Naku press vous propose l'extrait d'une édition spéciale de Flash d'Océanie de ce lundi 20 juin 2016 sur cet évènement , pour le moins symbolique mais qui donne bien une autre stature à Fidji.
Et pour cause : en effet, pour la première fois
dans son histoire, non seulement Fidji, mais en fait un pays insulaire
d’Océanie va présider la très prestigieuse Assemblée Générale des Nations-Unis,
une assemblée qui débutera mi-septembre prochain à New York, comme tous les
ans.
Le vote a eu lieu la semaine dernière, donc et c’est l’ambassadeur fidjien
Peter Thomson, représentant permanent de son pays à l’ONU, qui a remporté cette
élection, à quelques voix près, devant son seul autre concurrent, un Cypriote.
Dans toute la région, les experts ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et ils ont
été très rapides à réagir : comme la Communauté du Pacifique, la CPS, qui parle de « grande
première » et de « moment historique pour l’Océanie sur la scène
internationale», tout en félicitant l’heureux élu.
Pour la CPS, en
effet, cette élection pour la première fois d’un représentant de Fidji et
d’Océanie, c’est « un signe de reconnaissance de la contribution apportée par
les petits États insulaires en développement à la grande famille des Nations
Unies ».
Un signe aussi que Fidji sera au moins dans les douze mois à venir le vrai
porte-parole de toute cette région, notamment sur le dossier des changements
climatiques.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, lui aussi y est allé de son
message en parlant de moment charnière dans l’histoire de la région Pacifique.
Le poste est largement symbolique, mais il donne aussi une tout autre stature à
Fidji.
Car pendant cette assemblée générale, en septembre, il y aura à l’ordre du jour
de l’ONU des questions de haute importance, comme par exemple une autre
élection, et pas des moindres : l’élection du prochain ou de la prochaine
secrétaire générale de l’ONU.
Ça tombe bien, on en parlait la semaine dernière, le Premier ministre
néo-zélandais, John Key, se trouvait en visite à Fidji.
Et parmi les dossiers abordés, il y en a eu un, quoique discrètement : une
demande de soutien de Fidji à la candidate officielle de la Nouvelle-Zélande,
l’ancienne Première ministre Helen Clark.
Elle veut devenir la première femme secrétaire générale de l’ONU, pour succéder
à Ban Ki-moon.
Étant donné le rôle clé de Fidji sur la scène régionale insulaire, il était
normal que Wellington demande désormais un petit coup de pouce de la part d’un
voisin océanien qui, il est vrai, il n’y a pas si longtemps, était montré du
doigt par le gouvernement néo-zélandais.
Un gouvernement dirigé à l’époque par une certaine Helen Clark.
Ironie de l’histoire.
Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas trop si l’ex putschiste devenu
Premier ministre légitimement élu, Franck Bainimarama, qui a la dent dure, ne
s’est pas trop pressé pour assurer Wellington du soutien de son pays.
Pendant ce temps-là, du côté de Paris, on a aussi parlé d’Océanie et de l’autre
gros État insulaire de cette région : la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Puisque c’est le Premier ministre papou, Peter O’Neill, qui était reçu jeudi
dernier en grande pompe non pas par son homologue, mais carrément par le
Président français, François Hollande.
Pourquoi ce tapis rouge ? Parce que Paris veut célébrer ce qu’il appelle des
relations en plein "essor", des relations qui reposent surtout sur
l’économie.
Puisque ce n’est un secret pour personne : il y a en Papouasie-Nouvelle-Guinée
d’énormes gisements de gaz naturel liquéfié, et que justement, le dernier
projet, tout aussi énorme, d’exploration et d’exploitation, il est mené par une
entreprise française, TOTAL.
Dans ces conditions, forcément, la Papouasie-Nouvelle-Guinée
est désormais une grande amie de la
France, pour cause d’intérêts économiques.
Pour preuve : cette rencontre et cet entretien entre François Hollande et Peter
O'Neill, c’est aussi une première.
La première fois qu’un Président français recevait un chef de gouvernement
papou.
Avec aussi en filigrane d’autres dossiers abordés, des dossiers moins
consensuels, comme par exemple la situation des droits humains dans ce pays,
situation qui est loin d’être brillante.
