dimanche 25 août 2013

UN JOUR , UN PAS de la sensibilisation à l’engagement pour KANAKY !!



La Dynamik FLNKS Sud /PT était à KARIKUIE ( Paita)

Ce samedi 24/08/2013 , la Dynamik FLNKS Sud /PT appelé les gens de Paita à une journée de sensibilisation sur la thématique jeunesse. Une centaine de personnes étaient au rendez vous avec un temps fort le matin autour de la stèle de l’UICALO . Un moment de mémoire, avec un dépôt de gerbes , une minute de silence pour le respect du courage de ces vieux qui avec les moyens de l’époque ont su s’organiser pour que nous soyons encore là
Karikuie ( août 2013) - La stèle de l'UICALO  Ph. NP

aujourd’hui.  Sur la stèle , des noms de toutes les régions du pays, prenant également les Iles loyautés. C’est dire l’unité qu’il y avait déjà derrière cette idée de s’organiser pour survivre. Les témoignages de quelques anciens qui étaient présents sur le site, originaires de la tribu de Karikouié, confirment ce courage qu’affichaient tous ces vieux , soutenus par des tribus entières pour que cette marche que nous continuons maintenant, puisse consolider ces premiers pas de la revendication kanak.  Après ces témoignages , les responsables politiques présents aussi sur le site, ont pris la parole pour dire que nous sommes bien dans la continuité, que certains slogans animant les discours politiques de ces derniers temps, faisaient déjà le socle des discours de tous ces vieux qui se sont levés pour dire non à la mort lente de notre peuple. Ils ont su faire l’unité pour faire face au danger,  à nous de mettre les formes pour que cette unité reste et nous permette d’aller  vers ce pays que ces vieux ont eux voulu reconquérir.  La joie de la tribu d’avoir eu cette honneur ce samedi matin autour de ce lieu historique, était palpable, les mots étaient pesés parce le moment nous remettait face à notre propre histoire. Le retour aux sources redonnent du courage et du sens à ce que l’on fait tous les jours.

Comment cette histoire puisse nous servir de leçon ? Le forum qui a débuté l’après midi a porté sur la thématique de la jeunesse. L’interactivité entre les jeunes et les institutionnels, les responsables du milieu associatif a permis un échange très riche. Des réponses aux questions des jeunes , sur les dispositifs d’accompagnement pour le suivi scolaire, l’insertion professionnelle, etc… ont été données par les personnes ressources présentes au forum. Certains témoignages ont prouvé aussi que le levier institutionnel n’est pas le seul moyen de s’en sortir dans la vie, il y a ce que l’on peut faire avec ce que l’on a comme bagage . La volonté, l’effort, le courage, la persévérance  pour passer des étapes parfois obligées, sont aussi à prendre en considération. Il faut simplement y penser. Toutefois des questions sont restées sans réponse, aux élus et aux responsables d’y réfléchir et peut être inscrire dans les grandes orientations à  défendre lors des prochaines mandatures.
 Levée du Drapeau kanak - Dyn. FLNKS Sud/PT (Ph.NP)
Les enjeux de 2014 ont aussi fait débat. Des questions assez directes , c’est le risque de l’interactivité ( via des questions écrites) , cela va chercher l’historique de l’Accord de Nouméa  pour aussi l’expliquer , vers quel avenir nous mène t-il ,  la question de l’unité du mouvement nationaliste kanak   a aussi été évoquée  pour demander pourquoi autant de divergences affichées via les médias – et enfin beaucoup de questions sur les inscriptions sur les listes électorales.

Une journée riche , mais la Dynamik FLNKS Sud /PT a pu sentir l’engouement des gens de la base, de vouloir aussi comprendre  avant d’agir. 2014 ce sont les élections, mais on veut aussi d’abord savoir pourquoi l’on doit voter . L’indépendance oui mais comment est ce que l’on va faire ? Autant de questionnements qui témoignent d’une chose positive, c’est que nos populations sont à l’écoute et éprouvent le besoin de comprendre les choses. L’information, la communication ont été plus que jamais pointées comme des priorités.

La Dynamik FLNKS Sud /PT continuera donc le programme de ces journées nationalistes bien dans cet objectif de sensibiliser les populations sur les enjeux politiques des prochaines échéances.  Pour faire adhérer nos populations à nos mots d’ordre soyons sur le terrain , ce n’est pas de l’opportunisme, depuis plus de 14 ans maintenant , l’Accord de Nouméa n’a cessé d’occuper les discours politiques de nos leaders, la population a eu une idée sur le sujet, mais il est maintenant temps d’aller plus loin dans la compréhension des choses .

