dimanche 23 août 2015

LA NOTE DU MOMENT / Les effets directs du secteur mine metallurgie sur l'économie calédonienne




Recettes fiscales pour la caisse du pays, et emplois : comment et combien ???

Pour faire suite à la première fiche publiée le 21 Aout 2015 sur notre page d’accueil , Naku press vous propose cette fois-ci une note sur l’impact du Nickel dans l’économie calédonienne . Ces données ont quelque peu bougé depuis l’ouverture  de l’usine du Nord, mais elles ont l’avantage de permettre une vue globale de ce que le secteur rapporte au pays ... ( Focus sur l'exercice 2012)

Nous sommes en 2012, même si le contexte était défavorable  , l’exercice n’avait pas de caractère atypique  au niveau de l’emploi  ( l’usine KNS en phase de construction n’est pas intégrée dans l’étude). 16 entreprises ont été retenues comme établissement cibles. Le cours du LME était à  mois 23% par rapport à 2011 avec également la hausse du prix des hydrocarbures.
Valé qui devait monter en puissance en production aux côtés de la SLN , a connu des incidents techniques , et donc l’usine était fermée sur une bonne partie de l’année.
Malgré tout la production locale a augmenté : 132 000 tonnes de nickel contenu et les exportations ont-elles connu une variation de plus de 7%, avec une évolution de la vente de saprolites  de plus 22% stimulée par la demande de l’usine de coréenne de Gwangyang, filiale de la SMSP. La production métallurgique , elle , est restée stable : 62 000 tonnes.  La masse salariale continue à monter et capte l’essentiel de la richesse. Les entreprises présentent des comptes déficitaires pour cette année 2012.

Quel impact sur les recettes fiscales :
Les recettes de l’IS 35 sont liées au cours du LME qui impactent les résultats des entreprises. En 2012 , l’IS 35 versées par les entreprises au territoire a été d’un montant total de 4.3 Milliards mais calculé sur les résultats de l’exercice 2011 ( contexte favorable). En 2013 , 1.3 Milliard  de recettes , calculé sur les résultats de 2012, une baisse  logique par rapport au contexte défavorable de 2012, décrit ci-dessus.

Autre impôt : la contribution des patentés, le secteur du Nickel rapporte 2 Milliard soit 1/5 du total de l’impôt sur les patentés.

Les redevances minières : sa base de calcul : la superficie des titres miniers . 250 Millions de recettes destinées au Fonds Nickel . Les principales attributions du Fonds Nickel : soutien de l’emploi du secteur en cas de crise ou la fermeture d’un centre minier, et la réhabilitation des sites miniers.

Droits et taxes  à l’importation : les activités minières et métallurgiques sont largement exonérées. En 2012 la contribution directe des acteurs du nickel était de l’ordre de 500 Millions. ( une part très faible de l’ensemble des droits et taxes à l’importation).

Les entreprises sont aussi soumises à d’autres taxes ( salaires , contribution exceptionnelle de solidarité , les droits d’enregistrement etc…) , minimes elles n’ont pu être identifiés avec précision.

( Historiquement les entreprises du secteur nickel ont été les premières à contribuer aux recette fiscales  sur la base des résultats  avec l’IS 35 contre 30% pour les autres sociétés. Elles bénéficient des exonérations sur leur importations , et également sur la TSS pour tout ce qui est activité liée à la mine. Depuis l’année 2000 avec la mise en place d’un dispositif fiscal pour favoriser l’implantation de nouveaux projets  , les entreprises se retrouvent exonérées de l’ensemble des droits et taxes, et un régime de stabilité fiscale  pour une durée maximale de 15 ans à compter de l’exercice de mise en production commerciale. La création d’un fond souverain pour les générations futures a été envisagée pour fin 2016, et serait donc abondé par les revenus du nickel. Les modalités pratiques de la gestion de ce fonds sont encore en cours de discussion , comme sont abondement , qui pose encore des difficultés…

