dimanche 5 janvier 2025

PE VADJAMA 01-2025 : DES EMEUTES EN MAI KANAKY TERMINE L ANNEE 2024 AVEC LA CHUTE DU 17è GOUVERNEMENT A MAJORITE INDEPENDANTISTE !!!!

 



Bonne et heureuse année à tous  !!! 

Naku press vous propose ici un petit rétro sur ce qui a marqué l’année 2024 avec un clin d’œil aussi sur l’actualité de ces derniers jours  ( fin 2024 et 1er jour de l’année 2025).

Les fumées des incendies du 13 mai continuent à animer les débats dans les instances du pays , alors que depuis les institutions ont proposé des plans pour relancer l’économie locale.  Les voix continuent à s’élever pour pointer du doigt les indépendantistes ,  d’avoir mis l’économie à terre. Alors que certains observateurs de l’évolution politique du pays , ont dit à plusieurs reprises , sous différents angles d’analyse , que le pays était déjà en difficulté avant le 13 mai. Même le journal satirique de la place pour ne pas  les citer «  Le chien Bleu » dans une de ses dernières édition a consacré un petit encadré sur le sujet avec le titre suivant : «  Ne mettons pas tout sur le dos des émeutes ».  Plus le temps passe , et il y a comme un vent de vérité pour relativiser les faits , en particulier ce discours qui veut tout mettre sur  compte des émeutes.

Les qualificatifs n’ont pas manqué pour parler du 17è gouvernement à majorité indépendantiste.  En effet les derniers temps , les divergences ont monté d’un cran entre ceux qui croient à la logique : soutien de l’Etat par système de subvention et ceux qui sont pour un plan  plus responsable , avec une contribution effective du pays , via des réformes.   Un pays déjà mal en point , comment venir encore parler de taxes et autres impôts à faire payer par les calédoniens ? C’est la contradiction que l’on reprochera au 17è gouvernement , avec comme cerise sur le gâteau : soit disant le manque de concertation avec le congrès .  Et tout cela a suffi pour motiver la chute du 17ème gouvernement à majorité indépendantiste . C’est fait  et le tour est joué avec une annonce de démission arrivée sur les médias , le 24 décembre à la veille du réveillon de Noel  Un beau cadeau qui va encore trainer le pays dans des délais  pour l’élection du 18 ème gouvernement.

Nous sommes le lundi 6 janvier 2025 et l’élection de ce nouveau gouvernement est prévu pour demain mardi 7 janvier . La couleur politique des listes déposées au Haussariat pour cette élection , donne le ton , les non indépendantistes seront majoritaires .  On peut saluer ici le jeu des partis centristes dans l’échiquier politique local , qui ont pris l’initiative de faire chuter le gouvernement alors que le pays traverse une période difficile .  Eh oui l’opportunisme en politique n’a pas de limites , et ne répond qu’au vent qui lui est favorable .  Refermons là cette petite parenthèse car en politique chacun a raison de sa propre initiative . En l’occurrence on peut penser que les enjeux des prochaines provinciales ne sont pas loin dans les motifs masqués de cette chute du 17ème gouvernement .

Que faut il retenir des conséquences immédiates de cette chute du gouvernement ?   un retard certain des dossiers  en cours de validation , et notamment des réformes exigées par l’Etat . Et comme la classe politique de ce pays semble tout attendre de Paris, certains acteurs du Boulevard Vauban ne semblent pas admettre que l’Etat puisse exiger une forme de contrepartie.  Les temps ont changé ,  mais ici  certains  semblent fonctionner dans une bulle ou alors c’est de la politique spectacle pour satisfaire des stratégies purement de chapelles . En France , la loi des finances 2025 n’est toujours pas voté , pour cause de l’instabilité politique qui a vu le jour au lendemain de la dissolution de l’Assemblée nationale . Le gouvernement BAYROU est tout juste en place espérons qu’il aura une durée de vie plus longue que celui de Mr BARNIER. Certes qu’il y a des dispositifs particuliers pour répondre aux situations d’urgence , d’ailleurs pour le dossier de la Calédonie , on a tous entendus que l’Etat versera un acompte de 18 Milliards sur les 27 Milliards, attendus , et le versement du solde reste conditionnée par le vote des réformes au niveau local.

Sur le plan purement politique , le discours indépendantistes depuis qu’il s’est installé dans les institutions connait bien des déboires. Mais c’est ainsi la logique politique est loin d’être du 1+1 égal 2 .  Pour preuve cette loi sur le dégel du corps électoral, sorti d’un dispositif , attendu plutôt par tous , pour être un accord global sur l’avenir du pays . Mais suite à des difficultés à trouver la bonne approche pour réengager les discussions après un référendum contesté très fortement par les indépendantistes , l’Etat français a cru bien faire en allant droit sur une question qui fâche : le corps électoral.  On aura compris que les acteurs d’un dialogue ont deux possibilités soit ils prennent le temps qu’il faut pour trouver ensemble les clés d’un bon consensus , ou l’imposition unilatérale  d’une position sur l’autre . Dans le cas présent , nous sommes dans une relation fondamentalement basée sur le principe : dominant , dominé …. Cette  relation masquée , qui  faute de consensus , reprend le dessus pour régler les affaires !!! .

