lundi 22 août 2011

SARKO sur l'enveloppe kanaky


Pour la réinscription du pays Maohi sur la liste à décoloniser de l'ONU

Madoÿ est amplement satisfait de publier ici le rapport effectué par Victor MAAMAATUAIAHUTAOU, élu nationaliste, à l'assemblée de la Polynésie sur le Président, sur la proposition de résolution appelant à la réinscription du pays Maohi sur la liste des pays à décoloniser à l'ONU. (http://larje.univ-nc.nc/index.php?option=com_content&view=article&id=247:la-polynesie-demande-sa-reinscription-sur-la-liste-des-pays-a-decoloniser&catid=14&Itemid=48)

"Mesdames, Messieurs les représentants,

La Charte des Nations Unies (26 juin 1945) est dotée de l'article 73 qui concerne les territoires non autonomes. Cet article considère que, pour les populations qui ne s'administrent pas encore complètement ellesmêmes, les puissances de tutelle doivent mettre en avant le principe de « la primauté des intérêts de ces
territoires». Ces puissances ont une « mission sacrée»: celle d'assurer la prospérité des populations dont elles ont la charge.

Cela devrait être réalisé grâce à l'instruction qui respecterait les cultures, grâce à une volonté de préparer ces populations à avoir leurs propres institutions (en fonction des conditions locales et des degrés de développement) et enfin grâce à des «mesures constructives de développement».

C'est le 9 février 1946 que la première Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies(O.N.U) se préoccupe des «populations» qui ne s'administrent pas encore elles-mêmes. Les «puissances administratives », selon la terminologie de l'O.N.U, s'engagent dans cette voie et reconnaissent les nécessités nouvelles d'une véritable décolonisation. Elles promettent de communiquer régulièrement des renseignements
sur les réalisations accomplies en vue de se conformer à l'article 73. Les renseignements devront parvenir chaque année avant le 30 juin.

Un Comité est chargé de gérer ce problème, composé de huit membres parmi les États ayant des renseignements à fournir (la France en fait partie) et de huit pays élus par l'Assemblée Générale.
Effectivement, en 1946, l'Australie, la Belgique, le Danemark, les États-Unis, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et la France établissent une liste de 72 territoires à l'égard desquels ils déclarent reconnaître les obligations de l'article 73.

La Nouvelle-Calédonie, les E.F.O. et le condominium des Nouvelles-Hébrides faisaient partie de cette liste.
C'est par une lettre du 17 octobre 1946 que le Gouvernement français (Gouvernement de Georges Bidault) a communiqué les renseignements demandés sur les colonies, juste avant que ne soit publiée la Constitution de la ivème République (27 octobre 1946) qui fait disparaître le mot «colonies» au profit de Territoires d'Outre-mer ou de Départements d'Outre-mer.

En même temps, la France a rappelé qu'il lui appartient, à elle seule, de décider s'il y a sous sa tutelle des Territoires qui ne s'administrent pas eux-mêmes. Elle fit du reste un «grand usage» de l'article 2-7 de la Charte qui interdit à l'O.N.U. «toute intervention dans les affaires qui relèvent essentiellement de la
compétence nationale des Etats».
La limite est donc vite apparue: c'étaient les puissances administrantes qui décidaient quelle population et quel territoire devaient être considérés comme relevant ou non de l'article 73 et ce sont elles qui étaient aptes à juger de leur évolution en rendant des comptes que personne ne sera en mesure de vérifier.
Le 3 novembre 1947, l'Assemblée Générale des Nations Unies a recommandé diverses dispositions pour la transmission de renseignements. Elle prend acte « du fait que certains Membres qui assument l'administration de Territoires non autonomes ont transmis de leur propre mouvement des renseignements relatifs au progrès de la participation des autochtones au fonctionnement des organes locaux de gouvernement
dans ces territoires ».
En termes diplomatiques, cela signifiait que tous ne l'ont pas fait.
En 1947, en effet, la France n'a produit aucun document relatif aux deux Territoires du Pacifique (E.F.O et Nouvelle-Calédonie). Estimait-elle que le temps des colonies était passé pour ces Territoires ? Notons que l'année 1947 marque le début de la Guerre froide et de la peur de l'extension du communisme, notamment par le biais des populations des ex-colonies.
En 1948, l'Assemblée Générale s'émeut du fait que les grandes puissances ne communiquent plus les renseignements sur l'évolution de plusieurs Territoires.
Elle adopte la résolution 222 (III) du 3 novembre 1948 qui demande aux puissances de s'expliquer sur l'interruption de la communication des renseignements. Le 21 janvier 1949, le Secrétaire général Trygve Lie adresse un courrier en ce sens au gouvernement français, lequel fait répondre par lettre du 29 avril 1949
(Ministère des Affaires Étrangères, secrétariat des conférences, n° 31/SC et signée Alexandre Parodi, secrétaire général du Quai d'Orsay) que la Constitution de 1946 entend favoriser l'émancipation des TOM soit dans l'unité de la République (les DOM), soit dans l'autonomie au sein de l'Union française (TOM et Territoires
associés).

