samedi 15 mai 2021

LE PETIT SOMMAIRE DE NOS PAGES !!!!

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         L'ACTU DE NAKU PRESS  : 

COVID 19- Intempéries : /  La mère patrie sollicitée pour venir en aide à ses colonies des antipodes 

NC : 17ème gouvernement : Le dernier rendez vous raté du 12 mai 2021

La chronique du mois d'Avril 2021

 

LA PAGE INTERNATIONALE

La lutte du peuple Palestinien n'a jamais réellement quitté les écrans de télévision et la une des journaux !!!! Comme un feu dont les braises ne se sont jamais éteintes

 

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jeudi 13 mai 2021

LA GUERRE DES MOTS CONTINUE ENTRE LES INDEPENDANTISTES !!!!

 Äprès ce rendez vous raté du 12 mai 2021 , et par médias interposés, les deux grands partis du Front se renvoient la balle pour ce qui est du maintien de la discussion concernant le 17ème gouvernement . L'UC qui déclare que les discussions continuent au sein du Bureau Politique du Front, et de l'autre côté l'UNI déclare ne plus avoir de contact avec l'UC depuis la dernière convention du Front à Kouaoua . 

Alors outre les qualificatifs venant de la Droite locale, côté  indépendantistes on entend des expressions tel : politique spectacle , de l'UNI pour qualifier les derniers agissements de l'UC qui multiplient les espaces de discussion en interne du Parti    ou encore l'UC qui dans sa déclaration à la presse dès la fin de la réunion d'hier , estime pas nécessaire de faire toute une "pataquès"  de cette situation , et qu'une solution sera trouvée d'ici là , avec les nouveaux éléments tel le document de l' Etat bientôt  livrable sur certains mails . Les 65 ans de l'UC lui a permis de rappeler toute son action politique au sein des institutions depuis sa création, et de pointer en passant les grandes réalisations telle la CAFAT.  

Un contexte qui n'en dit pas plus sur les perspectives de discussion entre ces deux grandes formations politiques du Front . Stratégie pays, ou tout simplement question d'égo , les gens s'interrogent. 

Par ailleurs , il faut se rappeler que le FLNKS est un front , avec à l'intérieur des composantes ayant chacun leur propre projet.  Un document avait été validé  pour servir de base à la campagne , mais on sait que chacune des deux composantes avaient aussi leur propre document.  

Ces petites choses qui témoignent que les divergences persistent , et devront réellement s"exprimer à un moment ou un autre . C'est fait , on constate que les choses ne sont pas du tout fluides , et qu'aux yeux du peuple qui a voté pour les mettre au perchoir il y a beaucoup de questionnement sur l'unité du Front.

Cheminement logique peut être , mais est ce le moment de se prévaloir de ses divergences , pourquoi ne pas attendre la sortie  avec le nouveau pays, pour de nouveau retrouver sa liberté dans un pays indépendant . Dis ainsi c'est d'une évidence , mais concrètement , cela semble bien bloqué . 

La droite continue à brayer dans les médias , comme pour donner toutes les chances à leur option d'un référendum d'ici la fin de l'année puisque ce sera le non qui va l'emporter , et au lendemain tout le monde se retrouvera autour d'une table pour discuter d'un accord.  

Pour terminer cette publication , Naku press partage pour mémo un principe  politique sur lequel Jean Marie Tjibaou était ferme et intransigeant : " la souveraineté  est la puissance de décider  appartenant  en propre au peuple Kanak. Rien n'interdit de partager  la souveraineté  entre le peuple kanak et les autres  communautés  , encore faut il que la décision puisse appartenir  au peuple concerné et ne soit pas aliénée par la puissance dominante coloniale ". 

Naku press :  13 mai 2021

 



mardi 11 mai 2021

ECHO D AILLEURS : UNE SITUATION AU MADAGASCAR


 Pour un regard sur le monde d'ailleurs, parfois d'autres réalités qui interpellent !!!!

POLITIQUE : OUPS !!! COMME UN VENT D INCOMPREHENSION !!!

