jeudi 21 janvier 2021

DOSSIER MINES : "DE LA REACTUALISATION D UN DEBAT QUI A TRAVERSE LE TEMPS DEPUIS LES DEUX ACCORDS POLITIQUES SIGNES AVEC LES INDEPENDANTISTES"

 


 ( Usine de Valé à Goro) CP ( net)

Les indépendantistes kanaks lors de leur dernière conférence de presse n’ont fait que confirmer leur position : l’usine du sud =usine pays. Derrière ce slogan ils reprécisent leur refus catégorique du groupe Trafigura  dans le capital de Valé  (renouveau ) , et proposent finalement un délai de deux ans pour trouver une solution .

Est-ce que cette position serait entendue par la droite qui elle, était déjà en train de confirmer par voie de presse, la signature de l’accord avec le consortium : Prony ressources , et Trafigura avec l’Etat français , dont la participation est intimement liée à l’évolution du statut politique du pays .

Quand les indépendantistes parlent du « temps »  dans leur stratégie, on croit comprendre qu’ils ont pris la décision de déplacer le curseur hors des contraintes calendaires liées au marché international. N’oublions pas qu’un accord a été signé le 04/12/2020, dont la validation est différée au 12 février 2021. Ce  délai pour essayer de trouver des solutions consensuelles.

A l’heure qu’il est, la discordance des discours  continuent à animer les éditions des médias de la place , comme aussi  les articles provenant de différentes presses internationales .  Les avancées  à retenir  au stade où la discussion est rendue : le délais de deux demandé par le FLNKS,  la validation de l’accord signé  le 04/12/2021 souhaité par la présidente de la province Sud, la participation de l’Etat dans ce dossier conditionné par l’évolution statutaire du pays (une clause prévoit le retrait de l’Etat en cas d’indépendance) .

On connait la place de ce secteur dans le débat sur  l’avenir institutionnel de ce pays. Outre les aspects juridiques, le nickel reste la clé de voûte pour ce qui relève des potentielles économiques à optimiser en cas d’indépendance.  Mais il faut acter le constat suivant : le débat sur la stratégie minière du pays, ainsi que la question de la maitrise de la ressource minière, est toujours en cours car impossible de trouver un consensus. 

( Photo  : NP : sur le site du bois tabou  GOO Vare Kan en  2002)

 

Le dossier Valé, fut l’occasion de souffler sur une braise qui n’a jamais été éteinte  depuis.  A quelques mois du 3ème référendum,  les indépendantistes ne  lâcheront pas, ils avaient annoncé le profil de leur discours : la maitrise de la ressource.  C’est tout simplement l’écho d’un débat jamais conclu depuis.

Le cours des choses fait que quelque part ce débat doit être engagé, et il est arrivé par le biais d’un dossier concret, celui de la reprise des 95% de Valé  dans l’usine du Sud.  Une belle opportunité, qui entraine aussi des conséquences sociales, mais quand les conditions du débat ne sont pas réunies, les dégâts collatéraux font parler d’eux.  La presse se donne à fond pour faire remonter l’écho de ces conséquences, soit pour appeler à   la vigilance car la situation laisse augurer une grande crise sociale dans les prochains mois ou ;  l’autre grille de lecture de ce relais  médiatique, c’est d’affirmer les limites de la position radicale  des indépendantistes, et donc  de dénigrer leur  projet de société.

La presse internationale s’y est mise aussi, en émettant des échos  à la fois pour remuer le petit drapeau de la peur, avec des titres   mettant le doute sur  la capacité du pays à  maintenir les 30 ans de paix , ou encore d’insister sur l’urgence des mesures à prendre au risque de plonger le pays dans un chaos sans suite , …. Tout un plateau bien servi  pour organiser la pression, une manip classique en la matière.  Mais la temporalité de l’opinion publique est loin d’être celle empruntée par les moyens modernes de  communication, ce qui fait qu’il y a comme un sentiment d’attentisme.

