Aujourd'hui encore une grève à la compagnie domestique , Air Calédonie. Le SPAC syndicat majoritaire , a décidé de bloquer les avions dans les hangars. Donc pas de vols ni vers les Iles ni vers le Nord. Beaucoup de clients on du reprogrammer leur voyage à plus tard. Derrière ces mouvements de grève , aujourd'hui ce sont les employés de Air calédonie, hier avant hier ce sont les contrôleurs aériens, bref toujours l'aérien qui est perturbé. Les yeux sont à la fois braqués vers la direction de la compagnie , vers la DAC ( direction de l'aviation civile) . En fait derrière tous ces mouvements ce sont bien des décisions politiques qui font défaut.
Les raisons de la grève de ce jour : c'est le manque de précision dans le positionnement du gouvernement sur la question de la mise en conformité de l'aérodrome de Magenta , pour l'accueil dans de bonnes conditions réglementaires des ATR 72. Cette mise en conformité avec le déplacement de la RP 14 entre autre , a un coût estimatif de l'ordre de 3 Milliards. Autre sujet : celui du transfert partiel de l'activité commerciale de Air cal vers Tontouta , là aussi les éléments d'aide à la décision tardent encore d'arriver sur le bureau des élus pour qu'il y ait là aussi des positions claires. Ce sont deux sujets qui sont liés, donc il faut une hauteur de vue pour être sur des positions objectives , à l'heure où tout le monde n'arrête pas pas de parler de la nécessité d'une démarche pays. Mais quand des intérêts s'entrecroisent avec les obligations pratiques et juridiques, c'est là où apparait le côté "pervers" de la politique , ce sont désormais les petites vibrations qui prendront le dessus au détriment des besoins de toute une population.
Mais bon qui prend l'avion le plus souvent ? les kanak des îles. On peut comprendre la facilité avec laquelle on peut réaffecter les budgets déjà positionnés pour ces travaux de conformité et les mettre sur d'autres priorités. Avec le lancement du dispositif aidé : la continuité pays , le flux a presque doublé à Magenta. Les infrastructures atteignent brusquement leur limite : l'espace aérogare, le parking. Mais on restera sur l'essentiel pour dire , ils ont déjà la possibilité de rentrer chez eux avec l'avion ….
Alors qu'est ce que l'on a pu dire aux grévistes pour qu'ils lèvent leur mouvement , non simplement suspendu … A l'heure d'aujourd'hui ; que des promesses avec des dates pour donner des bribes de réponse , le gros lot se fait toujours attendre , à savoir la confirmation des crédits pour les travaux de conformité ou la décision de partir sur Tontouta et les mesures d'accompagnement. Chut on continue à réfléchir !!!
Quand on pense qu'il y a quelques années de cela à aucun moment on aurait hésité à mettre des sommes faramineuses pour la construction de l'infrastructure nécessaire aux jeux et là pour la maudite somme de 3 milliards au max on n'hésite. Les dérogations courent depuis maintenant plus de 3 ans , sur cet aérodrome fréquenté par plus d'un millier de personnes tous les jours. A titre indicatif d'ailleurs, c'est presque 1200 personnes dans les airs tous les jours ….
Naku press termine ce billet sur le transport aérien, avec l'espoir que des solutions soient prises dans les prochains jours.
Naku press : Mise en ligne le 31 mars 2015
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mardi 31 mars 2015
vendredi 13 mars 2015
FLASH INFO : la série … quand la nature reprend un peu ses droits
Naku press publie ci-après un
extrait de l’édition spéciale de Flash d’Océanie. En attendant PAM, qui d’après
les dernières informations , passeraient non loin des côtes des Iles loyautés,
une petite pensée aux frères du Vanuatu. Mais en fait Pam a fait une partie de
sa ballade dans les autres iles du Pacifique : Les iles Salomons, Tuvalu ...
Quatre
cyclones dans la zone
Pam n’est
pas le seul cyclone à être présent dans la zone : au total, ce sont pas moins
de quatre phénomènes qui sévissent cette semaine.
Plus au
Nord dans le Pacifique, non loin de Kiribati et des îles Marshall, le cyclone
tropical Bavi a aussi causé des dégâts.
Entre-temps,
un peu plus à l’Ouest dans la Mer de Corail, près des côtes australiennes, c’est
un autre cyclone, baptisé Nathan, qui s’est formé mardi au large de l’État du
Queensland, avec le potentiel d’atteindre une puissance qui le placerait en catégorie
2 sur l’échelle de Saffir-Simpson.