 Cela fait 3 mois que l'on attend la  nomination d'un président du 17ème gouvernement.  On se rappelle que ce sont les indépendantistes qui ont fait chuter le gouvernement le 02 février 2021. Et depuis ils sont rentrés en pourparlers pour faire les listes et donc nous avons eu deux listes pour le camp indépendantiste et deux pour la droite. Chacun des courants présente un candidat pour la présidence , et là les deux groupes indépendantistes présentent chacun leur candidat et votent pour leur candidat respectifs.  Ce scénario  a duré sur les 3 convocations successives de l'Etat . 

Alors évidemment chaque étape est toujours suivie de discours bien huilé pour se jeter la balle,  alors que dans le pays tout le peuple attend le jour J pour saluer l'arrivée d'un indépendantiste à la tête du gouvernement .  Mais les déclarations des uns et des autres, vont se précipiter pour signifier que nous sommes en politique , et donc automatiquement , sous entendu , il faut subir les caprices, des uns et des autres, pour le pouvoir. 

L'urgence de nommer un président était un moment donné conditionnée par le vote du budget , mais finalement , le droit a tout prévu , et donc on est tombé sous le coup de cette législation qui permet à ce que l'Etat prenne le relais pour équilibrer le budget , le soumettre pour avis au gouvernement et le rendre exécutif.  Donc nous y voilà , le pays dispose d'un budget. 

Dans la presse, on suit les rendus des différentes réunions tenues par les deux grands partis du front , et du Front lui même , mais aucune brise d'espoir pour un candidat unique . La dernière convention de Kouaoua a positionné une perspective possible pour un candidat unique  avec des conditions , on a appelé cela un "package" , mais à ce jour la formule ne semble pas être respecté. 

Nous sommes à l'aube du rendez vous à Paris ,  proposé par le premier ministre français ,  pour le 25 mai prochain , et là aussi on notera la reprise de la cacophonie , une façon d'étaler les divergences sur la place publique, ou tout simplement l'engagement d'un débat au vu et au su de tout le monde .  On dira que c'est de la démocratie en direct. !!!!

La droite locale , elle essaie  de saisir l'opportunité , pour placer la solution d'un 3ème accord , dans l'opinion publique, et récemment une déclaration faite par une personnalité bien connue dans le pays : l'hyper provincialisation , pour ne pas dire la partition du pays . Bref on voit que le temps ne joue pas,  du coup pour tout le monde , car il y a ceux qui n'ont pas l'habitude d'attendre et donc cherchent par tous les moyens de meubler  le silence.

Les indépendantistes ont il une stratégie derrière cette attente  ? Dans quelques mois , il y a cet ultime rendez vous référendaire qui marque aussi la fin de l'accord de Nouméa , c'est aussi la fin d'une période, ou d'une stratégie de la lutte  pour l'indépendance.  , et  les derniers résultats des deux référendums laissent planer le doute que Kanaky pourrait basculer au prochain référendum. La chute du gouvernement , peut être un peu trop précipitée , mais c'est un fait qui trouve  sa place dans la stratégie des indépendantistes, après qu'ils aient conquis une majorité océanienne au congrès du pays . 

 L'attente et la discussion , un argumentaire qui tient l'adhésion de tous et qui deux jours plus tard est de nouveau contesté ,- ce sont les aléas de la recherche du consensus. Hésitation peut être, mais surtout gardons bien cette occasion de pouvoir faire basculer le pays - plus de 30 ans d'espoir ne peut pas être dissous dans l'espace de mésentente sur une virgule entre deux partis . 

Le moment est aussi tellement important , que parfois l'on est obligé de passer par des cases relevant de l'humain : affection, égo ,  la génération qui a été aux débuts des grandes revendications du peuple kanak pour son émancipation , peut être , voudraient  tout simplement être  aux premières heures,  du nouveau et dernier pas vers l'avènement de Kanaky !!!!

Nous ne pouvons qu'implorer nos vieux qui nous ont accompagné depuis , certains sont tombés sur le chemin  , nos montagnes et nos vallées pour nous donner la bonne clé afin que nous puissions trouver ensemble avec ceux qui ont choisi de vivre avec nous dans ce pays, le chemin vers un avenir de paix . 