Le dossier SLN brandi   par tout le monde comme vivant ses dernières heures, alors que l’on lit toujours dans la presse, des décisions de gestion très récentes émanant de la direction d’Eramet qui nous laissent comprendre qu’il y a des marges de manœuvre , comme l’on apprend aussi que Bercy serait prêt à lâcher un nouvel emprunt pour sauvegarder les 10 000 emplois et de ramener la paix sur les sites miniers .

La technique et les moyens sont des solutions que l’on peut toujours trouver, mais tant que le récepteur n’aura toujours pas eu de réponses à ses revendications, il continuera à s’y opposer.

Les indépendantistes ont boudé depuis longtemps,  la politique des rustines, parce qu’ils ont appris aussi les tenants et les aboutissants de ce genre d’agissements, et désormais  ils continueront à  revendiquer une solution pérenne et durable.


Publication : NAKU PRESS  ( 21 janvier 2021)

 

 

 

 

 

 

 

ACTUALITES DU PAYS : QUAND UN MESSAGE FAIT ECHO !!!! POUR INVITER L OPINION A LA REFLEXION .................

 

Depuis la fin 2020, le dossier mine s’est installé dans les unes de la presse locale avec la  revente des 95% de parts de Valé.  Les procédures techniques de l’appel d’offre sur le marché international, le choix des projets, l’appréciation des composants de certain consortium ayant soumissionné à l’Appel d’offre etc…. Bref  c’est l’ouverture de plusieurs débats, et le manque de visibilité dans les propos des uns et des autres, a refoulé la discussion dans les rues, le peuple s’est emparé d’une tendance dans le débat.

La mobilisation a bougé  les contraintes  réglementaires  liées à l’appel d’offre. Le délai du 4 décembre a été tenu avec la signature d’un accord avec le consortium : prony ressources et Trafigura, mais cet accord attend d’être validé le 12 février 2021.  Sur le terrain le débat posé par l’existence des barrages, glisse parfois sur le terrain politique, en effet nous sommes juste à quelque mois après le référendum qui a vu la montée du OUI pour la pleine souveraineté du pays , et à quelques mois du 3ème référendum .  La libre circulation des personnes est le bon argument  pour  montrer les fusils face à ces carcasses de voiture.

Ce délais d’ici le 12 février, est aussi une opportunité pour trouver un terrain d’entente avec  les indépendantistes qui jusque là n’entendent pas changer leur position, à la fois sur la répartition des parts  dans le capital et de la présence de Trafigura dans la reprise de Valé. Des propositions se sont fait déjà entendre : 51% des parts pour la NC et une réduction des parts de Trafigura à moins de 20% , la demande à l’Etat de reprendre  la main sur le pilotage du dossier  Valé , allant même jusqu’à une demande de nationalisation du projet …

S’est invitée aussi dans le débat la question de l’environnement, une autre ramification toujours pour  ne pas oublier des  aspects de cette usine du sud avec la mise en doute de la solidité du barrage KO2.

La sollicitation de l’arbitrage de l’Etat dans le dossier, amène les bribes d’une approche globale et intègre progressivement la préparation du débat sur l’avenir institutionnel du pays.  C’est une belle opportunité puisque nous sommes aussi dans le calendrier des préparatifs du prochain référendum ;  les indépendantistes ayant annoncé leur volonté de déclencher la procédure réglementaire pour faire valider la tenue du prochain référendum, pour très bientôt.

Usine du Sud  = Usine pays, un mot d’ordre qui place le curseur à un niveau de débat qui va bien au delà des simples intérêts financiers de certains grands groupes industriels et financiers de ce monde. Un périmètre de débat si grand, qu’il est aussi compliqué de cerner la brèche qui pourrait aboutir à un consensus.  La politique des petits pas  a été entendue dans les qualificatifs des stratégies à envisager, comme aussi, la référence à la fibre nationaliste mettant en avant le phénomène temps :  « on s’inscrit dans le temps ».