Sources : Flash d'Océanie ( Edition du 20 juin 2016)
Naku press : mise en ligne le 21 juin 2016
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mardi 21 juin 2016
mercredi 15 juin 2016
Idée de lecture : Avant-garde et pouvoir populaire
Naku press vous propose ci-après l'intégralité d'une déclaration de : Robert SAE : parfois la réalité nous oblige à réviser certains fondamentaux, tout en ne perdant pas de vue le contexte dans lequel nous inscrivons nos actions. Une lecture , qui laisse à ceux qui connaissent Robert SAE , de considérer l'évolution dans les idées, mais toujours fidèle à un objectif : la défense de l'intérêt général. Bonne lecture.
Idéologie, lutte des classes et vieilleries
Nous
sommes de ceux qui ont proclamé que :
« Sans avant-garde révolutionnaire, la Révolution ne peut être
victorieuse ! », que « Sans Parti d’avant-garde, les
masses populaires ne peuvent mettre fin à l’hégémonie des classes
dominantes ! ». Aujourd’hui, il est de bon ton de considérer
que cette vision est complètement dépassée. Ce sont la
« société civile » et les « citoyens » qui doivent prendre
la barre, ces derniers prenant bien garde qu’aucun parti politique
ne vienne « récupérer » leurs mobilisations. Seuls des nostalgiques
invétérés, dit-on, peuvent encore s’accrocher à des vieilleries telles que
l’idéologie, la lutte des classes, le communisme ou le « parti
d’avant-garde ».
Laissons donc le passé reposer en paix et
interrogeons le présent. Voila ce qu’il nous dit :
L’infime minorité d’individus qui se
retrouvent à la tête des banques et des multinationales constitue bien
une classe de super-privilégiés qui, pour maximiser ses profits, exploite
sans merci les travailleurs et jette la majorité des populations dans la
misère.
Les gouvernements à la tête des pays où règne
« l’économie de marché » ne se cachent plus pour saccager les
services publics, criminaliser et réprimer les mouvements syndicaux et
populaires, organiser la société et l’économie au bénéfice des classes
dominantes qu’ils représentent.
Au plan mondial, il existe bien une offensive de
recolonisation menée par les impérialistes occidentaux qui se traduit par
l’accaparement des terres dans les pays dominés, par le renforcement de la
tutelle de leurs institutions et administrations sur ces mêmes pays au plan
judiciaire, économique et financier, par le déchainement d’agressions
militaires bafouant le droit international.
Dans les médias, se relaient sans discontinuer,
économistes, « philosophes», ministres et autres propagandistes pour
nous marteler que « le privé est plus dynamique que le public », que
c’est « l’entreprise- sous entendu les capitalistes- qui crée l’emploi et
les richesses », que l’on doit « faire des sacrifices » pour
« gagner en compétitivité » ou pour « résorber les déficits
budgétaires », etc.
Ainsi donc, les « vieilleries » de la
lutte des classes et la prégnance de l’idéologie bourgeoise sont
terriblement actuelles.
Quelle armée pourrait gagner une guerre sans Etat Major ?
Il
faut bien reconnaître que les classes dominantes ont marqué des points très
importants dans la guerre idéologique qu’elles mènent pour asservir les
peuples.
Elles sont parvenues à convaincre l’opinion que
« le temps des idéologies était révolu » alors même que la leur
s’impose massivement.
Elles ont persuadé leurs « sujets »
qu’ils disposent d’une citoyenneté mythique qui doit être préservée par un
individualisme exacerbé.
Alors, des « citoyens »
chantent les louanges de la « République qui garantit des droits égaux à
tous ses enfants » et de la « démocratie » qui leur
autorise la « liberté d’expression » sur les réseaux sociaux.
Pendant ce temps, ceux qui détiennent les rênes continuent à sévir.
– les décrets se suivent et les ministères
imposent leurs « réformes ». Les artisans, les agriculteurs,
les retraités, les chômeurs, les usagers, les fonctionnaires, bref,
les couches populaires dominées ne disposent d’aucun pouvoir
pour s’y opposer!
– Les Conseils d’administration des grandes
firmes décident de licencier à tour de bras, de délocaliser ou de précariser
les emplois. Le peu de pouvoir de protection dont les salariés disposaient, à
travers les Conventions Collectives, leur a été manifestement repris.
L’interprétation démagogique qui est propagée
quant à la citoyenneté a pour but de permettre aux classes dominantes de
manipuler les mouvements sociaux afin qu’ils ne remettent pas en cause le
système. Un exemple édifiant mérite d’être cité. La révolution
de 2011 en Egypte a été dévoyée parce que des «citoyens » avaient
appelé l’armée à leur secours –une armée qui sévissait sous l’ancien régime –
permettant l’arrivée au pouvoir d’une dictature qui maintient le système
d’exploitation et la collusion avec les impérialistes.