Naku press ne fermera pas cette publication , sans envoyer  une pensée à nos frères qui sont au devant de la scène  dans les discussions,  que l'intelligence pour l'essentiel soit leur guide .  Comme dirait un adage : " Allons doucement car nous sommes pressés". 

Naku press : publication du 11 mai  2021

 

 


mercredi 3 février 2021

LA DEMISSION DES INDEPENDANTISTES DU GOUVERNEMENT , UNE REPONSE A UN DIALOGUE DE SOURDS !!!!!!

 

Les indépendantistes  par un courrier signé par les chefs des deux groupes au congrès du Pays, ont signifié  aux autorités compétentes, la démission des membres indépendantistes du gouvernement de la Nouvelle Calédonie.  Dans ce courrier, ces deux responsables ont donné les différentes raisons  de cette démission.  Parmi celles-ci y figure bien évidemment le dossier Usine du Sud,  le problème budgétaire du pays  avec  un budget primitif qui n’est toujours pas voté à ce jour, et enfin le manque de respect  de la collégialité et du consensus, (deux concepts qui tiennent l’esprit de l’accord de Nouméa).

Cette décision est qualifiée d’irresponsable  vu le contexte : crise sanitaire, problème budgétaire, problème social.  Certes avec une grille de lecture au premier degré, on ne peut qu’adhérer à une telle appréciation. Sauf qu’une situation est toujours le fait de deux acteurs.   Et quand il y a friction, c’est qu’il  y a des compromis qui ont manqué dans le fil du dialogue.   La forme  le contenu, la stratégie, la tactique constituent l’ensemble des paramètres qui  par principe aide à avancer en respectant les différences.

L’accord de Nouméa a   « posé » le pays sur des concepts  tels le consensus, la collégialité , ce dans le respect des différentes conceptions du monde qui ont malgré tout , construit ce pays jusque là . D’autant plus que lorsque l’on  jette un œil sur les grands courants d’idées on relève que ces concepts que nous avons choisis,  pour bâtir notre pays, sont  les nouvelles règles que les écrivains ou le monde intellectuel,  qui observent l’évolution du monde, recommandent,   pour une bonne gouvernance.   La fluidité de  l’information pour une  communication constructive  est de mise, car au bout de chaque conflit, très souvent on retrouve deux acteurs donc  deux courants de pensées.

L’histoire de ce pays, fait que nous devons composer avec plusieurs paramètres de   tous ordre d’ailleurs, d’où la difficulté d’entretenir une  communication constructive  pour donner une vision stable de l’évolution de ce pays. Mais la richesse de ce pays en ressources naturelles fait qu’à chaque discussion, cette donnée  conditionne systématiquement les décisions.  C’est normal dira t – on, et par-dessus tout  le débat politique sur l’avenir institutionnel du pays qui,  malgré tout  affiche encore une opposition très vive entre les deux camps, indépendantiste et non indépendantiste. 

Le dossier Usine du Sud,  arrive tout juste  d’une manière imposante dans l’actualité du pays, au lendemain du référendum.  Le hasard fait bien les choses : le dossier mines n’a jamais vraiment  eu une conclusion claire, et acceptée  par tous, ainsi la stratégie minière reste encore une inconnue alors que nous sommes déjà entrain de finaliser les derniers pas vers la pleine souveraineté du pays.

Les indépendantistes de part leur décision de quitter l’exécutif, veulent donner un autre ton au débat ambiant presque étouffant d’ailleurs,  car les problèmes actuels de la société calédonienne ont été agencés de manière à ce que  l’unique solution c’est de nouveau aller  frapper aux portes de la France.  Une idée que les indépendantistes n’entendent pas d’une bonne oreille.  A côté de cela on perturbe les conditions de discussion autour du dossier Usine du Sud avec l’aide de l’Etat français, d’ailleurs incapable d’adopter une position d’arbitre dans un dossier aussi stratégique pour l’avenir économique de ce pays.  L’Etat semble oublier qu’il a aussi signé le processus d’émancipation de ce pays.  C’est vrai aussi que depuis, les personnes ont changé à Paris, mais on n’ose penser  qu’il   y a encore parmi les adeptes des grands couloirs de l’Elysée,  des personnalités connaissant parfaitement le dossier calédonien. 