Cette étincelle amplifiée par le dossier Valé, a rallumé des braises non éteintes de l’autre dossier celui de la SLN. Celle ci  ne cesse de   déplorer  déjà sa situation financière due à des difficultés de communication avec certains sites miniers. L’occasion donnée aux grands orateurs de parler de début d’une grande crise sociale avec le risque de fermeture de l’Usine ave les pertes d’emplois que cela impliqueraient .Idem pour le dossier Valé, le volet social a été mis en avant avec récemment les 1200  employés mis au chômage partiel  et comme par hasard  ce sera une dépense supplémentaire d’une CAFAT déjà bien mal en point.

Ainsi le débat sur la situation du pays, est désormais dans toutes les maisons, dans toutes les couches sociales du pays. L’interactivité des problèmes d’une société est désormais mise au grand jour

N’est ce  pas une invitation  à la recherche d’une autre alternative ?

 Publication : NAKU PRESS  ( 20 janvier 2021)

 

 

LES VŒUX 2021 DE NAKU PRESS

 

Après plus de 10 ans de présence sur la toile, parfois en discontinue, NAKU PRESS  remercie tous ceux qui de temps en temps viennent surfer sur nos publications.  Nous profitons que nous sommes encore dans le premier mois de cette nouvelle année 2021 , pour vous souhaiter une bonne et heureuse année ,  santé , force et courage ,  prospérité et bonheur .

Une information, une idée, NAKU PRESS  s’inscrit dans cette volonté de contribuer à la structuration d’une idée, d’une conception de la société, ou encore d’une vision de l’avenir de  notre beau pays, que l’on continuera à apprécier,  dans toutes ses dimensions : culturelles, politiques, économiques et sociales.

Parmi les multiples échos véhiculés par les autoroutes de l’information , NAKU PRESS a choisi d’être plutôt sur une version différée de l’info , pour ne retenir que l’essentiel de ce qui ferait avancer les réflexions sur des problématiques précises , ou encore permettre une pause avec un focus sur une idée  , sans oublier le relais de ce qui se fait ailleurs .

Le changement, l’alternative, la créativité, feront le fil de nos publications, tout au long de cette année, de même que nous  partagerons aussi ce que nous avons retenu de l’histoire politique du pays. Le chemin engagé depuis 2018, oblige à la réflexion  car il est réellement question  de poser une véritable alternative pour KANAKY

Cette grande crise sanitaire  qui a et qui continue à secouer le monde, annonce certainement  l’ouverture d’une nouvelle époque pour l’humanité  toute entière. Ainsi à peine a-t-on trouvé le vaccin  contre le COVID 19, que déjà certains pays ont décidé un re confinement de leur population,  du fait d’une nouvelle pandémie, celle du mutant, dont deux connus pour l’heure : l’anglais et celui de l’Afrique du Sud. Ajouté à cela le changement climatique avec l’ampleur des dommages causés dans certains pays du monde ,  des facteurs qui  confirment la nécessité de changer de logiciel pour un monde basé sur d’autres valeurs , que celui du seul profit , et de la surconsommation.

NAKU PRESS, la petite lanterne pour une autre grille de lecture de l’actualité, des choix d’analyse, toujours pour aider à accueillir le changement.

Publication du 21 janvier 2021 ( Naku press)

 

dimanche 6 décembre 2020

COVID 19 : des chiffres, des debats, des tournants , il a été la vedette de l'info !!!

Coronavirus : Chine, l'origine du virus covid-19 

A l’heure où le monde semble se réjouir de la venue  d’un vaccin, les chiffres sont malgré tout alarmants  ainsi au niveau mondial, on dénombre  60 millions de contaminés (déclarés) – 38 millions de guérisons et 1.4 millions de  décès. Mais la donnée cartographique nous informe de l’importance que le phénomène a pris d’une manière inégale dans les pays du monde avec des surprises quand on glisse un œil sur les indicateurs de performance économique de certains de ces pays !!!!! La carte des Etats Unis était  presque entièrement badigeonnée de couleur rouge.