Quel impact sur l’emploi ?
4520 emplois directs . La SLN reste le 1er employeur  privé avec 2000 salariés. L’usine du Nord dès 2012 comptait déjà 900 emplois . Un indicateur parlant : sans compter l’effectif de KNS : 2 salariés sur 3 travaillent en Province nord où se concentre l’activité minière ( 57% de l’emploi ) . Ainsi le poids de la Province Nord devrait monter  en charge avec KNS, mais 66%  des salariés du Nickel habitent dans le sud ; 1/3 reste dans le Nord.
Le volume des revenus bruts : 22 Milliards ( soit 11% du secteur privé)  avec une particularité : les salaires sont nettement plus élevé que dans les secteurs du privé  avec une moyenne mensuelle de 440 000 cfp en brut. Ce sont les emplois du secteur métallurgie qui sont les plus élevés, le secteur minier employant plus de personnel avec moins de qualification.
Les entreprises du secteur reversent 9 Milliards de cotisations patronales aux organismes sociaux.

PS :  3130 emplois pour les métiers de la mine  - 1390 métiers de la métallurgie.

La prochaine note portera sur les effets indirect du nickel sur l'économie du pays.
 
  Sources : rapport CEROM –IEOM – ISEE – AFD.


Naku press : Mise en ligne le 23 août 2015


samedi 22 août 2015

AU FIL DE L EAU …. LES ROULEURS CAMPENT TOUJOURS À NOUMEA …


17 Jours plus tard, les rouleurs et les mineurs continuent à occuper les accès routiers  à  la ville de Nouméa. Au journal télévisé de ce soir, on annonce que les barrages en brousse ont été levés alors qu’à  Nouméa, les rouleurs ont décidé de changer un peu de quartier. Ainsi depuis hier soir déjà ils ont décidé d’aller faire du bruit du côté des quartiers sud de la ville.  Nous sommes à deux jours de la reprise des classes après 15 jours de vacances  beaucoup de voix se sont élevés depuis ces derniers jours, pour appeler à la raison, et surtout de trouver une sortie à ce conflit qui a assez duré. Dans le Nord du pays, le carburant commence à manquer, comme des étales qui se vident de certains produits dans les magasins. La population se lasse de ne pas être maître de sa liberté de circuler dans le pays, avec des barrages en alternance sur des portions de route.
La dernière négociation à l’initiative du président du gouvernement, Philippe GERMAIN  accompagné du vice président , Jean Louis DANGLEBERMES  n’a pas abouti, les rouleurs n’ayant obtenu aucune réponse claire quant au point principal de leur revendication : l’exportation de latérites vers la Chine. La mobilisation sera donc maintenue. L’Etat continue à faire valoir la nécessité de sortir par la voie du dialogue, les rouleurs de leur côté ont proposé une médiation, et ont même avancé un nom, celui du président de l’Union Calédonienne : Daniel GOA.

Depuis le début de ce conflit, bien évidemment que le milieu politique s’est exprimé. Dernière en date, le PALIKA et   l’UPM qui organisent un meeting à Pouembout, une initiative soutenue par les commissaires politiques UC de la région PAICI. C’est un meeting d’information comme annoncé à l’affiche médiatique, mais en fait au dernier reportage de NC 1ère, et d’un Article du quotidien local (Les Nouvelles calédoniennes) , ce meeting a été un espace d’information mais surtout une expression contre l’initiative des petits mineurs , pointés comme les meneurs de ce qui se passe sur Nouméa. L’exportation de latérite vers la Chine est radicalement refusé du fait que cela viendrait augmenter les stocks déjà bien importants en Chine , et surtout qu’elle irait à l’encontre des orientations de la doctrine Nickel de la Province Nord .  De ce meeting est sortie l’idée de mettre en place des comités organisateurs pour préparer d’éventuelles contre actions. Affaire donc à suivre.
Dans ce conflit : chacun a sa version des choses , ceux qui sont pour l’action des rouleurs, ceux qui sont contre, mais en fait qu’est ce qui bloque réellement  cette demande d’exportation de latérite vers la Chine ? Parce que au delà des positions que l’on annonce dans les médias, il y a des choses que l’on ne peut  peut-être pas dire au public, au citoyen lambda.


Naku press vous livre ci-après  l’extrait d'une analyse proposée par  Caledonickel ( un blog assez critique sur la stratégie mine de la province nord) . 

