dimanche 6 mai 2018

POUR UN PEU D EVASION .....


Après tant de mots pour dire l'avenir du pays, ou encore des moments forts qui nous font revivre des instants, des discussions ou simplement des émotions , la nature nous rappelle parfois qu'il y a un temps pour s'arrêter mais que la vie continue !!!



Pour un temps de pause :  un petit détour pour admirer l'effet des premiers rayons du soleil ( il était 6h00) et pour accompagner la semaine , la beauté d'une fleur d'orchidée pour admirer les exploits de la nature .....laissons le soin au Daalawi ( la petite  brise du soir) de venir  bouger le carillon , pour briser le silence ..... 




C'était pour une seconde d'évasion .....

Ce discours qui a clôturé le séjour du président de la république française en Kanaky est déjà contesté par la droite française, l'accusant de venir vendre la neutralité de la France aux indépendantistes , alors qu'il doit défendre l'intérêt de la France .... C'est dire combien ce président a su bouger les lignes ...  Affaire à suivre !!!

Publication du 06 mai 2018

lundi 30 avril 2018

LES INDEPENDANTISTES AUX PAS POUR GAGNER LE REFERENDUM DU 04 NOVEMBRE 2018 !!!





Après s’être rendus à Paris pour le dernier comité des signataires  ( mars 2018), ils sont revenus avec la question formulée ainsi : « Voulez vous que la Nouvelle Calédonie accède à la pleine souveraineté , et devienne indépendante ». Arrivés dans le pays, les réunions politiques se multiplient entre les partis composantes du FLNKS et les autres partis indépendantistes , tous ayant comme préoccupation , comment communiquer , et sur quoi va-t-on communiquer pour avoir le maximum de monde à donner leur voix pour le Oui à l’accession à la pleine souveraineté de Kanaky .

Les indépendantistes sans distinction travaillent tous pour le  oui  à la pleine souveraineté , sauf que depuis peu une guerre de chapelle semble prendre le dessus dans les débats. Il ne faudrait pas que cette épingle, prenne trop de place dans les  échanges par médias interposés , entre les « FLNKS «  et ceux qui sont taxés récemment « d’organisations parallèles «  par le porte parole du Front ; aussi président de l’UC , le plus grand parti de la mouvance indépendantiste. 

Pour le moment cela transparaît comme des bagarres d’égo , puisque tout le monde parle du  « oui » chercher la différence , ce sont les hommes , du moins pour ce qui est lisible. Nous sommes en politique, et ce qui se passe en « off » ( pour utiliser une formule en vogue dans les couloirs quand on veut parler des discussions officieuses mais qui vont conditionner les futures décisions) peut aussi expliquer la teneur de certains propos.  Le grand public, lui  va devoir s’attarder sur ce qui transparaît dans les médias , un détail souvent oublié par les spécialistes de la politique spectacle. Mais faire de la politique c’est aussi savoir défendre son petit carré sur la scène devant le peuple… !!!

En tous les cas pour l’heure, il faut acter le fait que la question est formulée, avec des mots qui sonnent un pléonasme bien monté par les rédacteurs , et qui à bien des égards malgré tout , semblent poser quelques soucis à certaines composantes de la classe politique locale . Bref, les premiers échos de la campagne pour  le référendum sont partis : convention du FLNKS , conseil politique de Calédonie Ensemble , la grande marche organisée par un collectif orchestré par les Républicains calédoniens . Et de l’autre côté la France qui elle aussi rentre dans la danse avec cette idée « symbolique » diront certains , de restituer l’acte de prise de possession du pays par la France en 1853 avec en toile de fond une visite du président français Macron sur les tombes des 19 militants indépendantistes tués à Iaii lors de l’assaut de la Grotte de Gossanah.

Quid de ce geste symbolique de l’Etat français ? Ce n’est qu’un bout de papier qui sera restitué , mais quelle signification peut on donner à ce geste, ce sera un moment fort malgré tout , mais est ce que cela s’accompagnera d’une prise de position claire sur le référendum ou c’est juste une parade pour traduire cette volonté , tant affirmée de l’Etat français, d’accompagner le processus en cours ?

