mercredi 28 décembre 2016

FLASH INFO : La Chine adopte une taxe sur les émissions polluantes

Une taxe votée  le  25 décembre en Chine mais cela ne concerne pas la dioxyde de Carbone ( CO2) ni les déchets nucléaires. Oui les pollueurs commencent à payer, mais à petit pas … L'Actu de Naku press vous propose un extrait du journal "Le monde" sur le sujet.

Naku press : Mise en ligne le 27 décembre 2016

De la mouvance indépendantiste kanak : la complexité du débat avec un nouveau concept : « politique yo-yo » qui dit peut être véritable divergence ...???


L
es divergences tactiques, stratégiques voire même idéologique ont depuis d’antan marqué les frontières entre les deux plus grands partis de la mouvance indépendantiste : l’UC et le Palika. Mais dès lors qu’il s’agit de revenir sur la cause fondamentale de la lutte du peuple kanak, ces deux partis ont toujours su faire taire les spécificités pour ne voir que l’essentiel. A deux ans de 2018, ce premier rendez vous initié par l’Accord de Nouméa, accord qualifié politiquement  comme un processus d’émancipation, ces divergences commencent de nouveau à s’aiguiser. Mais à la différence du passé, le contexte politique dicté par l’accord de Nouméa, oblige l’opinion à sonder les différentes options proposées par la classe politique locale. De ce fait les divergences peuvent être   considérées comme étant des positions tranchées, du fait que l’opinion est en attente de confirmation par rapport à l’interrogation qui sera au rendez vous électoral de 2018.  Quand les subtilités intellectuelles ; (si l’on peut considérer ainsi les écarts ponctuels  entre les deux grands partis indépendantistes) reprennent le dessus dans les discours, le risque encouru  par ce type d’exercice, certes c’est  le brouillage du message indépendantiste avec un discrédit qui va s’installer progressivement au sein de l’opinion.

Dans un ITV accordé aux Nouvelles Calédoniennes de ce lundi 26 Décembre, le porte parole du Palika , défend l’engagement du parti aux côtés du parti progressiste ( crée récemment) pour organiser les primaires du PS , et donc une participation du Palika aux prochaines présidentielles françaises. Que faut-il penser d’une telle position aux côtés d’un parti progressiste qui a annoncé publiquement  son opposition au projet d’indépendance.  De la haute tactique de politique politicienne (peut être) mais la grille de lecture du citoyen lambda risque d’être plutôt l’incompréhension.  Jauger l’électorat indépendantiste à deux ans de 2018 oui mais pas forcément en s’alliant avec un parti qui s’est prononcé contre l’indépendance. Pour de la finesse dans les propos : le porte parole du Palika dira ceci : « Nous n’avons pas de politique yo-yo sur la question du vote ». Le seul souci dans la jonglerie des propos, c’est surtout pour ceux qui écoutent ou qui lisent.  

Dans ce même ITV, le Palika continue à confirmer  le dialogue pour l'organisation de la sortie de l’accord de Nouméa ; donc logiquement il ne peut pas être d’accord sur l’inscription automatique des kanaks, sur la liste référendaire.  De ce pas, le Palika condamne le RIN (Rassemblement des Indépendantistes et des Nationalistes),   qu’il considère d’ailleurs comme une initiative voulant supplanter le FLNKS ; et bien évidemment la position de l’UC sur sa non participation aux prochaines élections nationales françaises. Etant pour le dialogue , le Palika affirme son soutien à une candidature de gauche connaissant le dossier calédonien pour les prochaines présidentielles.

Entre la position de principe pour ne pas participer aux élections françaises, et la position tactique d’utiliser cette consultation pour jauger l’électorat indépendantiste, il y a peut être comme une complémentarité,  s’il faut placer le curseur au niveau de la mouvance indépendantiste. Naku press dans une de ses publications au lendemain des congrès des formations indépendantistes avaient simplement relevé le fait que l’ensemble des partis avait  reconfirmé la nécessaire accession du pays à sa pleine souveraineté.

Mais le jeu de mots, et justement la politique yo –yo n’aura plus la même consonance dans un contexte qui appelle à la fois de la finesse dans l’expression des positions, et surtout la nécessité d’amener à l’opinion des éléments qui posent le pays. Sur la question des listes électorales, on voudrait comprendre que c’est de la pure tactique politicienne que certains partis comme le Palika s’accroche mot à mot à l’Accord de Nouméa et encore, pour occulter de fait les réalités coloniales qui continuent à sévir dans le pays. Parler d’inégalités sociales ( les valeurs de gauche) en occultant la spécificité ethnique ( pourtant criante dans le pays ) c’est faire abstraction des réalités modernes du colonialisme qui continuent à sévir dans le pays , ou c'est faire le choix de donner la primeur à une réalité globale, celle du "fameux nouveau contrat social". Comme dirait l'autre : "faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais"- politique yo-yo , ni loyalistes , ni indépendantiste, et on conserve bien sa place au sein de la mouvance indépendantiste,  - Cela ressemble malgré tout à un chemin bien sinueux  pour l'heure !!! Ou alors c'est de la haute voltige !!!!