Et les écrits continuent encore à fuser sur les origines du Virus.  La ville de Wuhan en Chine a été pointée, avec même ses laboratoires de très haut niveau, une bonne partie de l’opinion via les médias s’accordait pour confirmer que l’origine du Virus proviendrait d’une fuite de ces laboratoires.   Sur les remèdes contre ce virus , les analyses ont fusé là aussi, de même que cela a causé , en tout les cas , en France , des polémiques sur l’efficacité de telle solution proposée par telle ou telle laboratoire  ou pire , tel ou tel épidémiologiste.  A un moment donné, le débat apparaissant en toile de fond,  de cette épidémie, celui de la finance parce qu’il est question de recherche, de laboratoire, (avec cette ambiance de compétition aucun vaccin n’existait pour contrer ce virus )  a effleuré à plusieurs reprises les propos tenus sur certains plateaux de télévision . Comme on a vu aussi   : « la version guerre chimique entreprise par la Chine  contre l’Amérique » ;  a vrai dire, toutes les interprétations étaient permises. Car en fait le COVID 19 a ouvert une page blanche de l’histoire de l’humanité et de celui du monde de la science

En fin 2020, on peut dire que l’épidémie aura permis de reposer des débats donnant une certaine légitimité à des discours considérés comme alternatif. Face à la maladie, il n’y a plus de riches et de pauvres, nous sommes tous simplement des hommes composés des mêmes données chimiques.

Confinement, la solution  «  traditionnelle ou classique » diront certains, mais en tous les cas il aura permis malgré tout, à sauver des vies. Mais confinement voulait dire aussi que la solution c’est simplement prendre soin de soi, penser au présent, parce qu’il n’y avait plus de place pour demain, vu l’incertitude quant à l’évolution du phénomène non seulement   à un niveau national mais aussi au niveau international. Ainsi toute une partie des sciences ayant aussi leur propre lecture de l’évolution du monde ont influencé quelques analyses : la collapsologie,  les sciences énergétiques, l’astrologie etc……  - bref une autre façon de lire l’évolution du monde. Oui parce que quand l’humain ne trouve plus la solution, celle – ci se trouve peut être dans une autre version du monde …

Les dernières interventions annonçant la commercialisation d’un vaccin contre le virus, obligent les pays à vite publier leur nouveau tableau de bord pou la relance de la vie , de l’activité économique , à un tel rythme que l’on finit par croire que certains de ses tableaux de bord étaient comme prévus d’avance … Bref , un média finira peut être par évoquer les raisons et les indicateurs prouvant que le COVID 19 était peut être programmé pour réduire cette course   mondiale à la surconsommation.

Kanaky a été épargnée, loin des centres  gagnés par la pandémie,  la capacité du gouvernement local à contenir une mesure stricte : celle de la fermeture des frontières , pour doubler une période de confinement . Reconnaissons aussi , l'action des autorités coutumières qui n'ont pas hésité à jouir de leurs droits pour la régulation des entrées dans le pays, mais aussi au niveau des déplacements d'une ile à l'autre à l'intérieur du  

Naku press : publication du 7 décembre 2020

 

 

 

samedi 28 novembre 2020

A un frère , un camarade qui est parti trop vite ... mais ses paroles retentissent encore dans nos chaumières

Souviens-toi ! – SMSP Cela fait 20 ans qu'il est parti dans un crash d'hélicoptère avec le staff de la SMSP  , Raphael Pidjot , que l'on appelait "Ratoune" était parmi l'élite kanak de retour des études universitaires dans les années 80/90. Connu pour ses convictions  indépendantistes , Ratoune , faisait parti de ces enfants baignés depuis leur plus jeune âge dans le discours indépendantiste, sa famille étant , jusqu'à nos jours , des fervents militants de l'Union Calédonienne.