La même réalité se dessine également dans la classe politique locale. Beaucoup de renouvellement dans la classe politique est une chose, mais pour la gestion d’un discours qui vient de si loin et qui est en phase d’arriver à une conclusion, il serait préférable que ce soit encore les acteurs qui ont participé à la construction de ce discours, de  formaliser la conclusion.  Concevoir un argumentaire sur une vision ponctuelle des choses est  réellement pénalisant pour un processus encore en cours.

Il est toujours bon de rappeler que dans un dialogue le compromis doit être partagé, il ne doit pas venir à chaque fois d’un seul et même acteur. Si cette logique n’est pas comprise, les choses auront  du mal à avancer.  Et cela ressemblerait beaucoup à un retour en arrière !!!

Publication : Naku press  le 3 février  2021

 

 

 

 

mardi 2 février 2021

UNE FRESQUE TERMINOLOGIQUE QUI EN DIT LONG !!!! ET LA PIROGUE CONTINUE A VOGUER !!!!

 

Depuis le deuxième semestre 2020, le pays connaît une actualité dense avec la mise en vente de 95% des parts de Valé dans l’Usine du Sud.  Un dossier qui ne fait que soulever un débat resté en suspens depuis : celui de la définition d’une véritable stratégie minière pour le pays.

Et quant un débat laissé en suspens, résurgi par le biais d’une situation concrète comme c’est le cas présent via l’usine du Sud, c’est  tout simplement une occasion pour les orateurs de la place publique, de déverser leur vocabulaire très recherché afin  d’argumenter les positions des uns et des autres. Mais les mots sont aussi des fenêtres, et il est toujours intéressant d’aller décrypter. Quand un dossier de ce genre traine dans le temps , c’est fascinant de voir le talent des uns et des autres à trouver la bonne formule pour apporter la valeur ajoutée   à ce qui se dit , dans chacun des camps en présence.

Ce dossier Usine du sud, est avant tout un dossier économique, mais par les jeux de mots  on a réussi à  faire glisser le dossier sur le plan politique. Bien que tout est politique, ici dans ce pays, la politique, très souvent se limite à la définition : pour ou contre l’indépendance.  Les voix qui s’élèvent pour parler de projet de société sont entendues comme l’écho d’une voix dans un tunnel.

Le pire c’est que ce dossier fait flop dans un contexte où le débat ambiant est celui du 3ème référendum sur l’avenir institutionnel du pays.  Une bonne occasion pour les uns de rappeler des fondamentaux de leur projet de société et on parlera de la maitrise de la ressources avec d’abord les intérêts du pays, et pour les autres de parler de maitrise des ressources, mais une priorité donnée à l’aspect social, avec la sauvegarde des emplois.

Défendre les intérêts du pays, donne de suite, pour certains , une connotation politique quitte à ne pas entendre que le pays, dont il est question c’est  celui avec l’ensemble de ses habitants, sans aucune distinction d’ethnie ou de religion ou autre ….. Ils vont même jusqu’à sortir des pions pour les afficher sur les contre barrages routiers.  Tout cela traduit dans des articles relayés par la presse partisane  par des titres du genre : « Maintenant ça suffit ».  Ou encore : « Nous ne voulons pas de guerre civile ».  Et comme pour dénigrer le niveau  intellectuel de l’autre camp, la presse d’une manière ironique reprendra les propos : « Tant pis » de Victor Tutugoro, et des propos de Mickael Forest : « Il faut savoir souffrir pour avancer ». Une presse partisane qui, sans scrupules va oser glisser dans ses publications des propos , comme « les obsèques de l’Accord de Nouméa «  ou encore  «  en cas de Oui  le pays se reconstruira sur les ruines de l’ADN. On affirme même qu'il n'y a plus rien de l'ADN.