La propagande menée pour que les
« citoyens » rejettent les partis politiques et la lutte idéologique
a pour but essentiel de désarmer les classes opprimées. Ceux-là même qui la
mènent ont leurs propres partis, bien structurés, disposant de la puissance
financière et de la dictature des médias, imposant leur main mise
sur les processus électoraux et sur toutes les institutions garantissant un
pouvoir effectif dans toutes les sphères de la société.
Alors oui, nous réaffirmons notre conviction que
« Sans avant-garde révolutionnaire, la Révolution ne peut être
victorieuse ! », que « Sans Parti d’avant-garde, les
masses populaires ne peuvent mettre fin à l’hégémonie des classes
dominantes ! » Quelle armée pourrait gagner une guerre sans
état major ?
L’histoire tumultueuse des avant-gardes
Après
la révolution Bolchevique de 1917, les partis communistes ont incarné
l’espoir des travailleurs sur tous les continents. Dans les années 60-70, la
majorité des mouvements populaires brandissaient
comme bannière l’idéologie prolétarienne et l’anti-impérialistes et ils
affirmaient la nécessité impérieuse de « l’avant-garde
révolutionnaire ». Dans les syndicats, dans les universités, de vifs
affrontements opposaient des groupes se considérant, chacun, comme
l’Avant-garde.
Aujourd’hui, de larges fractions des
mouvements populaires expriment leur rejet de la politique et
se dressent contre toute « récupération » par un parti
politique ? Comment expliquer ce profond retournement ?
L’un des facteurs de la désaffection réside dans
l’évolution de nombreux partis ayant incarné l’espoir des couches populaires.
Secoués par des crises et des scissions à répétition, ne parvenant pas à
menacer le système, beaucoup de ceux-ci ont disparu. D’autres,
arrivés au pouvoir n’ont pas porté les changements attendus, parce qu’ils ont
été en permanence la cible de la contre-révolution ou parce qu’ils ont
carrément trahi les idéaux pour lesquels les militants s’étaient battus.
Autre facteur déterminant à prendre en
compte : Après la chute du mur de Berlin en 1989, un « monde
unipolaire » permettant aux impérialistes occidentaux
d’élargir le champ de leur domination s’est imposé au plan international.
Cela, à l’heure de la révolution des technologies de l’information et de
la communication ! La propagande devenait, elle aussi, unipolaire, la
manipulation et la désinformation de masse ont ainsi pu avoir les effets
que l’on sait.
Les problèmes connus par les partis
politiques communistes et révolutionnaires ont été présentés
à travers le prisme déformant de la guerre idéologique. Pour contrecarrer
les effets de cette propagande, il faut expliquer que les avatars
connus par ces partis ne sont pas intrinsèquement liés à
l’idéologie sur laquelle se basait leur action. Ce qui vaut pour toutes
les institutions humaines vaut aussi pour eux. L’inquisition, les
croisades, les guerres de religion, la terreur instituée par certains
gouvernements révolutionnaires français, pour ne citer que ces exemples,
sont-elles inscrites au passif de la foi chrétienne ou de l’idéal
républicain ?
Comme toutes les institutions, les partis
révolutionnaires regroupent des personnes dont les ressorts et les
travers sont ceux de la nature humaine, des individus dont les intentions et
les parcours sont différents. Comme tous les partis politiques, sans exception,
les partis révolutionnaires sont le lieu de luttes d’influence, de
lignes et de conception. Certains de leurs membres ne sont mus que par
l’ambition d’accéder au pouvoir. (*)
Quelle aberration ! Les classes dominantes
sont parvenues à inculquer une aversion extraordinaire à l’égard
des premiers partis politiques ayant organisé la lutte des démunis pour obtenir
des conditions de vie dignes, la solidarité internationale avec les brigades
révolutionnaires et les chantiers de reconstruction, la fraternité
antiraciste. Les militants communistes se sont sacrifiés massivement dans
la résistance armée contre les dictatures fascistes et les agressions
coloniales et, aujourd’hui, ceux qui sont arborés comme flambeaux de la
« démocratie», ce sont les héritiers des gouvernements et partis
politiques bourgeois qui ont perpétrés des massacres de milliers de
travailleurs, de femmes et d’enfants dans les possessions coloniales ainsi
que dans leur propre pays. L’une des taches qui s’impose à nous,
c’est de restituer la véritable histoire des peuples.