"Partir du principe que la richesse minière de la Nouvelle-Calédonie profite avant tout au pays est un espoir légitime qu'il faudrait ne jamais perdre de vue. Pour autant, afin d'éviter toutes désillusions, il convient de garder également à l'esprit qu'en droit des affaires la portée de la brebis appartient au maître du troupeau. Filius sequitur ventrem. N'en déplaise aux experts, à ceux pour qui les paient et à ceux qui les écoutent ou les lisent, la vérité n'est pas simple et certainement pas si facile à dire. Pour preuve, en dépit des nobles apparences, des présupposés stratégiques de la province Nord et des soutiens inconditionnels venant du Sud et des Iles où se lève pourtant la lumière, force est de constater que les revenus métallurgiques de la SMSP sont soit inexistants (usine du Nord), soit tout à fait insignifiants (usine de Gwangyang) puisque les retours de dividendes au pays couvrent à peine les pertes de la mine qui alimente l'usine. Où est donc cette sacrosainte « rente métallurgique » dont les politiques et leurs stratèges des matières premières, les journalistes sans peine et les anonymes du web, se font les ambassadeurs ? Il est vrai qu'ayant été le directeur des relations publiques de la SMSP pendant 8 ans, membre du conseil de direction de SNNC de mars 2009 à octobre 2014, représentant la société au sein du SIM et du CESE, on peut dire et penser que je connais ce dont je me permets aujourd'hui d'avancer. Il est vrai aussi que les méthodes inacceptables et même révoltantes employées par André Dang à l'égard de son personnel et de la profession (relire mon article Cosa nostra) ont été le facteur déterminant de mon départ volontaire de la SMSP. Voici donc quelques informations sur la gestion de la ressource publique qui vous permettront, je n'en doute pas, de joindre l'utile au désagréable.
L'ouverture vers la Chine avortée. Les véritables raisons du rejet des demandes d'exportation de latérites vers la Chine résident, vous vous en doutez, dans le fait que ces autorisations déstabiliseraient le nouveau projet en cours de la SMSP. Cette dernière a signé un MOU (2011), puis un MOA (2012) avec Jinchuan pour la construction et la fourniture en latérites d'une usine hydrométallurgique dans la province chinoise de Guangxi, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière vietnamienne. Il devrait s'agir d'une usine d'une capacité annuelle de 30 000 tonnes de nickel contenu et de 3 000 tonnes de cobalt. Conçue pour produire pendant au moins 50 ans, cette unité de type HPAL devrait fabriquer un produit intermédiaire (donc de moindre valeur ajoutée) équivalent à celui qui est produit et commercialisé par VNC. Ayant moi-même rédigé le MOU avec la garde rapprochée chinoise entourant le président de Jinchuan lors de sa visite éclair et incognito à Nouméa en juin 2011 (pour 24 heures à l'hôtel Le Méridien) ; ayant accompagné Paul Néaoutyine et André Dang à Sydney en février 2012 pour négocier la participation majoritaire ; puis m'étant rendu à Singapour en octobre 2013 pour la mise en place du MOA, je dispose des éléments permettant de me faire ma propre opinion et de vous la faire partager. Selon cet accord, l'usine devait être alimentée par des ressources quasiment toutes situées sur la côte Est de la province Sud. Or, sous la précédente mandature, la SMSP s'est vu refuser l'attribution de ces permis de recherches au profit d'autres petits mineurs. La concession minière de Carored en province Sud et le périmètre équivalent de Mara situé sur la côte Est de la province Nord n'ayant pas été suffisants pour que Jinchuan puisse aller de l'avant avec le JVA, le MOA fut donc étendu par un avenant jusqu'au 31 décembre 2015…