Dans le camp indépendantiste , on note malgré tout , des tournures de phrases ou des initiatives qui indiquent certaines réticences , à l’exemple de cet élan déployé par certains de vouloir se faire repréciser des notions comme la décolonisation. Le sénat coutumier a organisé le week-end dernier un colloque sur le colonialisme avec comme thématique : Les Accords de Nouméa sont ils des accords de décolonisation ? –Colonialisme , crime contre le peuple kanak dans la période de 1853 à 1925. Cela peut relever d’une stratégie de communication en prévision de la venue de Macron , un peu pour lui renvoyer les propos qu’il a tenu à Alger lors de sa campagne pour les présidentielles. C’est aussi  l’orientation du discours tenu par le RIN ( Rassemblement des Indépendantistes et Nationalistes)  pour motiver une mobilisation prévue pour l’arrivée de Macron.

Le monde indépendantiste est bien parti en campagne, la presse profitera de quelques maladresses de management de la communication au niveau de la mouvance pour faire mousser sur ce qui peut diviser… Mais la chanson on la connaît : diviser pour mieux régner , ou pour l’occurrence pour ne laisser entendre  que le message unitaire des pro français avec en toile de fond : gardons le statut quo pourquoi vouloir changer ?.  Mais une question se pose :  la restitution de cet acte de prise de possession , n’est –elle pas pour certains synonyme de largage ? – A chacun sa grille de lecture , et sa stratégie de communication pour gagner le référendum du 04/11/2018. 

Entre stratégie de communication et sincérité des discours, le symbolique vient brouiller le message , ainsi va l’art de la politique , en particulier dans les moments charnières de l’avenir de tout un pays.  A chacun de garder l’essentiel et ne pas sombrer dans la médiocrité du secondaire. 
(cp/NP :terrain pont des français)
Publication du 30 avril 2018 ( Naku press)











samedi 21 avril 2018

KANAKY : commémoration des 30 ans des évènements d'Iaii..

Naku press vous propose à la lecture un article paru dans Tahiti Info , sur la commémoration des évènements d'Iaii. La presse locale fait écho régulièrement des préparatifs sur l'Ile pour cette grande commémoration , un moment intense pour le mouvement nationaliste kanak, mais qui fait couler beaucoup d'encre. L'annonce de la venue d'Emmanuel MACRON sur l'Ile fait débat entre les populations locales. A entendre les propos , outre cette accusation contre le gouvernement français, quelques phrases laissent comprendre que cette contestation vise aussi des leaders indépendantistes. Affaire à suivre ....

Pour l'instant , bonne lecture ....

https://www.tahiti-infos.com/Nelle-Caledonie-memoire-commune-et-animations-pour-les-30-ans-du-drame-d-Ouvea_a171002.html

Publication du 21 avril 2018

mercredi 21 février 2018

KANAKY : COMMENT CONTRIBUER A ORGANISER LA DERNIERE LIGNE DROITE AVANT LE REFERENDUM ……


C’est le fil qui a conduit les réflexions de la DUS lors de sa première Coordination Générale de l’année 2018, réunie ce samedi 17 février au Sénat coutumier. Le bilan des actions unitaires menées sur le terrain dans le cadre du RIN (Rassemblement des Indépendantistes et nationalistes) , l’action unitaire au niveau institutionnel ( Congres , Province et Gouvernement) autant de niveau d’action où les militants continuent à porter le discours selon lequel : seule la démarche unitaire  permettra au mouvement nationaliste kanak d’arriver dans de bonnes conditions pour aborder le référendum et de recueillir un score honorable . Pendant que certains annoncent déjà la défaite du camp indépendantiste, la DUS reste convaincue, qu’une bonne communication sur les raisons et l’objectif d’un référendum, pourrait faire participer le maximum de kanaks, les premiers concernés par cette consultation. Parce que le référendum est d’abord la première étape du processus de décolonisation engagé par l’Accord de Nouméa.

Afin de bien définir les contours de sa participation aux différentes initiatives qui seront engagées sur le terrain, la DUS a consacré du temps à comprendre les positions avancées par les uns et les autres entre la pleine souveraineté avec partenariat, et l’organisation des bilatérales au lendemain du référendum quelque soit le résultat. D’une analyse critique du dispositif déployé par l’Etat pour accompagner le processus, la DUS retiendra toute l’ambiguité qui prédomine quant à la finalité de ces différentes espaces, comme  pour faire croire à une « sorte » de démocratie participative pour la recherche de la bonne solution, celle qui aura trouvé l’adhésion de tous.  Par ailleurs, la DUS bien impliquée dans le travail sur le suivi des listes électorales , est bien placée pour constater qu’à quelques mois du référendum , l’Etat comme  la droite coloniale, persistent dans  lecture de la seule légitimité électorale , occultant la dimension historique de ce rendez vous . Parfois même dans les commissions techniques on entend encore des propos  frôlant le racisme vis à vis des Kanaks, à la limite une communauté que l’on côtoie sans le connaître réellement.