Quand les questions de formulation deviennent trop tranchées, elles peuvent réellement marquer des divergences profondes, ou alors, on ose encore croire, que dans un contexte aussi compliqué, la finesse dans les propos, et les manœuvres politiciennes  constituent  aussi une arme, sauf que l’opinion d’une manière générale va comprendre ce qu’elle lit et entend. Comme on peut aussi  comprendre  qu’au nom d’une stratégie de communication, de tels propos s’adressent à un électorat qui reste à conquérir pour la cause indépendantiste, ceux qui ont peur de la pleine souveraineté.   

Quelques propos recueillis sur les réseaux sociaux …..
Dans les nouvelles calédoniennes de ce matin, le porte-parole du PALIKA, interviewé, se demande si "le RIN veut-supplanter le FLNKS" a propos de la question de l'automaticité de l'inscription des kanak sur la liste référendaire ?
Vous avez dit "parano" ? Quand on s'autoproclame "démocrate", on doit accepter que d'autres groupes ou personnes puissent avoir des positions divergentes...
«  Participer aux primaires socialistes en Kanaky en 2017 c'est soutenir les progressistes qui appellent à voter contre l'émancipation et la décolonisation de Kanaky, contre l'accord de Nouméa, contre les vrais valeurs de gauche universelle .Je ne sais pas comment le Palika va manœuvré avec les clowns progressistes des franc maçons, qui font du5/5 sur le dos du peuple colonisé. »

 « Au delà du discours de façade, est-ce que ce positionnement ambigüe ne traduit-il pas un virage idéologique entamée depuis un certain temps renforcé par un soutien plus que nécessaire de l'État français à l'usine du Nord ? »

La diversité des opinions et des réactions sur de tels propos, au sein même de la mouvance, ou du réseau militant témoigne d’une certaine incompréhension. Certains même parlent de virage idéologique…. Et le débat continue ….

Naku press : mise en ligne le 27 décembre 2016



dimanche 25 décembre 2016

West papua : la Papouasie occidentala de nouveau refusée au sein du MSG

La réunion des dirigeants des Pays membres du MSG a de nouveau refusé la demande d'intégration de la Papouasie occidentale au sein du MSG. Le pasteur Alan NAFUKI, présient de l'Association de la Papouasie Libre de Vanuatu et du comité de l'Unification de la Papouasie Occidentale, ne cache pas sa déception et regrette l'absence du Premier Ministre salomonais , Mr SOGAVARE, à cette réunion, sachant qu'il constitue avec le Premier Ministre du Vanuatu : Mr Salwai , les principaux soutiens de cette demande d'intégration de la Papouasie occidentale au sein du MSG.

Sources : Radio Australie ( édition du 23 décembre 2016)
Naku press : Mise en ligne le 25 décembre 2016

De la cause palestinienne : Obama s'abstient lors du vote de la résolution 2334 de l'ONU par le conseil de sécurité

Surprise à un plus haut niveau, le président Obama , s'est abstenu lors du vote de la résolution 2334 de l'ONU par le conseil de sécurité. Cette résolution 2334 , condamnant la colonisation des territoires palestiniens occupés dont Jérusalem Est. Trahison, mauvaise gouvernance internationale ce sont les termes employés par la presse américaine pour qualifier cette position prise par le président sortant.
Outre les contreparties diplomatiques, ou économiques et financiers, ou tout simplement politique, Naku press retiendra que cet évènement relève une évolution dans les discours, de ces hauts lieux de la gouvernance du monde. Ainsi quand la roue de l'histoire tourne , elle peut ébranler des fondamentaux , et cela nous rappelle une chose simple que derrière toute décision , il y a simplement l'humain.
L'Actu de Naku press vous en dit un peu plus , sur cet évènement , qui marquera la veille de ce noêl 2016.
Naku press : Mise en ligne le 25 décembre 2016

dimanche 27 novembre 2016

Ces 638 fois où la CIA a voulu se débarrasser de Fidel Castro

Pour toujours suivre cet évènement qui a marqué le monde politique ce week end, nous vous proposons un article du Monde , en date du 26 Novembre 2016 , pour donner quelques moments  de la carrière politique du leader cubain , avec évidemment  comme pour chaque dirigeant qui gêne , des moments où tout est mis en oeuvre pour en finir avec la personne.
C'est dans notre page : l'Actu de Naku press.

Naku press : Mise en ligne le 27 novembre 2016

Cuba : Fidel CASTRO le père de la révolution cubaine , décédé à 90 ans ce samedi 26 novembre 2016...

