lundi 10 mai 2010

Emploi local : 11 ans après, la mémoire flanche au bénéfice du consensus « mou » !

11 ans d’attente pour faire du copier/coller de l’article 24 de la loi organique en faisant abstraction sans état d’âme de l’ESPRIT de l’Accord de Nouméa,
2 ans de travail acharné des partenaires sociaux ponctué et agrémenté de voyages en Europe, au Canada et en Arabie Saoudite pour enfin pacser l’article 24 de la loi organique. Ah, la belle affaire !
11 ans de blocage de la part du RUMP pour nous resservir par le biais d’un amendement le délai de 6 mois qui serait suffisant pour un non citoyen pour conserver le bénéfice des avantages individuels et collectifs… dispositif déjà prévu dans l’article 24 de la loi organique,

Si on récapitule… sans capituler non plus,11 ans suffisent pour qu’on oublie allégrement l’ESPRIT,
11 ans, c’est le temps nécessaire pour ne pas prendre en compte les résolutions de l’ONU même si le pays est toujours dans la liste des territoires non autonomes à décoloniser,
11 ans après, le patron peut toujours choisir un « débarqué » depuis 3 ans au détriment d’un citoyen pour un emploi dit local,
11 ans après, la mémoire flanche au bénéfice du consensus « mou » !
Mais, enfin, il est encore temps d’éradiquer une injustice qui s’installe subtilement
Demandons effectivement une seconde lecture… Priorisation des citoyens à compétence et diplôme égal sur un emploi local !Et, si cela ne suffit pas, allons gaiement au Conseil Constitutionnel !!!