| (cp : sources Internet) |
Les élections municipales sont passées , les calédoniens se sont exprimés, et les communes ont nommé et installé les équipes au sein des mairies. Un tour d’horizon , de la couleur ou de l’étiquette politique des listes arrivées majoritaire a l’issue du deuxième tour nous donnerait la cartographie suivante : un donnée à intégrer au départ c’est le taux de participation qui n’est que de 55 % ( en donnée tendancielle) , les maires ont finalement été élus par une moyenne de 32% - et enfin concernant les communes : on dénote en final : sur les 33 que compte le territoire de la Nouvelle Calédonie , 17 d’entre elles sont aux mains des indépendantistes ( pratiquement toutes rurales) , dont 4 détenues par des maires identifiés UNI ( Union nationale pour l’indépendance) , et 13 aux mains de maires identifiés FLNKS ( Front de libération Kanak et socialiste) - 5 communes jusque là indépendantistes ont basculé entre les mains de listes identifiées comme citoyennes , ( Poum , Gomen , Koohné , Thio , Canala) et enfin les 11 restant sont entre les mains du camps loyalistes , dont les 4 grosses agglomérations du sud : Dumbéa , Nouméa, Paita, Mont Dore.
Après le deuxième tour , le constat est le suivant : les reports des voix modifient les grilles de lecture trop binaire , ( même à l’intérieur des deux camps indépendantistes et non indépendantistes) du fait que des alliances ont été concoctées afin d’évincer l’équipe en place - on va dire que c’est l’expression optimale de cette guerre politique politicienne qui était bien audible dans certains discours lors du premier tour.
Mais en même temps , la classe politique était préoccupée par le passage du projet de loi constitutionnel pour la validation de l’accord Bougival Elysee Oudinot à l’Assemblée nationale . Ce fut donc dans la nuit du 1 er au 2 avril que le texte a été rejeté par 190 voix à l’Assemblée nationale . Ce qui renvoit donc le gouvernement central à ré envisager une suite à donner à ce dossier épineux qu’est l’avenir institutionnel de la Calédonie. Alors qu’en parallèle de cette procédure réglementaire , il faut simplement noter que Paris déploie tout un dispositif technique avec l’appui de très haut fonctionnaire , pour continuer à affiner les pistes possibles pour la relance de l’économie Calédonnienne . Sur le terrain on a des institutions qui continuent à prendre des décisions concernant la gestion du pays alors que la légitimité des élus est vivement contestée dans les coulisses. L’économie d’une manière générale semble reprendre progressivement d’après les études de l’ISEE ( mais très timide pour le moment , et donc largement suffisant pour continuer à alimenter le discours culpabilisant les évènements de 2024 d’avoir été à l’origine de cette situation) .
En conclusion : les municipales donne un baromètre sur l’état de l’opinion publique Calédonienne , ( très peu mobilisée pour ces consultations électorales ) , une reprise timide pour le moment de l’économie , un travail de fond mené en parallèle par l’Etat pour affiner la politique de financement de l’économie , et un projet d’accord ( bien qu’approuvé par la majorité de la classe politique calédonienne) rejeté par l’Assemblée nationale . Le pays continue donc à vivoter , avec une situation stationnaire , mais qui pour certains secteurs , devient plus qu’urgente .
Et les dernières informations : confirment que Paris va organiser les prochaines élections provinciales , avec le point d’achoppement de toujours :l e corps électoral ( autrement dit : qui décident des gens à mettre sur le perchoir pour la gestion du pays ) . Un point qui aura animé les débats depuis d’antan dans l’organisation de la lutte pour l’indépendance et la dignité du peuple kanak. Question existentielle , question de pouvoir , qui saura tracer la frontière entre ces deux notions pour avancer ? Quand la question de gestion économique et financière prend le dessus dans le débat politique , la discussion va durer encore longtemps , et pendant ce temps là , la roue de l’histoire continue à tourner et forge l’opinion sur d’autres conceptions de la vie , risquant à terme d’étouffer les contradictions d’hier . La standardisation amenée par la mondialisation est un risque énorme pour les spécificités qui continuent à être brandies par des courants de pensée. A méditer pour la suite .
Naku press : publication du 12 avril 2026