Il est clair que ceux qui cachent ou
dénaturent l’histoire des partis politiques révolutionnaires, ceux qui érigent
des barrières entre de tels partis et les mouvements populaires, que ceux-là,
donc, servent objectivement les intérêts des classes dominantes. Quant à
ceux qui, en toute connaissance de cause, entreprennent de torpiller les partis
politiques révolutionnaires pour développer des pratiques de collaboration de
classe, ce ne sont pas simplement des opportunistes mais bien des
contre-révolutionnaires patentés.
Il est, en tout cas, essentiel que les peuples se
dotent d’avant-gardes dignes de ce nom pour qu’ils soient en mesure de
renverser la domination, de mettre fin à l’exploitation, afin qu’ils puissent
se défendre contre la subversion et la contre révolution et qu’ils puissent
ainsi se consacrer à la construction d’un monde meilleur, équitable et
solidaire.
(*) Concernant les anciens Partis
Communistes, il faut déplorer les conséquences tragiques de la
centralisation et de la militarisation qu’imposaient les conditions de
l’époque. Mais il faut aussi rappeler que des provocateurs ont été
systématiquement infiltrés dans leurs rangs pour les torpiller de
l’intérieur.
Avant-garde et mouvement de masse
Quels critères permettent de considérer
qu’un Parti politique est effectivement porteur des intérêts des
couches populaires ? Dans quelles conditions peut-on le qualifier
d’avant-garde ? Quel type de liens l’avant-garde doit-elle
entretenir avec les mouvements et organisations de masse ? Quelles
mutations les partis révolutionnaires doivent-ils opérer pour être en
phase avec les exigences de la société moderne ?
Disons le tout net, la dénomination d’un parti,
les déclarations qu’il peut faire, les statuts qu’il affiche, bien moins
encore, l’auto-proclamation, ne confèrent absolument pas un quelconque statut
d’avant-garde révolutionnaire. Combien, nageant dans l’illusion, se
posent en détenteurs des vérités définitives, en juges, en donneurs de leçon
mais n’exercent aucune influence notable sur l’opinion ni
n’impulsent aucune force significative pour le combat ? Plus paradoxal
encore, certains partis contrôlent des organisations de masse – syndicats
ou autres – revendiquent la qualité de représentants exclusifs des
travailleurs et travailleuses, mais, loin d’être des avant-gardes, ils
sont les meilleurs remparts du système dominant. Cultivant un sectarisme
forcené, ils font obstacle à la large unité dont les travailleurs ont
besoin ; Ils tiennent un langage ultra-radical sur la question
du pouvoir, mais s’accommodent parfaitement du statut quo et des mandats dans
les instances paritaires.
Le parti qui peut être assimilé à une
avant-garde,
– c’est celui qui est capable d’analyser
scientifiquement la situation et le rapport des forces, de synthétiser
les attentes des masses afin d’élaborer des stratégies permettant
d’affronter victorieusement le système dominant et de proposer des alternatives
correspondants aux intérêts du peuple.
– c’est celui dont les militants,
empreints d’humanisme, d’humilité et d’esprit de dévouement, portent leur
contribution sur le terrain à la formation et à l’organisation des masses
afin que celles-ci assument le processus révolutionnaire.
– c’est celui qui a compris qu’il ne
s’agit pas d’imposer ses vues mais qu’il a pour mission de transmettre les
compétences, de vulgariser les connaissances et les idées justes à travers
un débat constructif, une lutte idéologique saine et ouverte au sein du
mouvement populaire.
Au sujet de la question du parti en pays
colonisé, Frantz FANON*, encore une fois précurseur, écrivait ceci :
« Dans un pays sous-développé, le parti
doit être organisé de telle sorte qu’il ne se contente pas d’avoir des contacts
avec les masses. Le parti doit être l’expression directe des masses. Le parti
n’est pas une administration chargée de transmettre les ordres du gouvernement.
Il est le porte-parole énergique et le défenseur incorruptible des masses. Pour
parvenir à cette conception du parti, il faut avant toute chose se débarrasser
de l’idée très occidentale, très bourgeoise donc très méprisante que les masses
sont incapables de se diriger. »
A notre sens, cela vaut pour tous les partis
révolutionnaires.
Une chose est sure, en tout cas, c’est qu’aucune
avant-garde ne saurait se construire sans tirer les leçons de l’histoire
du mouvement révolutionnaire et sans prendre en compte les mutations
technologiques et sociologique qui ont façonné le monde moderne.