Naku press : Mise en ligne le 25 Août 2013

vendredi 23 août 2013

La fin annonce le début d’une autre étape





L’Accord de Nouméa arrive bientôt à son terme. Et dans un tel contexte il y a celui qui attend impatiemment la fin pour réfléchir à autre chose, et il y a  celui qui veut anticiper les choses pour ne pas trouver le vide parfois fatal pour la suite . Il y a aussi l’autre posture c’est celle qui consiste à prendre toutes les mesures qu’il faut  pour déjà habiter le nouveau temps . Deux postures, qui font parler la place publique dans le pays depuis ces dernières semaines :une assemblée constituante pour l’après Accord de Nouméa, ou encore une Eglise qui change de nom pour mettre déjà un nom encore contestée par une bonne partie de la classe politique locale ( Eglise protestante de Kanaky- Nouvelle Calédonie)  La politique politicienne   trouvera toujours  une place pour interpréter  de telles déclarations ou de telles avancées.  Mais comme le dit Jean Marc REGNAULT ( historien spécialiste de la politique en Océanie ) «  A un moment donné, il faut se rendre compte qu’il y a des évolutions. Et que l’on n’arrête pas vraiment le cours de l’histoire ». Tactique, politique politicienne, ne seront que détour ou formalité servant des intérêts personnels  ( la course au pouvoir) ,  mais la dialectique  imposera de fait le changement.

Naku press , a tissé son chemin sur la toile pour essayer aussi à sa manière de toujours contribuer à créer les conditions pour que ce changement puisse se réaliser avec la participation de tous. En effet quand la roue de l’histoire vient à être bloquer, le dialogue peut laisser place à d’autres moyens pouvant entraîner des situations chaotiques , comme celles qui font le bonheur de certaines chaînes de télévision.

Le peuple de Kanaky a su mettre au service de sa marche pour son émancipation , la richesse de sa culture, celle d’accueillir l’autre, le comprendre . Cette force a été celle qui a prévalu à Nainville les Roches, à la poignée de mains, et à la signature de l’Accord de Nouméa.  C’est aussi cette richesse qui au jour de la décision de non lieu pour les auteurs de l’assassinat des frères de Hienghène , elle a circulé dans cette masse humaine entassé devant les locaux de la FOL où se déroulait le procès,  pour dire non à l’esprit revanchard, non pas d’allumette dans le centre ville de Nouméa . 

 Naku press terminera cette petite chronique par cette citation de Jean Marie TJIBAOU : « La dialectique historique qui se fait au niveau de la pratique va faire en sorte que la conquête de l’indépendance c’est la conquête du pays que nous faisons indépendant… Si on continue et qu’on est fort l’osmose va devenir tellement imbriquée entre le pays revendiqué théoriquement et le pays que l’on met en forme pour devenir indépendant !... en conséquence le mouvement épouse de plus en plus le pays ….rendre le pays indépendant oblige tout le monde à tirer le pays vers le mouvement ».

Naku press : mise en ligne le 23 Août 2013







samedi 10 août 2013

De la réforme fiscale : "LA FISCALITE UN DES OUTILS INDISPENSABLES POUR ASSAINIR L ECONOMIE D UN PAYS



( un modeste décryptage de Naku press…)

Le chiffre de 140 milliards revient à chaque fois dans les discours politiques dès qu’il s’agit de transferts ou encore de pleine souveraineté pour dire où va-t-on trouver de quoi remplacer ce montant , qui est celui actuellement déversé par la France dans l’économie du pays.  Oui la Calédonie , le petit bout de cailloux perdu quelque part dans le Pacifique sud, est encore une charge pour la France , cette lourde facture qui doit quelque part figurer parmi les charges fixes ( pour parler simple) de la nation française. A côté de cela toutes les magazines économiques sur de nombreuses chaînes de télévision font état des conséquences de cette crise financière qui frappe l’économie mondiale à un tel point que les centres d’intérêts mondiaux ont été plus ou moins redéfinis. Logique de l’histoire, la dialectique continue à prouver sa justesse à décrire l’évolution d’une réalité.