A cette coordination générale, l’écho du terrain apporté par certains militants présents confirme encore des situations d’inégalités, c’est aussi l’écho d’une situation précaire, pour qui la solution c’est l’indépendance, pour un changement  réel du système en place. Notre ennemi n’est pas le FLNKS, ni le Palika, ni l’UC, l’urgence c’est de bien définir notre projet de société pour faire l’information auprès de nos populations. C’est 2018 qui est l’étape importante à préparer.

Des points de vigilance sont à noter afin de bien agencer la stratégie de communication : la réalité calédonienne est  celle d’un pays où  les politiques d’aides sociales sous prétexte de combattre la précarité, entretiennent  plutôt les populations dans une situation de dépendance, et c’est ainsi que certains mouvement politiques au pouvoir dans le pays, gagnent la confiance d’une bonne frange de la population kanak (précarité oblige on devient consommateur de ces aides).  Sans suivi ni contrôle, la politique d’aide sociale constitue un des meilleurs moyens pour avoir toute la population à ses bottes. Seule une communication claire pour dénoncer cette politique d’assistanat, ou de proposer d’autres alternatives aux populations pour que de nouveau la population redevienne maitre de sa vie, être responsable de ces faits et gestes.

Certes que beaucoup de gens déplore la « division » du camp indépendantiste comme pour dire c’est comme cela que vous dirigerez le pays demain … Mais cette division est moins grave que ce que certains font dans ce pays, et surtout ce qu’ils font d’une partie de la population. La prise en compte de l’identité kanak date de 20 ans seulement (un dossier toujours en chantier) sur en tout et pour tout plus de 160 ans de colonisation. Cette division tant décriée par certains, a le mérite de s’exprimer ouvertement, mais il y a des discours ici qui viennent étouffer cette aspiration d’un peuple colonisé, à retrouver sa dignité dans son pays, en médecine on parle de tueur silencieux  pour qualifier certaines maladies, ce discours qui traverse régulièrement les médias y ressemble énormément…

En conclusion de ce petit billet, Naku press relève juste que le camp indépendantiste continue à construire sa parole. La pleine souveraineté du pays, ou l’indépendance reste le mot clé de l’ensemble des partis, ce sont les discussions sur les modalités qui sont perçues par certains comme des divisions. Les indépendantistes sont déjà en train de débattre du lendemain du référendum, et les propos de la mission Vals, actuellement sur le territoire semblent aussi aller dans le même sens, pour attirer l’attention sur le fait que les choses vont bouger qu’il faut désormais penser au lendemain, comment se retrouver autour d’une table pour discuter de l’intérêt général.

Publication du 21 février 2018 







lundi 15 janvier 2018

KANAKY : Nakéty de 1985 à 2018 – 33 ans déjà , les militants s’en souviennent !!!


( cp -np/ nakety janvier 2018)


A ce 12 janvier 2018 , les militants indépendantistes n’ont pas failli à ce devoir de mémoire. Après une coutume de bonjour suivi d’une collation à la mairie de Canala, la délégation composée des membres du Bureau politique du Front,  la DUS , et le Sénat coutumier a cheminé vers Nakéty sur la tombe de Eloi Machoro et après à Mia sur la tombe de Marcel NORARO.
cp -np  Mia janvier 2018
Sous un soleil de plomb , les quelques dizaines de militants ont écouté sereinement les paroles , celles qui vont rappeler l’importance de ce rendez vous historique pour le peuple kanak. Ce rendez vous qualifié par certains orateurs comme la fin d’un cycle , et l’avènement d’un jour nouveau.  Mais certains ne vont pas hésiter à pointer la faible mobilisation pour cette cérémonie alors que c’est la dernière avant le référendum. N’oublions pas que Eloi avait fracassé l’urne aussi pour contester un corps électoral , le même sujet encore d’actualité .