Très vite il s'est trouvé aux côtés des grands frères qui étaient aux affaires dans la province Nord, et occupant la fonction de directeur de cabinet, il divulguait déjà ses opinions pour l'organisation du développement économique du pays. Il n'auras pas  mis longtemps pour être nommé  à la direction de la SMSP . A cette époque là , la presse parlait d'un "Jeune Kanak " qui veut jouer dans la cour des grands..  Le destin en a décidé autrement , il a tout fait ce qui était en amont du projet de l'usine de nord, et tout simplement il est parti avant ,on ne lui  a pas laissé le temps de voir  le bout du chemin . 

La vie est ainsi , cette année beaucoup de monde se sont rendus sur le lieu du crash , dans la région de Boulouparis, exactement à la tribu de Kouergoa , au lieu dit  "Chefao" Un hommage bien mérité pour cet homme qui n'a pas perdu de temps à cherche le pourquoi du comment de la nécessité que le Peuple kanak soit aussi  à la genèse d'un projet de grande envergure pour l'avenir du pays. 

Et pour terminer ce petit hommage, Naku press entend juste faire un clin d'oeil à ce compagnon de route, en mémoire des années  passées dans les cités universitaires dans l'Est de la France, ces heures passées ensemble pour finaliser  un mémoire  alors qu'il terminait ses années à l'Institut d'Etudes Politiques à Grenoble. Un mémoire dédié au développement du pays, pour faire suite à celui de Paul NEAOUTYINE , qui portait également sur une analyse historique  et critique sur le développement économique du pays ( avec une vision animée par les fondamentaux du matérialisme historique et scientifique ) . 


Naku press : Publication du 7 décembre 2020


vendredi 24 juillet 2020

OUPS !!! IL Y A COMME UN COURANT D AIR !!!!

Ce jeudi 23 juillet 2020 ,le seul hebdomadaire du pays mettra à la une :  Congrès : le SEISME, le gouvernement risque de tomber !!! C'est la catastrophe, ... parce que ce sont d'autres forces politiques qui risquent de prendre la majorité dans la plus haute instance du pays . OUi effectivement il y a un an de cela , au même évènement à savoir le renouvellement du bureau du congrès , on a parlé d'une majorité océanienne  pour signifier le vote de l'Eveil Océanien pour la candidature indépendantiste de Rock WAMYTAN à la présidence du congrès.

Il n'empêche , que cela va faire la deuxième fois , avec cette fois  un nouveau pas de l'Eveil Océanien , celui de constituer un inter groupe avec le groupe UC FLNKS et Nationalistes au congrès , qui va donc donner la majorité à la représentativité indépendantiste dans cet hémicycle du Boulevard Vauban.

Bien évidemment que les commentaires ont fusé sur les réseaux sociaux,  comme à l'accoutumé pour traiter l'Eveil Océanien de tous les qualificatifs , du simple fait que ce groupe politique a usé de sa liberté pour faire le choix du camp indépendantiste. Et pourtant , son leader a maintes fois , répété dans ses déclarations, que leur priorité c'est avant tout l'amélioration des conditions de vie de la population , la question de l'avenir institutionnel du pays n'est pas leur leitmotiv , l'Eveil Océanien ne donnera pas de consigne de vote à ses adhérents pour le prochain référendum. Par contre l'Eveil Océanien  , dans ses toutes premières déclarations au congrès , s'est donné le qualificatif  de faiseur de la démocratie.  Un concept qui n'a pas de frontière en politique,  la preuve c'est que l'Eveil Océanien peut être avec la Droite comme avec les indépendantistes . Au dernier comité des signataires , ce parti avait des représentants dans les deux délégations  : indépendantiste et non indépendantiste. 