Les Gouvernements français estimèrent, à partir de 1947, ne plus devoir communiquer des renseignements, ni pour les DOM pour lesquels il n'y aurait plus de différenciation politique par rapport à la métropole, ni sur trois TOM : Nouvelle-Calédonie, E.F.O. et Saint-Pierre et Miquelon.
La France considérait que ces trois TOM ont été dotés d'un régime qui se rapproche beaucoup des DOM, voire des départements de métropole.
Le ministère des Affaires Étrangères envoya à l'O.N.U., copie des textes législatifs relatifs aux statuts des trois TOM pour justifier sa position. Une lecture attentive de ces statuts montrerait pourtant que l'émancipation était restée limitée.
En mars 1950, une note interne du Ministère des Affaires Étrangères revient sur la question. Elle rappelait la position de principe qui voulait que la définition d'un Territoire non-autonome relevait de l'appréciation exclusive de la France et que la Constitution française prévoyait une évolution des Territoires relevant de cette définition.

La décision de retirer la Nouvelle-Calédonie et les E.F.O. de la liste onusienne pour lesquels la France devait fournir des renseignements y était dès lors mieux expliquée : «l'assimilation à la Métropole avait été complètement ou presque complètement réalisée, bien que ces Territoires n'eussent pas été transformés en
département français».
On peut donc supposer que la France a estimé que les statuts de la Nouvelle-Calédonie et des E.F.O. accordaient une place suffisante aux autochtones, ce qui fût loin d'être le cas au regard de l'Histoire.

Dans le détail, trois arguments ont été avancés pour justifier la décision de retrait des E.F.O. de la liste des pays à décoloniser de l'O.N.U. :
- tous les ressortissants sont citoyens français (ordonnance du 24 mars 1945) ;
~ les habitants sont représentés à l'Assemblée nationale (un député), au Conseil de la République (un sénateur) et à l'Assemblée de l'Union française ;
- une assemblée a été créée par décret du 25 octobre 1946 (assemblée représentative).

Toutefois, les pouvoirs de cette assemblée sont limités par le statut et les prérogatives de l'Administration dirigée par un gouverneur.
La note du Ministère des Affaires étrangères précise également que la France s'était opposée à la résolution 334 (IV) du 2 décembre 1949 qui créait un Comité spécial chargé d'examiner les facteurs dont il faudrait tenir compte pour décider qu'un Territoire est ou non un Territoire que les populations administrent complètement.
Autrement dit, l'Outre-mer français représentait un «espace réservé» dont les autres pays - et encore moins l'O.N.U. - n'avaient pas à se mêler.
Cette position, toujours d'actualité, fut pourtant à l'origine de bien des déboires de la France sur le plan international, notamment lorsqu'elle décida d'implanter en Polynésie française - ex-E.F.O - le controversé «Centre d'Expérimentations du Pacifique» (C.E.P), plaque tournante du programme français de dissuasion
nucléaire initié par le Général De GAULLE au début des années 1960.

À la suite d'événements insurrectionnels majeurs survenus en 1984 en Nouvelle-Calédonie, conduisant cette collectivité française d'Outre-mer au bord de la guerre civile, il fut décidé en 1986 de réinscrire celle-ci sur la Liste des Pays à décoloniser de l'O.N.U. sous l'impulsion du Front de Libération Nationale Kanak
Socialiste (FLNKS), mouvement politique indépendantiste mené par feu Jean-Marie TJIBAOU. C'est d'ailleurs à la suite de ces événements que les Accords de Matignon furent signés à Paris en 1988, cadre consensuel reconnaissant la légitimité du combat indépendantiste et instaurant un régime institutionnel fondé sur le
consensus politique ainsi qu'un mode sociétal pacifié. En 1998, l'Accord de Nouméa était signé afin de convenir de transferts de compétences de l'État vers les institutions de la Nouvelle-Calédonie ainsi que de dates d'échéance en termes d'organisation d'un référendum local.

