samedi 11 août 2012

Une droite coloniale traumatisée...

Apparemment, beaucoup n’ont pas réellement compris la portée essentielle de l’Accord de Nouméa, cet acte de civilisation… Faut-il leur rappeler que c’est un processus inédit de décolonisation. Au lieu de le reconnaître mais, forts d’une légitimité démocratique tout à fait contestable, ils, les responsables politiques de la droite coloniale, se complaisent dans un combat d’arrière-garde… Tirant ainsi le niveau général du débat politique vers le bas.

Ils ne se sont même pas aperçus que l’Accord de Nouméa, processus de décolonisation, est une suite logique de la revendication hautement légitime et historique du peuple kanak pour son indépendance.

Autrement dit, tôt ou tard, pendant ou après l’Accord de Nouméa, le peuple kanak devra retrouver pleinement ses droits légitimes. Ce n’est ni un Gaël Yanno, ni un Philippe Gomes, ni une Bianca Hénin ni d’autres représentants de la droite coloniale qui l’empêcheront ! Même pour le nouveau pouvoir en France, cette droite coloniale ne devrait pas constituer un obstacle majeur. Il lui suffit d’appliquer pleinement et entièrement les dispositifs de l’Accord de Nouméa. Pleinement et entièrement, cela signifie une mise en œuvre conformément à la lettre et à… l’esprit. En effet, c’est tout ce que l’on peut exiger d’un pouvoir de gauche. Néanmoins, les leçons de moral en diplomatique ne doivent pas se renouveler, notamment d’un Etat qui reçoit par vague des dictateurs les plus sanguinaires de la planète Terre…

Ainsi, vouloir fonder un destin commun sans rétablir au préalable le kanak dans ses droits, c’est comme vouloir construire une maison dans les fondations…

Aujourd’hui, les représentants de la droite coloniale usent et abusent d’un certain nombre de subterfuges ou d’artifices pour entretenir une illusion d’une possible paix durable dans la France par l’octroi de quelques miettes identitaires aux kanak.

Ces représentants politiques de la droite coloniale ne sont pas si propres que cela, ces fameux démocrates. Car, depuis quelques temps, des affaires de justice dans lesquelles ils sont impliqués ressortent des placards et alimentent les médias. Si la justice, ici en Nouvelle Calédonie, remplissait convenablement sa mission, les responsables politiques de la droite coloniale effectueraient, à coup sûr, de bons séjours en prison. Aujourd’hui, il n’y aurait pas 400 détenus mais 500 ; c'est-à-dire plus d’une centaine de délinquants au col blanc…

Assener des propos comme « L’indépendance, jamais… », « Clairement en 2014 et 2018, il n'y aura pas d'indépendance, pas d'indépendance-association, pas……. » est, en fait, une thérapie pour se donner bonne conscience face à une marche historique inéluctable et irréversible.
Une marche, on s’en doute, traumatisante…