Après avoir
menacé les côtes australiennes, Nathan faisait mine, vendredi, de prendre le
chemin de la Mer de Corail, pour une fois de plus menacer les $îles mélanésiennes
(Papouasie-Nouvelle-Guinée, îles Salomon, voire Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie).
Au large
des côtes occidentales de l’Australie, c’est un autre cyclone, Olwyn, de catégorie
1, qui inquiète aussi les autorités.
Sources : Flash d’Océanie (
édition du 13 Mars 2015
Naku press : Mise en ligne le 13
mars 2015
lundi 2 mars 2015
FLASH INFO : APIA UNE CONFERENCE SUR LE RÔLE DE PEKIN DANS L'OCEANIE
"Mettre en lumière les enjeux sociaux, culturels, économiques, diplomatiques et géopolitiques de la présence chinoise dans la zone pacifique à l'horizon 2025 " c'est l'objet de la conférence qui s'est tenue la semaine dernière à APIA ( capitale samoane) . Naku press vous propose l'extrait sur le sujet, développé par Flash d'Océanie dans son édition du 25 février 2015. Le Pacifique et l'Océanie , le centre du monde dans les prochaines décennies, les médias l'ont suffisamment dit , mais il serait aussi temps pour les habitants de cette région de réfléchir sur la question , alors que certaines puissances comme la Chine se sont déjà bien implantés dans la région , par le biais économique et par toutes formes de coopération. Bonne lecture sur la page : "LES BRUITS DE LA REGION" pour plus de précisions.
Naku press : Mise en ligne le 2 mars 2015
Naku press : Mise en ligne le 2 mars 2015
dimanche 1 mars 2015
KANAKY : UN RASSEMBLEMENT DES INDEPENDANTISTES POUR CLAMER HAUT ET FORT L’UNITE NECESSAIRE DU MOUVEMENT EN PREVISION DE 2018
Ce samedi 28
février 2015, les militants indépendantistes convaincus de l’unité nécessaire du mouvement pour affronter
les enjeux du référendum de 2018, se sont réunis à Saint Louis pour continuer à
dire non à la division. Une
division latente au sein du FLNKS qui commence réellement à brouiller le
message. Le report du dernier congrès du front en est une illustration récente.
Les querelles de personnes ne doivent en aucun cas prendre le dessus sur un
discours, celui de l’indépendance, pour qui le peuple kanak s’est levé depuis
des dizaines d’année.
Les échanges qui
ont animé les 3 ateliers proposés par l’animation de la journée, ont confirmé
réellement que le discours du Front reste
ambigu alors que nous sommes à 3 ans de 2018. Ce rassemblement, s’est donc donné comme prérogative de
travailler une synergie des forces vives et des partis politiques autour d’une
réflexion sur le projet de société. Ainsi donner la lisibilité de ce que l’on
veut à la place de l’existant, c’est la moindre des choses pour des courants
d’idées qui ont fait leur chemin sur la base de la contestation du système
colonial en place.
Sans prétention
aucune : l’initiative de ce rassemblement peut aussi s’expliquer par un refus de laisser
brouiller le message de l’indépendance par des tactiques politiciennes ou encore simplement des questions
d’individus. Trop d’exemples récents justifient que le camp indépendantiste est aussi malade des mêmes virus
qui font actuellement trembler la droite locale (l’incapacité de s’entendre pour désigner un vice président
du gouvernement, l’attribution du secteur mine etc) . Un des médias de la place a d’ailleurs bien dit les choses en
illustrant un petit encadré qui montre deux personnes sereines au dessus de la
mêlée alors qu’à l’intérieur de la baraque c’est carrément la bagarre générale
… Bref.
Alors que le FLNKS
reste bien dans l’esprit de tous, le mouvement qui portera le pays vers sa
pleine souveraineté , autant quand des appareils politiques commencent à en
faire leur petit « tour de babel » où la décision revient à une
poignée de personnes avec des propos et des apparitions médiatiques qui
affichent au grand jour des ambiguités ou encore quand certains s’attardent à
aller interpréter la virgule qui clignote dans la dernière déclaration de l’une
des composantes de la droite locale, on peut se poser la question mais où est
donc passé la hauteur de vue , qu’un tel mouvement de libération devrait
exprimer pour garantir l’adhésion du peuple à cette idée d’alternative qu’est
l’indépendance.