Cependant la vie continue dans le pays,  avec une paix fragile , mais la vie a repris. Les pions sont avancés timidement dans les discours des uns et des autres pour la reprise du dialogue , nous avons vu des personnalités des hautes instances françaises venir pour tâter le terrain , question d’essayer de percevoir directement les brèches possibles pour rétablir le dialogue.

Pour le moment , la seule chose concrète à noter, est cette aide financière de l’Etat pour relancer l’économie du pays . La nomination d’une personnalité qui a eu dans sa carrière politique , à accompagner le dossier calédonien , parlant de Manuel VALS , au poste de ministre des outre mers , peut être une lumière d’espoir . Qui sait ? Vals , a aussi proposé des méthodes d’approche , qui elles aussi ont  été plus moins boudées par une partie de la classe politique calédonienne. Toute chose évolue , Vals viendra t il en Kanaky avec  une nouvelle proposition …. Attendons les prochains jours.

Pour le moment , la population attend avec impatience la mise en place du 18è   gouvernement , et surtout qui sera le président ?  Il y a ceux qui ont pris l’initiative de faire tomber le 17ème , mais réussiront ils à avoir le rapport de force favorable pour faire passer leur projet de gouvernement de salut public…. Attendons mardi pour la suite à donner .

Et enfin on ne terminera pas ce billet , sans avoir une pensée pour  nos frères du Vanuatu qui depuis le 17 décembre sont aux défis des aléas de la mère nature . Après le tremblement de terre de magnitude 7 du 17 décembre , les répliques n’ont pas cessé , et de nouveau il y a eu  un autre tremblement de magnitude 4 toujours non loin de la capitale  Port Vila.  Comme partout ailleurs dans le monde, l’humain est acculé à constater que les catastrophes naturelles sont les plus destructrices.   Quand la nature reprend ses droits , l’être humain n’a plus qu’à constater les dégâts et de penser à la reconstruction.

 

Naku press : publication du 05 Janvier 2025.

 

vendredi 6 décembre 2024

FLASH ACTU - FRANCE : La chute du gouvernement BARNIER , MACRON hué par la presse internationale !!!

 


L'info est tombée hier pour nous , et mercredi soir pour les français , le gouvernement Barnier n'a pas tenu le choc de cette menace annoncée déjà presqu'au lendemain de sa nomination à Matignon. On l'a laissé préparer sa loi des finances, et au moment où cela doit passer à l'AN pour être votée, eh bien la majorité des députés ont voté la motion de censure déposée par l'extrême gauche : le NFP  ( nouveau Front populaire) renforcée avec les députes du RN .

Macron s'empresse à s'adresser au peuple français pour l'assurer de la nomination d'un nouveau premier ministre d'ici quelques jours avec cette condition : un gouvernement d'intérêt général qui s'engage à ne pas censurer. 

Le curseur dans les débats sur un éventuel candidat à Matignon se ballade depuis ce matin entre des noms venant du milieu socialiste ,  du centre , et des républicains.  Mais à l'heure qu'il est on sait par exemple que des noms comme Lecornu ont fait l'objet d'un barrage républicain , donc recalé d'emblée. 

Les débats continuent sur les chaines nationales, pour essayer de sonder au plus la veste qui pourrait être choisie pour Matignon. 

Alors le jeu des groupes politiques , c'est surtout de pointer du doigt la responsabilité du chef de l Etat dans ce chaos institutionnel . Certains points de vue parlent d'une suite logique des urnes , qui a proné le changement , et que Macron a refoulé dans les 4 mètres en nommant quelqu'un issu de son courant politique . Au niveau international : la presse se déchaine pour descendre l'image de la France ainsi on retiendra certain titre comme : " le Naufrage politique de la France"  ou encore  "la cible c'est Emmanuel Macron , le roi solo et le canard boiteux de l'Europe "  - "le macronisme vit ses dernières heures " . Et bien sûr certaines plumes n'ont pas hésité à faire la comparaison avec la crise italienne . 

Quid du budget , et quid des dossiers déposés  par la Calédonie pour des demandes d'aides ?? - Des dernières informations , il y aurait une loi des finances temporaire qui sera déposée d'ici la mi décembre pour permettre la continuité des services publics, alors est ce que le dossier calédonien bénéficierait d'un chouia de cette subtilité technique , ou pas ??? 