Pour revenir à cette crise mondiale qui bouleverse un certain nombre de mécanismes financiers , et tourmente les relations entre les états, la gauche au pouvoir en France, pour rester fidèle à cet vieil adage : «  la gauche plus proche des masses populaires » avait promis un certain nombre de mesures tendant à une révision à la baisse de la pression fiscale. Les dernières annonces faites par l’Elysée donnent bien le ton d’une refonte sérieuse de ces annonces de début de mandat , voir même de campagne. TVA , impôt sur le revenu et autres taxes tout doit être repassé en revue : quelques chiffres déjà pour janvier 2014 – la TVA qui passera de 19.6% à 20%, le taux intermédiaire ( restaurant, travaux du logement, cinéma …) de 7% à 10% et le taux réduit ( alimentation, abonnements gaz et électricité… ) de 5,5 % à 5% . Le quotient familial passerait de 2000  à 1500 euros par demi part, ce qui équivaut à 1 Milliard de l’impôt sur le revenu supporté par 1.3 Million de ménages aisés. D’autres mesures non arbitrées sont encore en cours d’étude , à l’exemple du Ministre de la Culture qui plaide pour la création d’une taxe sur les smartphone et les tablettes payées à l’achat, la réforme de la fiscalité écologique – les droits de mutation à l’étude également pour un relèvement de 1.3 milliard de 2014 à 2015- les niches fiscales sont aussi passées en revue : les détenteurs d’assurances vies devraient aussi être mis à contribution  et d’autres niches aussi pourraient être rognées. Et enfin les  cotisations sociales ont toute la préoccupation du financement des retraites : des relèvements de taux se pointe à l’horizon….   Toutes ces mesures annoncées en France pourquoi pas en Nouvelle Calédonie ?

La réforme globale de la fiscalité tant décriée par la droite locale, à l’exception de quelques taxes votées parce que cela arrangeait certains, s’inscrit bien dans cette même volonté de trouver des sources de financement pour le budget du pays. Mais toutes ces mesures annoncées en France vont toucher les masses populaires, et nous les Calédoniens on va continuer à défendre notre petit privilège d’être bien inscrit dans les dépenses fixes de la France. A ceux qui parlent beaucoup de solidarité dans ce pays , qui parlent facilement de politique sociale, n’y aurait-il pas de place pour un peu de retenue pour ceux qui  voient leur pouvoir d’achat rogné pour le financement de l’administration publique en France ?  Quand on sait que certains privilèges taxés en France ne le sont pas ici, ou encore des impôts qui n’existent même pas, et surtout que le pouvoir d’instituer et de prélever des impôts fait partie des prérogatives du pays , depuis la nuit des temps !!! La réponse est simple, le fait de maintenir la Calédonie dans cet état de dépendance fait partie des stratégies bien respectées par les relais locaux.

Les lignes ont été bougées quand les indépendantistes sont arrivés aux commandes, - la question mais pourquoi telle ou telle situation ? – dans la logique de souveraineté du pays, la réforme fiscale doit pouvoir aboutir, à condition que tout le monde joue le jeu et surtout accepte de revenir à une situation normale qui est celle, au moins  d’admettre que toute valeur ajoutée devra être taxée pour alimenter les caisses du pays. Ces derniers temps les caisses sociales tirent la sonnette d’alarme, les cotisations ne suffisent plus pour financer les dépenses de santé, et le pays n’a pas de quoi assurer les subventions d’équilibre , - et on parle de nouveaux impôts – oui la situation va nous rattraper d’un moment à l’autre et tout le monde devra mettre un «  peu la main à la poche ».  Certains s’élèveront contre le fait que l’on va encore demander des impôts aux petits contribuables, alors que certaines grosses sociétés sont exonérées d’impôts, - la différence est que les grosses sociétés sont créatrices de valeur ajoutée via les salaires. En  effet en créant des emplois dans le pays, elles favorisent de nouvelles sources fiscales via l’impôt sur les revenus.  La fiscalité source de financement , elle est aussi l’outil de régulation économique  d’un pays par exemple la loi fiscale peut très bien  prendre des mesures favorisant tel ou tel secteur. Un bel exemple de dernière minute : la prescription de la dette de 35 Milliards cette somme versée par l’Etat français dans les années 1975 ,  au nom de la fiscalité nickel à la Nouvelle Calédonie. Le pacte de stabilité fiscal : la dernière en date décidée par le congrès du pays pour accompagner la période de lancement de deux grosses sociétés minières , ce durant une période de 15 ans. Les indépendantistes convaincus que dans ce pays il y a de l’argent à reprendre pour les besoins de la population , continueront à se battre pour plus d’équité sociale dans le pays.

La réforme fiscale pour alimenter les caisses du pays, le schéma NC 2025 pour un meilleur cadrage de l’utilisation des finances publiques , tout en respectant les dernières contraintes mondiales ( crise financière, le caractère cyclique du Nickel, le réchauffement climatique etc…) , le schéma global de transport et de la mobilité , le socle commun des valeurs kanak ( un dossier du sénat coutumier), la longue pirogue continue à voguer , le calendrier de l’Accord de Nouméa programme son rendez vous avec Kanaky , mais d’ici là, elle devra renforcer ses cordages pour bien lier ses voiles, des fortes houles sont annoncées. Le vent , le bois, l’eau et les courants marins, la pirogue garde le cap, en conjuguant en permanence avec son environnement, pour mieux avancer !!!