Naku press rend homage à ce grand homme qui a su marqué son temps avec sa profonde conviction aux valeurs du communisme. Comme tout grand homme politique de ce monde , des réussites , des échecs, mais reconnaissons ici simplement sa persévérance et la croyance jusqu'au bout à l'idée d'indépendance de son pays .
Le 2 décembre 1961, alors qu'il s'était défini comme un «marxiste-léniniste», il a annoncé que Cuba adoptait le communisme.
Connu pour avoir tenu son île d’une main de fer et s’être opposé aux États-Unis, il a longtemps bénéficié du soutien de plusieurs personnalités politiques comme Hugo Chavez, Evo Morales ou encore Nelson Mandela.
Bonne lecture sur notre page : l'Actu de Naku press , pour l'écho d'une édition de RFI sur le sujet .
Naku press : miss en ligne le 26 Novembre 2016

vendredi 14 octobre 2016

Aujourd’hui, les kanak ne demandent que JUSTICE et RECONNAISANCE avec l’inscription de tous les kanak sans condition à la liste référendaire !


Vu l'actualité sur le problème de l'inscription des kanak sur la liste référendaire Naku press publie ci-après le point de vue d'un militant , élu à la province Sud . Un point de vue qui rappelle que certains fondamentaux ne sont pas pour autant réglés , sur la question du contentieux colonial. Quand il y a encore des inégalités qui persistent, la démocratie a parfois du mal à être respectée dans toute sa dimension.  C'est un point de vue à lire pour un autre décryptage de la réalité.  Bonne lecture !!!



Face à la revendication d’inscrire tous les kanak sur la liste référendaire sans condition, il est opposé la démarche volontaire et individuelle pour ce faire ! Et, s’ils veulent s’émanciper, ils n’ont qu’à se « bouger »… en insinuant que les kanak veulent être servis sur un plateau. Des vrais assistés, quoi !

Encore une fois, c’est méconnaître l’histoire de ce pays et méconnaître, c’est occulter le COMBAT, les sacrifices que les kanak ont dû consentir pour que les citoyens, sans exception, vivent dans une relative paix sociale dans un contexte de développement économique et social tant enviée.

Prise de possession unilatérale du pays en 1853, vol légalisé des terres et cantonnement des clans kanak dans des réserves, répressions et massacres de tribus qui ont oser se soulever face aux exactions des colons, déportations de chefs kanak, présentation de kanak comme des animaux dans un zoo à l’exposition universelle à Paris de 1931, impôt de capitation et travaux forcés, notamment pendant la période du régime de l’indigénat, envois de kanak en France pour délivrer les français du nazisme, Pendant ce temps, les kanak disparaissent progressivement dû aux maladies importées, etc.
Tout est programmé pour que les kanak disparaissent de la carte ! Heureusement, quelques humanistes religieux et autres ont pu mettre en échec à la mission civilisatrice de l’Occident !

Dans une société très marquée par le racisme le plus abject, où ils sont considérés comme des sauvages, les kanak n’avaient ni droit à l’instruction ni à la scolarité jusqu’aux années 50, le premier bachelier kanak date de 1962,…
Malgré cela, les kanak se sont toujours battus pour la reconnaissance des droits civiques, économiques et sociaux les plus élémentaires…
Dans les années 50, dans le contexte de la loi Cadre, la Nouvelle Calédonie pouvait déjà basculer dans l’indépendance mais, les responsables politiques kanak de cette époque ont choisi une transition progressive vers une émancipation totale. C’était pour l’Autonomie évolutive.

Sentant le danger potentiel, la France coloniale, sous la pression des partis colonialistes locaux,  mena une politique de recolonisation en reprenant des pouvoirs déjà accordés au pays ; c’était les lois Billots et Jacquinot …. La France a ainsi déshabillé l’Autonomie…!
Ensuite, dès les années 70, elle a mis en place une politique de peuplement pour rendre minoritaire les kanak chez eux. C’était la circulaire Messmer de 1972… Depuis, elle s’est toujours assurée que les non-kanak demeurent très majoritaires, notamment en vue des échéances électorales…

Néanmoins, les kanak ne se sont jamais ressentis résignés. A partir des 70, les partis politiques kanak se radicalisent et revendiquent l’indépendance.
Pour contenir cette revendication nationaliste, la France a proposé des réformes et des cadres politico-institutionnels. Stirn, Dijou en 1978, Lemoine en 1983, Fabius-Pisani en 1985, Pons en 1987, Accords de Matignon en 1988,… et aujourd’hui, Accord de Nouméa depuis 1998… Des compromis traduisant des rapports de force à un moment donné, à chaque fois, les kanak poussèrent les négociations pour aboutir à un cadre institutionnel la plus émancipé possible. C’est l’Accord de Nouméa de 1998.

A chaque fois, les forces politiques les plus conservatrices étaient les porte-paroles des populations opposées à la revendication légitime des kanak ; ce sont des populations « importées » qui ne se contentent que d’un statut quo qui comportent des avantages et des privilèges les mettant dans une situation de supériorité aux kanak…
Sans remettre en cause le droit des victimes de l’histoire à voter, un droit consenti mais abusé depuis, aujourd’hui, les kanak ne demandent que JUSTICE et RECONNAISANCE avec l’inscription de tous les kanak sans condition à la liste référendaire !

Uué  Sylvain ( province Sud)
Naku press : Mise en ligne le 14 octobre 2016