(*) Frantz Fanon « Les
damnés de la terre »
Pour construire un monde nouveau, le pouvoir doit être réellement entre les mains du peuple
Nous
ne sommes plus à l’époque où le savoir pouvait être confisqué par une
élite principalement issue des classes dominantes. Nous ne sommes plus dans le
contexte où la circulation des populations pouvait être limitée. Nous sommes à
l’ère du Smartphone et de Facebook! Comment imaginer qu’un parti
politique puisse encore prétendre élaborer des directives dans son bureau pour
ensuite, demander aux masses de les appliquer ?
Les partis représentant les classes dominantes
l’ont bien compris et ont adapté leur tactique de domination aux nouvelles
réalités. Ils avancent à visage masqué. Encensant les « mouvements
citoyens », ils y délèguent leurs chevaux de Troyes, dont la mission est de
faire l’apologie de l’apolitisme tout en répandant leur propre idéologie,
en particulier l’individualisme et le libéralisme, et en proposant
des objectifs qui conviennent au système dominant.
S’il faut, ici, réaffirmer le principe de
l’autonomie du mouvement de masse et des organisations citoyennes, il faut
répéter que l’apolitisme ne peut avoir pour résultat que de stériliser leur
action. Le rôle des partis politiques qui ont choisi le camp du peuple est,
d’une part, de proposer des analyses circonstanciées pour enrichir la réflexion
des militants, en toute transparence, sans jamais chercher à les
instrumentaliser et, d’autre part, de faire en sorte que ses membres
s’impliquent loyalement et avec conséquence dans le mouvement concerné.
Mais au-delà des relations entre les partis et
les organisations populaires se pose une problématique plus fondamentale :
C’est celle du rôle qui revient aux masses dans l’exercice du pouvoir.
Pendant des siècles, l’idéologie bourgeoise
occidentale a cultivé le mépris des couches populaires et le racisme à
l’égard des peuples colonisés. Les élites ont été formatées pour penser
que d’elles seules pouvaient venir les solutions à tous les problèmes.
Aujourd’hui, face à tous les dérèglements qui
affectent la planète, les plus grands experts sont contraints de
reconnaître la validité des savoirs populaires dans tous les domaines
(agriculture, pêche, médecine, construction, préservation de l’environnement et
du vivant, etc.)
Aujourd’hui, aussi, la primauté de la pensée collective
commence à être reconnue. Cela peut être illustré par l’abandon des
structures pyramidales dans le management, la recherche, etc.
C’est là une préfiguration de l’organisation
sociale qui permettra à l’humanité d’avancer.
Il s’agit, désormais, de faire en sorte que les
masses accèdent réellement au pouvoir. Le rôle du parti d’avant-garde est
justement de contribuer à l’édification des nouvelles institutions qui
permettront d’atteindre cet objectif.
Robert SAE : Martinique le 10 février 2016
Naku press : Mise en ligne le 15 juin 2016
Une histoire de radio : Radio APAL a fêté ses 30 bougies en 2011 !!!
Naku press vous propose sur sa page internationale , un édito écrit par un camarade, que l'on a croisé sur les chemins de la solidarité internationale , pour la célébration des 30 ans de Radio APAL. ( ASE Plere Anou Lité).
Naku press : Mise en ligne le 15 juin 2016
Naku press : Mise en ligne le 15 juin 2016
vendredi 3 juin 2016
FLASH INFO : le Front Prolisario en deuil
Décédé mardi 31 mai, Mohamed Abdelaziz dirigeait le mouvement pour l’indépendance du Sahara occidental depuis 1976. Le Front Polisario a décrété 40 jours de deuil, durant lesquels se tient également un congrès extraordinaire chargé d'élire un successeur à son chef historique. Aujourd'hui le Front Polisario est divisé : plusieurs clans s'affrontent sur la ligne politique à suivre.
Parmi les Sahraouis, certains sont nés dans ce qu'ils appellent les territoires libérés, d'autres dans les camps de réfugiés en Algérie, comme celui de Tindouf. Une distinction qui s'incarne dans deux courants. Le clan dit « algérien », qui représente une ligne plus dure, exige un référendum sur l'autodétermination afin d'obtenir l'indépendance.L'autre branche, elle, est prête à négocier avec les autorités marocaines. Le Maroc propose aux Sahraouis une large autonomie, mais sous sa souveraineté. Dans ce courant, ce sont les noms du frère du fondateur de Polisario, Bachir Mustapha Sayed, et celui de l'actuel Premier ministre, Abdelkader Taleb Omar, qui circulent pour prendre la tête du mouvement indépendantiste.
Sources : RFI ( Edition du 31 mai 2016)
Naku press : mise en ligne le 03 juin 2016
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