Naku press : Mise en ligne le 11 Août 2013





vendredi 9 août 2013

Rock WAMYTAN élu à 23 voix à la présidence du congrès du pays.



UN INDEPENDANTISTE AU PERCHOIR  de nouveau !!! une situation de bonne augure à la veille de 2014 …

Il y a un mois de cela , tout le monde politique s’est félicité des 25 ans des Accords de Matignon – Oudinot : accord de paix, la capacité de deux hommes à s’entendre, et de faire fi du passé pour construire ensemble l’avenir du pays. Les indépendantistes se sont très peu exprimés, sur la question , un communiqué du Bureau Politique du FLNKS pour rappeler Nainville les Roches . S’agissant des accords de Matignon – Oudinot, oui ils ont été la genèse de toute cette architecture politique qu’est l’accord de Nouméa – mais comme dirait un des leaders kanak : « notre identité est devant nous ». Qu’on le veuille ou non l’accord de Nouméa nous amène aux portes de l’indépendance.

Le passage du Premier ministre français , vient confirmer le processus politique engagé par l’Accord de Nouméa, en disant encore une fois que l ‘avenir du pays , c’est d’abord l’affaire des calédoniens. Il a prononcé des discours qui dessinent bien la position de l’Etat français par rapport au processus de décolonisation, mais aussi  à un positionnement stratégique dans cette région du pacifique sud. Les ténors locaux eux ont chanté : référendum éclairé , lui a simplement rappelé ce qui est prévu dans l’accord de Nouméa et il a même proposé à ce que le transfert des compétences régaliennes fassent l’objet de large concertation, évoquant même le concept d’une démarche participative. Effectivement il s’agit bien là de l’avenir d’un pays et non des seules institutions politiques. Une solution consensuelle est possible , selon ses termes, mais cela suppose d’abord une entente entre les deux légitimités politiques du pays, et une modification du droit constitutionnel du fait que cela viendrait modifier les propos de l’Accord de Nouméa. 

De suite après , les médias se font le relais des avant  propos de Poadja qui , calendrier oblige doit remettre au vote , son mandat de président du congrès. Comme d’habitude, un bilan positif en énumérant le nombre de textes qu’il a fait passer au vote du congrès. Cacophonie de la part des autres compères de la même tendance politique qui eux estiment que beaucoup de textes ont été bloqués. Bref le ton est donné dans le camp loyaliste. Côté indépendantiste, vaguement le nom de Rock WAMYTAN fait écho dans le réseau, mais les choses se sont faites dans les règles de l’art. Certes qu’il y a peut être des « deal » mais cela on le saura dans les jours à venir , ou aux prochaines échéances , mais le camp indépendantiste affiche l’unité. Résultat des courses, 3 candidats ( 2 de droite et un indépendantiste). A quelques jours du vote, le quotidien local annonce la couleur : Wamytan , favori pour la présidence du congrès. Bien renseigné , le quotidien avait bien vu , alors que certains disaient encore à 24h avant le vote, il y aura certainement un ralliement de dernière minute, si on veut bien croire que ce qui lie tous les partis de droite, c’est l’attachement de ce pays à la France.
Mais la réalité qui a fait l’actualité de la journée de ce 08 Août c’est une droite qui affiche une divergence , jusqu’à même laisser passer un indépendantiste. Bizarre comme situation , mais on connaît aussi de part l’histoire , l’émergence d’une tendance « jusqu’au boutiste » qui s’installe de fait , à la veille de grands changements. Mais où est passé la force , la profondeur de cette poignée de mains qui voulait dire, que l’avenir de ce pays doit se construire dans le respect de l’autre. Mettre un indépendantiste au perchoir avec finalement une majorité qui va s’amuser à bloquer les choses pour d’abord servir leurs contradictions internes mais réellement à la périphérie des sièges du Boulevard Vauban et de leurs privilèges , c’est un peu sombrer dans une espèce de médiocrité …

Alors bien évidemment : on s’accuse mutuellement pour dire que l’autre est un traite ( de Calédonie Ensemble au RUMP ) et que eux veulent notre mort ( du Rump à Calédonie Ensemble). Ramenés ces propos dans une cour de récréation, c’est une partie de billes … Mais la politique politicienne , quand elle veut frôler le trottoir elle peut s’exprimer ainsi , et malheureusement c’est parfois elle qui guide la gestion politique d’un pays. Nous y sommes. La politique c’est un fond de commerce , version moderne de cette science jadis noble et digne. – comme on peut dire aussi que la finance a bien pris le dessus, c’est elle qui alimente la politique politicienne , en plus des questions d’égo.