Or, la Polynésie française n'a pas emprunté le même chemin.
Doté d'un statut d'autonomie interne en 1984, la Polynésie française allait voir sa destinée quelque peu scindée de celle de la Nouvelle-Calédonie et subir, sur au moins une quarantaine d'années, un profond et durable bouleversement de son mode de société qui fut très largement propulsé par la gigantesque manne financière provenant de la métropole durant la période des essais nucléaires (1966-1996).
D'une société insulaire de type traditionnel, la Polynésie française allait connaître un boom financier, immobilier et démographique sans précédent dans son Histoire, pour se transformer en véritable société de consommation de type occidental, déracinée de sa propre culture, où l'essentiel de son économie s'est trouvée basée sur les flux financiers massifs en provenance de la France, avant de devenu' une proie directe des effets négatifs de la mondialisation.
Les relations institutionnelles et politiques entre la Polynésie française et la France ont été marquées par une profonde collusion, en particulier à partir de 1995 où Jacques CHIRAC était élu à l'Elysée.
Loin de réparer les effets dévastateurs et d'éponger les « heures sombres » (Conf. Accords de Nouméa de 1998 en Nouvelle Calédonie) de la période coloniale française en Océanie, et plus particulièrement en Polynésie française, la relation politique fusionnelle entre la France et l'exécutif polynésien (vers lequel tous les pouvoirs seront concentrés) de 1995 à 2007 n'allait en définitive servir que de puissant anesthésiant à l'égard des Polynésiens qui allaient voir tout leur système de valeurs traditionnelles sacrifié sur l'autel de 1 '« autonomie au sein de la République » et céder leur place à de nouveaux comportements sociaux exogènes.
La Constitution de la République française était même modifiée afin de voir créer un nouvel article 74 qui ouvre la voie à l'autonomie institutionnelle en faveur des « collectivités territoriales d'Outre-mer », qui se verraient « dotés d'une organisation particulière propre conforme à leurs intérêts » au sein de la République.

Retirée de la Liste des pays à décoloniser de l'O.N.U. en 1947, en même temps que la Nouvelle Calédonie, la Polynésie française n'a toujours pas été réinscrite sur celle-ci comme elle en aurait intérêt, alors même que les nombreux faits coloniaux que l'Histoire polynésienne aura conservés sont de nature à justifier une telle mesure :
- le contexte de l'annexion du Royaume de Tahiti et ses dépendances et l'illégitimité du traité de 1880 ;
- le contexte de l'annexion des Iles sous le Vent et l'exil des résistants ;
- l'introduction du Code civil et la suppression des tribunaux indigènes ;
- la décision arbitraire de retrait des Établissements Français d'Océanie (E.F.O.), devenue Polynésie française, de la Liste des pays à décoloniser de l'O.N.U. en 1947 ;
- l'illégitimité (en Polynésie française) du référendum du 28 septembre 1958 sur la Constitution de la Vème République et l'éviction préméditée du député «Pouvanaa a OOPA» ;
- l'implantation arbitraire du Centre d'Expérimentations du Pacifique (CEP) à Moruroa et Fangataufa à partir de 1963 et le secret-défense des archives médicales des vétérans ;
- l'instauration d'un régime communal discriminatoire à partir de 1971 et la non-application des lois de 1982 sur la décentralisation ;
- la décision arbitraire de reprise des essais nucléaires français en Polynésie française en 1995 et le procès des émeutes ;
- l'échec de la reconversion après-nucléaire de la Polynésie française ;
- le remplacement de la notion de « peuples d'Outre-mer » par celle de « populations » au terme de la réforme constitutionnelle de 2003, face à la ratification de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples
Autochtones en 2007 ;
- l'étouffement organisé du « TAUI » de 2004 et la réforme électorale imposée par l'État en 2007 (« loi Estrosi »).


Au regard de ces éléments, le rapporteur propose à ses collègues de l'assemblée de la Polynésie française, au nom de la commission des institutions et des relations internationales, d'adopter la proposition de résolution ci-jointe qui appelle à la réinscription de la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser, de l'Organisation des Nations Unies.

LE RAPPORTEUR
Victor MAAMAATUAIAHUTAPU

dimanche 21 août 2011

LA REGION / la sélection hebdo de Naku press

PAPOUASIE NELLE GUINEE

Le ministre des Mines, Bryon CHAN, prévoit le transfert de la propriété du sous sol aux chefs coutumiers. Pour lui, la Papouasie Nelle Guinée est une île d’or sur un océan de pétrole, et il n’est pas normal que de nombreuses personnes vivent encore sous le seuil de pauvreté. Jusque là, les papous avaient la main sur la terre mais pas le sous sol.
Du côté de la chambre des Mines et des Hydrocarbures, c’est l’indignation. Cette initiative, si elle venait à aboutir, elle risquerait fort de faire fuir les groupes miniers, ainsi que les investisseurs d’une manière générale. Ils ont jusqu’à juin 2012 pour continuer à réfléchir.