Se retrouver dans les commémorations , c’est de nouveau se donner un rendez vous avec l’histoire , et chaque année, il nous accule à trouver le mot pour dire que le chemin est encore long parce que l’objectif n’est pas encore atteint .Certains orateurs, profiteront de l’occasion pour saluer l’engagement de ces combattants , et de se dire , que nous n’avons pas le droit de baisser les « bras » maintenant.  Mais il faut regarder devant pour travailler ce qu’il faudra proposer demain , dira un des responsables présents , comme pour dire qu’il ne faut pas vivre avec le passé, il doit juste  nous servir pour avancer.

Une discussion  entre les participants , sur les sujets d’actualité politique devait ponctuer la journée, mais faute de temps , elle a tout simplement été annulée.
cp-np   les couleurs au vent !!!!

33 ans c’est plus qu’une génération, mais à Canala , ce 12 janvier 2018 , les couleurs de Kanaky  étaient hissé tout le long de la route menant à la commune,  comme les jeunes de Nakéty qui ont organisé leur tournoi sportif, invitant en passant les membres de la délégation à prendre une collation , avant de continuer sur Mia . Contre les murs des abris , des tableaux que certains d’entre eux ont peint en hommage à  leur grand père, cousin ou papa , avec à l’entournure des tableaux, des paroles toujours d’actualité.  Une jeunesse qui est venue aussi sur la tombe de Eloi  bien après les discours , pour y déposer discrètement  une fleur. 
CP-NP / Discrètement après les discours officiels …...
Sur la coutume d'aurevoir le bureau politique du front a juste donné l'information des prochains rendez vous dont le congrès du Front ( prévu normalement en février ) , et la rencontre prévue cette semaine avec le sénat coutumier pour la présentation du projet politique.  Les tribus de Canala ont ponctué cette cérémonie coutumière en entonnant un chant en hommage au 18 novembre 1984 , il était un peu plus  de  16h00.  Les mangues, les ananas et les pastèques ont fourni la dose de sucre nécessaire pour reprendre le chemin du retour

Mise en ligne le 15 janvier 2018


dimanche 14 janvier 2018

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2018 !!!


 ( CP : NP - au lever du jour) 

Naku Press remercie ceux qui ont pris l'habitude de parcourir ses publications durant l'année 2017.  En 2018 cela fera 8 ans que nous avons   choisi ,  avec nos  faibles moyens d'être aussi sur l'auto route de l'information. Avec l'évènement politique majeur de cette année : le référendum d'auto détermination , nous espérons tout simplement pouvoir trouver la simplicité , et la pertinence pour exprimer ce qui doit être l'essentiel pour permettre à l'opinion publique de saisir l'importance de l'engagement et de la responsabilité de chacun , par rapport à l'avenir de ce pays. L'information permet à chacun d'avoir une boussole pour traverser le temps.  Naku Press apportera sa contribution aux efforts qui seront déployés pour faire en sorte que  l'engagement d'aller voter au référendum relève  d'abord d'une logique d'adhésion. 
( cp -NP )

Bonne et heureuse année 2018 , et à très bientôt sur nos prochaines publications !!!

"Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ou droit à l'autodétermination, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d'un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère."

L'administration du Blog.



dimanche 10 décembre 2017

Le PEUPLE PALESTIEN DE NOUVEAU SOUS LES FEUX DE L ACTUALITE



Résultat de recherche d'images pour "drapeau palestinien"En écho de l'actualité du moment, Naku press vous propose à la lecture l'extrait d'un bulletin d'info de la l'Association Solidarité Palestinienne. Il y a parfois des combats pour la dignité humaine, qui ne comptent pas pour certains puissants de ce monde, qui ne pensent  d'abord qu'à leurs propres intérêts nationaux. L'Amérique , l'état qui se veut être le gendarme du monde, se donne le droit de proclamer  Jérusalem , la capitale d'Israel occultant la revendication palestinienne.  Bonne lecture ....