Une stratégie industrielle tronquée. Comme ce fut le cas pour le montage avec le coréen POSCO, l'échange croisé des participations avec Jinchuan était censé procurer à la SMSP entre 93 et 133 millions de dollars selon le coût de l'usine. Toutefois, attentifs comme vous l'êtes, vous aurez remarqué qu'il existe une différence notable entre les deux projets. Si en effet le partenariat avec POSCO permettait de dire qu'il sauvait les vieilles mines (déjà établies et en activité) et sauvegardait donc les emplois (ce qui n'est qu'en partie vrai puisque les autres petits mineurs ont également survécu sans usine offshore), ce n'était pas du tout le cas du projet chinois qui lui partait de zéro. Aussi, pour que l'opinion publique et les parties prenantes s'approprient le « projet pays » nouveau (tant minier que métallurgique), il est apparu nécessaire de présenter les choses différemment: le portefeuille de titres serait donc entièrement logé dans la SMSP (qui ne les céderait donc pas) et l'usine chinoise qu'elle détiendrait néanmoins à hauteur de 51% serait approvisionnée par un contrat d'amodiation avec sa filiale et co-entreprise calédonienne CCMC également détenue à 51%. En réalité, ceci ne figure pas dans le MOA et il est bien évidemment difficile d'imaginer que le premier producteur chinois de nickel puisse entièrement financer une usine hydrométallurgique (dont l'investissement est bien plus conséquent et la construction plus complexe qu'une usine pyrométallurgique classique, exception faite naturellement de l'usine du Nord…), puis d'en céder 51% contre la seule garantie d'approvisionnement en minerai de faible teneur en nickel avec un taux d'humidité particulièrement élevé.
Une stratégie minière alambiquée. Empêcher à tout prix les petits mineurs d'exporter des latérites vers la Chine (sous prétexte qu'il n'y aurait pas de retour de valeur ajoutée, que le marché est déprimé, les stocks élevés ou que cela contribuerait à faire encore baisser les prix), répond à un premier impératif : celui de permettre à la SMSP de gagner du temps afin qu'elle obtienne les permis de recherches nécessaires avant la fin de l'année. Ceci lui permettrait de réactualiser et valider le contenu du MOA afin de préparer les termes du JVA. Mais même si le nouvel exécutif de la province Sud venait (via la DIMENC) à attribuer les autorisations nécessaires (permis et autorisations de recherches, octroi de concessions et autorisations d'exploitation), la SMSP est aujourd'hui parfaitement consciente que pour pouvoir évaluer et apporter la ressource en contrepartie des actions et du transfert en cash, elle devra faire face aux coûts financiers importants de l'ouverture des mines, ainsi qu'aux conflits coutumiers inextricables que l'exploration de la ressource et l'exploitation de ces nouvelles réserves ne manqueront pas de générer. Aussi, empêcher les petits mineurs d'exporter des latérites vers la Chine répond à un second objectif : comme c'est actuellement le cas avec l'usine de POSCO, la priorité donnée par le schéma minier aux projets métallurgiques permettrait à la SMSP de les contraindre à alimenter l'usine de Jinchuan avec leurs latérites. Aussi, quelle tristesse de voir les exécutifs calédoniens (appelant au dialogue) en être réduits à de tels clivages idéologiques aux conséquences fratricides ! Compte tenu du manque de débouché des latérites fatales, des faibles teneurs en nickel contenu dans le minerai, des graves difficultés rencontrées par Queensland Nickel, et de la situation de plus en plus précaire de la profession pressée par l'urgence, il serait plus judicieux que l'exportation des latérites vers la Chine soit autorisée tout en étant encadrée (peut-être dans le temps et les volumes). Cela ne dilapiderait pas plus le patrimoine minier que la prétendue rente métallurgique, ne bouleversait pas plus le marché déjà déprimé que les futures exportations vers l'usine de Jinchuan. Cela aurait surtout le mérite de rassurer les petits mineurs, rouleurs et contracteurs contraints de réagir face à l'emprise dogmatique d'esprits doctrinaires.