Jusque là, l’Etat est propriétaire des substances minérales et accorde des titres miniers d’exploration aux demandeurs. Une compensation est ensuite négociée entre le propriétaire foncier et le titulaire du droit minier.

Comme d’habitude dès qu’il y a un changement, on crie au chaos. Mais, le Ministre des mines minimise les choses en disant que les propriétaires terriens auront des relations étroites avec les groupes miniers, et le gouvernement jouera un rôle de régulateur.

Les propriétaires terriens applaudissent cette initiative car le gouvernement leur avait retiré ce droit, et depuis ils sont devenus des mendiants dans leur propre pays (suivant leurs propos). Ceux qui sont pour le statut quo, bien sûr se posent des tas de question sur les conséquences de ce changement : les coutumiers deviendront-ils des actionnaires des projets, qui va payer, d’où vient l’argent etc.
Un dossier à suivre...

Sources : Radio Australie
Mise en ligne par Naku press le 21/08/2011 à 20h57

jeudi 18 août 2011

Explication de vote du groupe FLNKS à la province Sud à l’occasion de l’examen du Budget Supplémentaire 2011

La province Sud, réunie en format assemblée de province, a examiné ce jeudi 17 août 2011 son budget supplémentaire 2011, une rallonge d'un peu plus de 26 milliards de CFP... Intervention du groupe FLNKS....

Monsieur le Président, Chers collègues,

Permettez-moi tout d’abord de faire les constats suivants :
1 - Le budget supplémentaire que nous examinons aujourd’hui est en augmentation : il s’établit à 26,3 milliards cette année contre 23,6 pour l’exercice précédent.
2 - Les 2.288 milliards de ressources supplémentaires, proviennent du compte administratif 2010.
3 – Un équilibre retrouvé en fonctionnement même si cela reste précaire
4 – La poursuite de la maîtrise des dépenses de fonctionnement…
Ces constats confirment bien qu’une gestion saine et rationnelle d’une collectivité, centrée pour l’essentiel sur ses missions premières, peut être menée sans dépense dispendieuse et somptueuse.

S’agissant des missions premières, on peut en citer quelques unes à titre d’exemple dans ce budget supplémentaire 2011:
- Le secteur Santé Social avec un montant d’1,489 milliard dont 719 millions pour l’aide médical et 680 millions pour l’habitat social qui concerne les aides à l’accession à la propriété des classes moyennes et la restructuration de l’habitat spontané,
- Le secteur du développement économique avec un crédit de 714 millions dont 200 millions pour le tourisme, 150 millions pour le soutient à l’investissement….
- L’amélioration du réseau routier pour 463 millions dont 314,5 millions pour l’entrée de la ville de Nouméa,
- Etc.

Le groupe FLNKS note tout de même que la marge de manœuvre de l’exécutif est moins « contraignante » du fait de l’augmentation des dotations de la Nouvelle-Calédonie (+ 2. 091 milliards)

Par ailleurs, si le groupe FLNKS adhère à certains de ces choix d’investissement nécessaires, tels que l’amélioration de l’entrée de la ville de Nouméa ou la participation provinciale à la construction du village des jeux (90 millions), il regrette que certains projets portés par le groupe semblent ne pas recueillir un engouement alors qu’ils répondent à un besoin important de nos populations et s’inscrivent dans un objectif de rééquilibrage interne à la Province Sud,…

Trois chantiers jugés comme emblématiques pour le développement de la région Nord Est de notre province vous ont été relayés. Ils concernent la route du col de Pétchikara, la mise en place d’un port économique et la réalisation d’une zone d’activités économiques sur Thio.

En dépit d’une année blanche pour le port et la zone d’activités économiques, le groupe se réjouit de l’inscription d’un crédit de 30 millions pour la réalisation des travaux d’élargissement pour le col de Petchikara même si ce dernier est en deçà de celui mentionné dans le calendrier initial des travaux (que vous nous aviez fait parvenir en date du 15 mars 2011) et, nous avons pris note de l’appel d’offres infructueux pour les travaux….

