mardi 27 janvier 2026

L ECHO DE LA REGION / La petite revue hebdomadaire .

 

Pour la semaine écoulée , nous vous proposons d’aller au Fiji pour un dossier qui met en lumière à la fois des limites dans les moyens déployés par le pays  dans le cadre de la surveillance des côtes et de la zone maritime  . Une brèche saisie par les narco trafiquants pour débarquer leur marchandise  . En effet depuis ,Fiji est passé à un autre stade dans le cadre de la lutte contre les narco trafiquants , ce pays est passé d’un statut de pays de transit , à un acteur actif dans ce  combat contre le commerce illégal de la drogue dans la zone .

C’est donc  un dossier  de narco traffiquant avec l’affaire de deux équatoriens inculpés d’importation et de possession de stupéfiant  ainsi que d’entrée illégale sur le territoire.   Ils sont arrivés au Fidji  à bord d’un narco sous marin , une embarcation semi submersible discrète utilisée pour échapper aux contrôles . Cette saisie a eu lieu  dans les eaux de Vatiya près de Tavua , sur la côte nord ouest de l’île principale de Vitilevu .

 Un sujet qui met en lumière l’insuffisance d’un dispositif gouvernemental basé aussi sur la contribution des  autorités coutumières , notamment dans les zones reculées du pays .  Cette affaire  n’aura fait que renforcer la nécessite de travailler en concertation avec les populations locales pour la surveillance des côtes et notamment de ces mouvements de bateaux souvent enregistrés la nuit par les pêcheurs. Par ailleurs cette affaire témoigne d’une évolution des modalités utilisés par les narco trafiquants dans la région , et la prise de conscience des gouvernements de la région sur la relation entre ces trafics de drogue et les organisations criminelles internationales . Fiji est passé depuis du statut de transit passif pour ces trafiquants, à un acteur majeur dans la lutte  contre les réseaux internationaux.

 

Le deuxième sujet , c’est celui d’un traité signé au bout d’une vingtaine d’année de négociations.

Il s’agit de ce  traité international  pour la protection de la biodiversité  en haute mer , ce premier cadre mondial est entré en vigueur .  C’est le fruit de plus de vingt années de négociations .  Cet accord international est connu sous le nom de Accord BBNJ ( Breakffat and New Jersey Agreement) .  Un cadre juridique  d’une très haute importance pour les pays du Pacifique , qui sont des grands états océaniques.  Comme tout traité international ,  il entre en vigueur à condition qu’il ait été ratifié par au moins 60 pays . A l’heure qu’il est , 81 pays l’ont ratifié , dont la Chine , le Japon , la Corée et l’Espagne.  L’entrée en vigueur de cet accord international aura un impact direct sur le déplacement des courants et de la faune marine. Les pays du Pacifique ont été parties prenantes  des négociations précédant l’entrée en vigueur de l’accord, via la High Seas Alliance  dirigée par Rebecca HUBBARD.  Avec cet accord , les pays membres , peuvent commencer  à élaborer des propositions de création d’aires marines protégées en haute mer.

 

Il n’y a pas que le trafic de drogue qui dérange dans la région , en PNG c’est le trafic d’armes , qui mobilise les forces gouvernementales du pays . Ces armes détenues illégalement et qui menacent voire même compromettent  la sérénité dans  certaines régions du pays .

Le gouvernement annonce une vaste opération de lutte contre les armes illégales  .  Une estimation de 100 000 armes circuleraient dans les hauts plateaux du pays , et contribue à attiser les conflits entre les tribus . James MARAPE entend alourdir les peines  pour la possession d’arme illégale allant jusqu’à la prison à vie . Le point fort de la Nouvelle guinée est que , lorsque les gens savent que le gouvernement utilise tous les moyens  à leur disposition , ils cèdent à la pression et se conforment à la loi . Contrairement  à d’autres pays en développement où la mafia et les gangs se soulèvent contre l’Etat .

 

Et pour terminer ce tour d’horizon , un sujet plus léger qui concerne le marché du chocolat :  les prix records du Cacao et l’instabilité de l’approvisionnement incite certains chocolatiers à explorer des méthodes alternatives et moins couteuses   comme la culture du cacao en laboratoire.   Cela pose le débat sur la préférence des goûts entre un chocolat provenant d’une culture naturelle et bio  , et celui d’un chocolat provenant  d’une culture de synthèse.  Le débat sur le prix du produit fini est également au goût du jour .  Certains chocolatiers évoquent l’impact social d’un choix du chocolat provenant d’une culture de synthèse , sachant que la culture du Cacao dans certaines zones reculées de Fiji est une source importante de revenus  et d’emplois pour des centaines de familles .

Sources : radio ABC

Publication du 27 Janvier 2026