On peut simplement constater que les éléments techniques donnés par cette analyse n'ont pas été mentionné dans les différentes positions entendues jusqu'à ce jour. A l'heure des techniques modernes de communication et aussi de vieilles habitudes encore très pratiquées dans le milieu politique : la rétention de l'info  - Naku press vous invite tout simplement à aussi prendre connaissance de cet autre son de cloche. 
Pour avoir une idée objective sur une situation donnée, il est de bonne morale d'avoir toutes les versions possibles…

Naku press : Mise en ligne le 22 août 2015








jeudi 20 août 2015

POUR MEMO : LA MINE , LE NICKEL : DE QUOI PARLE T-ON ?





Naku press vous propose ici quelques données sur le nickel, question d’avoir un « fond de dossier ». Suite à ces données générales , la prochaine fiche du même format portera sur les « Effets directs du secteur mine métallurgie sur l’économie calédonienne.

(  SLN - Doniambo  Néa ) NP
Emplois : avant l’usine du Nord : le nickel c’est 12 000 salariés soit 19% de l’emploi du secteur privé  ( emplois directs, indirects et induits). Avec KNS : on passerait à 17000 emplois

En 2012 : 97 Milliards ont été reversé en paiement de commandes auprès d’un millier de fournisseurs dont l’énergie électrique pour 26%, la construction pour 18% et le commerce 17%.

En 2014 la Nouvelle Calédonie se positionne comme le 6ème producteur , mais ses réserves sont considérables : 15% du total mondial identifié .

Les acteurs calédoniens sont : - les petits mineurs exploitant en propre  leurs titres miniers, les tacherons ( sociétés effectuant  de la sous traitance pour le compte des propriétaires miniers ). Les mineurs spécialisé dans l’extraction du nickel sans le traiter : SMT ( Stés des mines de Tontouta) du groupe Ballande et ses filiales , la Société minière Georges Montagnat, et le Groupe MAI ( MKM)- la SMSP a crée en 2006 avec son partenaire POSCO , une filiale la NMC ( Nickel mining company) en charge de l’approvisionnement en minerai de l’usine de Gwangyang en Corée du Sud.

Les acteurs métallurgistes : La SLN, KNS , Valé NC . La SLN réalise 70% des exportations calédoniennes ( 1er employeur privé du territoire .  KNS : usine du Nord est au cœur de la stratégie de rééquilibrage économique – sa capacité de production 60 000 tonnes par an. La construction de l’usine a débuté en 2008 , et mise en service en 2013. – VALE : ou usine du Sud. Capacité de production à terme 60 000 tonnes. Début de la construction de l’usine : 2002 pour un début de commercialisation  en 2010 ( à noter que l’usine a connu plusieurs coups d’arrêt liés à la réévaluation du projet , et à des problèmes techniques).

Production globale : en 2014 13.1 Millions de tonnes humides extraites  ( soit 178000 tonnes de nickel contenu).

En 2014 : le minerai exporté représente 5.4 Millions de tonnes humides soit plus de 40% de la production total du territoire.

L’Australie (37% uniquement de latérites   et le Japon (32% en saprolites)  sont les partenaires historiques de la NC. Création d’un groupement GOKOKAI qui regroupe les fondeurs japonais : PAMCO , NIPPON YAKIN et SUMITOMO ainsi que le Syndicat des producteurs  exportateurs de minerai de Nickel en Nouvelle Calédonie regroupant : SLN , SMSP, SMT, GEMINI SMGM, et MKM . Objectif de ce groupement : fluidifier les échanges entre les fondeurs japonais et les mineurs calédoniens.

4 types de produits finis en Nouvelle calédonie : 1/ ferronickel ( sln et kns)  - 2/ mattes ( sln et envoyé à l’usine de Sandouville d’Eramet pour être affinées pour du nickel de très haute pureté destinée uniquement à l’aéronautique – 3/Oxyde de nickel ( Usine du SUD  ) contenant 78% de nickel pur  , le reste étant de l’oxygène. -4/le nickel hydroxide  ( USINE DU SUD)  produit non raffiné contenant 17% de nickel, 2.5% de cobalt.

Sources : CEROM , IEOM, ISEE, AFD.
Naku press : Mise en ligne le 20 août 2015



mercredi 19 août 2015

FLASH INFO : ABONNES ABSENTS SUR LES ROUTES , BARRAGES FILTRANTS .... l'image de la RTI vers le nord ...

Ce matin , au village de Paita , c'est l'ambiance d'un dimanche matin où tout le monde se presse soit à la boulangerie ou à la boucherie ou encore dans la quincaillerie pour chercher de quoi bricoler à la maison ... Quelques kilomètres plus loin à la sortie Nord du village pour rejoindre la RT1 vers le nord, eh bien pas besoin de regarder dans le rétroviseur, car pas un chat ...... Au bas du col de la Pirogue , un  barrage filtrant , avec camion et arbre couché sur la route, mais on circule .....
(ce matin 19 08 2015 - Au bas du col à hauteur tribu de St Laurent) NP




(ce matin 19 08 2015 - la rt1 entrée sud de Paita) NP
Depuis la demande de Calédonie Ensemble pour une réunion du congrès en session extraordinaire. Le président du congrès rappelle les textes qui régissent l'institution , pour dire qu'il faudrait que cette demande soit signée par la majorité des élus , et celui-ci  propose plutôt une nouvelle rencontre avec le GTPS. En parallèle de cela , le président du gouvernement annonce une possibilité de rencontre à 16h00 mais conditionne cette ouverture par un relâchement de la pression sur le terrain .... Affaire à suivre ...