Quand le processus
de décolonisation entame les dernières marches, les choses se compliquent
normalement, et logiquement cela devrait être l’opportunité de réviser les
lignes à la fois d’analyse mais aussi de la pratique au sein des organisations politiques.
Le FLNKS, de part
les agissements de sa direction, a depuis pris le pli d’une organisation qui
veut monopoliser à elle seule la direction et l’avenir de la lutte de
libération portée depuis par tout
le peuple kanak. C’est une posture qui peut se comprendre sauf que les
conditions dans lesquelles les choses sont faites, suscite beaucoup
d’interrogations dans le camp indépendantiste. La journée du 28 Février
témoigne quelque part de cet état de fait. Et par dessus tout les fondamentaux de la charte du Front,
adoptée en 1984 ont été littéralement mis de côté sans aucune discussion.
Naku press termine
ce petit bulletin par une note
positive pour dire que quand il y a du mouvement, il y a de l’espoir. Le
rassemblement des indépendantistes d’hier fera dire à l’opinion publique de ce
pays dans les prochains jours, que dans le camp indépendantiste le débat continue
quel que soit le périmètre. Ce sont bien les indépendantistes qui ont réussi à
imposer le consensus dans les rouages de décision dans ce pays, il doit aussi
l’être à l’intérieur de la grande
case indépendantiste. Le danger d’une réflexion basée sur la
seule légitimité des chapelles existantes (logique des partis) aura vite fait de tuer définitivement la réflexion, avec la
richesse de l’interactivité qui est la base même d’une bonne dynamique pour
avancer avec l’adhésion de tous.
Peut on espérer
qu’un jour l’essentiel qui nous unit prendra le dessus pour enfin afficher
l’unité de la case indépendantiste ?
Naku press :
Mise en ligne le 1 mars 2015
vendredi 6 février 2015
FLASH INFO : TIMOR LESTE XANANA GUSMAO DÉMISSIONNE DE SA FONCTION DE PREMIER MINISTRE
NAKU PRESS publie ci après un extrait de l'édition de Flash d'Océanie . Bonne lecture.
DILI, vendredi 6 février 2015 (Flash d’Océanie) – Xanana Gusmao, qui dirigeait jusqu’ici le gouvernement du Timor oriental depuis 2009, a présenté vendredi sa démission, expliquant son geste par sa volonté de laisser la place à une nouvelle génération de dirigeants.
Les services du gouvernement ont confirmé que la lettre formelle de démission avait été envoyée au Président de ce jeune pays, José Maria de Vasconcelos et que désormais, « il appartiendra au Président de la République de la prendre en considération et d’y répondre », a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Taur Matan Ruak.
Il a aussi laissé entendre que cette démission serait aussi une occasion pour un remaniement en profondeur de l’exécutif, y compris à sa tête.
Plusieurs ministres au sein de l’équipe dirigée par M. Gusmao, au cours des derniers mois, ont été impliqués dans plusieurs affaires de corruption et de malversations.
Depuis plusieurs mois, M. Gusmao, 68 ans, avait à plusieurs reprise indiqué, au cours de ces derniers mois, son intention de se retirer.
Xanana Gusmao, leader historique indépendantiste à la tête de son parti FRETILIN (Front Révolutionnaire indépendantiste du Timor oriental - Frente Revolucionaria de Timor-Leste Independente-), avait d’abord été Président de ce pays lors de son accession à l’indépendance, en 2002, après 27 années d’occupation indonésienne.
Entre 1999 et 2002, dans le cadre d’un processus de transition précédant le référendum d’autodétermination, les Nations-Unies avaient installé une force d’interposition (« INTERFET ») composée de Casques Bleus venant notamment de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et des forces françaises basées en Nouvelle-Calédonie.
Ces forces (environ quatre cents soldats) avaient été maintenues et renforcées à la suite des violences postélectorales de mai 2006 qui, sur fonds de rébellion d’une partie des forces armées et de police, avaient plongé le pays au bord de la guerre civile et fait des dizaines de milliers de déplacés.
Après ce conflit de 2006, les Nations-Unies, dans un rapport, avaient estimé souhaitable une mise en accusation de José Maria de Vasconcelos dans une affaire de trafic d’armes présumé ayant pu alimenter et fait durer les affrontements et les exactions.