Dans le lot , les indépendantistes continuent à avancer, eux ont un objectif à défendre, ou quoi que l’on dise, c’est cet objectif , qui rappelle assez souvent aux uns et aux autres : la fin de la colonisation , la dignité retrouvée, la souveraineté d’un pays , c’est cela l’essentiel , qui a toujours guidé les pas depuis la nuit des temps. L’unité devant une situation d’urgence , les indépendantistes savent le faire, et c’est de la spontanéité dont la source est puisée dans les fondamentaux mêmes de la culture kanak. Oui certains adeptes de l’esprit cartésien, ne comprendront pas grands choses : hier les indépendantistes ont passé leur temps à s’envoyer des mots pas doux , à comprendre que l’unité n’est même pas envisageable. Mais voilà , face à l’ennemi on sera uni !!! On ne le dira jamais assez, le combat pour une dignité, saura contourner les embûches sur le chemin , car il est question d’une survie. L’exemple de beaucoup de peuples dans le monde sont là pour le témoigner.  Aujourd’hui c’est la journée des peuples autochtones , le peuple kanak l’a célébré à sa façon et a même envoyé un message de soutien au peuple frère de West Papua, hier était une étape, aujourd’hui nous continuons le chemin …. Un mouvement qui traduit bien cette belle phrase de l’Accord de Nouméa : « Le passé a été le temps de la colonisation. Le présent est le temps du partage, par le rééquilibrage. L'avenir doit être le temps de l'identité, dans un destin commun »

Naku press salue bien le courage des leaders indépendantistes souvent décriés par le peuple , pour être trop éloignés du terrain, mais les contraintes du terrain institutionnel sont celles d’abord dictées par le système en place, et pour le combattre il faut l’intégrer pour mieux maîtriser ses rouages,  c’est ainsi que l’on pourra formuler des alternatives. Lucidité , sang froid, persévérance, confiance, respect et courage,  des mots que Naku press continuera à défendre au travers de ses éditions. Faisons de 2014 une grande étape vers une décolonisation réussie pour un exemple aux yeux du monde !!!

Naku press : Mise en ligne le 09 Août 2013


lundi 5 août 2013

Du calcaire de Vanuatu pour l’usine de nickel de Nouvelle-Calédonie





 La société Goro-Nickel, qui pilote, dans le Sud de l'île principale de la Nouvelle-Calédonie, la construction (désormais achevée) d'un projet métallurgique d'exploitation du nickel, a signé ces derniers jours un accord avec un collectif de chefs coutumiers du Nord de l’île principale de Vanuatu, portant sur la fourniture de calcaire nécessaire au processus de production, rapporte lundi la presse locale.
Le contrat a été signé en présence de responsables du projet minier de cette collectivité française voisine de Vanuatu (piloté par le géant minier brésilien Vale) et, côté local, par les chefs du village de Tanoliu (Nord de l’île de Vaté, où se trouve aussi la capitale Port-Vila), ainsi que des propriétaires coutumiers du site où se trouve le gisement de calcaire, non loin du site historique et culturel (classé par l’UNESCO au matrimoine mondial de l’humanité) de l’îlot Chapeau, où se trouvent les restes d’un grand chef coutumier de l’île, Roy Mata, selon les mêmes sources.
Ces derniers mois, d’autres sites, dont un sur le lieu-dit Vothal (près de Port Olry, côte Est de l’île d’Espiritu Santo) avaient été évoqués comme potentiellement intéressants pour remplacer le fournisseur actuel, aux Philippines.
Les quantités envisagées se situent aux environs de cent mille tonnes de calcaire par an.

En août 2011, Steven Kalsakau, alors ministre des terres, de la géologie et des mines de Vanuatu, avait une nouvelle fois évoqué la possibilité d’exporter du calcaire de son archipel vers la Nouvelle-Calédonie pour fournir les besoins de Goro-Nickel.
Quelques jours auparavant, le 25 juillet 2011, M. Kalsakau se trouvait en visite à Nouméa où il avait notamment rencontré Gilbert Tyuienon, vice-président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
En juillet 2011, lors de leur rencontre, les deux ministres avaient de fait relancé le dossier.
À l’issue de leur entretien, le gouvernement néo-calédonien avait alors explicitement évoqué les « problématiques communes aux deux archipels mais aussi ce qui les différencie et notamment les ressources minières. Si la Nouvelle-Calédonie (…) est bien une véritable anomalie géologique qui l’a fait riche de nickel et de chrome, le Vanuatu voisin ne possède en effet pas cette ressource, mais en revanche, il existe des possibilités d’exploitation de calcaire à destination de l’usine du Sud », souligne le communiqué qui précise que « dans cette perspective, la Nouvelle-Calédonie s’est dit prête à apporter son assistance et son expérience au service d’un pays voisin mais avec lequel nous possédons des liens forts d’amitiés liés à une véritable proximité culturelle ».
À l’époque, le ministre évoquait comme sites potentiels, outre ceux de Vothal et de Tanoliu, ceux situés sur les îles de Pentecôte et de Mallicolo (Nord).