( ce matin 19 08 2015 - vers le col de la Pirogue) NP
Naku press : Mise en ligne le 19 aout 2015

UN CONFLIT POUR BOUSCULER LA DISCUSSION SUR LA STRATEGIE MINES PARCE QU IL FAUT AVANCER !!!




Depuis un peu plus de 10 jours maintenant , les rouleurs sur mines, ainsi que les sociétés minières y compris la SLN, expriment leur mécontentement suite à des décisions prises par les institutions du pays , concernant la politique d’exportation du minerai , en l’occurrence la latérite , particulièrement vers la Chine.

Ce matin aux informations , on nous annonce que les accès principaux vers le centre ville de Nouméa sont bloqués, le simple stationnement des camions devant le bâtiment du gouvernement à la baie de la Moselle, a évolué pour aller aussi , solliciter la population dans son quotidien.


Les institutions ont tenté plusieurs discussions avec les rouleurs sur leurs 7 points de revendication, ont même proposé un protocole d’accord. Un protocole d’accord qui était sur le point d’être signé le samedi dernier , mais en vain, le point essentiel de leur revendication n’a pas été traité dans les contours souhaités par les rouleurs , concernant l’exportation de latérites vers la  Chine.

La classe politique locale affiche des positions bien divergentes sur le dossier. La droite est clairement divisée, avec les Républicains qui apportent leur soutien au mouvement des rouleurs, Calédonie Ensemble , au perchoir des institutions,  penche plutôt pour la position de refus catégorique de l’exportation vers la Chine. Côté Indépendantiste : seul le Palika a réagi via un communiqué de presse pour appeler à la vigilance face à un pseudo conflit , faisant allusion  a un soutien bien affiché  des républicains, et le Palika rappelle à l’occasion  que cela ressemble au contexte de 2009 qui a amené la chute du gouvernement, que les mêmes acteurs sont déjà en place.  L’Union Calédonienne , parle elle d’une possibilité de solliciter le Fonds Nickel pour dédommager les sociétés pouvant être pénalisées par cette mesure. Mais où en –est –on sur la stratégie mines du FLNKS ?  Aux dernières news : Calédonie Ensemble par la voix de son leader : Philippe GOMES appelle à la tenue d’une session extraordinaire du congrès pour discuter de la stratégie mines… Le sauveur !!!

On le sait tous, le nickel , c’est l’économie du pays  ( 13000 emplois dans le secteur privé ) , c'est  le point très sensible dans les discussions sur l’avenir du Pays. On se souvient que très récemment certains ténors de la classe politique locale , dans le cadre d’un possible nouvel accord, affirment qu’il n’y a pas de véritable divergence politique mais que c’est bien la question de la stratégie mine ( pas encore discutée) qui crée l’embûche. Effectivement , mais qui fait le pas pour trouver des points de convergence entre les deux stratégies qui animent  les débats sur la question des mines depuis un certain temps ? Stratégie politique, intérêts financiers, le pouvoir mais ce que l’on peut retenir de tout cela : c’est une page de l’histoire du pays qui nous interroge.

L’évolution d’une société vers un changement amène avec elle toute sorte de remous. Pour ce qui nous concerne : l’ADN ce cadre politique qui inscrit le processus de décolonisation dans l’histoire de ce pays, est semblable à un projet porté par tous. Or un projet dès l’instant où il commence ses premiers pas dans le changement , de fait il va exiger de l’anticipation, du traitement des résistances , des besoins d’ajustement, de la communication interne et externe .

Au vu de ce qui se passe autour de ce point sensible qu’est le nickel , on peut se poser la question mais qui tire réellement les ficelles derrière cette belle parade politique qu’est l’ADN , si ceux là même qui sont censés être les acteurs de premier plan de ce projet  n'affichent pas clairement les perspectives d'avenir . On va dire que ce sont les multinationales et l’Etat français qui manoeuvvrent , mais peut être aussi se poser la question , sur la capacité de chacun d’être au dessus de tout pour définir la marche à suivre en cas de problème. La  dialectique nous dit aussi que les contradictions vont être poussées à bout , pour obliger à une reformulation .