Le Timor oriental, peuplé d’environ 1,1 million d’habitants, est considéré comme l’un des pays les plus pauvres de la planète mais est aussi en passe de donner le feu vert à l’exploitation (notamment par des sociétés australiennes) d’énormes gisements de pétrole au large de ses côtes, dans la Mer de Timor.
Avant 1975, le Timor oriental était sous souveraineté portugaise.
Sources : FLASH D Oceanie du 6 février 2015
Naku press : Mise en ligne le 6 février 2015
DILI, vendredi 6 février 2015 (Flash d’Océanie) – Xanana Gusmao, qui dirigeait jusqu’ici le gouvernement du Timor oriental depuis 2009, a présenté vendredi sa démission, expliquant son geste par sa volonté de laisser la place à une nouvelle génération de dirigeants.
Les services du gouvernement ont confirmé que la lettre formelle de démission avait été envoyée au Président de ce jeune pays, José Maria de Vasconcelos et que désormais, « il appartiendra au Président de la République de la prendre en considération et d’y répondre », a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Taur Matan Ruak.
Il a aussi laissé entendre que cette démission serait aussi une occasion pour un remaniement en profondeur de l’exécutif, y compris à sa tête.
Plusieurs ministres au sein de l’équipe dirigée par M. Gusmao, au cours des derniers mois, ont été impliqués dans plusieurs affaires de corruption et de malversations.
Depuis plusieurs mois, M. Gusmao, 68 ans, avait à plusieurs reprise indiqué, au cours de ces derniers mois, son intention de se retirer.
Xanana Gusmao, leader historique indépendantiste à la tête de son parti FRETILIN (Front Révolutionnaire indépendantiste du Timor oriental - Frente Revolucionaria de Timor-Leste Independente-), avait d’abord été Président de ce pays lors de son accession à l’indépendance, en 2002, après 27 années d’occupation indonésienne.
Entre 1999 et 2002, dans le cadre d’un processus de transition précédant le référendum d’autodétermination, les Nations-Unies avaient installé une force d’interposition (« INTERFET ») composée de Casques Bleus venant notamment de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et des forces françaises basées en Nouvelle-Calédonie.
Ces forces (environ quatre cents soldats) avaient été maintenues et renforcées à la suite des violences postélectorales de mai 2006 qui, sur fonds de rébellion d’une partie des forces armées et de police, avaient plongé le pays au bord de la guerre civile et fait des dizaines de milliers de déplacés.
Après ce conflit de 2006, les Nations-Unies, dans un rapport, avaient estimé souhaitable une mise en accusation de José Maria de Vasconcelos dans une affaire de trafic d’armes présumé ayant pu alimenter et fait durer les affrontements et les exactions.
Le Timor oriental, peuplé d’environ 1,1 million d’habitants, est considéré comme l’un des pays les plus pauvres de la planète mais est aussi en passe de donner le feu vert à l’exploitation (notamment par des sociétés australiennes) d’énormes gisements de pétrole au large de ses côtes, dans la Mer de Timor.
Avant 1975, le Timor oriental était sous souveraineté portugaise.
Sources : FLASH D Oceanie du 6 février 2015
Naku press : Mise en ligne le 6 février 2015
jeudi 5 février 2015
KANAKY : LE BUREAU POLITIQUE DU FLNKS ANNONCE OFFICIELLEMENT LE REPORT DU CONGRES PREVU POUR CE 7 FEVRIER 2015 !!!
Loin d’être une intox, les bruits des ondes de ces dernières
semaines, et les propos tenus par certains leaders ces derniers jours,
prédisaient bien un problème au sein de la mouvance indépendantiste. Hier le
jour J pour la décision finale concernant la tenue du congrès , la tendance
représentée par le Palika et l’UPM a réussi à faire acter le report du congrès
, avec comme prétexte officiel : « la charge émotionnelle » pour
reprendre les termes de Victor TUTUGORO.
Alors que depuis la démission du gouvernement, la droite affichait au grand jour ses distensions internes, et plus le temps passe l’opinion publique mesurait combien il était difficile de trouver un terrain d’entente. Depuis ces dernières semaines, tout le monde est à Paris pour essayer de trouver une solution par le haut.