Les dernières informations semblent confirmer que les conditions seraient réunies  pour signer l’accord avec Trafigura et Prony ressources malgré une forte opposition des indépendantistes, des populations locales, et des environnementalistes. Dans le processus de validation de la vente, il y a encore des niveaux institutionnels à passer , mais les choses semblent être bouclées.  L’impression d’un bulldozer face à simplement des barrages routiers qui ont été démontés  sur certains endroits par des VBRG, un bulldozer pour asseoir  un projet dans lequel nous n’avons aucune visibilité sur les intérêts du pays. 

Outre la bagarre des mots, il y a les moyens : les bulldozers et les fusils  contre des carcasses de voiture, avec des jeunes brandissant le drapeau kanak.  Il y a aussi la technique de faire mousser des situations pour les traduire en scène d’affrontements : exemple : ce vendredi 29 Janvier , le collectif USUP ( Usine du Sud , Usine Pays) avec les environnementalistes ont initié une chaine humaine sur le front de mer de l’Anse Vata, et les loyalistes eux occupent le rond point de la Baie de l’Orphelinat  avec leur  drapeau BBR ,  - et dans la presse : un titre : deux manifestations s’affrontent , alors qu’il n’y a eu aucun affrontement ….

A défaut d’amener un débat constructif pour contenir cette mobilisation engagée par le collectif USUP et relayée par le bureau Politique du FLNKS, on préfère, d’une manière subtile, mener une cabale contre un discours qui ne cherche qu’à préciser ou affiner des orientations partagées par tous : une stratégie minière pour le pays.

Au fil de l’eau, en cherchant à comprendre les raisons de l’entêtement  de la province Sud pour le projet Prony ressources / Trafigura ; les infos bien gardées au chaud jusqu’à présent dans le montage financier avec Trafigura ont été exposées dans le quotidien local. Les réseaux  sociaux ont fait aussi leur part, dans le management de l’information autour de ce dossier. Si  ici la grande partie de la presse est partisane pour un seul courant, les réseaux sociaux  de fait sont acculés à jouer  le  jeu de la démocratisation de l’info.

Comme il y a aussi des manœuvres très fines, du genre la thèse de ramener Doniambo dans le grand sud,  pour laisser place à l’idée de Nouméa ville verte. Des propos tenus par un des orateurs de la place publique, connus pour surfer, c’est aussi le fait de la politique.  Tiens comme un écho bien amené de la question environnement porté par les "indépendantistes" ...  Et la Dynamik unitaire sud , qui a réuni sa coordination générale ce week end au Mont dore, vient mettre la cerise pour affirmer une vision stratégique : la mobilisation actuelle autour de l'usine , un tremplin pour la préparation du prochain référendum . Les nationalistes et les environnementalistes  déjà tous réunis dans ce dossier.

Pour ce dossier, chaque jour aura son lot d’analyse, mais lorsque l’on décrypte la formulation ou l’angle de certains articles qui se donnent comme  mission de poser une analyse, nous sommes bien loin du débat constructif ou du défi de l’intelligence. Aucune retenue à un tel point que l’on se demande mais qui exactement voudrait mettre le pays dans un chaos ….  C’est tout comme après le deuxième référendum, on se demandait si les indépendantistes n’avaient pas gagné le référendum, tellement les voix se sont vite élevées pour contrer les 47%  pour le OUI……. Parfois le sens logique des choses fait défaut chez certains.

Ainsi va  la vie des débats dans ce petit bout de caillou perdu dans le Pacifique Sud. !!!

Publication : Naku press ( Lundi 1er Février 2021)


jeudi 21 janvier 2021

DOSSIER MINES : "DE LA REACTUALISATION D UN DEBAT QUI A TRAVERSE LE TEMPS DEPUIS LES DEUX ACCORDS POLITIQUES SIGNES AVEC LES INDEPENDANTISTES"

 


 ( Usine de Valé à Goro) CP ( net)

Les indépendantistes kanaks lors de leur dernière conférence de presse n’ont fait que confirmer leur position : l’usine du sud =usine pays. Derrière ce slogan ils reprécisent leur refus catégorique du groupe Trafigura  dans le capital de Valé  (renouveau ) , et proposent finalement un délai de deux ans pour trouver une solution .

