaction d’une nouvelle Constitution en 2013 et à l’organisation d’élections générales en 2014, est en panne », affirme l’élu de Nouvelle-Calédonie, dans une lettre en date du 6 juin 2013 et qui cite notamment en exemple le processus actuel d’élaboration de la Constitution et de consultations publique concernant ce document, ainsi que les libertés syndicales et de la presse.
« C’est pourquoi, je vous demande de bien vouloir rejeter toute demande de visa d’entrée émanant de M. Bainimarama », conclut M. Gomès, adversaire politique de longue date de l’actuel Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Harold Martin, qui dirige une autre composante de la droite locale et anti-indépendantiste locale.
Le gouvernement fidjien et le Contre-amiral, qui le dirige, annoncent depuis juillet 2009 la tenue d’élections censées marquer le retour à la démocratie au cours du dernier trimestre 2014.
Auparavant, l’intention annoncée est de doter cet État d’une nouvelle Constitution (la précédente ayant été abrogée en avril 2009), tout en poursuivant en parallèle un processus d’enregistrement électronique des électeurs et de nouvelles règles d’inscription pour les partis politiques.
Jusqu’ici, quatre partis ont satisfait à ces nouvelles conditions en vue de présenter des listes aux législatives.
Le Contre-amiral a déjà obtenu, ces dernières semaines, un visa pour la France, à l’occasion de déplacements pour prendre livraison des deux premiers Airbus A-330 de la compagnie aérienne internationale Air Pacific, appelée dans les prochains jours à prendre le nom de Fiji Airways.
À Toulouse, outre les rencontres avec la direction d’Airbus, il avait aussi tenu des entretiens avec la compagnie ATR, dans la perspective d’acheter, pour la desserte aérienne locale et régionale, trois nouveaux appareils turbopropulseurs.
Lors de ces déplacements en France, toutefois, le Contre-amiral n’a pas eu de contacts officiels avec le gouvernement français.
Le point de vue de Paris, récemment exprimé par l’Ambassadeur de France à Suva, est de considérer que les élections législatives annoncées parle Contre-amiral auront bel et bien lieu en temps voulu.
Le diplomate estimait mi-avril 2013 que a promesse de retour de Fidji à la démocratie est « crédible ».
« Après, il faudra voir de quelle démocratie il s’agit. Avec l’Union européenne, on est très vigilant et on le fait savoir aux autorités fidjiennes. Tout le monde pense aujourd’hui qu’il y aura bien des élections en 2014, surtout maintenant que le Commodore a annoncé sa candidature », confiait-il dans une entrevue accordée au quotidien Les Nouvelles Calédoniennes.
Quant à savoir sur quel type de démocratie ce scrutin pourrait déboucher, il a ajouté que « Disons qu’elle sera très certainement assez encadrée… ».
Par ailleurs, la perspective d’une visite de M. Bainimarama en Nouvelle-Calédonie, dans le cadre d’une réunion « multilatérale » dans laquelle la France n’est pas partie prenante, ne semblait pas, en début de semaine, constituer un motif d’opposition ou de rejet de visa, apprenait-on de source diplomatique en début de semaine.
Depuis, le visa a été délivré.
Précédent projet « reporté »
Un précédent projet de visite de la part de M. Bainimarama en Nouvelle-Calédonie, annoncé par le Groupe Fer de Lance en juin 2012, avait été « reporté ».
Cette mission, dans sa configuration initiale, prévoyait que cette délégation mélanésienne soit conduite par le Contre-amiral.
Dans sa configuration définitive, mi-août 2012, la mission du GMFL a certes eu lieu sous présidence de Fidji (qui assure actuellement la Présidence du GMFL), mais de son chef de la diplomatie, Ratu Inoke Kubuabola.
Officiellement, le Contre-amiral « n’était pas disponible » pour mener la délégation en Nouvelle-Calédonie, affirmait alors Suva.