La mouvance indépendantiste aurait pu profiter de ce contexte pour afficher son projet et ses perspectives, non elle a fait le vide sur la place médiatique. Un sursaut va-t-on dire avec l’annonce de ce plan baptisé par la presse locale : « unité calédonienne » , mais qui n’aurait pas pu aller jusqu'à l’adhésion de l’ensemble des partis indépendantistes, vu la décision du report du congrès.
La question du lieu semble un peu léger, un peu difficile à
admettre que la qualification de Saint Louis (montée de toute pièce par la
presse ) puisse facilement influencée la vision d’une organisation politique ,
mais comme dirait l’autre , il y va de la hiérarchisation des arguments dans la
structuration d’une position pour défendre une stratégie précise . L’ordre
du jour de ce congrès positionnait le
Front sur les marches d’une bonne restructuration en revenant sur des
points sensibles, qui jusqu’à présent expliquaient les divergences internes, et
le bouquet final celui de la restructuration du FRONT dans son
organisation avec la question de
la présidence. L’UC avait même déjà un candidat pour la fonction.
Saint Louis
c’est dans le Sud, Rock WAMYTAN
c’est également le sud, et
dans le sud c’est le « spectre » de la DYNAMIQUE FLNKS SUD PT DUS, c’est le groupe UC FLNKS ET
NATIONALISTES, une réalité qui peut gêner certain, qui pourrait lire là un
rapport de force favorable à un courant d’idée qui est celui de renforcer le
FLNKS et le repositionner comme une organisation de lutte. Une version du
Front, certainement abandonné par certain, qui sont restés sur le respect stricto sensu de la position
prise par un des congrès il y a quelques années de cela , lorsque l’on a pris
la décision de supprimer toutes les structures de base du front , et le
positionner simplement comme la structure qui suivra les relations extérieures
pour la popularisation de la lutte pour l’émancipation du peuple kanak sur la
scène régionale et internationale, et le suivi de l’accord de Nouméa .
2015 nous sommes à quelques années de la première étape du calendrier des référendums prévus par l’ADN, il est évident aussi que nous n’arriverons pas doucement comme une barque qui glisse sur un lac au lever du soleil. La signature des accords n’a pas réglé pour autant les contradictions avec le pouvoir colonial comme aussi les divergences idéologiques qui expliquent la diversité des partis indépendantistes. A l’approche de l’objectif, il est aussi scientifique que les divergences de point de vue s’affiche au grand jour. C’est aussi dans la finesse d’analyse, de la hauteur, et surtout de la persévérance qu’il faudrait aller chercher les contours d’une nouvelle voie pour affronter les dernières marches. Quand les contradictions secondaires que sont ces divergences idéologiques, viennent à bouger l’échafaudage qui a porté les choses jusqu’à l’aube de l’objectif, seule la capacité de chacun pourra aider à « attacher » la stratégie qui convient pour contenir les turbulences et ainsi permettre à ce que la pleine souveraineté ne soit pas un vain mot.
L’appel du Bureau politique sur les ondes de Djiido au courage de chacun, à la persévérance doit faire écho dans nos chaumières. En politique il y a ce qui apparaît en surface mais beaucoup de choses se font et se décident dans les coulisses des hauts lieux. Mais la dialectique veut que même les choses qui se décident dans les coulisses sont conditionnées par l’expression du terrain.
Essai …
Naku press : Mise en ligne le 5 février 2015
mercredi 4 février 2015
KANAKY : UN PROJET DE POLYCLINIQUE QUI FAIT COULER BEAUCOU D ‘ENCRE
Ces dernières semaines, ce projet de polyclinique prévu sur l’Ile Nou, fait l’objet de
beaucoup de polémique. Des
blocages sur le site par des riverains, mécontents de n’avoir pas été mis au
courant alors que les travaux de terrassement ont déjà été entamés. Une
situation classique, parfois dans des contextes connus pour être complexe,
certains promoteurs arrivent bien à trouver la faille pour au moins pouvoir
poser la première pierre et dépenser les premiers millions. Un peu pour dire
nous sommes déjà là.