Toujours est il qu' à  2 mois et quelques jours du deuxième référendum , se retrouver avec des indépendantistes aux commandes de la plus haute instance de décision du pays , c'est malgré tout un évènement  avec un grand E.  C'est un peu comme pour dire  à  certains  : " vous avez voulu à tout prix gagner l'opinion avec le bleu blanc rouge , l'emblème national français, officiel donc dans ce pays depuis des lustres,  eh bien pour équilibrer , dans la réalité des choses, ce sera plutôt à d'autres d'être aux commandes des affaires .  Vous avez dit rééquilibrage , un mot qui peut raisonner au delà de la simple rationalité des choses, comme la dimension océanienne d'un choix . Incompréhension et désarroi pourra-t-on accorder à certains , mais il fallait penser à d'autres fréquences dans cette partie du monde où la solidarité entre les peuples est encore une réalité.

Mais dans cette histoire , chacun répondra aux échos de sa propre perception des choses. 
Au lendemain d'un grand rassemblement sous les couleurs de l'emblème français, effectivement comment peut on comprendre que l'on vient à perdre la majorité dans cette haute instance du pays ?

Juste un renseignement à retenir , à force de ne juger les situations que par  la seule ornière des postes  ou du portefeuille, on finit par oublier des dimensions qui peuvent animer le choix des autres, car effectivement les autres ne sont pas moi ( au sens ne pensent pas forcément comme moi) - c'est l'essence même de la démocratie. Même la TV national du pays ,lors d'un ITV qu'elle a accordé à une porte parole du Front indépendantiste a voulu faire mousser une divergence entre les partis du Front, la réponse a été  celle ci : c'est cela la démocratie, et du coup la divergence qui devait faire le buzz , s'est diluée d'elle même.

En tous les cas , pour le monde indépendantiste, c'est une victoire qu'il faut apprécier , comme quoi qu'au fil du temps , un discours peut drainer au delà  des frontières des organisations partisanes. C'est toute la dialectique justement d'une idée dont l'expression a su s'adapter aux nouvelles conditions  imposées par sa propre évolution.  Par contre ceux qui ignorent les lois de la dialectique et qui croient à la constance d'un discours , c'est se planter littéralement dans un monde qui ne cesse d'évoluer au sens de faire vivre de nouvelles réalités , avec des opinions qui aspirent à de nouvelles orientations ou tout simplement au changement.

La reformulation permanente, reste malgré tout , un principe qui sollicite chacun au quotidien afin d'éviter l'illusion , et d'être toujours au fait de la réalité.

Ceci étant , Naku press , fait simplement un constat :  pour l'heure , les indépendantistes ont le vent en poupe. A eux de capter cette nouvelle dynamique pour gagner le prochain référendum.

Quand les dynamiques qui ont toujours animé la vie dans le pays, se mettent aussi  sur la table de décision , il se pourrait fort bien que ce soit les cris du peuple qui feront vibrer demain les murs du pouvoir dans ce pays.


Maadra  : publication du 23 juillet 2020



vendredi 17 juillet 2020

LE 14 JUILLET 2020 , UN INCIDENT POUR UNE TRIBUNE - LE 17 JUILLET : 10 ANS DEJA QUE LE DRAPEAU KANAK FLOTTE AUX COTES DU BBR ( Bleu Blanc Rouge)

LE 14 JUILLET 2020 , UN INCIDENT POUR UNE TRIBUNE - LE 17 JUILLET : 10 ANS DEJA QUE LE DRAPEAU KANAK FLOTTE AUX COTES DU BBR ( Bleu Blanc Rouge)

᭺ Nous sommes désormais à  J-79 du 4 octobre 2020 ,  chacun commence à aiguiser les belles phrases ou les belles affiches, ou user des belles opportunités pour faire passer son message : le OUI pour la Kanaky indépendante , et le NON  pour une  Calédonie maintenue dans le giron de la France.

