lundi 14 mars 2011

Un colloque pour réfléchir à l'avenir calédonien ou une opération de comm... ?

Suite au colloque sur les collectivités politiques d'Océanie et d'ailleur, organisé à l'IRD qui a eu lieu du lundi 7 au 10 mars 2011, Ué a fait le commentaire suivant: "Je n'ai assisté au colloque que le 1er jour pour l'ouverture (lundi après midi) et le dernier jour (jeudi après midi). Donc, au vu de ce j'ai pu entendre et voir, ce colloque ne m'a pas apporté beaucoup de choses que je n'aurai pas connaissance jusqu'à présent (Chrisnatcht n'a fait que reprendre les hypo déjà décrites dans l'Accord de Nouméa, Frogier re-explique sur le pourkoi de sa proposition des deux drapeaux, etc.). En fait, je pense que c'est plus une opération de comm pour assurer les "citoyens". Ainsi, je comprends mieux pourquoi il n'y avait pas d'intervenant déclaré "indépendantiste"; les indépendantistes intervenants avaient des casquettes soit écrivain soit historien soit philisophe... Voilà, on attend le bouquin qui reprend tout cela."

Ceci a, évidemment, suscité un autre commentaire...
"Ué et aux correspondants concernés à qui je dis bonjour en passant,
Voici mon commentaire. La prestation de Christnacht est celle de celui qui détient la montre et propose un futur calendrier et des hypothèses de sorties. Un rappel au temps ou à l'échéancier. Frogier fait de la figuration et cherche à justifier ses actes. Faberon se place comme consultant juridique. Je vous colle les textes décisifs et surligne en gras rouge les deux points importants.
Points 3.3 et 5 du Document d’orientation : Point 3.3 : « Les compétences régaliennes. La justice, l’ordre public, la défense et la monnaie (ainsi que le crédit et les changes), et les affaires étrangères (sous réserve de disposition du 3.2.1.) resteront de la compétence de l’État jusqu’à la nouvelle organisation politique résultant de la consultation des populations intéressées prévue au 5. ». Point 5 : « L’évolution de l’organisation politique de la Nouvelle-Calédonie. Au cours du quatrième mandat (de cinq ans) du congrès, une consultation électorale sera organisée. La date de cette consultation sera déterminée par le congrès, au cours de ce mandat, à la majorité qualifiée des trois cinquièmes. Si le congrès n’a pas fixé cette date avant la fin de l’avant-dernière année de ce quatrième mandat, la consultation sera organisée, à une date fixée par l’État, dans la dernière année du mandat. La consultation portera sur le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité. Si la réponse des électeurs à ces dispositions est négative, le tiers des membres du congrès pourra provoquer l’organisation d’une nouvelle consultation qui interviendra dans la deuxième année suivant la première consultation. Si la réponse est à nouveau négative, une nouvelle consultation pourra être organisée selon la même procédure et dans les mêmes délais. Si la réponse est encore négative, les partenaires politiques se réuniront pour examiner la situation ainsi créée. Tant que les consultations n’auront pas abouti à la nouvelle organisation politique proposée, l’organisation politique mise en place par l’accord de 1998 restera en vigueur, à son dernier stade d’évolution, sans possibilité de retour en arrière, cette « irréversibilité » étant constitutionnellement garantie. Le résultat de cette consultation s’appliquera globalement pour l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie. Une partie de la Nouvelle-Calédonie ne pourra accéder seule à la pleine souveraineté ou conserver seule des liens différents avec la France, au motif que les résultats de la consultation électorale y auraient été différents du résultat global. L’État reconnaît la vocation de la Nouvelle-Calédonie à bénéficier, à la fin de cette période, d’une complète émancipation. »
Deux questions :
1. Le périmètre qui définit les populations intéressées sera-t-il encore garanti?
2. Qui sont les partenaires politiques? Les membres du Comité des signataires?