Dans le même ordre d’idées, le groupe regrette également l’absence de participations financières de la province, aux côtés des deux autres provinces et du gouvernement, aux enquêtes agricoles menées par l’Institut agronomique calédonien (IAC), qui concernent :
1 – Le poids et les fonctions de l’activité agricole pour les ménages résidant en tribu : économie, emprise foncière, entretien des savoirs, cohésion sociale, dynamiques familiales. Enquête auprès de 2000 ménages.
2 – Les mécanismes de sortie de l’agriculture et de transmission des exploitations, ainsi que leurs conséquences/implications sur l’action publique. Enquêtes auprès de 500 exploitations du RGA 2002 qui ne seraient plus dans le RGA s’il se faisait en 2011.


Monsieur le président,

En plus des opérations précitées, le groupe FLNKS souhaite qu’au BP 2012, la Province s’engage résolument dans certains domaines, tels que :

- L’environnement, notamment en exerçant son pouvoir de police et de contrôle sur les questions de l’assainissement aux alentours du Grand Nouméa et de la pollution de l’eau dû à certaines activités (les scieries… sur les communes comme Sarraméa, Farino et Moindou).

Un regret sur le classement sans suite dans la plainte contre Vale Inco concernant sa responsabilité dans la catastrophe écologique du 1er avril 2009…

- L’enseignement des Langues Kanak ; si l’on doit améliorer l’enseignement du Drehu, du Nengone, Xaracùù et du A’jiè…, on doit également mener une politique d’enseignement volontariste pour les langues du sud, notamment de l’aire Djubéa Kapoumè (le Numee, le Djubéa, le Kwenyi, le Taîo…).

Je n’oublie pas, non plus les langues océaniennes. D’autant plus que notre groupe est un fervent défenseur de la dimension pluri linguiste à l’école.


Monsieur le Président, vous avez fait preuve d’une gestion mesurée des finances provinciales. Cette mesure, conjuguée à l’augmentation des dotations de la Nouvelle-Calédonie, donne un nouveau souffle à notre collectivité lui permettant d’une part de répondre aux besoins essentiels de nos populations et d’autre part, de leur offrir un meilleur cadre de vie.

Toutefois, ces objectifs ne peuvent être gagnés sans une véritable poursuite d’un rééquilibrage interne à la Province avec un accompagnement de :
- Nos communes dans des projets structurants
- La promotion de l’identité kanak…

Et, pour être cohérent avec notre vote au budget primitif,

Monsieur le Président, nous allons nous abstenir pour ce budget.


Sylvain PABOUTY

vendredi 12 août 2011

Les indépendantistes au retour du Comité des Signataires du 8 juillet 2011 tenu à Paris...


Le mardi 26 juillet 2011 (15h00), l'Entente FLNKS tenait une conférence de presse pour évoquer le 9e Comité des Signataires qui s'est déroulé à Paris le 8 juillet 2011.

Le 9éme Comité des Signataires de cette année revêt pour nous une importance particulière dans la mesure où la NC se rapproche des échéances de sortie et nous nous félicitons que les délégations indépendantistes aient défendu d’une même voix les dossiers concernant notre pays. Nous nous félicitons aussi que l’ensemble des formations politiques représentées au Congrès aient été conviées à ce Comité des Signataires.

Notre délégation était composée de :
- Signataires et responsables institutionnels du FLNKS et du Parti Travailliste : Charles Pidjot, signataire et président de l’UC, Roch WAMYTAN signataire
Gilbert Tuynenon, vice président de l’UC et vice président du Gouvernement,
Néko Hnepeune, Président de la Province des Îles, Louis Kotra Uregei, élu du Congrès et président du Parti Travailliste, Sylvain Pabouty, militant Palika Sud de la Dynamik Unitaire et chef du groupe FLNKS à la Province Sud, Guy Pascal, Président de l’UPM, Yvon Faua, Secrétaire Général du RDO et représentant du RDO au BP FLNKS,
Jacques Lalié, président de l’UCR et élu au Congrès, Georges Mandaoué, membre du Parti Travailliste et ministre du gouvernement, Antony Lecren, membre de l’UC et ministre du gouvernement,
- Représentant des instances coutumières : Pascal Sihazé, président du Sénat Coutumier. Rappelons que le Sénat est la troisième institution consacrée par l’Accord de Nouméa après le gouvernement et le Congrès.

- Se sont joints à notre délégation en fin de séjour, les représentants des syndicats de policiers KANAK dont la présence était symbolique au regard de l’urgence à former des citoyens du pays pour assumer les compétences régaliennes.