Premiers entretiens en juin 2007

Dans ce dossier, les premiers pourparlers avaient eu lieu dès 2007.
Fin juin 2007, le Premier ministre de l'archipel de Vanuatu, à l’époque Ham Lini, avait rencontré les responsables locaux de la société Goro-Nickel.
Au cours de cette visite alors qualifiée de privée, le chef de l'exécutif vanuatuan, qui conduisait une petite délégation composée de membres de son cabinet, avait notamment visité le site de ce projet, qui prévoit une production annuelle d’au moins cinquante mille tonnes de nickel et de cinq mille tonnes de cobalt.
L’usine de Goro est achevée et devrait prochainement entrer en production.
Cette usine fonctionne sur le principe d'un traitement chimique par acide du minerai extrait.
Le calcaire, en aval du traitement acide, a pour utilité de désacidifier les rejets en les ramenant à un niveau acceptable de basicité.

Sources : Flash d’Océanie ( Edition du 30 Juillet 2013)
Naku press : Mise en ligne le 05 Juillet 2013

jeudi 25 juillet 2013

Le drapeau du Groupe Mélanésien Fer de Lance flottera dans les ambassades fidjiennes



  Le drapeau du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL, qui regroupe Fidji, Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon et le mouvement indépendantiste néo-calédonien FLNKS) devrait être le premier à flotter dans les ambassades fidjiennes à travers le monde, a confirmé le ministère fidjien des affaires étrangères.
Cette décision avait été annoncée dans le communiqué final du dernier sommet des dirigeants du GMFL, qui s’est tenu mi-juin 2013 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).
À cette occasion, la Présidence de ce groupement subrégional est passée de Fidji au FLNKS.
Les autres membres du GMFL qui disposent d’un réseau diplomatique devraient, après Fidji, emboîter le pas.
L’objectif affiché de cette mesure est de s’appuyer sur les réseaux des États membres pour renforcer la visibilité internationale du GMFL.
Dans le communiqué final du 19ème sommet des dirigeants de ce groupement, les 19 et 20 juin 2013, il avait été convenu que « le drapeau du GFLM serait hissé à la gauche de drapeaux nationaux dans les capitales des pays membres du GFLM et dans leurs missions à l’étranger. »


 Sources : SUVA, mercredi 24 juillet 2013 (Flash d’Océanie) 
Naku press  : mise en ligne le 25 juillet 2013

samedi 13 juillet 2013

LE DOSSIER DE LA KANAKY CONTINUE A FAIRE ECHO DANS LES INSTANCES INTERNATIONALES !!



Comité spécial chargé d’étudier la situation
en ce qui concerne l’application
de la Déclaration sur l’octroi
de l’indépendance aux pays
et aux peuples coloniaux


Projet de résolution : Question de la Nouvelle-Calédonie
L’Assemblée générale,
Ayant examiné la question de la Nouvelle-Calédonie,
Ayant également examiné le chapitre du rapport du Comité spécial chargé
d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi
de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux sur ses travaux de 2013 relatif
à la Nouvelle-Calédonie1,
Réaffirmant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tel qu’il est consacré
par la Charte des Nations Unies,
Rappelant ses résolutions 1514 (XV) du 14 décembre 1960 et 1541 (XV) du
15 décembre 1960,
Notant l’importance de l’action constructive menée par les autorités françaises
en Nouvelle-Calédonie en coopération avec tous les secteurs de la société néocalédonienne pour favoriser le développement politique, économique et social du
territoire, notamment dans les domaines de la protection de l’environnement et de la
lutte contre la toxicomanie et le trafic de drogues, afin de créer un environnement
propice à son évolution pacifique vers l’autodétermination,
Notant également, dans ce contexte, qu’il importe de parvenir à un
développement économique et social équitable et de poursuivre le dialogue entre les
parties qui participent, en Nouvelle-Calédonie, à l’élaboration de l’acte
d’autodétermination du territoire,