Est-ce que cette position serait entendue par la droite qui elle, était déjà en train de confirmer par voie de presse, la signature de l’accord avec le consortium : Prony ressources , et Trafigura avec l’Etat français , dont la participation est intimement liée à l’évolution du statut politique du pays .

Quand les indépendantistes parlent du « temps »  dans leur stratégie, on croit comprendre qu’ils ont pris la décision de déplacer le curseur hors des contraintes calendaires liées au marché international. N’oublions pas qu’un accord a été signé le 04/12/2020, dont la validation est différée au 12 février 2021. Ce  délai pour essayer de trouver des solutions consensuelles.

A l’heure qu’il est, la discordance des discours  continuent à animer les éditions des médias de la place , comme aussi  les articles provenant de différentes presses internationales .  Les avancées  à retenir  au stade où la discussion est rendue : le délais de deux demandé par le FLNKS,  la validation de l’accord signé  le 04/12/2021 souhaité par la présidente de la province Sud, la participation de l’Etat dans ce dossier conditionné par l’évolution statutaire du pays (une clause prévoit le retrait de l’Etat en cas d’indépendance) .

On connait la place de ce secteur dans le débat sur  l’avenir institutionnel de ce pays. Outre les aspects juridiques, le nickel reste la clé de voûte pour ce qui relève des potentielles économiques à optimiser en cas d’indépendance.  Mais il faut acter le constat suivant : le débat sur la stratégie minière du pays, ainsi que la question de la maitrise de la ressource minière, est toujours en cours car impossible de trouver un consensus. 

( Photo  : NP : sur le site du bois tabou  GOO Vare Kan en  2002)

 

Le dossier Valé, fut l’occasion de souffler sur une braise qui n’a jamais été éteinte  depuis.  A quelques mois du 3ème référendum,  les indépendantistes ne  lâcheront pas, ils avaient annoncé le profil de leur discours : la maitrise de la ressource.  C’est tout simplement l’écho d’un débat jamais conclu depuis.

Le cours des choses fait que quelque part ce débat doit être engagé, et il est arrivé par le biais d’un dossier concret, celui de la reprise des 95% de Valé  dans l’usine du Sud.  Une belle opportunité, qui entraine aussi des conséquences sociales, mais quand les conditions du débat ne sont pas réunies, les dégâts collatéraux font parler d’eux.  La presse se donne à fond pour faire remonter l’écho de ces conséquences, soit pour appeler à   la vigilance car la situation laisse augurer une grande crise sociale dans les prochains mois ou ;  l’autre grille de lecture de ce relais  médiatique, c’est d’affirmer les limites de la position radicale  des indépendantistes, et donc  de dénigrer leur  projet de société.

La presse internationale s’y est mise aussi, en émettant des échos  à la fois pour remuer le petit drapeau de la peur, avec des titres   mettant le doute sur  la capacité du pays à  maintenir les 30 ans de paix , ou encore d’insister sur l’urgence des mesures à prendre au risque de plonger le pays dans un chaos sans suite , …. Tout un plateau bien servi  pour organiser la pression, une manip classique en la matière.  Mais la temporalité de l’opinion publique est loin d’être celle empruntée par les moyens modernes de  communication, ce qui fait qu’il y a comme un sentiment d’attentisme.

Le dossier SLN brandi   par tout le monde comme vivant ses dernières heures, alors que l’on lit toujours dans la presse, des décisions de gestion très récentes émanant de la direction d’Eramet qui nous laissent comprendre qu’il y a des marges de manœuvre , comme l’on apprend aussi que Bercy serait prêt à lâcher un nouvel emprunt pour sauvegarder les 10 000 emplois et de ramener la paix sur les sites miniers .

La technique et les moyens sont des solutions que l’on peut toujours trouver, mais tant que le récepteur n’aura toujours pas eu de réponses à ses revendications, il continuera à s’y opposer.

Les indépendantistes ont boudé depuis longtemps,  la politique des rustines, parce qu’ils ont appris aussi les tenants et les aboutissants de ce genre d’agissements, et désormais  ils continueront à  revendiquer une solution pérenne et durable.


Publication : NAKU PRESS  ( 21 janvier 2021)