Ce que notre délégation retiendra en termes de bilan :

- La mise en place concrète des 3 comités de pilotages avec un rapport d’étape concernant le Comité Stratégique Industriel, s’agissant de l’avenir institutionnel et du bilan de l’Accord de Nouméa, la désignation du cabinet d’experts chargé de leur mise en œuvre auprès des responsables politiques du Pays. Il faut rappeler que la mise en place de ces structures est rendue possible à la demande du Conseil Politique.
- La citoyenneté évoquée par le 1er Ministre renvoie aux politiques locaux la responsabilité de rechercher les moyens de la mettre en œuvre concrètement.
- Le Drapeau Kanak flottera au coté du drapeau de la République sur tous les édifices publics, le Chef de l’Etat et le 1er Ministre l’ont confirmé, pour nous le débat sur cette question est clos.

- Les graphismes sur les billets de banque, le dispositif présenté par l’IEOM a été approuvé, nous noterons au passage que ce dispositif coûte 40% moins cher contrairement à ce qui avait été annoncé ici au Pays par les techniciens de cet Institut.
- S’agissant de l’enseignement, il y aura un service unique à l’intérieur duquel s’exerceront les compétences de l’Etat et celles du Pays. La nomination du Vice-recteur et du secrétaire général du Vice-rectorat sera prononcée par décret présidentiel après avis du gouvernement calédonien, nous avons d’ailleurs des candidats citoyens à proposer.
- La sécurité civile.

Au-delà de cette satisfaction qui est loin d’être euphorique, nous regrettons que l’ordre du jour du Comité des signataires ait été transmis 2 jours avant la réunion, le manque de préparation en amont, les réponses évasives de MEDETOM sur plusieurs dossiers techniques, le manque de transparence sur la réalité financière liée aux transferts, le retard de versement des précédents contrats de développement sur lequel l’Etat répond qu’il prendra des dispositions mais sans une véritable garantie, le contrôle du flux migratoire qui n’a pas été traité alors qu’il s’agit pour nous d’une question éminemment politique.

S’agissant du suivi et des perspectives :
- La mise en place de tableaux de bord pour le suivi :
o des modalités juridiques et techniques des transferts ;
o Les dépenses liées à la sauvegarde d’un service public de qualité ;
o Les dotations de compensation de l’Etat
o La gestion des ressources humaines au travers du lancement de formation de 5000 cadres citoyens entre 2012 et 2018 dans les secteurs publics et privés.
- La tenue de mini comité des Signataires tous les 3 mois.

Pour conclure, le Conseil Politique est né de la liste Entente FLNKS au gouvernement ; une liste initiée et soutenue par l’UC, les militants Palika de la démarche unitaire, l’UPM, le RDO et le Parti Travailliste. L’alliance dans le monde Kanak et Océanien se rapporte à des choses sacrées, respectueuses et unitaires.
Ancré dans ces valeurs, le Conseil Politique a la volonté d’avancer sur des dossiers fondamentaux de manière cohérente afin de faire accéder le Pays à l’Indépendance Kanak Socialiste Nos perspectives se situent à deux niveaux :

1/ Le bilan de l’Accord de Nouméa entre 1998 et 2010 avec des réajustements à mettre en œuvre ;
2/ Le schéma stratégique et industriel qui devra mettre en œuvre une meilleure répartition de la valeur ajoutée tirée de l’exploitation du Nickel.

Ce sont des chantiers importants qui vont mener peu à peu le Pays vers plus de souveraineté, toutes les énergies doivent se conjuguer pour porter ces chantiers, indépendantistes et non-indépendantistes doivent tirer dans le même sens et laisser de côté nos aigreurs d’estomac, l’Etat doit plus que jamais accompagner le mouvement. Malheureusement, les derniers recours de certains de nos collègues et les décisions du Conseil d’Etat ne reflètent aucunement une réelle volonté à stabiliser les institutions qui restent encore à ce jour fragilisées par les démissions successives que l’on a connues.