Rappelant le rapport sur la situation du peuple kanak de Nouvelle-Calédonie
que le Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones a présenté au
Conseil des droits de l’homme à sa dix-huitième session, qui s’est tenue du 12 au
30 septembre et le 21 octobre 2012, à la suite de sa visite dans le territoire en
février 2011,
Notant avec satisfaction que les relations entre la Nouvelle-Calédonie et les
pays voisins du Pacifique Sud s’intensifient,
Rappelant, à cet égard, les conclusions du dix-huitième Sommet des dirigeants
du Groupe du fer de lance mélanésien, tenu à Suva le 31 mars 2011, en particulier
les recommandations sur la mise en place du suivi et de l’évaluation annuels de
l’application de l’Accord de Nouméa3,
Se félicitant de l’échange de lettres entre le Département des affaires politiques
du Secrétariat et le secrétariat du Groupe du fer de lance mélanésien concernant le
partage d’informations sur la Nouvelle-Calédonie,

1. Invite toutes les parties concernées à continuer de promouvoir un
environnement propice à l’évolution pacifique du territoire vers un acte
d’autodétermination qui n’exclurait aucune option et qui garantirait les droits de
tous les secteurs de la population, conformément à la lettre et à l’esprit de l’Accord
de Nouméa3, qui part du principe que c’est aux populations de Nouvelle-Calédonie
qu’il appartient de décider comment elles entendent prendre en main leur destin;

2. Engage vivement toutes les parties concernées, dans l’intérêt de tous les
Néo-Calédoniens, à poursuivre leur dialogue, dans le cadre de l’Accord de Nouméa,
dans un esprit d’harmonie et, dans ce contexte, se félicite de nouveau qu’un accord
unanime ait été conclu à Paris le 8 décembre 2008 sur le transfert de compétences à
la Nouvelle-Calédonie en 2009;

3. Note que lors de sa dixième réunion, tenue le 6 décembre 2012, le
Comité des signataires de l’Accord de Nouméa a approuvé le programme de travail
pour 2013 du Comité de pilotage sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-
Calédonie, portant sur les compétences régaliennes et le cadre juridique de la phase
finale de l’Accord de Nouméa, et a demandé à la mission de réflexion sur l’avenir
institutionnel de la Nouvelle-Calédonie de modéliser par simulations les différentes
hypothèses majeures d’évolution institutionnelle et d’établir une cartographie
d’exercice des compétences régaliennes selon les grandes options envisageables, en
fonction du résultat de la consultation prévue par l’Accord de Nouméa;

4. Note également que lors de la dixième réunion du Comité des signataires
de l’Accord de Nouméa, les participants ont exprimé leur attente d’un
accompagnement renforcé de la Puissance administrante, spécialement dans les
domaines à la fois fondamentaux et à forte technicité, et qu’une structure
interministérielle d’appui pérenne a été établie à cette fin;

5. Note en outre que lors de sa dixième réunion, le Comité des signataires
de l’Accord de Nouméa a, notamment :
a) Décidé de créer un groupe de travail au sein du comité de pilotage,
chargé d’évaluer les progrès accomplis dans le cadre de l’Accord de Nouméa afin de
concilier rééquilibrage entre provinces, développement d’activités économiques,
niveau d’équipements structurels et répartition géographique de la population, dont
les résultats des délibérations seront présentés en septembre 2013;
b) Salué la conclusion des travaux d’analyse et de réflexion en vue de
l’élaboration d’un schéma stratégique industriel du nickel, intervenue lors de la
réunion du Comité stratégique industriel, tenue le 21 novembre 2012;
c) Relevé les préoccupations suscitées par les problèmes liés à la sécurité
dans le territoire, et pris note de l’engagement de la Puissance administrante à
apporter une vigilance accrue au maintien d’une présence suffisante des forces de
sécurité publique, à la promotion du recrutement de Néo-Calédoniens et à l’appui
aux initiatives prises par les institutions territoriales en ce qui concerne la
prévention du crime et la cohésion sociale;
d) Engagé vivement toutes les parties prenantes à mettre en oeuvre les
recommandations formulées dans le rapport d’évaluation du programme « Cadres
avenir », afin de remédier au déséquilibre géographique et d’opérer un virage
stratégique visant à dispenser des formations grâce auxquelles il sera possible de
pourvoir les postes créés du fait du transfert des compétences, ainsi que les postes à
responsabilité dans le secteur privé;

6. Prend note de la décision de présenter et de mettre en oeuvre, en 2013,
des mesures concrètes afin que des progrès significatifs soient accomplis en ce qui
concerne la représentation des Néo-Calédoniens, particulièrement les Kanaks, dans
l’exercice des fonctions régaliennes du service public;