Nous sommes le 17 Juillet , soit 3 jours après le 14 Juillet , la fête nationale française. Dans le Pays , commémoration oblige , défilés militaires,  la nuit des flambeaux ,  et la "space " de cette année : c'est  cette grande bâche déployée sur une des façades du bâtiment de la province sud avec les couleurs du drapeau français, ce pour honorer la fête nationale . Bref.   L'avant veille du 14 Juillet , la bâche de la province sud a été brûlée , fort heureusement les choses ont été maitrisée avant que cela ne fasse plus de dégâts sur le bâtiment.  Bien évidemment , s'agissant des couleurs françaises , certains ténors de la droite local se sont empressés à pointer les  indépendantistes, et de surcroit des jeunes kanaks.  Ils iront même jusqu'à menacer d'organiser une manifestation devant le sénat coutumier , exigeant une prise de position de cette institution sur l'incident .  A l'heure qu'il est , la presse locale a bien évidemment relayé l'incident  en mettant bien l'accent sur le fait que  l'auteur de cet acte serait un pro indépendantiste. Ce soir au JT de NC 1ère ,  lors du reportage sur le jugement de l'affaire, les caméras sont allés chercher un écusson aux couleurs du drapeau kanak cousu sur un linge mais on n'a pas pu voir la couleur de la peau de l'auteur, et la cerise sur le gâteau , les personnalités de la province Sud présents à l'audience ont refusé de répondre aux questions du journaliste.  Bref.  Il y a comme un vent de scénario monté , car en final l'opinion a été arrosée de  suite par  l'idée que les indépendantistes s'en prennent déjà  l'effigie de la France.  Les commentaires sont allés loin , bien au delà d'une simple dénonciation d'un acte de vandalisme.  Pourquoi cet empressement ???  Il y a peut être bien intention de propagande derrière cette  grande bâche aux couleurs du drapeau français ….  L'histoire nous le dira …

Le camp indépendantiste n'est pas dupe, et ne tombe pas dans le piège de la réplique par rapport à ces propos qui finalement sont passés comme un courant d'air. Les médias locaux ont feront " une sauce " à leur manière, quand ils ne peuvent pas faire taire leur  tendance  dans le débat calédonien. 

Comme dirait un dicton kanak : "laissons leur la dimension de leur acte" . Comme par hasard, nous sommes dans les derniers jours des inscriptions dans les BVD ( Bureau de vote décentralisé) , et les appels du camp indépendantiste étaient plutôt orientés sur les démarches à faire pour pouvoir voter sur Nouméa . Des foules devant les bureaux du haussariat, remarqués par les agents administratifs, mais comme par hasard, cela ne fera pas la une des médias. Un peu gênant quand les kanaks se mobilisent … Par contre ils seront à la une des médias , dès lors qu'ils ont volé une voiture ou des clés dans une villa des quartiers sud  de Nouméa .  Bref, c'est vieux comme le temps dans ce pays,  "l'autre" n'aura jamais de place dans les colonnes du "positif" dans les médias. 

17 Juillet 2010 à 17 Juillet 2020 cela fait 10 ans déjà que le drapeau kanak a été levé aux côtés du BBR sur les mâts devant le bâtiment du Haussariat, lors de la venue du premier ministre français : François Fillon. Les indépendantistes saluent cette date  , aussi en mémoire de Charly Pidjot , alors président de l'Union Calédonienne , à l'initiative de qui , ce jour du 10 Juillet 2010 a été possible. 

Inscrivons nous  sur les listes pour pouvoir voter sur Nouméa, saluons cette date  qui marquera dans l'histoire de Kanaky , le jour où notre drapeau a flotté pour la première fois aux côtés du BBR devant la résidence du représentant de l'Etat français  en Kanaky . 

Lors du dernier référendum en 2018 , les indépendantistes avons mené une campagne digne par ce que nous posons  nous  , le débat pour l'avenir d'un pays, alors que d'autres nuanceront leur discours sur des enjeux qui n'ont rien à voir avec les intérêts du pays . Une propagande très mal amenée par la droite , qui a permis de mettre en exergue toute la dignité de la campagne des indépendantistes. 
Cela a même été souligné par les médias locaux. En 2020 les indépendantistes procèderont de la même manière avec l'élément nouveau : toute la mouvance indépendantiste est unie pour voter la pleine souveraineté de Kanaky !!!!!


Publication de Naku press : le 17 juillet 2020