mardi 9 août 2011

09 AOUT JOURNEE MONDIALE DES PEUPLES AUTOCHTONES

LES PEUPLES AUTOCHTONES REPRESENTENT ENVIRON 370 MILLIONS DE PERSONNES SOIT 5.5% DE LA POPULATION MONDIALE. SOUVENT MINORITAIRES DANS LEUR PAYS, ILS PARLENT DES LANGUES NON APPARENTEES AUX LANGUES OFFICIELLES. ILS MAINTIENNENT DES TRADITIONS ANCESTRALES, POSSEDENT LEUR PROPRE HIERARCHIE ET ORGANISATION ET ONT UN MODE DE VIE TRES RESPECTUEUX DE L'ENVIRONNEMENT. MAIS LEURS DROIT NOTAMMENT LEUR DROIT A LA TERRE, SONT RAREMENT RESPECTES. L'EXPLOITATION PETROLIERE OU MINIERE LES DEPOSSEDE DE LEUR TERRITOIRE, CONDUISANT A LEURS EXPULSIONS OU DES EMPRISONNEMENTS. LES PEUPLES AUTOCHTONES S'ORGANISENT DE PLUS EN PLUS POUR DEFENDRE LEURS DROITS ET LEUR MODE DE VIE, ET POUR RECUPERER LEUR TERRE, BASE DE LEUR SURVIE. En Kanaky, le Conseil National des Droits du Peuple Autochtone (en Kanaky) a commémoré cette date en organisant une conférence au Sénat Coutumier, aussi en mémoire du Grand Chef Atai. Ce fut aussi l'occasion de faire le point sur l'avancée des travaux entrepris au niveau local sur l'application des droits du peuple autochtone. Le Sénat coutumier a été mis à contribution par les institutions locales pour donner aussi son analyse dans une étude comparative des dispositions de la déclaration des droits des peuples autochtones, et celles de l'Accord de Nouméa. Sources : Agenda Solidarité internationale ( Aide et Action) Mise en ligne : le 09/08/2011 à 23h27 JOURNEE INTERNATIONALE DE CELEBRATION DES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES LE SAMEDI 13 AOUT 2011 à GOUARO DEVA- BOURAIL KANAKY NOUVELLE CALEDONIE. ---------------------------- Programme 8H00 : Arrivée des délégations sur le site – coutume d’accueil 8H30 : Levée des 2 drapeaux - Médiation. Présentation de la journée de célébration. Lecture du thème retenu par les Nations Unies 9H00 : Installation du « REHA », Discours des Autorités, cérémonie d’attache de la parole autochtone du pays Ordre protocolaire: - Président de l’Aire Ajié. - Sénat coutumier - Province sud - Mairie de Bourail - Congrès - Gouvernement - Etat 11H30 : Collation - présentation du projet de Deva – (GDPL MWA.ARA) 12H00 : Repas 14H00 : Visite guidée des sites (GDPL MWA ARA) - Site archéologique - Site projet (hôtel) 15H30 : Temps de parole (libre) 16H30 : Déclaration finale de la journée 17H00 : Coutume d’au revoir - méditation -------------------------------- Conférence de presse le lundi 8 Août 2011 à 9H à l’annexe de l’Aire Ajié à MOINDOU. Contact : Président : 77 14 50 Secrétariat : 76 10 12 ou 84 76 73 ------------------------ COMITE CELEBRATION DES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES EN KANAKY - DEVA 2011 Composition du bureau : Président : NEKIRIAI Maxime Vice président: DEA Tony Secrétaire : MONAWA Rolly Secrétaire Adjointe : WAIA Ito Trésorière : WIMBE Eugénie Trésorière Adjointe : MENEOUME Véronique Membres : SAIHU Dick WEMA Luc MEUREUREU-GOIN Dick

vendredi 5 août 2011

SOMALIE ... UN APPEL A LA SOLIDARITE INTERNATIONALE


Naku press se fait le relais d'un appel à la solidarité internationale organisée par l'organisation AVAAZ , sur la situation en Somalie..

Chers amis,


Plus de 2 000 personnes meurent de faim chaque jour en Somalie, et la famine menace la vie de plus de onze millions d'habitants. Le conflit entre les insurgés shebab et la communauté internationale empêche l'arrivée de l'aide qui pourrait mettre un terme à la famine. Mais un groupe de pays influents a le pouvoir de négocier un accord pour que cessent ces souffrances. Signez la pétition urgente pour une trêve humanitaire et faites-la suivre à tous:



Plus de 2 000 personnes meurent de faim chaque jour en Somalie, et la famine menace en ce moment la vie de plus de onze millions d'habitants. La sécheresse a mis cette région du monde à genoux, mais la crise alimentaire est en réalité entretenue par un échec absolu de la internationales. Nous pouvons sortir de cette impasse.

Les régions touchées par la famine sont sous le contrôle des Shebab, insurgés islamistes liés aux groupes terroristes. Leur mise à l'écart, ainsi que le conflit qui les oppose aux autres chefs locaux et la communauté internationale empêchent l'essentiel de l'aide et du commerce de se déployer pour mettre fin à la famine. Mais quelques pays influents, dont les Émirats Arabes Unis, continuent de commercer avec les Shebab -- ils ont la possibilité de négocier un accord avec ce régime pour résoudre une crise qui menace la survie de millions de personnes.