Le premier projet de visite, sous la houlette du Contre-amiral, avait été annoncé pour fin juin 2012.
Mais la visite avait ensuite été « reportée », Fidji et le siège du GMFL à Port-Vila citant comme principale cause le fait que des « évolutions politiques » étaient entre-temps intervenues dans le paysage néo-calédonien.
Parmi ces évolutions : le fait qu’un ancien Président de gouvernement de Nouvelle-Calédonie et chef de file du parti Calédonie Ensemble, Philippe Gomès, ainsi que Mme Sonia Lagarde, du même parti, ont tous deux été élus députés à l’Assemblée Nationale française à l’issue des législatives de juin 2012.
Dès les premières annonces concernant ce projet de visite du GMFL, en mars 2012 (après le sommet des dirigeants de ce groupement subrégional, à Suva), M. Gomès, s’était positionné en fer de lance d’une opposition locale au fait que le dirigeant fidjien conduise ce groupe mélanésien dans le cadre de cette mission en Nouvelle-Calédonie.
M. Gomès avait alors saisi le ministère français des affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé.
Lors d’une visite à Paris, début juillet 2012, dans le cadre de leur nouveau mandat électif, les deux nouveaux députés avaient par ailleurs rencontré des responsables du nouveau gouvernement français pour réitérer, entre autres sujets, leur opposition à ce projet de mission GMFL menée par le Contre-amiral fidjien.
M. Gomès avait toutefois souligné que ce n’était pas la mission GMFL en elle-même qui faisait problème, mais le fait qu’elle soit conduite par « quelqu’un qui a conquis le pouvoir par la force des armes en dehors de tout respect des échéances démocratiques ».
M. Gomès, lors de la visite de la mission GMFL en Nouvelle-Calédonie, avait dans un premier temps déclaré son intention de rencontrer ce groupe.
Mais ce projet de rencontre avait finalement tourné court, l’intéressé évoquant des motifs « logistiques ».
En visite à Paris lui aussi début juillet 2012, Roch Wamytan Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et membre du FLNKS, lors d’un passage au Quai d’Orsay (ministère français des affaires étrangères) recevait lui aussi confirmation que la notion d’une mission en Nouvelle-Calédonie du GMFL, si elle était conduite par le Contre-amiral fidjien, ne se situait pas dans le domaine de l’acceptable.
Le « report » de la mission du GMFL en Nouvelle-Calédonie, annoncé fin juin 2012, avait suscité une visite à Port-Vila (Vanuatu, siège de cette organisation), puis à Suva, de la part de Victor Tutugoro, membre du bureau politique du FLNKS.
Lors de son passage à Suva, M. Tutugoro avait alors reçu des « assurances » de la part du Contre-amiral concernant l’engagement du GMFL sur le dossier de la Nouvelle-Calédonie.
Le sujet s’était aussi invité lors des célébrations de la fête nationale française du 14 juillet 2012, à Suva.
Lors de la réception donnée à cette occasion par l’ambassadeur de France, Gilles Montagnier, ce dernier avait consacré une « parenthèse » dans son discours officiel à un rappel du principe de non-ingérence.
« La France, grâce à ses trois collectivités territoriales, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie Française et Wallis et Futuna est un pays du Pacifique Sud », avait-il alors rappelé.
« À ce sujet, j’ouvre une parenthèse et je dis solennellement ceci. Dans ces trois collectivités existe un débat politique, comme dans toute démocratie. Ce débat est un débat de politique intérieure française et doit être considéré comme tel par nos amis. Si, un jour, ces collectivités devaient revoir leurs relations avec la France, ce serait sur la base d’un vote majoritaire des populations concernées, sur le principe que reconnaissent toutes les démocraties, ‘un homme, une voix’ et non sous la pression de tel ou tel pays ou de tel ou de tel groupe de pays », avait-il ajouté.
Sources :
Flash d’Océanie ( Edition du 14 Juin 2013)
Naku
press : Mise en ligne le 17 Juin 2013
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