Sauf que dans le cas de ce projet, il vient se mettre sur un site où il y a du monde qui y vit, dans des habitations précaires, sans eau courante (une demande exprimée auprès des autorités de la commune depuis des lustres) , les routes d’accès aux habitations sont des foyers de « nids de poules » . Pour les besoins de la grande ville, bien évidemment c’est la santé dont il est question et donc on suppose que personne ne pourrait venir bloquer un tel projet. Mais on n’oublie que dans la société océanienne, la concertation est importante. Ces riverains qui bloquent le projet sont des gens originaires des autres régions de la grande terre, des Iles et de l’Océanie. Le site en question, se trouve en bordure de mer, donc une vue imprenable, bien évidemment que l’on peut comprendre comme un élément pouvant aussi favoriser le repos et le calme dont les patients ont forcément besoin.
Ce dossier démontre une fois de plus l’importance de la
méthodologie dans le pilotage des projets. On peut admettre que dans certain
contexte on ait du mal à trouver le bon interlocuteur, mais ce projet c’est un
investissement de plus de 14 Milliards, et en plus, il pouvait se faire
ailleurs que cet endroit déjà habité. Un site était ciblé du côté de la commune
de Dumbéa mais pour des raisons budgétaires, et tout simplement d’emplacement,
le promoteur a préféré ce site de l’Ile Nou, aussi parce que le nouveau
médipôle est déjà situé sur Dumbéa. Alors parle t-on d’un désert médical dans
le Nouméa Sud, alors l’ile Nou est l’endroit idéal et pourquoi pas dans un des
quartiers sud où l’on a aussi vu sur Mer.
Bref le projet est là , le conflit est posé et éclabousse la
presse locale, ainsi que les institutions. Une polyclinique privée qui regroupe
les 3 cliniques privées actuelles, qui accueillent aussi du monde sur Nouméa,
donc qui ont leur place en terme d’offre de plateau technique pour les petits
soins. En soi le projet tient la route, mais c’est le choix du lieu d’ailleurs
les riverains le disent clairement
« nous ne voulons pas de ce projet dans notre
environnement ». Les
riverains face au promoteur : les deux grands acteurs de ce dossier mais
comme dans toute situation il y a
les acteurs périphériques, souvent
influents et qui parfois viennent fausser les données du conflit ou simplement
les dénaturer.
A la première
réunion du comité de pilotage qui a rassemblé toutes les personnes, organismes,
et institutions impliqués de près ou de loin dans la réalisation de ce projet,
les représentants des riverains étaient les grands absents. Les discussions
n’ont simplement abouti qu’à la nomination de 3 médiateurs (social, santé et
coutumier). Grande interrogation pourquoi ceux qui ont crée l’événement
n’étaient pas autour de la table à ce moment important justement pour
réorganiser le dialogue ? Par contre il y avait la présence de
l’institution coutumière du Sud, mais qui n’avait aucune position à avancer,
sans avoir eu la concertation devant se faire la semaine d’après. La réunion n’a pratiquement pas fait
avancer le règlement du conflit.
Latence, qui attend plus d’efficacité dans l’approche du
problème, alors que l’on voit bien que sur le fond il y a toujours la question
de rapport de force : une petite frange de population et en face un gros
projet qui aspire en fait beaucoup de monde, injectant la bagatelle de 14
Milliards . Il s’agira pour le gouvernement de trouver une solution qui puisse
satisfaire tout le monde, sachant que le promoteur lors de la dernière réunion
attirait l’attention sur l’urgence
des délais pour la confirmation des négociations financières en cours.
Ce dossier fait remonter en surface des revendications
foncières latentes sur ce bout de terre séparée du centre ville par une digue à
contenners. Et quand on parle revendications foncières on entend par là
l’implication des populations autochtones du coin.
Encore une nouvelle photo qui nous donne ceci : des
milliards, des populations à bouger , et autour des paroles , des
stratégies , des revirements, tout ceci dans un contexte politique
qui lui même fait jaser dans les chaumières de puis plus d’un mois maintenant.
Que la pertinence, et la vigilance soient les maîtres mots
dans les discussions qui continueront pour trouver une issue à ce
problème. Faisons en sorte que les
bulldozers qui ont arraché les cases au Mwa ka ne prennent pas la même liberté
pour venir faciliter les travaux de terrassement ignorant une voix qui parle de l’existence de vie humaine sur le chemin.
Naku press apporte son soutien à ceux qui ont la charge de
ce dossier pour trouver une solution qui va répondre à ce besoin d’infrastructure
sanitaire pour compléter le médipôle de koutio, et respecter des populations. Mais encore une fois la solution ne peut se trouver que par le dialogue.
Naku press : Mise en ligne le 4 février 2015
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