7. Prend également note de l’information présentée au séminaire régional
pour les Caraïbes, tenu à Quito du 28 au 30 mai, selon laquelle les préparatifs du
référendum sur l’autodétermination, qui doit se tenir entre 2014 et 2018, à savoir la
clôture et l’examen des listes électorales constituant des corps électoraux spéciaux,
sont en cours;

8. Note, à cet égard, les préoccupations exprimées par les membres du
Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la
Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, qui
ont participé au séminaire régional pour les Caraïbes, à propos des problèmes
rencontrés récemment dans le processus d’examen électoral;

9. Réaffirme sa résolution 67/125 du 18 décembre 2012 dans laquelle elle a
notamment réaffirmé qu’« en l’absence d’une décision de l’Assemblée générale
elle-même établissant qu’un territoire non autonome s’administre complètement luimême
au sens du Chapitre XI de la Charte des Nations Unies, la Puissance
administrante concernée devait continuer de communiquer des renseignements au
sujet de ce territoire en vertu de l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte »;

10. Rappelle les préoccupations que continue d’exprimer le peuple kanak au
sujet de sa sous-représentation dans les structures gouvernementales et sociales, des
flux migratoires incessants et des effets des activités d’extraction minière sur
l’environnement;

11. Rappelle également les observations et les recommandations que le
Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones a faites dans son rapport2
sur la situation du peuple kanak de Nouvelle-Calédonie à la lumière des normes
internationales pertinentes, afin de soutenir les efforts engagés pour promouvoir les
droits du peuple kanak dans le cadre de l’application de l’Accord de Nouméa et du
processus de décolonisation appuyé par l’Organisation des Nations Unies;

12. Prend note de l’aide financière apportée au territoire par le
Gouvernement français dans les domaines de la santé, de l’éducation, du paiement
des traitements des fonctionnaires et du financement de programmes de
développement;

13. Prend note également des initiatives constructives prises pour protéger le
milieu naturel de la Nouvelle-Calédonie, notamment l’opération « Zonéco », dont
l’objet est de dresser la carte des ressources marines dans la zone économique de la
Nouvelle-Calédonie et de les évaluer;

14. Se félicite de la coopération entre l’Australie, la France et la Nouvelle-
Zélande dans le domaine de la surveillance des zones de pêche, conformément au
souhait exprimé par la France lors des différents sommets France-Océanie;

15. Rappelle les dispositions de l’Accord de Nouméa qui prévoient que la
Nouvelle-Calédonie pourra devenir membre ou membre associé de certaines
organisations internationales, et note que les liens continuent de se resserrer entre la
Nouvelle-Calédonie et l’Union européenne et le Fonds européen de développement;

16. Prend note de la deuxième visite que la mission ministérielle de haut
niveau du Groupe du fer de lance mélanésien a effectuée en Nouvelle-Calédonie du
13 au 18 août 2012;

17. Accueille avec satisfaction la décision du Groupe du fer de lance
mélanésien de nommer le Front de libération nationale kanak socialiste à sa
présidence, et la création, en février 2013, du Groupe du Front de libération
nationale kanak socialiste au siège du secrétariat du Groupe à Port Vila;

18. Salue la contribution apportée par le Centre culturel Jean-Marie Tjibaou
à la protection de la culture autochtone kanake de Nouvelle-Calédonie;

19. Se félicite de l’attitude coopérative des autres États et territoires de la
région à l’égard de la Nouvelle-Calédonie, de ses aspirations économiques et
politiques et de sa participation accrue aux affaires régionales et internationales;

20. Se félicite également de la nomination, en avril 2012, du premier délégué
de Nouvelle-Calédonie à l’ambassade de France en Nouvelle-Zélande,
conformément à la convention relative à l’accueil de délégués néo-calédoniens dans
les missions diplomatiques et consulaires françaises de la région du Pacifique,
signée le 26 janvier 2012;

21. Se félicite en outre des mesures prises par la Puissance administrante
pour continuer à communiquer au Secrétaire général les renseignements prévus à
l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte des Nations Unies;

22. Prend note de l’accord conclu entre les signataires de l’Accord de
Nouméa, selon lequel les progrès réalisés sur la voie de l’émancipation seront portés
à la connaissance de l’Organisation des Nations Unies;

23. Décide de maintenir constamment à l’étude le processus se déroulant en
Nouvelle-Calédonie depuis la signature de l’Accord de Nouméa;

24. Prie le Comité spécial de poursuivre l’examen de la question du territoire
non autonome de Nouvelle-Calédonie et de lui rendre compte à ce sujet à sa
soixante-neuvième session.

Sources
Assemblée générale
Original : anglais
13-36677 (F) 200613 200613
*1336677*

Naku press :Mise en ligne le 13 juillet 2013