Attendons les prochaines heures et jours pour avoir plus de clarification sur ce qu'il en est de la situation des dossiers brûlants des pays d'outre mer ...

Et derrière cette situation , on retrouve comme un bruit de fond dans les discours des uns et des autres : l'appel à la responsabilité  par rapport à la nation , ou encore de cesser de faire de la politique politicienne , avec des postures ...Ce qui est dommage c'est que ces notions on les ressort pour meubler les débats dès lors que le problème a éclaté au grand jour . Alors que l'on sait tous qu'un problème peut être anticipé, et justement l'anticipation pour éviter le chaos passe par la mise en avant de ces principes fondamentaux et notamment la responsabilité. Ce qui est du superficiel et de l'égo , n'ont pas leur place dans la durée de vie d'un débat qui risque de mettre en cause la vie de toute une nation . 

 Cette ambiance de politique politicienne , guerre d'égo , on les retrouve  dans les arènes politiques quelque soit le pays . Et lorsque l'on pousse la baguette plus loin on va retrouver  la dame Finances.  Dans le cas de la France , Macron est une personne issue des milieux financiers, donc il se peut qu'il ait eu du mal à de défaire de certaines logiques , mais malheureusement pour lui ,en politique il est parfois très difficile d'agir en solo , la preuve !!! son gouvernement a été censuré par les extrêmes. 

 Publication de Naku press : 06 décembre 2024

 






dimanche 1 décembre 2024

LA BRISE DU MOIS DE NOVEMBRE !!! - Le Décryptage de Naku press

 

 

CP : NP -  l'annonce de la fin de l'année

Six  mois se sont écoulés depuis le 13 mai 2024  , beaucoup d’eau  ont  coulé sous les ponts, mais on ne  cessera pas de  rappeler ceci :  après le constat, l’émotion, la réflexion, et enfin quelle solution pour sortir de la situation de crise.

 Après les différents plans proposés  par les institutionnels : Le PS2R et le plan quinquennal, il était temps d’aller en parler aux éventuels financeurs,  c’était l’objet de ces différents déplacements sur Paris, des délégations d’élus du congrès et du gouvernement. Ces plans sont simplement des demandes d’aides présentées de différentes manières avec  deux hypothèses  pour le format d’intervention de l’Etat : 1/ - Subvention pour aider la  N C à se relever ou 2/-  un  prêt que la Calédonie  devra rembourser durant les 10 voir 30 ans à venir.  

Pour l’heure , l’attribution de ces aides  est conditionnée  par le vote de la loi des finances à Paris. Et  à l’heure qu’il est ce vote est loin d’être bouclé pour causes des divergences au sein de l’Assemblée nationale. Et vu l’ampleur qu’a pris ce débat budgétaire  au sein de la classe politique française ,  pour le moment le dossier calédonien est en stand by .   Dans le brouhaha de ce débat en cours on entend   même parler  d’une éventuelle chute du gouvernement Barnier, voir même  des murmures sur une possible  démission du Président de la République . Comme dirait une expression courante : « il y a comme un  feu au lac ».

Un peu éloignées des enjeux politiques qui s’affichent derrière ces débats qui  s’éternisent depuis la mise en place du gouvernement Barnier,  ici dans le pays    plusieurs voix s’élèvent pour dire ce qui pourrait être les priorités pour relancer l’économie du pays ,  avec en bruit de fond  une presse qui choisit le secteur   à mettre en avant , dont ceux   déjà en difficulté bien avant le 13 mai , et pour lesquels ,  sans un élan réel de relance économique , voient leur avenir en Calédonie tout simplement compromis. 

Les chiffres publiés récemment par l’Institut des statistiques  ( l’ISEE) , confirment  les indicateurs d’une économie  , en pleine difficulté , voire même  au bord d’une crise sociale : 9000 salariés  privés d’emploi dont 4900 indemnisés au chômage total et 16700 personnes admises au chomâge partiel .  un état  de fait qui entraine  une baisse de la consommation , et  une hausse des prix qui s’est installé atteignant parfois des pourcentages , qui méritent parfois d’être suivi ou contrôlé. 

Le président du gouvernement de la Nouvelle Calédonie a annoncé dans la presse que le pays pourra terminer l’année avec la deuxième tranche de la DM 6, soit une enveloppe de 27 Millards,  et  pour le moment pas de visibilité pour la suite.  Des chiffres ont été annoncés , un prêt  de l’ordre de 120 Milliards auprès de l’AFD, ( Agence française de développement)  avec une  garantie de l’Etat , et cette garantie fait partie des mesures qui doivent être votées dans le cadre de la loi des finances.

Outre l’impact de ces débats  franco français   autour de la question budgétaire,  pour le dossier calédonien , on entend malgré tout des déclarations arguant le fait que la France pourrait aussi se poser la question de pourquoi se hâter de financer un pays qui est en train de cheminer vers son indépendance.