C’était un petit essai de Naku press , sur l’actualité. Le pays à l’heure de la rédaction de cette petite note, est parsemé de barrages filtrants.

Naku press : mise en ligne le 19 août 2015

lundi 10 août 2015

Lu sur liberation.fr Au Pérou, des esclaves de la guérilla retrouvent la liberté

Au Pérou, des esclaves de la guérilla retrouvent la liberté
Affamés, victimes de viols et contraints de cultiver la coca: une cinquantaine d'otages du Sentier lumineux ont été retrouvés dans la jungle, après parfois plus de vingt ans de captivité.

Retrouvez cet article sur le site de Libération : http://www.liberation.fr/monde/2015/08/06/au-perou-des-esclaves-de-la-guerilla-retrouvent-la-liberte_1359184

Sources : Libération 
Naku press : Mise en ligne le 10 août 2015

PAR LES TEMPS QUI COURRENT !!! Les Iles Cook 50 ans de statut particulier d'association avec AOTEAROA !!!!


Les îles Cook ont célébré en milieu de semaine le cinquantenaire de leur statut particulier d’association avec la Nouvelle-Zélande, ancienne puissance de tutelle avec laquelle cet archipel polynésien entretient toujours des relations privilégiées.
L’entrée en vigueur de ces relations de « libre association » coïncide avec celle de la Constitution des îles Cook, qui accorde toujours, depuis cinquante ans, une importance particulière aux relations avec la Nouvelle-Zélande, tout en accordant aux îles Cook une large capacité d’autogouvernance.
Mercredi, en présence de nombreux chefs d’États et de gouvernements de la région, le Premier ministre néo-zélandais John Key en tête, les célébrations de ce cinquantenaire ont connu leur apogée au plan protocolaire, aux sons de chants polynésiens et de danses.

« Les insulaires des îles Cook constituent le second groupe ethnique en Nouvelle-Zélande, avec 62.0000 d’entre eux qui appellent la Nouvelle-Zélande leur maison. Ils jouent un rôle important dans notre succès, que ce soit dans des domaines comme les arts, l’enseignement supérieur ou le sport », a rappelé John Key, qui a évoqué des relations qui « dépassent largement le domaine des accords internationaux ».

Cadeau d’anniversaire : Wellington avait apporté, dans sa corbeille, une série d’enveloppes destinées à financer des projets d’infrastructure, comme l’un d’entre eux concernant la poursuite du projet d’équipement en panneaux photovoltaïques et un autre dédié à une remise à niveaux des infrastructures des établissements scolaires (pour une douzaine de millions de dollars néo-zélandais au cours des trois ans à venir).

Henry Puna, Premier ministre des îles Cook, a quant à lui voulu tirer un bilan plutôt positif de cette expérience constitutionnelle cinquantenaire en considérant que malgré les polémiques initiales, en 1965, cet accord avait permis de construire une économie relativement stable.
Les îles Cook demeurent une des destinations privilégiées des Néo-zélandais qui choisissent de voyager dans le Pacifique Sud.

Dans l’autre sens, les flux migratoires au départ des îles Cook et à destination de la Nouvelle-Zélande sont aussi importants, en particulier concernant les jeunes générations.
Parmi les autres avantages saillants de cet accord de libre-association : le fait que tout citoyen des îles Cook possède aussi la nationalité néo-zélandaise.

Les célébrations se sont aussi déroulées en présence d’une importante délégation de la collectivité de Polynésie française, plus proche voisin des îles Cook, y compris le Président du gouvernement Édouard Fritch et l’un de ses prédécesseurs, l’indépendantiste Oscar Temaru, qui possède aussi aux îles Cook de fortes attaches familiales
Cet anniversaire a été précédé, ces dernières semaines, d’un débat qui a fait polémique, concernant une évolution de ce statut afin de permettre aux îles Cook d’obtenir leur propre siège au sein des Nations-Unies, indépendamment de la Nouvelle-Zélande.
Selon M. Puna, des pourparlers en ce sens seraient toujours en cours.

SOURCES : FLASH D OCEANIE (Edition hebdomadaire du lundi 10 Aout 2015)

Naku press : mise en ligne le lundi 10 Août 2015