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C'est en marchant que l'on trouve le chemin ( cp NP)
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Depuis le 3ème
référendum qui a vu la victoire du Non à la pleine souveraineté , le discours
indépendantiste se devait de redéfinir sa trajectoire. C’est chose faite au
travers de la trajectoire unique validée avec l’adhésion des partis
indépendantistes et nationalistes autre que ceux composant le FLNKS . Et depuis
ce congrès , la parole qui a été attachée est parfois perdue de vue, mais pour
autant elle ressurgira au travers d’une prise de position , ou au détour d’une
déclaration d’un leader . Mais comme
toute idée prônant une alternative , elle est parfois contrainte à prendre des
détours pour passer les embûches .
Tantôt on jouera sur des termes , des stratégies calendaires pour faire
passer des délais aux interlocuteurs pressés par des calendriers électoraux . L’Etat
comme les adversaires de l’accession du pays à sa pleine souveraineté, eux vont
brandir la guerre méthodologique avec des documents de balisage qui se succèdent
pour essayer de structurer ce que les uns et les autres ont à proposer pour l’avenir institutionnel du pays. Le
peuple kanak est resté sur cette trajectoire unique , à aucun moment cette
position n’a été contredite. L’unité autour
d’une candidature unique pour les sénatoriales , témoignera de cette unité stratégique
du mouvement nationaliste kanak , qui est à la recherche d’autres tribunes pour
faire entendre sa voix. C’est chose
faite à l’heure qu’il est puisque le premier sénateur kanak indépendantiste a
réussi à imposer le nom Kanaky dans la nomination du groupe politique au sein duquel
il siègera au palais de Luxembourg. Pour le coup la symbolique aura un autre
effet dans l’opinion .
En fait il y a de bonnes guerres
qui arrivent à offrir aux habitants de ce pays , des moments de respiration . Ces
moments où les gestes se sont mêlés aux pensées et souhait de vivre en paix
dans ce pays et dire non à la radicalisation politique . Comme quoi que parfois
il y a comme des jeux d’équilibre qui régulent l’atmosphère d’un débat latent ,
qui se refuse à une conclusion faisant l’éloge d’un vainqueur.
Dans le processus qui s’est donc
enclenché après le 3è référendum est depuis , quelque peu dérangé dans sa trajectoire,
par les agissements de la voix minoritaire , celle des indépendantistes qui veut bien signifier
à qui veut l’entendre , qu’elle ne se fera pas balayé d’une main par une
consultation qui a été tronquée de part
l’entêtement de l’Etat français qui lui n’a qu’un objectif celui de conserver à
tout prix sa place dans cette partie du monde , tant convoitée par les superpuissances
politiques et économiques et financières .
Doucement et sûrement , en jouant
parfois le flou artistique, pour se laisser trainer dans la boue , par ceux qui
se disent détenir la seule lumière de l’intelligence , mais dès l’instant où la
flamme ne s’est pas éteinte , certains auront encore du souci à se faire , pour
maitriser la pertinence parfois de l’action instantanée, celle qui trompe l’ennemi
animé par un état d’esprit parfois trop cartésien.
Le choix du dialogue pour résoudre une contradiction , celle de l’expression
d’une dignité perdue , n’est pas un chemin facile . Les principaux acteurs
doivent faire preuve de beaucoup de subtilité , car tout se fait dans le
respect de la trajectoire de chacun , tout en sachant que les intérêts défendus
sont fondamentalement opposés. Le
dialogue est le chemin le plus compliqué , car il implique une reformulation en
permanence des positions de chacun pour avancer . Parfois au bout d’un certain temps on peut risquer la modification intégrale de la position initiale. Comme on entendrait des propos du type :
la petite nation dans une grande nation , d’un partenariat privilégié avec la
puissance de tutelle, ou encore de convention d’interdépendance , ou encore d’hyper
provincialisation , etc….. Une évolution
terminologique qui de fait suppose que
les acteurs auront bien réfléchi aux contours de ces nouveaux mots , pour baliser
l’expression d’un objectif que l’on n’aurait
pas abandonné C’est la Calédonie dans la
France pour certains , et c’est la pleine souveraineté pour d’autres .
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Lors d'un comité des signataires à Paris ( cp NP)
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Le flou artistique que peut
entrainer de tel exercice intellectuel dans le cours d’un débat , peut engendrer
un impact inattendu dans l’opinion publique , soit une lassitude à entendre l’expression
continuelle d’une contradiction , ou encore une réaction active pour en finir
au plus vite à cette sorte de « gestation » et imposer une conclusion
. En l’occurrence dans le débat sur l’avenir
institutionnel du pays , c’est la bagarre
des mots , qui invite l’opinion à deviner le sens réel des souhaits de chacun.
En effet quand il s’agit de
revisiter un régime qui a pris l’habitude de respirer avec la seule vérité
promue par une seule et unique conception
du monde , ce n’est pas sans douleur, même silencieuse, que les choses doivent
s’installer dans le temps. Et c’est cette
dynamique qui a besoin de ce temps long !!!
C’est juste un essai , que nous proposons à ceux qui prendront le temps de
nous lire , pour tenter de donner des grilles de lecture de ce qui se passe , dans cette ambiance d’attentisme où le temps semble interminable, irritant ceux
qui ne jurent que par la montre !!!!
Le temps d’un débat , d’une réflexion
n’est pas le temps dicté par les aiguilles d’une montre à la cadence des
secondes et des minutes , mais plutôt celui de la compréhension mutuelle pour
le respect de chacun .
Naku press : édition du 23 octobre 2023 ( 22.40)