dimanche 8 janvier 2012

Voilà une initiative unitaire à encourager pour l'année 2012 !

Ce vendredi 6 janvier 2012, Caroline Machoro et Jean Pierre Djaiwé, chefs respectives des groupes FLNKS et UNI au Congrès, ont déposé au secrétariat du Congrès un amendement pour la prise en compte de l'enseignement des langues kanak dans le socle commun des connaissances et des compétences, dispositif de la délibération portant sur l'organisation de l'enseignement primaire en NC, texte qui sera examiné en séance publique le jeudi 12 janvier 2012.
L'amendement proposé seront délivrées à la commission enseignement/Culture du Congrès le mardi 10 janvier 2012.
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"Amendement au projet de délibération portant organisation de l’enseignement primaire de la Nouvelle Calédonie (Rapport n° 69/ GNC du 29.11.2011)
Exposé des motifs

L’accord de Nouméa, en son point 1.3.3, et la loi organique, en son article 215, reconnaissent « les langues kanak (…) comme langues d’enseignement et de culture. « Leur place dans l’enseignement (…) doit donc être accrue ».

Il est donc essentiel qu’elles soient dans le socle et pas seulement dans les programmes, le socle étant ce qui est fondamental pour réussir sa vie. Elles servent aussi à maîtriser l’ensemble des compétences déclinées dans le socle.

Le compte rendu des travaux du comité de pilotage Bilan de l’Accord de Nouméa du 21 décembre 2011 indique que sur les objectifs de« rééquilibrage et d’émancipation », la mise enœuvre du dispositif reste insuffisante. La vision n°2 du Défi n°3 intitulé « Converger sur la nature du Destin Commun »stipule :
« Il manque une véritable volonté politique pour que les langues kanak puissent prendre la place qui leur revient dans l’enseignement, les médias et l’espace public de la Nouvelle Calédonie »

L’inscription des langues kanak dans le socle commun de l’école calédonienne doit reconnaître à nos langues le statut que leur confère l’ADN et la LO afin de compléter le socle commun français, elle ne lui enlève rien. C’est une mesure allant dans le sens du rééquilibrage. Elle acte la mise en œuvre progressive de cet enseignement « de et en » langue kanak dans notre école calédonienne.
Quand fut évoqué dans le cadre du transfert au 1er janvier 2012 « le maintien de la qualité de l’enseignement »,nous avions posé la question : « de quelle qualité parle-t-on ? ».

Les cahiers du LARJE d’octobre 2011 font le constat des inégalités ethniques importantes devant l’école dès le CE2.
Donner une place à nos langues dans le socle commun calédonien c’est donner du sens au colloque de 2002 « pour une école de la réussite en Nouvelle-Calédonie ».

Les travaux sur le plurilinguisme à l’école nous y encouragent.

Nos groupes proposent donc d’amender ce projet de délibération portant organisation de l’enseignement primaire de la Nouvelle Calédonie."