"Le président américain pourrait reconnaître la Ville sainte comme capitale d’Israël. Son but : mettre sur pied un nouvel environnement régional pour affronter l’Iran. À charge pour les Saoudiens de contraindre les Palestiniens à l’accepter.
En mai 2016, alors qu’il n’était encore que candidat à la présidence, Donald Trump annonçait lors de la conférence annuelle du Comité des affaires publiques américano-israéliennes (Aipac), organisation pro-israélienne, qu’en cas d’élection, il transférerait l’ambassade des États-Unis « dans la capitale éternelle du peuple juif, Jérusalem ». Ce qu’il pourrait faire maintenant. contrairement à ce qui est dit, cette décision en soi n’est pas nouvelle. En 1995, déjà, Bill Clinton avait signé une ordonnance déclarant : « Depuis 1950, Jérusalem est la capitale de l’État d’Israël. » Cette loi, pour être appliquée, nécessite le transfert de l’ambassade, qui se trouve, comme celles de pratiquement toutes les chancelleries du monde qui reconnaissent Israël, à Tel-Aviv. Tous les six mois, le président en place doit signer une clause dérogatoire. Depuis hier, Trump est censé signer ou transférer.

Le statut de la ville est l’un des plus contestés au monde

Cet acte, pour grave qu’il soit d’un point de vue symbolique, prend place en réalité dans une séquence géopolitique beaucoup plus large et ne touche pas seulement la symbolique de Jérusalem. Le statut de la ville est en effet l’un des plus contestés au monde. Israéliens et Palestiniens la désignent comme capitale (Israël occupant depuis 1967 et ayant annexé la partie orientale, l’Autorité palestinienne parlant plutôt de Jérusalem-Est). Elle est un lieu saint pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. Tout changement de statut aura des répercussions dramatiques pour la région. « Rien ne justifie cette décision (…). Cela ne servira pas la paix et la stabilité, au contraire cela nourrira le fanatisme et la violence », a mis en garde le chef de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit dont on se demande quel est le pouvoir.

Devant un sujet aussi sensible, même un Donald Trump comprend qu’il faut agir avec intelligence et finesse car il s’agit d’un des éléments du nouveau plan américain pour la résolution de ce qu’on appelle le « conflit israélo-palestinien ». Non pas pour le résoudre en soi, mais pour ouvrir la voie au but ultime des États-Unis, mais aussi d’Israël et de nombres pays arabes, Arabie saoudite en tête : affronter l’Iran. Dimanche, son gendre et conseiller pour le Proche-Orient, Jared Kushner, expliquait lors d’un forum à Washington : « De nombreux pays au Moyen-Orient veulent la même chose : le progrès économique, la paix pour leurs peuples. Ils regardent les menaces régionales et je pense qu’ils voient qu’Israël, leur ennemi traditionnel, est en fait devenu un allié naturel pour eux à cause de l’Iran, à cause de l’“État islamique” (Daech) en Irak et au Levant. Beaucoup de gens veulent maintenant faire la jonction entre ces deux paramètres. » Les grandes lignes de ce plan américain n’ont pas été dévoilées mais ont fuité, comme il se doit. Un État serait octroyé aux Palestiniens sur une partie de la Cisjordanie et sur Gaza mais sans continuité territoriale entre les deux entités, une aide de 10 milliards de dollars serait allouée pour l’établissement de cet État. Quant aux discussions sur le statut de Jérusalem et du droit au retour des réfugiés, elles seraient renvoyées aux calendes grecques. Aux Américains le soin de discuter avec les Israéliens. D’où l’idée de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et une déclaration – encore – de Kushner pour rassurer leur partenaire : il compare la poursuite de l’occupation des territoires palestiniens à « un problème immobilier » (Real Estate Issue).

De son côté, le tout-puissant prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane (MBS) – pour qui l’affrontement avec l’Iran prime sur le fait palestinien comme il l’a déjà laissé entendre –, a reçu le président palestinien, Mahmoud Abbas, pour lui présenter le plan de Trump. Le successeur d’Arafat aurait refusé. MBS aurait menacé Abbas de pressions pour le contraindre à démissionner et mettre un homme plus docile à sa place. Ce qui éclaire les manœuvres en cours depuis des mois, les pays du Golfe tentant d’imposer à la présidence de l’OLP comme de l’Autorité palestinienne, Mohammed Dahlan, proche des Émirats arabes unis, ancien homme fort du Fatah dans la bande de Gaza. Mahmoud Abbas a tenté, dimanche, de mobiliser la communauté internationale (qui n’a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël) pour peser sur la décision américaine. Sans grand effet pour l’heure"
Sources : Site Solidarité Palestinienne

Publication du 10/12/2017 .