Entre la Calédonie dans la France , et la Calédonie en partenariat avec la France on pourrait comprendre qu’outre les conditions budgétaires de la France , le gouvernement Barnier a préféré le prêt  et non une subvention . Mais  à noter que parmi les mille et une modalités d’intervention de l’Etat , les aides et subvention pourraient plutôt venir en soutien à certains secteurs d’activité.  ( agriculture , énergie , pêche , culture etc.. santé )   

Ainsi la question de l’avenir de la Calédonie est un sujet sous jacent à toutes ces questions financières ( ce qui est normal en soi)  . On peut noter que toutes les composantes politiques du pays , disent toutes vouloir reprendre le dialogue. Mais qui discute avec qui , cela reste pour le moment une question .

Tout  le monde attendait un peu le déroulé des congrès des différents partis , indépendantistes. C’est chose faite, avec le dernier congrès de l’Union Calédonienne qui s’est tenu récemment à Canala en pays Xaracu . 

Et ce que l’on peut relever c’est que l’ensemble de mouvance indépendantiste n’a pas bougé sur l’objectif de  l’accession du pays à sa pleine souveraineté . Des variantes de forme ont permis à certains d’annoncer à mot couvert une  « rupture » de l’unité des indépendantistes , du genre des gros titres  tel : « le FLNKS est mort » pour vite tirer une ligne droite sur le mot « retrait du fonctionnement actuel du Front , prôné par deux composantes historiques du FLNKS » .  Le FLNKS devra programmer son congrès annuel incessamment sous peu .

Nous sommes en politique , et la guerre des mots fait partie des moyens à utiliser pour discréditer son adversaire .

 A la lecture des motions ou des déclarations des leaders des partis indépendantistes au lendemain de leur congrès, on peut relever une certaine complémentarité dans la formulation  des orientations et de la mise en perspective du cheminement vers l’accession à la pleine souveraineté du pays :   : ainsi on entendra  souveraineté partagée affirmée pour aller vers une  indépendance en partenariat ,  et l’accession à la pleine souveraineté avec l’ouverture d’une période de négociation  pour la signature de l’accord de Kanaky suivie d’une période de transition  correspondant à la fin de la quatrième décennie d’éradication du colonialisme dans le monde .

Pour ceux qui voient l’avenir de la Calédonie dans la France , eux soutiennent l’option du fédéralisme.  La Calédonie serait donc  un Etat fédéré à la France   , une appellation juridique pour confirmer ce régime de souveraineté partagée qui a vu le jour depuis l’accord de Nouméa. Et selon eux  logiquement cette option  , ferait le compte des deux camps :  pour les indépendantistes puisque l’on parle d’Etat , et les loyalistes puisque l’on parle d’Etat fédéré à la France. 

Et dans l’élan de cette recherche pour un avenir institutionnel de la  Nouvelle Calédonie , les pays de la région apportent aussi leur contribution , parmi lesquels nous mentionnerons celle du premier Ministre Néo Zélandais : qui  en visite à Paris aurait remis une note au président Macron, lui recommandant le modèle des Iles Cook pour résoudre le problème calédonien .

Ouvrons une petite parenthèses sur Les Iles Cook : ces iles forment un état dit associé ou en libre association avec la Nouvelle Zélande . Depuis la rédaction de leur constitution en 1965 elles bénéficient d’une large autonomie et ont la complète responsabilité pour gérer leurs affaires internes.  La défense , la monnaie et les affaires étrangères  étant gérées par la Nouvelle Zélande .  Reconnu par l’ONU depuis 1994 comme «  état non membre »  elles ne disposent   d’aucun siège au sein de l’Assemblée Générale. ( Nous refermons là cette petite parenthèse) .

L’Etat de ces  réflexions  émanant d’un camp ou d’un autre,  nous fait dire que théoriquement ,  il semble y avoir  des passerelles possibles, pour avancer , mais avec malgré un point d’achoppement celle de la nature des nouvelles relations avec la France. Etat fédéré ou souveraineté partagée comme période transitoire vers une pleine souveraineté ? L’accord politique sur l’avenir institutionnel du pays , nous le dira peut être ….

Nous avons  choisi deux citations pour terminer cette brise de Novembre  :  Une première de Socrate un philosophe grec  «  L’obscurité ne doit jamais être une raison  de ne pas croire à la lumière »

Et la deuxième d’un homme politique de la Guinée Bissau – Amilcar CABRAL : «   «  La libération nationale , la lutte contre le colonialisme, la construction de la paix , le progrès et l’indépendance sont des mots vides dévoués de signification s’ils ne peuvent pas être traduits par une véritable amélioration des conditions de vie » …


Naku press : publication du 02 décembre 2024

 

 

 

 

 

 

 

 

Naku press : Edition du