lundi 23 janvier 2012

Hurler avec les loups ou l'Echec du rééquilibrage par Nidoish Naisseline

Le leader du LKS (Libération Kanak Socialiste) a organisé une conférence de presse ce mardi 24 janvier 2012. Grande découverte du Grand Chef de Nengone : un constat d'un échec d'un objectif de rééquilibrage. Le problème: comment peut-on parler d'échec quand on n'a pas définir au départ le temps necessaire pour y arriver ?
Conférence...


Journaliste : Nidoïsh Naisseline qui dénonce l'échec du rééquilibrage géographique et humain de la province des Îles. Et pour remédier à la situation, le président du LKS en appelle notamment à la responsabilité des élus loyaltiens.

Journaliste : Et c'est un constat sans concession qu'a dressé Nidoïsh Naisseline, ce matin, devant la presse. Pour le président du LKS, en effet, l'exode des populations loyaltiennes vers la grande terre est l'illustration parfaite de cet échec et de citer en exemple, le fait qu'entre 2004 et 2009, c'est l'équivalent de six à sept tribus des îles qui auraient été rayées de la carte. Une situation imputable, pour partie, à la cherté de la vie aux îles Loyauté, insiste tout d'abord Nidoïsh Naisseline :

Nidoïsh Naisseline : Le problème plus crucial aux îles Loyauté, c'est l'exode. En 1997, il y avait 38 % de Loyaltiens à la grande terre, et, là, il y a 60 %. Et je précise, à l'époque on a voulu expliquer cela par la compétence des présidents que nous sommes, mais de 2004 à 2009, tout le monde reconnait que la province des Îles est très bien gérée, mais au demeurant, vous avez 21 % de la population qui est partie. Malgré la très bonne gestion, l'exode a été plus importante qu'avant, et ce qui pose la question, mais qu'est-ce qui se passe, là ? Il y a, d'une part, des blocages au niveau des transports. Le prix du fret du transport est exorbitant. Donc, j'ai demandé qu'on reparte sur la définition du service public, qui doit être défini par les besoins de la population.

Journaliste : Autre argument mis en avant, par Nidoïsh Naisseline, pour démontrer l'échec du rééquilibrage aux îles : l'incapacité des institutions, et au premier rang desquelles la province, à penser le développement économique en termes de mise en valeur des traditions et des terres coutumières.

Nidoïsh Naisseline : Si la province, malgré la bonne gestion, malgré tout ce que vous voulez, n'a pas touché les populations les plus vives, c'est parce que la province, comme institution de la République, n'est pas adaptée à la population de chez nous. Et puis la dernière raison, c'est le manque de volonté politique de chez nous. On est rentré dans l'institution, et puis on donne plus d'importance à nos querelles internes pour prendre la place d'un autre et tout ça, plutôt que d'un outil de service, quels sont les besoins de la population, et puis élaborer une politique en fonction de la réponse à donner à ces populations-là.

Journaliste : Et Nidoïsh Naisseline de proposer pour adapter le modèle de développement économique des îles notamment, que la déclaration de l'assemblée générale de l'ONU, de septembre 2007, soit appliquée en Calédonie. Celle-ci stipule que soit intégrée dans tous les projets de développement sur les terres coutumières une disposition portant sur l'accord préalable, libre et en connaissance de cause des autorités traditionnelles.