Nous ne pouvons pas laisser la politique de la "guerre contre le terrorisme" causer de nouvelles victimes innocentes. Il est temps pour la communauté internationale et pour les Shebab de conclure un accord afin que l'aide alimentaire parvienne immédiatement au peuple somalien qui souffre. Le Conseil de Sécurité de l'ONU se réunit dans quelques jours, demandons-lui d'agir sans délai pour appeler les nations arabes influentes à ouvrir des négociations avec les Shebab et mettre en place une coopération capable d'arrêter la famine et d'ouvrir la voie à une solution politique pérenne:

http://www.avaaz.org/fr/somalia_stop_the_famine_unsc_fr/?vl

Le gouvernement somalien a été renversé en 2006 par une invasion soutenue par les États-Unis qui craignaient l'extrémisme islamique. Mais cette tactique s'est retournée contre eux et des groupes encore plus radicaux, comme les Shebab, ont pris le dessus pour faire régner la violence sur l'essentiel de la Somalie. La communauté internationale apporte son soutien à un gouvernement corrompu dont l'autorité ne s'exerce que sur une partie de la capitale. Les politiques d'isolement, d'invasion et de pression dans le cadre de la guerre contre le terrorisme n'ont jusqu'ici aidé personne, et à présent des milliers de Somaliens meurent chaque jour. Il est temps de changer d'approche.

Les États-Unis ont accéléré leurs efforts pour répondre à la crise en allégeant les lois anti-terroristes qui empêchaient l'aide d'atteindre le peuple somalien dans les régions sous contrôle des Shebab. Dans le même temps, les frictions entre groupes d'insurgés augmentent et certains chefs se disent prêts à laisser passer l'aide. Mais ce n'est pas encore suffisant pour briser le mur qui entoure ceux qui sont le plus durement touchés par la famine. Seul un effort diplomatique international ambitieux peut permettre à toutes les parties prenantes de négocier pour faire en sorte que l'aide parvienne en toute sécurité à des centaines de milliers de familles en détresse.

L'une des principales sources de revenus des Shebab provient du charbon produit à partir d'acacias et exporté illégalement vers les Émirats Arabes Unis et les autres pays du Golfe. Ces nations pourraient dès maintenant tirer profit de leurs liens économiques avec les Shebab pour jouer un rôle diplomatique indispensable et garantir l'accès humanitaire aux régions les plus touchées par la famine.

Il est urgent de voir se dessiner une nouvelle direction pour la Somalie -- appelons le Conseil de Sécurité de l'ONU à charger les pays clés du Golfe de lancer une médiation, celle-ci devant permettre aux Somaliens mourant derrière les lignes de front des Shebab de finalement accéder à l'aide alimentaire et médicale vitale pour eux et leurs enfants affamés. Signez maintenant et diffusez largement ce message:

http://www.avaaz.org/fr/somalia_stop_the_famine_unsc_fr/?vl

Ensemble, les membres d'Avaaz ont fait en sorte qu'une aide cruciale soit fournie à la Birmanie, à Haïti et au Pakistan après des catastrophes naturelles, ce qui a permis de sauver des milliers de vie. Aujourd'hui, alors que les images horribles et choquantes d'enfants décharnés passent en boucle dans le monde, nous pouvons appeler les pays les plus influents à prendre les rênes d'une négociation dont le peuple somalien a besoin au plus vite. Mobilisons-nous pour aider à mettre fin à la tragédie en Somalie.

Avec espoir et détermination,

Luis, Stéphanie, Maria Paz, Emma, Ricken, Giulia, Iain et toute l'équipe d'Avaaz

SOURCES

Guerre et famine en Somalie: un cercle vicieux qui menace des millions de vies (Jeune Afrique)
http://avaaz.org/jeuneafrique_somalie

Responsabilité partagée (Sud Ouest)
http://www.sudouest.fr/2011/07/28/responsabilite-partagee-461712-4720.php

La famine affaiblit et divise les militants shebab (France 24)
http://www.france24.com/fr/20110802-famine-affaiblit-divise-militants-shebab-somalie-crise-alimentaire-secheresse-conflit

Famine: "En Somalie, la solution est politique" (L'Express)
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/famine-en-somalie-la-solution-est-politique_1017753.html

Famine en Afrique: les USA pressent pour une réponse mondiale (AFP)
http://avaaz.org/afp_somalie

Somalie: le trafic de charbon explose malgré l'interdiction en vigueur (IRIN, en anglais)
http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportID=91679

Soutenez le mouvement Avaaz!

Nous sommes entièrement financés par les dons et nous ne recevons aucune subvention de la part de gouvernements ou d'entreprises. Notre équipe fait en sorte que le plus petit don soit le plus efficace possible.

Mise en ligne par Naku press le 05/08/2011 à 8h23